Le Cinéma d'Aska

des films, du cinéma, de la télé, moi.

Chicken Little

Saturday, December 17, 2005
Vu le 11/12/2005 au MK2 Bibliothèque salle 5
Langue : français
Conditions : bonnes. Je teste enfin les fameuses banquettes du MK2, c'est pas mal du tout
Post Générique : non mais pas mal d'animation pendant le générique

L'histoire en une phrase : Humilié suite à une accusation de mensonge, Chicken Little tente de se racheter coûte que coûte.

Critique :

Vous pouvez trouver les quelques articles en ligne que j'ai lus sur le film ici.

Je vais voir le Disney au cinéma depuis Aladdin. J'ai pu voir du bon, La Planète Au Trésor hélas boudé par le public, du très bon, Tarzan, du moins bon, Atlantide n'a pas tenu toutes ses promesses, et du très mauvais comme Dinosaure, première incursion de Disney dans l'animation en 3D (avec prises de vue réelles) : une révolution technologique certes mais totalement gâchée par un design pathétique (humanisation outrancière des dinosaures) et une histoire absolument indigente, même pour un Disney.

J'avais donc plutôt peur de leur deuxième essai, cette fois vraiment tout en 3D, crainte exprimée avec ma petite critique de Frère Des Ours : « En fait, s’il était sorti il y a quinze ans, Frère Des Ours aurait pu représenter l’exemple parfait du respect scrupuleux de ce cahier des charges pour tous les dessins animés Disney à venir. Malheureusement il marque plutôt la fin d’une ère car c’est le dernier film sorti des studios d’animation 2D de Disney (il nous reste toutefois encore à voir Home On The Range (edit : devenu le sympathique La Ferme Se Rebelle)) qui ont fermé cette année. « frère des ours » prouve plutôt à quel point Disney n’a pu se renouveler. Et après un Dinosaure pathétique, ce n’est pas l’annonce du studio de ne faire que de la 3D qui va nous rassurer... ». J'avais quand même mis 6/10.

J'avais aussi une lueur espoir : le réalisateur aux commandes du projet est Mark Dindal qui avait déjà officié sur le drôlissime Kuzco, L'Empereur Mégalo.

Mark Dindal avoue aimer détourner les fables et contes de fées car « ce sont des histoires simples qui nous sont familières. Je trouve amusant de se demander pourquoi tel personnage agit comme il le fait et non autrement... Prenez "Le Petit Chaperon Rouge", par exemple. Pourquoi le loup ne mange-t-il pas la petite fille dès leur première rencontre, au lieu de faire ce long détour et de se déguiser en grand-mère ? Quand on commence à réfléchir aux raisons pour lesquelles les personnages font tel ou tel choix, on s'amuse beaucoup... ».
Si cette marque de fabrique va comme un gant à Kuzco, c'est moins évident pour Chicken Little. Même si la deuxième partie est assez délirante, on a l'impression que Dindal n'a pas bénéficié de la même liberté que Kuzco qui n'était pas un Disney « de prestige ». Nous n'échappons donc pas à des moments sirupeux et moralisateurs voire même des séquences vraiment embarrassantes tant elles sont trop convenues (les dialogues dans la voiture, toute la partie baseball).

On aura donc vite compris que Disney n'a pas essayé de changer sa recette : on reste dans le domaine de l'édifiant et de l'artificiel car il n'y a pas grand chose à tirer de cette histoire père-fils. Mark Dindal et ses acolytes font ce qu'ils peuvent pour sauver les meubles en détournant parfois un peu les figures imposées ainsi la scène de réconciliation père-fils dans un cinéma qui ressemble à une répétition de théâtre.

L'histoire est assez ludique. Saluons à ce titre, une fois n'est pas coutume, le marketing sur notre sol. Alors que j'avais vu il y a plusieurs mois une bande-annonce révélant l'intégralité du film et les meilleurs gags, dont celui totalement idiot de la pièce sur le sol, les affiches et divers teasers ne se sont, semble t'il, focalisés que sur le personnage de Chicken Little. Une manière honorable, presque miraculeuse de la part des commerciaux de Disney, de ne pas révéler le revirement de l'histoire à mi-chemin. Un revirement certes prévisible mais amusant.

