Le Cinéma d'Aska

des films, du cinéma, de la télé, moi.

Critiques Ciné Express (IV)

Braqueurs Amateurs
Vu le 06/03/2006 à l'UGC George V salle 11

Remake d'un film de 1977, Braqueurs Amateurs nous raconte la déchéance d'un couple qui se retrouve à devoir voler pour s'en sortir. Comme le récent Petites Confidences (A Ma Psy), il ne s'agit que d'un gag traité l'espace d'une vingtaine de minutes. Mais contrairement au film de Ben Younger, Braqueurs Amateurs est très amusant. Avec un scénario qui n'a pas peur des déviations inattendues, comme l'épisode de l'immigration, les 1h30 du film se suivent sans ennui et sans temps mort.
Mais au-delà de la charmante comédie, nous découvrons, en fil conducteur, une inattendue évocation de la société américaine à travers une réminiscence des scandales d'Enron et Worldcom et du désespoir que ce type de scandale engendra. Le réalisateur en profite pour montrer du doigt ces personnes hauts placés qui desservent le capitalisme. Un message simple mais pas simpliste et qui fait au final plus mouche qu'un film confus comme Syriana sorti peu avant ce film.
Et puis il y a Jim Carrey qui est aussi à l'aise dans le registre comique à base de grimaces et contorsions (la plupart de ce styles de gags sont très bon mais la séquence où il fait le pantin est anthologique) qui ont fait sa renommée, que dans l'émotion surtout lors d'une scène clé où, près de sa femme, il décide de faire quelque chose de radical pour les sortir de cette situation.
Au final, après le jouissif, et hélas trop méconnu dans l'hexagone, Galaxy Quest, le réalisateur Dean Parisot confirme son talent de bon faiseur de comédie avec ce Braqueurs Amateurs à l'ambition modeste, quoique non, faire rire n'a rien d'une ambition modeste, et fort bien mené.


La Panthère Rose
Vu le 09/03/2006 à l'UGC George V salle 1

Le réalisateur Shawn Levy a de la grosse comédie à son actif : Big Fat Liar, Just Married, Cheaper By The Dozen et lui échoit donc la tâche de succéder à Blake Edwards. Vantant l'intemporalité du personnage de Clouseau, le réalisateur part pourtant en quête d'un film « dans l'air du temps, bien dans notre époque, mais dans la tradition des autres Panthères Roses ». L'air du temps serait donc l'absence de dentelle. Est-ce un problème? A vrai dire non.
Passé l'excellent générique, La Panthère Rose enchaîne les gags les plus idiots sans honte et, même s'ils sont inégaux, il font souvent mouche. La plupart sont construits autour de Steve Martin assurant parfaitement le rôle de Clouseau devenu un mélange de confiance en soi, d'esprit déductif biscornu et de gaffeur invétéré. Difficile de ne pas rire quand il fait l'interrogatoire bon flic/mauvais flic tout seul ou qu'il s'entraîne avec un coach pour avoir parfaitement l'accent américain (!).
Steve Martin n'est pas le seul à nous faire rire. Aux côtés de Clouseau, Jean Reno est d'une impassibilité qui force le respect et du coup lorsque par exemple il danse avec une tenue de camouflage, il est hilarant. Egalement de la partie, Kevin Kline joue un Dreyfus machiavélico-stupide.
Côté charme enfin, on pourra préférer la mimi, et bigleuse, Emily Mortimer à la sexy Beyoncé Knowles.
Tous ces protagonistes se battent pour résoudre une enquête sur un gros diamant où les services secrets de sa Majesté avec le caméo d'un acteur souvent évoqué pour interpréter James Bond et qui s'achève comme un Scooby Doo! Du tout bon en somme!
Attention cependant, La Panthère Rose dispose d'un atout à double tranchant : la langue. Le film se déroule presque toujours en France. Outre la vision comique de notre belle capitale, avec ses cyclistes écrasés et ses Smart, les acteurs parlent tous avec un accent français désopilant qui ne peut nous empêcher de garder le sourire au lèvre tout au long du film. Il est possible, voire certain au regard de la bande-annonce doublée, qu'en version française, le film perde une grosse partie de son attrait.
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By Anonymous la pomme mordue, at 1:03 AM  

salut! ca va?  



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