<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-9948636</id><updated>2011-09-30T13:22:55.957-07:00</updated><title type='text'>Le Cinéma d'Aska</title><subtitle type='html'>des films, du cinéma, de la télé, moi.</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://blogaska.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9948636/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogaska.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><link rel='next' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9948636/posts/default?start-index=101&amp;max-results=100'/><author><name>Aska</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00580858659392833832</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>130</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9948636.post-116198275240632642</id><published>2006-10-27T13:57:00.000-07:00</published><updated>2006-10-27T14:00:27.793-07:00</updated><title type='text'>A suivre...</title><content type='html'>Après quelques mois d'interruption, je continue mes commentaires sur l'espace &lt;a href="http://grandespoches.net/blog/"&gt;grandes poches&lt;/a&gt; et plus précisément sur le blog collectif &lt;a href="http://grandespoches.net/petit-ecran/"&gt;Petit Ecran&lt;/a&gt; emmené par Laurent et Jb.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9948636-116198275240632642?l=blogaska.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogaska.blogspot.com/feeds/116198275240632642/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9948636&amp;postID=116198275240632642' title='8 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9948636/posts/default/116198275240632642'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9948636/posts/default/116198275240632642'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogaska.blogspot.com/2006/10/suivre.html' title='A suivre...'/><author><name>Aska</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00580858659392833832</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>8</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9948636.post-114329529447208234</id><published>2006-03-25T05:51:00.000-08:00</published><updated>2006-03-25T06:01:34.493-08:00</updated><title type='text'>Critiques Ciné Express (IV)</title><content type='html'>&lt;a style="font-weight: bold;" href="http://www.imdb.com/title/tt0369441/"&gt;Braqueurs Amateurs&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Vu le 06/03/2006 à l'UGC George V salle 11&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Remake d'un film de 1977, Braqueurs Amateurs nous raconte la déchéance d'un couple qui se retrouve à devoir voler pour s'en sortir. Comme le récent Petites Confidences (A Ma Psy), il ne s'agit que d'un gag traité l'espace d'une vingtaine de minutes. Mais contrairement au film de Ben Younger, Braqueurs Amateurs est très amusant. Avec un scénario qui n'a pas peur des déviations inattendues, comme l'épisode de l'immigration, les 1h30 du film se suivent sans ennui et sans temps mort.&lt;br /&gt;Mais au-delà de la charmante comédie, nous découvrons, en fil conducteur, une inattendue évocation de la société américaine à travers une réminiscence des scandales d'Enron et Worldcom et du désespoir que ce type de scandale engendra. Le réalisateur en profite pour montrer du doigt ces personnes hauts placés qui desservent le capitalisme. Un message simple mais pas simpliste et qui fait au final plus mouche qu'un film confus comme Syriana sorti peu avant ce film.&lt;br /&gt;Et puis il y a &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0000120/"&gt;Jim Carrey&lt;/a&gt; qui est aussi à l'aise dans le registre comique à base de grimaces et contorsions  (la plupart de ce styles de gags sont très bon mais la séquence où il fait le pantin est anthologique) qui ont fait sa renommée, que dans l'émotion surtout lors d'une scène clé où, près de sa femme, il décide de faire quelque chose de radical pour les sortir de cette situation.&lt;br /&gt;Au final, après le jouissif, et hélas trop méconnu dans l'hexagone, &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0177789/"&gt;Galaxy Quest&lt;/a&gt;, le réalisateur Dean Parisot confirme son talent de bon faiseur de comédie avec ce Braqueurs Amateurs à l'ambition modeste, quoique non, faire rire n'a rien d'une ambition modeste, et fort bien mené.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a style="font-weight: bold;" href="http://www.imdb.com/title/tt0383216/"&gt;La Panthère Rose &lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Vu le 09/03/2006 à l'UGC George V salle 1&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le réalisateur &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0506613/"&gt;Shawn Levy&lt;/a&gt; a de la grosse comédie à son actif : Big Fat Liar, Just Married, Cheaper By The Dozen et lui échoit donc la tâche de succéder à &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0001175/"&gt;Blake Edwards&lt;/a&gt;. Vantant l'intemporalité du personnage de Clouseau, le réalisateur part pourtant en quête d'un film « dans l'air du temps, bien dans notre époque, mais dans la tradition des autres Panthères Roses ». L'air du temps serait donc l'absence de dentelle. Est-ce un problème? A vrai dire non.&lt;br /&gt;Passé l'excellent générique, La Panthère Rose enchaîne les gags les plus idiots sans honte et, même s'ils sont inégaux, il font souvent mouche. La plupart sont construits autour de &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0000188/"&gt;Steve Martin&lt;/a&gt; assurant parfaitement le rôle de Clouseau devenu un mélange de confiance en soi, d'esprit déductif biscornu et de gaffeur invétéré. Difficile de ne pas rire quand il fait l'interrogatoire bon flic/mauvais flic tout seul ou qu'il s'entraîne avec un coach pour avoir parfaitement l'accent américain (!). &lt;br /&gt;Steve Martin n'est pas le seul à nous faire rire. Aux côtés de Clouseau, &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0000606/"&gt;Jean Reno&lt;/a&gt; est d'une impassibilité qui force le respect et du coup lorsque par exemple il danse avec une tenue de camouflage, il est hilarant. Egalement de la partie, &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0000177/"&gt;Kevin Kline&lt;/a&gt; joue un Dreyfus machiavélico-stupide.&lt;br /&gt;Côté charme enfin, on pourra préférer la mimi, et bigleuse, &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0607865/"&gt;Emily Mortimer&lt;/a&gt; à la sexy Beyoncé Knowles.&lt;br /&gt;Tous ces protagonistes se battent pour résoudre une enquête sur un gros diamant où les services secrets de sa Majesté avec le caméo d'un acteur souvent évoqué pour interpréter James Bond et qui s'achève comme un Scooby Doo! Du tout bon en somme!&lt;br /&gt;Attention cependant, La Panthère Rose dispose d'un atout à double tranchant : la langue. Le film se déroule presque toujours en France. Outre la vision comique de notre belle capitale, avec ses cyclistes écrasés et ses Smart, les acteurs parlent tous avec un accent français désopilant qui ne peut nous empêcher de garder le sourire au lèvre tout au long du film. Il est possible, voire certain au regard de la bande-annonce doublée, qu'en version française, le film perde une grosse partie de son attrait.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9948636-114329529447208234?l=blogaska.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogaska.blogspot.com/feeds/114329529447208234/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9948636&amp;postID=114329529447208234' title='17 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9948636/posts/default/114329529447208234'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9948636/posts/default/114329529447208234'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogaska.blogspot.com/2006/03/critiques-cin-express-iv.html' title='Critiques Ciné Express (IV)'/><author><name>Aska</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00580858659392833832</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>17</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9948636.post-114322249928659097</id><published>2006-03-24T09:35:00.000-08:00</published><updated>2006-03-24T09:48:19.313-08:00</updated><title type='text'>Truman Capote</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Vu le 08/03/2006 au Balzac Salle 1&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;Langue &lt;/span&gt;: anglais&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;Conditions&lt;/span&gt; : bonnes. J'aime bien le responsable du cinéma qui vient faire avant le film un petit discours sur l'actualité du Balzac.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Post Générique&lt;/span&gt; : non&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;L'histoire en une phrase &lt;/span&gt;: l'écrivain Truman Capote part pour le Kansas pour enquêter sur le meurtre d'une famille entière dans le but d'écrire un livre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Critique :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un Biopic de plus? Pas tout à fait. &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0379725/"&gt;Truman Capote&lt;/a&gt; n'est pas l'histoire de Truman Capote de 7 à 77 ans. Le film raconte avant tout la genèse d'un roman qui influencera toute la littérature américaine, De Sang Froid. Presque une adaptation de l'histoire du roman mais phagocytée par la personnalité de son auteur, Truman Capote.&lt;br /&gt;En effet, dans un &lt;a href="http://cinema.telerama.fr/edito.asp?art_airs=M0603061208190&amp;srub=2"&gt;passionnant article&lt;/a&gt;, Emmanuel Carrère raconte que le roman De Sang Froid « repose sur une tricherie » car Truman Capote, en racontant précisément le destin de deux voleurs de leur arrestation jusqu'à leur exécution, oublia» un point essentiel : lui-même.  