Le Cinéma d'Aska

des films, du cinéma, de la télé, moi.

Mon beau père, mes parents et moi

Vu le 16/2/2005 à l'UGC Normandie Salle 1 en VO
Conditions : correctes
Post Générique : oui mais juste après le "The End", le même truc de caméra caché que dans le premier film.

Je n'ai pas aimé le premier film et toute cette mécanique huilée du "gag catastrophe" : en gros le héros commet une bévue qui provoque une série d'accidents. Ce procédé me laisse tout simplement de marbre. Ajouté à toute cette thématique du mensonge (le personnage de Ben Stiller mentait souvent et, presque chaque fois, la scène devenait artificielle) et ses conséquences lourdingues et agaçantes, difficile pour moi d'apprécier. Etant visiblement un cas isolé, je me suis laissé tenté par la suite. Après tout Jay Roach est également celui qui a réalisé les trois Austin Powers (et c'est un assez bon producteur aussi).

En général, la recette d'une suite d'un film consiste souvent à appliquer la même recette avec une politique du toujours plus. On peut donc s'attendre à retrouver les éléments du premier films amplifiés : gags catastrophes "plus hénaurmes", mensonges en tout genre et beau père encore plus "réac". Et le tout avec plus de stars, ainsi Dustin Hoffman et Barbra Streisand sont invités à la fête. En gros, ça ne va pas me plaire. Et c'est ce qui s'est passé mais pas complètement.

Mon Beau Père, Mes Parents Et Moi commence plutôt mollement et déjà je m'entends dire : "Allez, une catastrophe". Surprise, Jay Roach nous fait un gros clin d'oeil : tout se passe bien. Le héros, le fils Fockers, s'étonne presque qu'il ne lui arrive rien. Même l'hôtesse qui jouait déjà dans le premier film est gentil avec lui. Le réalisateur ne renonce pas cependant, il ponctuera le film de ces fameux gags catastrophes qui ont fait, hélas, le succès du premier film et de tant d'autres comédies.

Heureusement, ce ne sera pas le seul ressort comique du film. Après ce départ bien mollasson, nous rencontrons enfin les parents de Greg Fockers et il faut bien reconnaître que le couple d'hippies Hoffman/Streisand casse la baraque. Sexologue pour personne âgées, Streisand joue parfaitement une femme évidemment portée sur la vie sexuelle des gens et particulièrement celle de son fils ("Je ne t'ai pas éduqué pour que tu sois un mauvais coup!"). Et Hoffman fait de ce père homme au foyer et ex-avocat visiblement raté un personnage complètement hors norme et inédit, adepte de la danse de combat brésilienne et amoureux fougueux.

Etant donné le caractère du personnage incarné par Robert De Niro, on devine que le film va jouer la carte du décalage entre les deux couples de parents. C'est donc conservateurs Vs libéraux. Hollywood oblige, ce sont les démocrates qui l'emportent, les républicains lâchant un peu de lest sur la fin (peut-être parce qu'ils sont plus tolérants finalement gniark gniark gniark...).

Et il y a bien sur la confrontation De Niro/Hoffman. Deux problèmes se posent : le rôle de De Niro est moins amusant et surtout, avec tous le respect que je lui dois, il ne m'a pas fait rire du tout dans ses comédies. Depuis quand n'a t'il pas eu un bon rôle d'ailleurs? 1998 sans doute avec Jackie Brown et Des Hommes D'Influence où il donnait déjà la réplique à Hoffman. Entre temps il aura fait une dizaine de films peu palpitant ni pour lui (en tant qu'acteur) ni pour nous.
La rencontre demeure quand même assez savoureuse mais grâce seulement à Hoffman. Ce dernier qui avec Streisand, sont peut-être d'ailleurs les seuls dont l'amusement narré lors du tournage est visible à l'écran, les autres protagonistes faisant passablement la gueule, particulièrement Ben Stiller. Pour la rencontre choc, on pourra donc préférer celle dans l'excellent Des Hommes D'Influence.

Et à part ce couple très amusant, le reste du film demeure sans surprises et sans éclat (de rire) reposant encore sur le mensonge (la fille cachant qu'elle est enceinte à son père et le fameux "cercle de confiance"), quelques gags catastrophes, un bébé pittoresque et un faux sein d'allaitement pour homme (ahahah*). Sauvons la cérémonie de mariage rendue amusante grâce à l'apparition d'Owen Wilson. Ca ne fait pas grand chose pour autant mais ça permet de passer un meilleur moment que lors de ma vision du premier opus.

La scène qui tue : pffffffff...

Revoir le film : je risque de ne pas y échapper.

* air ironique
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