Comme souvent dans les Disney modernes, le film se trouve réhaussé par des touches comiques et quelques bons moments. Mark Dindal se trouve tout à fait à l'aise dans ce registre. Le design des personnages est excellent (notamment les « bestioles » de la fin) tout comme l'univers dépeint : une ville remplie d'animaux du poisson dans une voiture bocal ou en scaphandre, ça me fait authentiquement mourir de rire, au caméléon-feu rouge en passant par des lemmings suicidaires.
Chicken Little ne manque donc pas d'idées, comme lorsqu'il s'autoparodie dans la toute fin du film, mais tout ne fait pas forcément mouche. La musique originale est ratée (certaines chansons sont horribles) et le choix de détourner des standards de la chanson s'apparente assez souvent à de l'opportunisme. Mais l'essentiel est là : on passe un bon moment.

Chicken Little est un divertissement sans prétention que la machinerie disney a eu hélas l'ambition de présenter en trop grande pompe. Pour faire vulgaire (et rajouter un mot clé important sur ce blog), ça s'appelle péter plus haut que son cul, chose auquel les pontes de Disney semblent habitués. Le travail honnête de Mark Dindal n'est en tout cas pas en cause.
Autre chose, Chicken Little ne répond pas du tout à la question : pourquoi abandonner la 2D pour la 3D si c'est pour faire à peu près la même chose avec en outre un succès similaire (Si on enlève La Planète Au Trésor, tous les disney 2D des dix dernières années ont rapporté autant sinon plus d'argent que ce Chicken Little au box-office américain)? Parce que c'est hype? J'ai parfois beaucoup de mal à comprendre les exécutifs de Disney.
Enfin, je ne commettrai pas l'affront de tenter de comparer ce film à n'importe quel Pixar (un Dreamworks à la limite...) mais cette tendance à conserver coûte que coûte la même recette m'inquiète quant à la qualité de ce Toy Story 3 que Disney a annoncé faire sans l'aide de la boîte de John Lasseter.

La scène qui tue : une scène d'invasion et de chaos sur fond de « It's the end of the world as we know it » de REM. Très fort.

Revoir le film : oui mais je ne pense pas acheter le DVD.

Mon avis express : A part la 3D, la recette est toujours la même. Les réfractaires s'ingénieront à démolir cette fable édifiante américaine, critique d'autant plus facile que le franchouillard Kirikou 2 sort le même jour, et les fans trouveront encore des raisons d'aimer ce divertissement honnête et plein d'idées. Mais quand même, Disney pourrait tenter autre chose.

Joyeux Noël

Saturday, December 10, 2005
Vu le 7/12/2005 à l'UGC George V salle 4
Langues : anglais, allemand, français. Bel effort d'ailleurs.
Conditions : moyennes. Un couple devant moi avec une femme qui empeste le parfum.
Post Générique : non

L'histoire en une phrase : lors du réveillon de Noël 1914, une trêve entre ennemis s'improvise.

Critique :

Vous pouvez trouver les quelques articles en ligne que j'ai lus sur le film ici.

Joyeux Noël est académique, bien sur, et l'expression « Qualité française » lui va comme un gant. Ce n'est ni un reproche, ni un compliment mais une simple constatation, presque un genre en soi. Mais la plupart des téléfilms à gros budget sont de ce genre. Le pari est donc risqué : ne pas tomber dans le piège du téléfilm de prestige. Pari perdu pour Christian Carion, heureux réalisateur du gentil Une Hirondelle A Fait Le Printemps, qui accumule les fautes de goût dans ce trop inégal Joyeux Noël.