Carrere nous dit que : « [Truman Capote] rapporte tout ce qui est arrivé à Perry et à Dick de leur arrestation à leur pendaison en omettant le fait que durant leurs cinq années de prison il a été la personne la plus importante de leur vie et qu’il en a changé le cours ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le film raconte donc la manière dont &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0001986/"&gt;Truman Capote&lt;/a&gt; vampirise la vie de ces deux condamnés et plus particulièrement celle de Perry Smith dont les liens avec l'écrivain sont troubles, entre attirance pure et alliance de circonstance, chacun ayant besoin de l'autre, l'un pour finir son roman, l'autre pour échapper à la peine de mort. C'est dans leurs rapports que le film est captivant mais aussi dans cette tentative délicate (et impossible?) de nous éclairer sur le processus créatif. L'inspiration pour Capote viendra d'une simple lecture d'un fait divers suivi d'un coup de téléphone à son éditeur et le déclic sera sans doute cette première rencontre avec Perry Smith. L'écriture du roman qui découlera de leurs entretiens aura aussi un prix, celui du mensonge, des compromissions et de l'égoïsme. Une expérience dont Capote ne sortira pas indemne car beaucoup trop impliqué dans les vies de Perry et Dick.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour son premier film de fiction, le réalisateur &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0587955/"&gt;Bennet Miller&lt;/a&gt; choisit la sobriété pour sa mise en scène. Trop sobre peut-être et parfois un peu statique. Un choix qui ne rend pas Truman Capote incontournable mais qui nous fait éviter cependant toute lourdeur : on s'attarde peu, ou même pas du tout, sur l'homosexualité de Capote et l'arrivée de l'écrivain New Yorkais dans le Kansas profond ne provoque pas de caricature façon Paris contre province. Les antagonismes sont subtilement suggérés à travers des détails sur les tenues vestimentaires, des regards et des silences.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il revient aussi à l'auteur au-moins deux mérites. Le premier est de réussir les dernières séquences du film en choisissant la description brute et glaçante pour évoquer toutes les mises à mort. La scène des « adieux » entre Capote et les deux condamnés juste avant leur exécution est également exemplaire. Incapables de se parler vraiment, les protagonistes se retrouvent tous piégés dans des politesses pathétiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'autre mérite est d'offrir un écrin formidable à &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0000450/"&gt;Philip Seymour Hoffman&lt;/a&gt;. Il est bien entendu galvaudé de dire tout le bien qu'on pense de l'acteur et de ses nombreux bons rôles et de dire aussi qu'on aurait du lui donner un oscar pour d'autres films. Mais les oscars sont ce qu'ils sont et aiment bien récompenser ceux qui jouent des personnages ayant vraiment existé.&lt;br /&gt;Les mauvaises langues parlent d'imitation. Soit. Ne connaissant que de nom Truman Capote, difficile pour moi d'estimer la pertinence de l'imitation. Toutefois, on (le on c'est &lt;a href="http://kitchenbear.blogspot.com/"&gt;elle&lt;/a&gt;) m'a fait remarquer tout récemment que Truman Capote est tout simplement Lionel Twain dans l'inénarrable &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0074937/"&gt;Un Cadavre Au  Dessert&lt;/a&gt;, un des films que j'ai le plus vu de ma vie. Bon sang, mais c'est bien sur! Alors je peux le dire : l'imitation est bonne. Notons que Truman Capote fait aussi un caméo dans  &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0075686/"&gt;Annie Hall&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;Toujours est-il qu'Hoffman réalise un excellent travail, composant un personnage à la voix très haut perchée, très stylé, égocentrique, alcoolique mais aussi passionnant et presque attachant, qualités et défauts qui ressortent aussi bien des entretiens avec Perry Smith que des soirées mondaines où Capote et sa vivacité d'esprit sont l'objet de toutes les attentions. A tel point que les seconds rôles semblent à son service sauf peut-être &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0177933/"&gt;Chris Cooper&lt;/a&gt; formidable en shérif brisé par ces meurtres abominables.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hoffman fait de Capote un homme troublant et tourmenté, pas nécessairement recommandable mais qui est paradoxalement très sympathique. C'est aussi une force d'attraction qui attire tout dans son sillage jusqu'au spectateur assis sur son fauteuil et c'est sans doute la meilleure des raisons pour donner à l'acteur un oscar.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;La scène qui tue&lt;/span&gt; : elle tue littéralement car c'est la scène de l'éxecution. Une pendaison aussi précise que sordide qui n'est pas sans rappeler celle dans &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0168629/"&gt;Dancer In The Dark&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Mon avis express &lt;/span&gt;: l'écrivain New Yorkais Truman Capote part dans le Kansas pour livrer à l'Amérique un de ses romans les plus marquants. Sobre, le réalisateur Bennet Miller nous raconte la douloureuse expérience de l'auteur qui vécut plusieurs années presque aux côtés de deux condamnés à mort pour écrire son livre. Un bon film qui doit énormément à la personnalité passionnante de Capote ainsi qu'à l'acteur qui l'interprète, le formidable Philip Seymour Hoffman.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9948636-114322249928659097?l=blogaska.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogaska.blogspot.com/feeds/114322249928659097/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9948636&amp;postID=114322249928659097' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9948636/posts/default/114322249928659097'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9948636/posts/default/114322249928659097'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogaska.blogspot.com/2006/03/truman-capote.html' title='Truman Capote'/><author><name>Aska</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00580858659392833832</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9948636.post-114209609908614674</id><published>2006-03-11T08:28:00.000-08:00</published><updated>2006-03-24T12:07:05.743-08:00</updated><title type='text'>L'Ivresse Du Pouvoir</title><content type='html'>Vu le 1/3/2006 à l'UGC Normandie salle 2&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Langue&lt;/span&gt; : français&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Conditions&lt;/span&gt; : bonnes&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;Post Générique&lt;/span&gt; : non&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;L'histoire en une phrase :&lt;/span&gt; Le juge d'instruction Jeanne Charmant Killman enquête sur des détournements de fond d'une grande entreprise et met en examen politiques et patrons.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;center&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src="http://photos1.blogger.com/blogger/7598/181/320/ivresse30.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Critique :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme on nous le dit au début du film « Toute ressemblance avec des personnages connus serait, comme on dit, fortuite ». Ce n'est un secret pour personne que &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0001031/"&gt;Claude Chabrol&lt;/a&gt; s'inspire de l'affaire Elf, un des plus grands scandales de ces dernières années.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0463486/"&gt;L'Ivresse Du Pouvoir&lt;/a&gt; suit donc l'enquête de cette juge de plus en plus grisée par l'ampleur de son pouvoir, perpétuellement dans une attitude de dominatrice parfois fourbe, souvent hautaine jusqu'à la chute. Chabrol nous décrit bien l'ivresse du pouvoir, ainsi que le cynisme qu'il engendre. Il évoque ceux qui le gagnent et ceux qui le perdent, et son implication dans la vie de tous les jours à travers le quotidien de Jeanne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En effet, le réalisateur aborde sa vie aussi bien dans la sphère publique que la sphère privée. Les approches sont clairement différenciées notamment sur le jeu des acteurs et du dialogue  logiquement plus théâtraux et ampoulés côté sphère publique. Ainsi le film se partage entre scènes conjugales, jeux de séduction et interrogatoires, le film tournant presque toujours autour de Jeanne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce n'est presque pas étonnant de trouver que les scènes entre Jeanne et son mari sont les plus véritablement dérangeantes du film. La souffrance du mari est palpable et leur relation, comme vide, révèle une femme peu recommandable et qui, à force de jouer de son pouvoir à la ville, finit par le faire également chez elle notamment à travers cette scène où elle joue avec son alliance. On est vite mal à l'aise. Tout aussi troublant et mystérieux est sa relation avec son neveu (&lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0149348/"&gt;Thomas Chabrol&lt;/a&gt;, original), homme oisif un peu cynique, et lucide, mais aussi très affectueux avec elle et servant de véritable confident.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce n'est pas la seule relation trouble de Jeanne car elle exerce aussi un jeu de séduction intriguant avec un grand patron qui l'aide initialement à décortiquer le scandale. Malheureusement, l'intérêt de cette relation est gâchée par &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0115730/"&gt;Patrick Bruel&lt;/a&gt;. Dépourvu de la subtilité des uns (côté sphère privée) ou de l'abattage des autres (côté sphère publique), l'acteur joue tout simplement faux le mâle dominant. Et c'est le coup de téléphone en split-screen qui nous confirme cette triste impression.