L'élément comique, ressort nécessaire pour l'équilibre du récit paraît-il, est assuré par Dany Boon qui interprète un paysan un peu benêt mais attachant. J'aime bien Dany Boon. Son interprétation, relativement sobre au regard du rôle, ne trouve cependant pas le ton juste. Se dégage alors un des problèmes majeurs du film : le mélange entre la fiction et la réalité, entre le faux et le vrai est raté.
Alors que Carion tenait une histoire extraordinaire, impensable mais authentique, il choisit de rajouter une louche d'historiettes frisant le grotesque ainsi cette histoire d'amour « absolu » où un couple (un soldat et sa femme) qui, pour rester ensemble, se constitue prisonnier dans le camp d'en face (!). Ces intrigues n'apportent, en outre, pas grand chose au film. Pis, elles réduisent sa portée surtout que Carion les noie dans un symbolisme appuyé et un tas de bons sentiments. Accentué par une trop forte concentration d'événements, tous avérés pendant la guerre (la partie de foot, le ténor, l'inhumation des morts du no man's land, la visite des tranchées, la lecture des lettres, le chat...) mais à des endroits différents, Joyeux Noël tombe dans le piège du factice ce qui est gênant pour un film dont la volonté pédagogique est évidente.

Le plus agaçant est que Joyeux Noël est parfois pertinent. Lorsque le général (Bernard Le Coq) fait par à son Lieutenant (Guillaume Canet) de son incompréhension de cette guerre et de sa stratégie ou qu'il affirme que ce qui sauve les soldats « rebelles » de l'exécution, c'est qu'ils sont deux cents donc trop nombreux (nous ne sommes pas encore en 1917), Carion fait mouche.
Joyeux Noël fonctionne aussi très bien dans sa description de cette fameuse nuit du réveillon. Tenor et Cornemusiers se répondent, les français sont un peu étonnés et timorés, les sapins sortent des tranchées, les officiers discutent des termes de la trêve tandis que les soldats s'échangent quelques présents ou montrent les photos de leur femme. Tant de petites choses simples mais suffisantes pour nous toucher sans excès. Chritian Carion a su le temps d'une petite demi-heure trouver un bon compromis entre l'Histoire et le cinéma. Dommage qu'une Diane Kruger chantante et horriblement doublée (sans parler du choix douteux d'une chanson interprétée visiblement en studio pour un scène d'extérieur dans une plaine hivernale!), nous conduisent vers un récit moins captivant.

Et parfois nauséabond. Joyeux Noël est aussi un film à message(s). Quand le message est une évocation de l'absurdité de la guerre et de la réconciliation entre les nations, cette trêve miraculeuse franco-anglo-allemande formant les prémisses de l'union européenne, c'est bien. C'est même très bien quand au travers d'une introduction implacable, le réalisateur dénonce l'endoctrinement des peuples et la haine de l'autre. Mais pourquoi faut-il que Carion revendique une dénonciation de Georges Bush à travers le discours d'un prêtre galvanisant les troupes comparés à des anges exterminateurs, scène qui se suffit pourtant très bien à elle-même? Déjà qu'il est difficile d'être porteur d'espoir lorsqu'on raconte une guerre qui n'a fait que conduire à une autre (la seconde guerre mondiale), cet écho forcé de l'Histoire sur l'actualité est lourd et malvenu.

Chistophe Carion tenait vraiment à coeur ce projet depuis 1993. Impossible de douter de sa sincérité car Joyeux Noël ne manque effectivement ni de sincérité ni de louables intentions. Mais ce beau sujet méritait pourtant mieux.

La Scène qui tue : le ténor allemand, chantant pour ses soldats, finit par s'élever hors de la tranchée pour se faire voir des écossais qui sortent à leur tour et applaudissent. Une scène sans doute inratable tant, au vu du contexte et de son authenticité, elle est forte.

Revoir le film : je dirais non.

Ce que ma copine en a pensé : Lorsque j’ai vu la bande annonce du film Joyeux Noël pour la première fois au cinéma. Je me suis dit : “Ils ne savent vraiment plus quoi inventer comme histoire. Des français et des allemands qui s’embrassent pour Noël sur le front de guerre…”. Moi qui pourtant m’intéresse vivement à ce sujet : j’ai lu A L’ouest rien de nouveau et divers autres ouvrages sur la première guerre mondiale, j’ai vraiment été soufflée par cette anecdote qui me paraissait impensable. Aussi, j’ai également été soufflée par ce film. L’impensable survient dans une guerre qui vient d’être entamée. Les frères ennemis se réconcilient timidement au début puis se sauvent mutuellement la vie par la suite. Cette scène où l’officier allemand vient voir le commandant français pour lui proposer de venir dans ses tranchées car dans 15 minutes l’artillerie germanique allait les bombarder est d’une force incroyable. Ce qui est plus émouvant d’ailleurs, c’est le fait qu’à tout moment cette fraternité ténue peut être rompue. Le tir d’une seule personne aurait pu provoquer directement un carnage. Et d’ailleurs, connaissant l’issue historique, on se demande à quel moment cette magie va être rompue. Ce film avance posément, il laisse la part belle à la musique qui réunit les peuples, comprenant qu’ils ont finalement tant de chose en commun. Ce film est en demi-teinte, sucré salé. Il n’expose pas de vérités violemment en pleine figure. On ne pleure pas à chaude larme, au contraire les larmes montent aux yeux mais ne sortent pas. Ce film est magnifiquement réussi. Il mérite d’être vu et revu. A tous un joyeux Noël !

Mon avis express : Film inégal par excellence, Joyeux Noël accumule des faits sur la première guerre mondiale authentiques, souvent étonnants, mais s'égare dans des intrigues proche du roman photo qui décrébilisent tout le récit et sa portée pédagogique. Reste quelques jolies scènes, des détails historiques captivant et surtout une nuit du réveillon mémorable et touchante. On peut très bien se dire que c'est finalement pour ça qu'on est venu au cinéma voir le film. On peut aussi attendre tranquillement une de ses futures (et sans doute nombreuses), diffusion télé, format (hélas) plus adapté.

Serenity, L'Ultime Rébellion

Saturday, December 03, 2005
Vu le 24/10/2005 à l'UGC Orient Express Salle 1
Langue : anglais
Conditions : bonnes
Post Générique : non

L'histoire en une phrase : Le capitaine du vaisseau Serenity, Malcolm Reynolds, est poursuivi par les forces de l'Alliance après leur avoir enlevé la jeune River, une adolescente aux pouvoirs étranges.

Critique : Joss Whedon est surtout connu pour ses séries et bien entendu Buffy. Profitons en pour en parler un peu. J'ai du voir une vingtaine d'épisodes en tout et pour tout dont un renversant (celui où Cordelia souhaite que Buffy ne soit jamais venu à Sunnydale, son voeu étant exaucé le temps de cet épisode) et certains assez divertissants. J'ai remarqué qu'on y traitait des sujets de société comme le viol, l'homosexualité, le transformisme (en loup garou, hum) avec un ton qui mélangeait peu subtilement un sérieux souvent très gnangnan et du comique standard. Une série certainement bon enfant en fait qui mérite certainement mieux que ces quelques lignes à en croire les fans. Peut-être m'acheterais-je l'intégrale de la série au moment de la retraite.

Revenons à nos moutons. A l'inverse de Buffy qui fut un film puis une série, Serenity est l'adaptation cinématographique d'une autre série de Joss Whedon : Firefly. C'est une série de science fiction dont tout le monde parle mais que peu de gens, semble t'il, ont vu sinon je pense que les pontes de la Fox ne l'auraient pas sorti de la grille de leurs programmes après seulement quinze épisodes. Mais l'auteur croit en cette histoire et tente l'aventure cinéma avec un bide à la clé (25 m$ sur le sol américain pour un budget de 40 m$, très bien utilisé au demeurant, la vidéo et l'exploitation internationale permettront sans doute de renflouer un peu les caisses). Décidément le sort est contre lui.