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les interrogatoires nous réservent par contre d'excellents moments. Se succède pour notre plus grand plaisir une brochette de bons acteurs dont &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0075710/"&gt;François Berléand&lt;/a&gt; : avec ses deux portables, il ouvre fabuleusement le film. D'homme de pouvoir, il est peu à peu cassé par la juge puis par son entourage. D'abord arrogant, sa déchéance est de plus en plus palpable et inéluctable jusque dans les derniers moments du film ou d'un dernier face à face avec Jeanne dans un couloir survient une compréhension mutuelle qui ressemble presque à une trêve.  Viendront également en renfort &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0050983/"&gt;Jean François Balmer&lt;/a&gt; en parvenue qui balance et &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0239947/"&gt;Philippe Duclos&lt;/a&gt; incroyable de préciosité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'Ivresse Du Pouvoir est donc souvent jouissif. Chabrol s'est visiblement amusé à donner à ce film des allures de thriller politique avec ses manipulateurs et gens hauts placés qui complotent en secret. Mais le réalisateur ne fait pas dans le film politique à l'américaine, où les supers méchants qui dirigent le monde en secret sont des hommes tristes, antipathiques, implacables et froids, mais avec un côté franchouillard excitant et emmené par un truculent &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0099134/"&gt;Jacques Boudet&lt;/a&gt; aux formules fleuries : « Les nègres sont furibards ». Dans L'Ivresse Du Pouvoir, on complote lors de dîners mondains ou dans les voitures de fonction, on met des bâtons dans les roues de Jeanne (presque au sens propre d'ailleurs) avec plus ou moins de succès et on maintient les modes de fonctionnement avec bonhomie.&lt;br /&gt;C'est sans aucun doute la scène du digestif, cognac et cigares, dans le jardin d'une grande maison qui m'a le plus fasciné. Très découpée avec une musique inquiétante et des dialogues incroyables entre jeune loup et vieux routiers de la politique et de la magouille, cette séquence de géopolitique « à la française » donne ironiquement, et avec une certaine amertume, le fin mot de l'histoire et son côté vain. Anthologique. Une des meilleures scènes que j'ai vue ces derniers temps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De Claude Chabrol, j'ai vu au cinéma La Cérémonie, Merci Pour Le Chocolat et La Fleur Du Mal. Le style est le même et  le bougre Chabrol filme sacrément bien et signe un film à la fois distrayant et caustique aidée par une belle brochette d'acteurs (sauf Bruel) emmenée par &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0001376/"&gt;Isabelle Huppert&lt;/a&gt;, étonnante de naturel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;La scène qui tue&lt;/span&gt; : la scène du dîner explicitée plus haut. J'aime bien aussi la conclusion du film : « Qu'ils se démerdent. ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Mon avis express &lt;/span&gt;: Chabrol continue de nous faire plaisir. L'Ivresse Du pouvoir est un thriller politique « à la française » caustique, parfois dérangeant et parfois purement jouissif. Emmenée par Isabelle Huppert, toujours parfaite, le casting est excellent malgré la présence de Patrick Bruel qui peine à trouver le ton juste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9948636-114209609908614674?l=blogaska.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogaska.blogspot.com/feeds/114209609908614674/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9948636&amp;postID=114209609908614674' title='2 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9948636/posts/default/114209609908614674'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9948636/posts/default/114209609908614674'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogaska.blogspot.com/2006/03/livresse-du-pouvoir.html' title='L&apos;Ivresse Du Pouvoir'/><author><name>Aska</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00580858659392833832</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9948636.post-114209114380366112</id><published>2006-03-11T07:24:00.000-08:00</published><updated>2006-03-11T07:49:55.136-08:00</updated><title type='text'>Critiques Ciné Express (III)</title><content type='html'>&lt;a style="font-weight: bold;" href="http://www.imdb.com/title/tt0387514/"&gt;Petites Confidences (A Ma Psy)&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Vu le 27/2/2006 à l'UGC George V Salle 6&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un titre de boulevard et une bande-annonce un peu hors sujet vu que cette histoire de femme qui voit un homme qui n'est autre que le fils de sa psy, Woody Allen avait fait quelque chose de similaire dans le prodigieux &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0116242/"&gt;Tout Le Monde Dit I Love You&lt;/a&gt;, n'est finalement qu'un gag traité l'espace d'une vingtaine de minutes. Ce n'est pas la première fois et ce n'est pas la dernière.&lt;br /&gt;Petites Confidences (A Ma Psy) est donc principalement une histoire d'amour sous forme d'éducation sentimentale à travers un couple qui découvre que la différence d'âge, 14 ans ici, peut être un obstacle à une belle histoire d'amour et qu'entre personnes raisonnables, il vaut mieux apprendre, comprendre puis passer à autre chose. Ceci dit, comment peut t'on en vouloir à un jeunot qui sort avec &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0000235/"&gt;Uma Thurman&lt;/a&gt;, très belle dans le film?&lt;br /&gt;Le problème est que pas grand chose ne fonctionne ou nous touche dans le film, ni cette histoire, ni les seconds rôles, pourtant très importants dans ce type de comédie. Reste &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0000658/"&gt;Meryl Streep&lt;/a&gt; qui nous amuse beaucoup et un joli plan final de Thurman à travers la fenêtre. Mais, comme redouté, à partir du moment où l'astuce est éventée, on ne rit presque plus et l'ennui vient vite rendant la dernière partie, qui aboutit à une résolution sans risque, assez laborieuse&lt;br /&gt;J'avais autrement préféré le premier film du metteur en scène &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0950226/"&gt;Ben Younger&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0181984/"&gt;Les Initiés&lt;/a&gt;. Car, cette comédie romantique un peu new-yorkaise parfois drôle, un peu divertissante, est pas loin d'être convenue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a style="font-weight: bold;" href="http://www.imdb.com/title/tt0365737/"&gt;Syriana&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Vu le 28/2/2006 à l'UGC Normandie salle 3&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les hauts dignitaires américains et les financiers complotent pour le contrôle du pétrole, La CIA regarde d'un mauvais oeil ces leaders arabes qui contestent la présence militaire américaine, les agents secrets ont des état d'âmes, l’économie du pétrole est sans âme, les écoles coraniques attirent les pauvres et servent de vivier aux terroristes kamikazes... et surtout « Everything is connected ».&lt;br /&gt;La Star de Syriana est le scénario nous dit &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0000123/"&gt;George Clooney&lt;/a&gt; qui endosse aussi la casquette de producteur sur le film. A juste titre : son réalisateur &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0300866/"&gt;Stephen Gaghan&lt;/a&gt; veut exprimer toute la complexité de notre monde et des enjeux colossaux autour du pétrole, des enjeux et des stratégies que nous devinons mais que Gaghan nous rappelle sans trop de manichéisme et avec beaucoup de convictions.&lt;br /&gt;Connu surtout pour être un scénariste de renom, le réalisateur a commencé par écrire pour des séries dont NYPD Blues et semble avoir retenu une leçon : le rythme. Syriana possède un rythme trépidant. Prises indépendamment, chacune des scènes peut devenir très prenante.  Malheureusement, il n'a pas vraiment choisi la facilité : ses histoires s'entrecroisent et les personnages se multiplient. Syriana devient alors facilement confus si bien qu'il est difficile de s'accrocher et de profiter vraiment du film. Sans surprise, la leçon de géopolitique ne captive vraiment que par intermittence tant la compréhension des tenants et des aboutissants, (que comprendre dans l'attitude finale de Clooney?),  m'a empoisonnée.&lt;br /&gt;Reste donc un film haletant et recommandable avec une interprétation de haut vol. Mais plus que George Clooney et son oscar, c'est &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0942482/"&gt;Jeffrey Wright&lt;/a&gt; qui impressionne. Rouage d'une gigantesque opération de fusion de compagnie pétrolières, son troublant sérieux, son apparente condition d'homme « comme tout le monde », fascinent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/7598/181/1600/syriana.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/7598/181/320/syriana.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9948636-114209114380366112?l=blogaska.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogaska.blogspot.com/feeds/114209114380366112/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9948636&amp;postID=114209114380366112' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9948636/posts/default/114209114380366112'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9948636/posts/default/114209114380366112'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogaska.blogspot.com/2006/03/critiques-cin-express-iii.html' title='Critiques Ciné Express (III)'/><author><name>Aska</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00580858659392833832</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9948636.post-114149076941623089</id><published>2006-03-04T08:27:00.000-08:00</published><updated>2006-03-04T08:46:09.443-08:00</updated><title type='text'>Le Nouveau Monde</title><content type='html'>Vu le 21/02/2006 à l'UGC Normandie salle 1&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;Langue&lt;/span&gt; : anglais&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;Conditions&lt;/span&gt; : bonnes&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;Post générique&lt;/span&gt; : non&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;L'histoire en une phrase&lt;/span&gt; : en 1607, les anglais débarquent sur les côtes de Virginie, l'occasion pour l'explorateur John Smith de faire une rencontre qui changera sa vie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;Critique :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://photos1.blogger.com/blogger/7598/181/1600/kilcher.jpg"&gt;&lt;img style="margin: 0pt 10px 10px 0pt; float: left; cursor: pointer;" src="http://photos1.blogger.com/blogger/7598/181/400/kilcher.jpg" alt="" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Alors qu'il pense à ce film depuis plus de vingt ans, &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0000517/"&gt;Terrence Malick&lt;/a&gt; nous livre enfin sa version de l'histoire de Pocahontas et John Smith. Celle-ci est très connue aux USA. Disney en tira un &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0114148/"&gt;dessin animé&lt;/a&gt;, plutôt bon mais en fait j'adorais, et adore toujours, la chanson "l'air du temps" et la séquence du film s'y rapportant. Une référence est à la légende est également faite dans l'hilarant &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0106220/"&gt;Les Valeurs De La Famille Adams&lt;/a&gt; avec Christina Ricci en Pocahontas démoniaque.&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;Pour nous conter cette histoire, Malick soigne le côté naturaliste de son film. Les lumières sont naturelles et les lieux de tournage, en Virgine, correspondent à ceux où les premiers colons se sont installés, faune et flore demeurant encore peu changées.&lt;br /&gt;La reconstitution est au plus proche de la réalité historique tant dans la langue et le mode de vie des indiens que dans les costumes et fortifications des anglais. Côté réalisme, le résultat est assez bluffant.&lt;br /&gt;Quant à l'histoire, même si la plupart des récits s'y rapportant sont contradictoires et comportent des zones d'ombre, Malick a également choisi de narrer les principaux faits tout en imposant sa vision, la vision d'un maître.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans sa première partie, &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0402399/"&gt;Le Nouveau Monde&lt;/a&gt; a une structure similaire à son précédent film, &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0120863/"&gt;La Ligne Rouge&lt;/a&gt; : l'histoire d'un peuple, des étrangers, dans un monde totalement différent soit la description de deux mondes, deux ordres, un ancien et un nouveau, au même endroit. L'ancien monde, celui des indiens est comme à son apogée. L' harmonie règne. Le nouveau monde est celui des colons, venu pour s'installer mais avec deux espérances qui s'avèreront illusoires : trouver l'or et la route pour les Indes. Leur installation sera une épreuve presque sordide, toujours au bord de l'échec. Mais c'est pourtant le monde qui s'imposera.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'explorateur et l'observateur de cette histoire, John Smith, comme le soldat Witt dans La Ligne Rouge, sera fasciné par ce Nouveau Monde puis désabusé par le sien. Il est un personnage énigmatique. Il a un passé que l'on sent très libre, aventureux et impétueux, dessinant un homme ne supportant pas l'autorité comme on le voit au début du film. Il a aussi, nous dit-on, l'âme d'un chef. Voilà l'homme que John Smith est ou qu'il dit à Pocahontas (&lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0452963/"&gt;Q'Orianka Kilcher&lt;/a&gt;, sublime) être.&lt;br /&gt;L'idée presque ironique de Malick est de décrire un personnage transformé et loin d'être l'homme qu'il a été, un personnage qui a vécu un rêve éveillé et qui ne s'en remet pas, lui-même n'apportant rien à cette nouvelle terre sinon la destruction de ce monde rêvée. Devenu chef, il semble comme incapable de vivre et de se prendre en main. Son attitude désabusée dans le camp qu'il commande au coeur de l'hiver est  révélatrice de cet état : il refuse d'être l'acteur de l'Histoire mais simplement son observateur. Logique que &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0268199/"&gt;Colin Farrell&lt;/a&gt; demeure effacée, presque un fantôme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La deuxième partie suit la nouvelle vie de Pocahontas, abandonnée puis retrouvée, personnage de transition des deux histoires et des deux mondes. Sa relation avec John Smith illustrait l'espoir d'une vie paradisiaque, l'Eden éternel avec des règles inédites, et sans doute impensables, fondées sur l'absence de propriété et de jalousie. La fuite, l'incompréhension, le passé auront raison de cette relation et de cet espoir. L'étrange retrouvaille en Angleterre entre John Smith et Pocahontas devenue Rebecca, achèvera cet histoire d'absolu vécue comme un rêve inoubliable mais appartenant définitivement au passé.&lt;br /&gt;La rencontre de Pocahontas avec John Rolfe (&lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0000288/"&gt;Christian Bale&lt;/a&gt; parfait dans un rôle qui pouvait pourtant sombrer dans la fadeur), colon gentil et attentionné mais aussi lucide, raconte une autre possibilité d'union et de transmission, à travers la naissance d'un enfant, construite autour de cette idée d'espoir perdu, perte de la famille pour Rolfe et perte de son amour pour Pocahontas, et de reconstruction.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces deux espoirs seront abruptement stoppées soit de l'intérieur (la "fuite" de John Smith), soit par des éléments extérieurs (la maladie) soulignant ainsi les difficultés à venir dans cette amérique. Mais la fusion, l'intégration ou l'assimilation, volontaire ou forcée, continuera malgré tout.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au delà de ses passionnants points de vue, Le Nouveau Monde est surtout un film inoubliable, une succession de moments sublimes où le magnifique et le désespoir, tout le passage avec la colonie (recherche d'or, personnes affamées...) est horrible, se mêlent.&lt;br /&gt;Le Nouveau Monde est en fait d'une beauté incroyable. C'est difficile à exprimer, à vrai dire, mais de chaque scène du film, même les plus dramatiques, surgit un sentiment de chaleur, qui pourrait s'opposer à la beauté froide des images d'un Stanley Kubrick, quelque chose comme une invitation à l'émerveillement, et à l'apaisement lors des séquences chez les indiens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Malick met en scène avec un peu de dialogues, si peu de dialogues mais si justes, et des monologues en voix off plus poétiques que vraiment descriptifs. Son sens de l'ellipse et de l'épure rendent son métrage aérien. Pour peu qu'on accepte l'expérience et le regard contemplatif de Malick, ses plans de vols oiseaux et de plaines rayonnantes, nous sommes transportés par Le Nouveau Monde, comme en apesanteur.&lt;br /&gt;La prouesse supplémentaire est sans doute l'empreinte que le film ne manquera pas de me laisser. Je n'ai vu qu'une seule fois La Ligne Rouge pourtant il reste profondément en moi, c'est un film que je ne peux oublier. L'effet est bien le même pour le nouveau film de Malick.&lt;br /&gt;La musique joua d'ailleurs un rôle certain à cette impression. Les chants indonésiens étaient beaux à pleurer. James Horner, aidé par quelques musiques classiques choisies par Malick, signe des partitions riches, en osmose avec l'univers du réalisateur. Bravo.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Brillant de bout en bout, Le Nouveau Monde sera sans doute considérée comme une grande oeuvre, de celles qui n'ont pas besoin d'oscars pour devenir majeures et impérissables.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;La scène qui tue&lt;/span&gt; : quand Pocahontas reprend le bras de Bale dans les derniers moments du film. Si simple mais si symbolique et si beau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;Mon avis express &lt;/span&gt;: Pour son quatrième film en 30 ans, Terrence Malick nous raconte la légende de la très belle Pocahontas et la rencontre difficile entre deux mondes. Mais plus qu'une page dh'istoire, le réalisateur nous offre un film profondément contemplatif, d'une beauté incroyable accentuée par une reconstitution réaliste et une mise en scène épurée et juste. Brillant de bout en bout, Le Nouveau Monde sera sans doute considérée comme une oeuvre majeure. En fait, c'en est déjà une.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9948636-114149076941623089?l=blogaska.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogaska.blogspot.com/feeds/114149076941623089/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9948636&amp;postID=114149076941623089' title='4 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9948636/posts/default/114149076941623089'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9948636/posts/default/114149076941623089'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogaska.blogspot.com/2006/03/le-nouveau-monde.html' title='Le Nouveau Monde'/><author><name>Aska</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00580858659392833832</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9948636.post-114097752785978285</id><published>2006-02-26T10:06:00.000-08:00</published><updated>2006-02-26T10:26:02.366-08:00</updated><title type='text'>Bubba Ho-Tep</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Vu le 22/2/2006 à l'UGC Ciné Cité Les Halles salle 23&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;Langue&lt;/span&gt; : anglais&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;Conditions&lt;/span&gt; : bonnes, j'aime beaucoup ces petites salles pentues.