Sans surprise, Serenity démarre comme une série dont on n'aurait pas vu le début. Ce n'est pas nécessairement un mal, Whedon nous épargne ainsi des présentations trop longues dont le film n'avait pas forcément besoin. Nous ne sommes pas perdus sur l'intrigue générale ni sur les différents enjeux du film même s'il est évident que certaines choses doivent échapper au néophyte de la série que je suis.
Serenity pêche cependant dans sa réalisation. Whedon filme au mieux comme dans une série, c'est-à-dire de manière efficace mais un peu statique. Même s'il se termine joliment, le plan séquence d'entrée est sans intérêt (ouh regarde comme les décors sont jolis!). Parfois il ne sait pas du tout où placer sa caméra particulièrement dans les scènes de dialogue à plusieurs. Et l'auteur ne peut s'empêcher de nous balancer deux scènes de kung-fu, certes bien foutues, mais apparemment hors-sujet.

Heureusement, Whedon a beaucoup d'idées et semble visiblement déborder d'enthousiasme pour cette histoire de science fiction pleine de rebondissements. L'univers est riche et varié avec tout un bric à brac futuriste amusant et crédible, témoin de divers errances de l'humanité jusqu'à sa pire représentation : les pirates cannibales, une des meilleures idées du film.
Dans ce mélange d'ambiance, l'une notable est le côté western. En effet, dans Serenity, on se poursuit dans le désert, on cambriole des banques et les duels se font au pistolet. Outre l'ambiance western générale paraît-il encore plus présente dans la série, toute une partie du film (le cambriolage de la banque) se réfère directement au western. Le comique en plus. A ma grande surprise, Serenity m'a fait beaucoup rire surtout par ses dialogues jonchés de bons mots, « à la Buffy » mais en mieux, qui désamorcent avec bonheur les conversations qui tournaient trop vers le convenu.

Malgré cet humour, Whedon nous dessine un univers plutôt sombre où l'Alliance, en gros le consortium qui domine l'univers, tente de mettre de l'ordre dans la galaxie. Ordre symbolisé par un méchant froid très intéressant car conscient du prix qu'il a à payer (tuer des enfants par exemple) pour obtenir le bonheur universel et pacifique tant vanté par l'Alliance. Le côté libertaire du récit est le bienvenu, l'Alliance souhaitant le bonheur artificiel de tous ses citoyens coûte que coûte et auxquels s'opposent quelques esprits libres tel l'équipage du vaisseau Serenity.
Cette gravité du propos et de l'histoire prend même le dessus lors d'une dernier rebondissement plutôt dur et des dernières scènes presque tristes avec des héros qui font la gueule. Cette conclusion révèle également l'envie de Whedon de continuer à développer cet univers et de tout faire pour nous amener avec lui. De ce côté là, c'est plutôt réussi malgré les quelques réserves explicités plus haut. Nul doute que Joss Whedon tirera parti de cette première expérience au cinéma pour nous offrir quelque chose d'encore meilleur, dès son prochain film par exemple : Wonder Woman.

Serenity n'est certainement pas le chef d'oeuvre maudit que laisse penser l'étonnant classement actuel du film sur Imdb (235ème, 8.2/10) mais il demeure un divertissement très honorable et qui donne envie d'en savoir un peu plus sur cette série qui, hélas pour son créateur et pour nous, risque de ne pas avoir beaucoup d'avenir.

Revoir le film : oui. C'est un film suffisamment ludique pour qu'on y revienne de temps en temps avec plaisir.

Mon avis express : Joss Whedon adapte sur grand écran une de ses propres séries au cinéma. La réalisation est au mieux standard mais l'univers un peu western est intéressant, les acteurs de la série originelle sont bien choisis, l'esprit est bon enfant mais souvent sérieux et tout le film est jonché de nombreuses trouvailles. Bref, cet hymne à la liberté qu'est Serenity est un film fort divertissant dont on a envie de voir la suite. A cet effet, il ferait donc... un excellent épisode de série!