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;Post Générique &lt;/span&gt;: non, mais l'annonce d'une suite au film!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;L'histoire en une phrase&lt;/span&gt; : Elvis Presley et John Kennedy doivent faire face à une momie redneck (!).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;Critique :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tourné il y a plus de trois ans, doté d'une réputation flatteuse et d'un statut quasi-culte, &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0281686/"&gt;Bubba Ho-Tep&lt;/a&gt; ne sort que maintenant sur nos écrans et dans une seule salle dans Paris intra muros pour un total d'environ 4000 entrées en première semaine ce qui en fait plutôt un bon succès si bien que les distributeurs auraient du être un peu moins frileux. Je l'ai vu en deuxième semaine et la salle, excellente au demeurant, était encore complète et composée surtout de lecteurs de Mad Movies (ou disons que physiquement, ils ressemblaient beaucoup à l'image que je m'en fais).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elvis Presley n'est donc pas mort et vit dans une maison de retraite de l'Amérique profonde, la seule personne à croire à son identité étant le président John Kennedy lui-même encore en vie et transformé à son insu en afro-américain. Tout deux vont devoir faire face à une menace terrifiante : une momie égyptienne.&lt;br /&gt;Ce pitch aussi improbable que drolatique pouvait très bien donner un nanard de troisième zone pourtant c'est à tout le contraire que nous assistons. Réalisé et interprété par des routiers de la série B qui croient beaucoup au film, &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0181741/"&gt;Don Coscarelli&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0132257/"&gt;Bruce Campbell&lt;/a&gt; et &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0001115/"&gt;Ossie Davis&lt;/a&gt;, Bubba Ho-Tep se révèle être une oeuvre vraiment originale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les héros sont non conventionnels vu qu'il s'agit de deux vieillards en bout de course, en particulier cet Elvis Presley esseulé, triste et boudeur, presque impotent. De fait, vu ces héros, Bubba Ho-Tep n'est pas aussi frénétique qu'un &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0103873/"&gt;Braindead&lt;/a&gt;, autre comédie horrifique, mais impose un rythme justifié par ses héros : tranquille.&lt;br /&gt;L'humour est alors omniprésent, parfois vulgaire mais pas de mauvais goût, souvent noir,  nantis d'insultes fleuries et autres dialogues idiots : « Ne te demande pas ce que ta maison de repos peut faire pour toi. Demande toi ce que tu peux faire pour ta maison de repos »!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Don Coscarelli n'oublie pas de nous faire peur à plusieurs reprises tout en combinant cette terreur à un second degré convaincant ainsi ce scarabée/cafard amateur de chocolats. Flippant dans une couverture, ses déplacements à découvert sont hilarants et en même temps pathétiques à cause d'effets spéciaux sans doute volontairement Z car le reste des effets sur le film, maquillage et effets numériques, sont tout à fait honorables.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Don Coscarelli aborde aussi intelligemment les thèmes de la solitude et de l'abandon livrant de pertinentes remarques et apportant au film un caractère mélancolique. Et le réalisateur dresse un portrait de ces vieux entêtés et tristes, la scène du dîner dans la maison de repos fait rire mais un peu jaune, proche de la mort, le running gag du film étant la présence presque quotidienne d'un corbillard. Ce sont des hommes et des femmes laissés pour compte alors qu'ils ne demandent finalement qu'un peu d'attention, difficile de ne pas être touché par le remerciement final, ou qu'à vivre, vivre une nouvelle aventure comme le dit si bien Elvis plutôt que s'accrocher à un passé soulignant la décrépitude du présent. Le don des effets personnels son compagnon de chambre par sa fille à Elvis se montre à ce titre révélateurs. Autant de réflexions et de séquences qui tirent Bubba Ho-Tep définitivement vers le haut.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le film doit aussi beaucoup à l'interprétation de Bruce Campbell qui signe peut-être sa meilleure performance (mais je n'ai pas vu beaucoup de ses films ceci dit) avec cet Elvis Presley très personnel passant la totalité du film allongé ou en déambulateur. Notons que Bubba Ho-Tep semble s'abstenir de reprendre la moindre musique du King, question de budget sans doute...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et donc : vivement que l'équipe de cette mélancolique tranche de rire accouche d'une suite annoncée, peut-être pour rire, à la fin du générique!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;La scène qui tue&lt;/span&gt; : la momie qui disparaît subitement, comme par magie, provoquant l'étonnement du King et de JFK. La réalité est très prosaïque!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Mon avis express &lt;/span&gt;: Elvis&amp;amp;JFK Versus La Momie. Un combat de choc pour une comédie horrifique vraiment drôle car réalisée et interprétée avec conviction par des routiers de la série B : Don Coscarelli le metteur en scène, Bruce Campbell et Ossie Davis les acteurs. Mais ce qui tire Bubba Ho-Tep vers le haut, c'est la mélancolie planant sur tous le métrage, la nostalgie d'un temps qui décidément n'en finit plus de foutre le camp et qui en abandonne beaucoup sur la route.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9948636-114097752785978285?l=blogaska.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogaska.blogspot.com/feeds/114097752785978285/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9948636&amp;postID=114097752785978285' title='2 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9948636/posts/default/114097752785978285'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9948636/posts/default/114097752785978285'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogaska.blogspot.com/2006/02/bubba-ho-tep.html' title='Bubba Ho-Tep'/><author><name>Aska</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00580858659392833832</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9948636.post-114097678571065939</id><published>2006-02-26T09:36:00.000-08:00</published><updated>2006-02-26T09:59:46.626-08:00</updated><title type='text'>13 Tzameti</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Vu le 20/2/2006  à l'UGC GeorgeV Salle 11&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Langue &lt;/span&gt;: français&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;Conditions &lt;/span&gt;: bonnes&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;Post Générique&lt;/span&gt; : non&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;L'histoire en une phrase&lt;/span&gt; : un ouvrier, Sébastien, prend la place d'un homme louche et suit des instructions indiquées par une lettre, source peut-être d'une issue fort lucrative.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;Critique :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a d'abord dans &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0475169/"&gt;13 Tzameti&lt;/a&gt; une bonne idée de départ, celle d'un ouvrier, Sébastien, qui par un concours de circonstances, prend la place d'un homme louche et suit des instructions indiquées par une lettre, source peut-être d'une issue fort lucrative. Cet ouvrier, le réalisateur &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm1201875/"&gt;Géla Babluani&lt;/a&gt; prend le temps de nous le présenter lui et sa famille d'origine géorgienne (le réalisateur est géorgien) et de situation très modeste. Les liens sont tissés subtilement, par quelques sourires, peu de dialogues et de jolis plans. On peut toujours dire que le Noir et Blanc fait auteur ou prétentieux, c'est ici très bien et je pense que ce choix rend la suite plus réussie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En tout cas, 13 Tzameti n'est pas un drame social mais bien un thriller qui démarre vraiment dès que Sébastien suit ces instructions qui forment un passionnant et intriguant jeu de piste pour finalement aboutir à une maison à l'écart de tout où débutera le vrai jeu, un jeu effroyable auquel Sébastien ne pourra se soustraire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La partie qui se joue dans cette maison, qu'il serait dommage de révéler, est en effet marquante et particulièrement oppressante. Le réalisateur en profite pour nous livrer une belle et dérangeante description de la tension. Si les joueurs portent tous les stigmates de la tension,  sueur, peur, mine de plus en plus hagarde comme au bord de la folie... celle-ci s'exprime de manière différente selon leur personnalité entre détachement morbide et intense crise de nerf. Une manière pour Géla Babluani de nous offrir un très beau casting de « gueules » avec en tête l'étonnant et forte tête &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0714534/"&gt;Aurélien Recoing&lt;/a&gt; et également George Babluani, frère du réalisateur, tout en candeur et en incompréhension.&lt;br /&gt;Quant aux spectateurs (dans le film) du jeu, leur cruelle indifférence sur le sort des joueurs tout comme leur excès d'enthousiasme face aux enjeux ajoutent une frénésie malsaine fondée sur le fric et l'amour du jeu.&lt;br /&gt;Mais le plus horriblement réussi demeure l'arbitre, interprété par &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0094445/"&gt;Pascal Bongard&lt;/a&gt;, qui semble complètement possédé, hurlant les ordres jusqu'à s'en briser les cordes vocales. Il fait froid dans le dos et achève de rendre toute cette partie du film presque insoutenable et machiavélique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Purement fondé sur la terreur psychologique (pas d'effet gore ou de montages biscornus, seulement une mise en scène franche), 13 Tzameti ne donne aucune leçon mais se présente comme une expérience tétanisante sur la mort,&lt;br /&gt;Quant aux dernières séquences, elles témoignent par leur déroulement de la haute tenue d'un scénario cohérent et habile, véritable &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0077416/"&gt;Voyage Au Bout De l'Enfer&lt;/a&gt; (auquel 13 Tzameti est lié) qui font de Géla Babluani un réalisateur très prometteur.&lt;br /&gt;Les films français qui sortent du cadre grosse comédie, film d'auteur ou film de prestige sans flamme (genre Arsène Lupin) ne sont pas nombreux mais il y en a. Et quand c'est un premier film, c'est vraiment réjouissant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;La scène qui tue :&lt;/span&gt; la préparation puis l'exécution de la première manche du jeu donne l'impression que Babluani nous a jeté dans l'arène sans prévenir. Forcément inoubliable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;Mon avis express &lt;/span&gt;: un ouvrier suit les traces d'un homme louche mais mort. Simple jeu de piste, il se retrouve embarquée dans un engrenage de mort, sans beaucoup d'espoir de retour. Beau noir et blanc, mise en scène franche sans effets toc, le réalisateur Géla Babluani nous invite pour son premier film à une expérience tétanisante précise et parfois insoutenable. Bravo!&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9948636-114097678571065939?l=blogaska.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogaska.blogspot.com/feeds/114097678571065939/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9948636&amp;postID=114097678571065939' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9948636/posts/default/114097678571065939'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9948636/posts/default/114097678571065939'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogaska.blogspot.com/2006/02/13-tzameti.html' title='13 Tzameti'/><author><name>Aska</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00580858659392833832</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9948636.post-114091116588674699</id><published>2006-02-25T15:29:00.000-08:00</published><updated>2006-02-26T10:13:14.736-08:00</updated><title type='text'>Critiques Ciné Express (II)</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0443536/"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;La Véritable Histoire Du Chaperon Rouge&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Vu le 13/2/2006 à l'UGC George V Salle 8&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Distribué par la toute nouvelle société des frères Weinstein, modestement nommée The Weinstein Company, La Véritable Histoire Du Chaperon Rouge est un film d'animation indépendant (mais avec des voix de stars comme Glenn Close, Anne Hathaway, James Belushi...). Si la technique est honnête mais effectivement très en deçà de celle des studios Pixar ou Dreamworks car ce film est tout ce qu'il y a de plus recommandable.&lt;br /&gt;Comme le titre l'indique, les réalisateurs Todd Edwards, Tony Leech, Cory Edwards revisitent le conte de Charles Perrault et l'actualisent à base d'intrigues policières autour d'un vol de recettes et de sport de « djeuns ». Nous n'aurons ainsi pas droit à une mais à quatre versions du conte qui se terminent tous dans la maison de mère grand, autant de versions que de personnages soit le loup, plus curieux que sanguinaire, et le chaperon rouge, plus teigneuse que naïve, mais aussi la grand mère énergique et très secrète et enfin un bûcheron-acteur dont la présence ne s'avérera liée qu'à une étonnant concours de circonstances.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A ce jeu, La Véritable Histoire Du Chaperon Rouge est une réussite. L'humour est à base de nonsense, de situations absurdes (toute la séquence autour du bûcheron) et de parodies de genre à commencer par le polar ainsi cette série d'interrogatoires des protagonistes par une grenouille stylée et hilarante. Des parodies savoureuses qui ont en plus le bon goût de ne pas trop chercher dans la référence directe à l'image de films comme les Scary Movie ou les Shrek. Les auteurs cultivent aussi un sens aguerri du détail idiot, comme lorsque la grenouille attrape une mouche, des bon personnages secondaires, comme les policiers-cochons ou l'écureuil survolté peut-être le personnage le plus drôle du film, et du n'importe quoi maîtrisé ainsi la  séquence d'action plutôt mouvementée à ski ou le final grandiloquent façon James Bond&lt;br /&gt;Evitant toute vulgarité, rythmée et vraiment drôle, La Véritable Histoire Du Chaperon Rouge est une bonne surprise et son succès en France (plus de 500 000 entrées) n'est pas volé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9948636-114091116588674699?l=blogaska.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogaska.blogspot.com/feeds/114091116588674699/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9948636&amp;postID=114091116588674699' title='49 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9948636/posts/default/114091116588674699'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9948636/posts/default/114091116588674699'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogaska.blogspot.com/2006/02/critiques-cin-express-ii.html' title='Critiques Ciné Express (II)'/><author><name>Aska</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00580858659392833832</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>49</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9948636.post-114088381909345811</id><published>2006-02-25T07:30:00.000-08:00</published><updated>2006-02-25T08:10:19.216-08:00</updated><title type='text'>Les Bronzés 3 : Amis Pour La Vie</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Vu le 15/2/2006 à l'UGC George V salle 2&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Langue&lt;/span&gt; : français&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Conditions&lt;/span&gt; : correctes&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Post Générique&lt;/span&gt; : même pas. De toute façon, il y avait une bonne dizaine de gros nazes qui restaient debout à bêtement regarder l'écran. On voit quelques images pendant le générique qui est très court.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;L'histoire en une phrase&lt;/span&gt; : Nathalie, Bernard, Jean-Claude, Popeye, Gigi et Jérôme se retrouvent au soleil dans un hôtel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Critique :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 1978, &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0077276/"&gt;Les Bronzés&lt;/a&gt; sort en salle et fait 2.3 millions d'entrées à sa sortie. Succès assez grand, je ne le trouve pas fracassant non plus, qui permet la mise en chantier d'une suite. A peine plus d'un an plus tard, &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0078907/"&gt;Les Bronzés Font Du Ski&lt;/a&gt; sort et s'arrête à 1.5 millions. &lt;br /&gt;La suite, tout le monde la connaît (comme le début), les personnages sont cultes et l'audimat explose à chaque passage à la télévision. Parfois, le film fait plus de part de marchés qu'un épisode de Navarro, c'est dire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rappelons un peu les faits, parlons un peu de genre, &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Les Bronzés est surtout une comédie de moeurs à savoir que le film dissèque une époque où l'accès aux loisirs, aux vacances devenait accessible au plus grand nombre. &lt;/span&gt;L'équipe du Splendid souligne les travers d'une micro société cohabitant dans un village de vacances moyen de gamme. Et elle sait de quoi elle parle car les membres ont animé des camps de vacances pendant trois ans (d'où ils tirèrent la pièce Amour, Coquillage Et Crustacés dont Les Bronzés est l'adaptation).&lt;br /&gt;Le collier de perle qui sert de monnaie, les sauts d'eau pendant la photos de groupe, la sortie dans un village « typique », la course en canoë, les jeux du soir... Les Bronzés fourmille de détails précieux pas directement drôles mais qui décrivent une réalité dérisoire et un peu navrante. Dans cette optique, Les Bronzés est vraiment corrosif et nous touche.&lt;br /&gt;A peu de chose près, la satire semble crédible et même réaliste. Je n'ai jamais été dans un village de vacances mais je suis persuadé que l'ambiance devait ressembler à ça. C'est presque une photo de la société de loisir de l'époque, si fine et persuasive que Les Bronzés peut s'abstenir de toute véritable intrigue.&lt;br /&gt;Les Bronzés est aussi indéniablement une comédie de caractères nous faisant découvrir une brochette de beaufs, losers, pétasses et dragueurs de bas étage interprétés avec ferveur et sincérité par une troupe du Splendid en état de grâce.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les Bronzés fut donc un succès public qui appela une suite mise rapidement en chantier vu que Les Bronzés Font Du Ski sortit un an seulement après le premier film. Faute d'avoir beaucoup de temps (à vrai dire, je me demande comment la production de cette suite fut si rapide) pour peaufiner une nouvelle comédie sur notre société, la troupe du Splendid prolonge la comédie de caractère en choisissant de se focaliser sur les personnages qu'ils ont créés et en poussant la caricature. Indéniablement, le plus réussi est le couple Bernard/Nathalie hallucinant de sans-gêne, de culot et prétention (la séquence où ils virent de leur appartements les copropriétaires est à mourir de rire, « eh! Vous avez oublié votre Scrabble! »).&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;On constatera que l'humour dans ce second opus est plus direct, plus ouvertement drôle. Le Splendid choisit de ne pas faire dans la dentelle et ça marche : c'est moins subtil, pas forcément plus grinçant, mais on rit.&lt;/span&gt; La comédie deviendra aussi culte, voire plus que Les Bronzés car la plupart des gens à qui j'en ai parlé préfère ce film au premier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pendant un temps fut évoqué l'idée d'un Bronzés A New-York mais le sort en décida autrement et ce n'est que 25 ans plus tard que sort &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0445800/"&gt;Les Bronzés 3, Amis Pour La Vie&lt;/a&gt;. Bien que l'idée ait été certainement entretenue par des producteurs et/ou les médias, faire un troisième film est avant tout une demande du public. Nombreux sont les fans qui désiraient une suite qui finit par venir. De fait, difficile de dire que Les Bronzés 3 est purement mercantile. Il répond à la demande direct d'un public réjoui de retrouver toute l'équipe réunie à nouveau, même Bruno Moynot, Dominique Lavanant et Martin Lamotte font le déplacement, mais la démarche des acteurs est sans doute sincère surtout que l'idée de refaire un film ensemble leur trottait dans la tête.&lt;br /&gt;J’avais l’espoir de retrouvailles à travers un Astérix 3 réalisé par Jugnot. Le scénario fut hélas refusé par Uderzo pour des raisons plus ou moins liées à un éloignement avec l’esprit des albums ce qui ne peut, par ailleurs, qu’accabler quand on a parcouru la dernière « aventure » du gaulois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On peut aussi quand même gloser sur le budget de 35 millions d'euros pour un film se déroulant exclusivement dans un hôtel et ses environs (les intérieurs ont été tournés en studio) avec pour effet spécial une explosion de lèvres vraiment ratée. Par comparaison, &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0344510/"&gt;Un Long Dimanche De Fiançailles&lt;/a&gt; a été produit pour 45 millions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quant au film, il n'y a pas d'erreur sur la marchandise, ce sont bien les mêmes personnages en pire : le sort s'acharne sur le pauvre Jean Claude Dus, Bernard devient comme paralysé une bonne partie du film, Popeye (qui veut se faire appeler Robert...) est d'une stupidité navrante et a un gros problème de vocabulaire, Jérôme est plus ou moins un SDF, Gigi est toujours aussi nunuche et dessine des chiens. Seule Nathalie, toute grossière qu'elle puisse être, semble encore avoir encore quelque chose en elle qui ne la rende pas irrécupérable.&lt;br /&gt;Sur la papier, je dois reconnaître que ça peut me faire rire. Le verdict pour le troisième opus est pourtant sans appel : je n'ai pas beaucoup ri. J'étais pourtant dans d'assez bonnes dispositions mais les personnages semblent presque creux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En plus, Les Bronzés 3 multiplie les sous-intrigues vraiment peu intéressantes et prétextes à des situations et quiproquos convenus. Révélation d'homosexualité, marivaudages actuels et passés, trafic de langoustes... autant de  micro histoires poussives qui accouchent de situations peu comiques (l'échange du chien par exemple) et qui nous écarte un peu du caractère grinçant des personnages. Quant à cette histoire de bête à grosses griffes, elle laisse assez songeur et montre que Les Bronzés 3 est surtout une farce.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le film ne fait presque pas dans la comédie de moeurs. Quelques éléments de notre temps sont quand même abordés comme la chirurgie esthétique (les tee-shirts de Clavier sont rigolos). Au fond, ce troisième film pousse encore plus loin le virage amorcé par Les Bronzés Font Du Ski : la caricature et le mauvais goût finissent par régner. Dans ce genre mauvais goût et mauvais esprit, on se souvient d'&lt;a href="http://blogaska.blogspot.com/2005/02/espace-dtente.html"&gt;Espace Détente&lt;/a&gt; sortie l'an passé à la même époque. C'est autrement plus réussi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En retrait, Patrice Leconte ne fait pas grand chose, tente quelques trucs bancals comme une caméra subjective dans l'eau et sa mise en scène est sans surprise. En fait, ça manque même de tonus. Moi qui avait peur de me retrouver dans une comédie frénétique genre Les Couloirs Du Temps, je découvre un film où des potes se retrouvent aussi bien dans le film que dans la vie et qui se remémorent le bon vieux temps en profitant de ce séjour au soleil tout frais payés encore une fois dans le film comme dans la vie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On pourra toujours dire qu'on passe un bon moment. Ce ne serait pas vraiment faux. Peut-on cependant citer un gag dans Les Bronzés 3 plus drôle que la séquence, par exemple, du « blocage » dans le premier film?&lt;br /&gt;Mais après tout, les acteurs/scénaristes semblent prendre du plaisir à s'acharner sur les personnages qui les ont fait passer à la postérité et il faut relativiser car ce film n'est pas déshonorant du tout et ne sera pas « le film de trop » dans la filmographie des acteurs qui ont tout fait du nanard (Ma Vie Est Un Enfer, Sans Peur Et Sans Reproche) au culte (Le Père Noël Est Une Ordure, Les Visiteurs), du très mauvais (Les Anges Gardiens, Les Soeurs Soleil) au très bon film (Les Ripoux, Mes Meilleurs Copains, Twist Again A Moscou). L'équipe du Splendid n'avait de toute façon rien à prouver.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Autre raison d'être indulgent : l'effet « première fois ». Je repense aux deux premiers films et je me demande : si je les voyais aujourd'hui, aurais-je le même regard? Trouverais-ja ça « culte »? Difficile de répondre. Peut-être que dans le temps, j'en doute cependant, Les Bronzés 3 saura trouver sa place dans le panthéon des comédies.&lt;br /&gt;La conclusion est aussi que peut-être, dans la durée, je préfère les comédies de moeurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;La scène qui tue&lt;/span&gt; : rien de démentiel mais Lavanant est assez drôle avec ses postures "indiennes". Notons que son style a provoqué une &lt;a href="http://www.commeaucinema.com/mcm/news.php3?nominfos=53630"&gt;polémique&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;Mon avis express &lt;/span&gt;: Après 25 ans d'attente, Les Bronzés reviennent et effectivement ils sont les mêmes en pire. Loin de la comédie de moeurs d'antan, ce troisième film lorgne vers la farce et multiplie les intrigues poussives platement mises en scène. On ne doute pas de la sincérité des auteurs mais si leur bonne humeur est communicative, leur humour dans ce film l'est hélas beaucoup moins.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9948636-114088381909345811?l=blogaska.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogaska.blogspot.com/feeds/114088381909345811/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9948636&amp;postID=114088381909345811' title='1 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9948636/posts/default/114088381909345811'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9948636/posts/default/114088381909345811'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogaska.blogspot.com/2006/02/les-bronzs-3-amis-pour-la-vie.html' title='Les Bronzés 3 : Amis Pour La Vie'/><author><name>Aska</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00580858659392833832</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9948636.post-114030463204603461</id><published>2006-02-18T14:59:00.000-08:00</published><updated>2006-02-18T15:17:57.323-08:00</updated><title type='text'>Critiques Ciné Express (I)</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;C'est un fait : je n'ai pas pu critiquer tout ce que je voulais l'an passé faute de temps. J'aimerais pourtant parler un peu de tout ce que je vois. C'est pour cette raison que je vais ici vous parler plus brièvement des films que j'ai vu et que je n'ai, hélas, pas trop le temps de commenter un peu plus. Je remarque qu'ils ont fait la même chose sur le site de &lt;a href="http://www.mad-movies.com/"&gt;Mad Movies&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;Par ailleurs, je me suis inscrit au site &lt;a href="http://www.ecranlarge.com/"&gt;EcranLarge&lt;/a&gt; sous le pseudo superaska. Le système des enchères semble intéressant. Si quelqu'un veut que je le parraine, qu'il n'hésite pas à me contacter car, si j'ai bien compris, ce sera bénéfique pour nous deux!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a style="font-weight: bold;" href="http://www.imdb.com/title/tt0110008/"&gt;Pompoko&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Vu le 23/01/2006 à l'UGC George V salle 5&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un film du studio Ghibli ça ne se refuse pas. Pompoko date de 1994, une époque où on n'osait pas trop sortir en salle les dessins animés japonais. C'est quelque part tant mieux pour moi car à cette époque, je n'aurais pas été le voir. Pompoko est un film de l'autre grand réalisateur du studio : &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0847223/"&gt;Isao Takahata&lt;/a&gt; qui a réalisé notamment Le Tombeau Des Lucioles, un des films les plus tragiques que j'ai vu de ma vie (je ne pense pas avoir la force de le revoir d'ailleurs).&lt;br /&gt;Pompoko raconte donc la lutte difficile des tanukis, sorte de raton laveurs asiatiques et polymorphes, face aux humains qui détruisent leur forêt pour construire une ville nouvelle.&lt;br /&gt;A la vue du film, on pourra toutefois trouver quelques raisons aux réticences des distributeurs à sortir ce film primé au festival d'Annecy : les tanukis mâles utilisent leurs testicules comme de la pâte à modeler et les références culturelles locales pouvaient avoir de quoi en laisser plus d'un sur le carreau. Ce serait toutefois dommage de se priver de cette séquence incroyable de « bataille » où les tanukis tentent en nombre d'attirer l'attention des humains grâce à leurs dons de transformistes usant de figures issues de l'imaginaire du pays du soleil levant.&lt;br /&gt;Alors, on crie au chef d'oeuvre? Pas tout à fait car Pompoko souffre de gros problèmes de rythme. Dans un entretien à Télérama, on lit que Takahata est un « amateur de haïkus qui sait la valeur de l'épure et de la concision ». Dommage que la narration de Pompoko soit tout le contraire avec une voix-off omniprésente, bavarde et explicative si bien que les deux heures du métrage pèsent un peu.&lt;br /&gt;Pompoko est presque est déception par rapport à mon attente et aux critiques unanimes de la presse. Mais Pompoko demeure un métrage très recommandable, une fable originale et cocasse (et parfois drôlement grotesque), souvent lyrique et douce amère. C'est aussi un pamphlet écologique jusqu'au-boutiste où Takahata puise dans l'imaginaire de son pays pour nous mettre en garde contre les dérives et l'opportunisme des sociétés modernes qui, dans son film, phagocytent littéralement toute autre culture.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a style="font-weight: bold;" href="http://www.imdb.com/title/tt0413015/"&gt;Madame Henderson Présente&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Vu le 25/01/2006 à l'UGC George V salle 3&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Projet initié par &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0001364/"&gt;Bob Hoskins&lt;/a&gt;, producteur sur le film, Madame Henderson Présente raconte une l'histoire vraie d'un théâtre londonien qui inaugura le spectacle en continu et persévéra pendant la guerre. Le petit plus sera l'aspect « naturaliste » du spectacle dévoilant des tableaux vivants de femmes dans le plus simple appareil. Elégant dès le générique, le film de &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0001241/"&gt;Stephen Frears&lt;/a&gt; nous présente la récente veuve Henderson, joué par une formidable &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0001132/"&gt;Judi Dench&lt;/a&gt;, qui prend le temps d'un voyage en barque pour porter le deuil puis d'aller de l'avant.&lt;br /&gt;Le style « so british » de l'intrigue, où « veuve » et « excentrique » sont des synonymes, fait alors corps avec Miss Henderson, dont le culot et la fortune ainsi qu'un secret guidant ses choix, permettront au Windmill Theatre de surmonter la censure et d'assurer le spectacle à tous les publics surtout les soldats de sa majesté.&lt;br /&gt;Et côté spectacle, c'est souvent l'émerveillement et la drôlerie. Illuminé par le charme de Keilly Reilly et le jeu aérien de Will Young, vraiment très bon pour son premier rôle,  Madame Henderson Présente se révèle vraiment chantant.&lt;br /&gt;En plus, Stephen Frears s'amuse à donner à son film des accents de comédie romantique, certes plutôt platonique, à travers le couple Henderson/Van Damm(Bob Hoskins, peut-être sa meilleure performance), ce dernier étant le metteur en scène des spectacles. Ces deux personnages hauts en couleur, parvenus et vieillissants, n'ont plus besoin de rendre des comptes et il en résulte une série confrontations/admirations d'où ressortent les règles classiques du jeu de la séduction au cinéma.&lt;br /&gt;Madame Henderson Présente est au final une belle réussite. Jamais ennuyeux, avec ses dialogues ciselés et drolatiques, une reconstitution colorée et une mise en scène élégante, le film est une attachante comédie anglaise. Ca paraît si simple.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a style="font-weight: bold;" href="http://www.imdb.com/title/tt0414387/"&gt;Orgueil Et Préjugés&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Vu le 31/01/2006 à l'UGC George V salle 2&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après Madame Henderson Présente sorti deux semaines plus tôt, on reste dans le film anglais avec cet Orgueil Et Préjugés à la bonne réputation et les nominations aux oscars qui vont avec. On retrouve même deux actrices du film : Kelly Reilly et Judi Dench.&lt;br /&gt;Adaptation d'un roman de Jane Austen, Orgueil Et Préjugés nous narre l'histoire des cinq soeurs Bennet toutes bonnes à marier dans l'Angleterre traditionnelle du 18è et plus particulièrement celle d'Elisabeth, belle et farouche. Tout le film sera une succession de bals, de révérences, de regards et de bonnes manières, la mère Bennet (&lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0000950/"&gt;Brenda Blethyn&lt;/a&gt;, truculente) complotant pour marier ses filles, assurer leur avenir et indirectement, mais sciemment, le sien.&lt;br /&gt;Film à costumes, ils sont superbes,  Orgueil Et Préjugés est aussi un film riche en dialogues qui sonnent souvent comme des duels entre futurs amoureux ou personnes de rangs différents. Les bons mots, ironiques ou hilarants, sont nombreux. Et le mérite principal de &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0942504/"&gt;Joe Wright&lt;/a&gt; est d'avoir su restituer toutes ces joutes verbales avec légèreté et un très bon sens de l'humour, directement burlesque ou ironique. Par contre, et c'est tout à son honneur, les histoires d'amour sont clairement racontées sans second degré. Un côté très fleur bleue qui pourrait faire ricaner mais les images, les lumières et les lieux sont magnifiques et permettent à Orgueil Et Préjugés de devenir un sérieux candidat pour le film le plus romantique de l'année.&lt;br /&gt;Quant à la caméra de Joe Wright, rien de plan plan mais bel et bien du mouvement avec même un habile et réjouissant plan séquence lors d'un bal.&lt;br /&gt;Orgueil Et Préjugés est aussi un superbe écrin pour les interprètes tous excellents comme &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0461136/"&gt;Keira Knightley&lt;/a&gt;. Après des rôles jouissifs et musclés dans Domino et Le Roi Arthur, elle s'impose tout en minauderies et moues craquantes. Nous assistons peut-être à la naissance d'une véritable grande actrice.&lt;br /&gt;Et &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0000661/"&gt;Donald Sutherland&lt;/a&gt;, dans le rôle du père Bennet, regarde toute ces agitations ironiques d'un air malicieux, ironique mais aussi naïf, touché en plein coeur par les histoires d'amour de ses filles. Il est finalement à l'image des spectateurs heureux que nous sommes, charmés de bout en bout.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9948636-114030463204603461?l=blogaska.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogaska.blogspot.com/feeds/114030463204603461/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9948636&amp;postID=114030463204603461' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9948636/posts/default/114030463204603461'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9948636/posts/default/114030463204603461'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogaska.blogspot.com/2006/02/critiques-cin-express-i.html' title='Critiques Ciné Express (I)'/><author><name>Aska</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00580858659392833832</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9948636.post-114019190854671185</id><published>2006-02-17T07:39:00.000-08:00</published><updated>2006-02-19T08:13:38.510-08:00</updated><title type='text'>Munich</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Vu le 29/01/2006 au Max Linder Panorama Salle 1&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Langue&lt;/span&gt; : anglais&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Post Générique&lt;/span&gt; : non&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Conditions &lt;/span&gt;: la salle est excellent. Trois niveaux. Je me trouvais au troisième. J'aurais peut-être du aller au second mais c'était bien. A part ça, j'ai eu envie d'uriner, comme pour &lt;a href="http://blogaska.blogspot.com/2005/04/million-dollar-baby.html"&gt;Million Dollar Baby&lt;/a&gt;. C'est lourd.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;L'histoire en une phrase&lt;/span&gt; : Suite au massacre de leurs athlètes lors des JO de 1972 par un groupe terroriste, l'Israël lance une opération secrète pour assassiner les principaux commanditaires de cet outrage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;Critique : &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0000229/"&gt;Steven Spielberg&lt;/a&gt; enchaîne les films pour notre plus grand bonheur. Tous ses films des années 2000, du beau et personnel A.I. au terrifiant Guerre Des Mondes sont de très grandes réussites. Même s'il n'est pas parfait,  &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0408306/"&gt;Munich&lt;/a&gt; maintient le cap.&lt;br /&gt;Munich est fondé sur des faits réels. Et c'est tout. Le scénario s'est notamment appuyé sur un livre controversé intitulé Vengeance: The True Story Of An Israeli. Quoi qu'il en soit, il sera difficile de connaître un jour ce qui s'est vraiment passé. Il ne s'agit donc pas pour Spielberg de raconter une histoire vraie ou de refaire l'histoire mais par le biais de ces événements tragiques, l'interprétation des événements du passé permet à Spielberg de nous donner sa vision de notre monde. Difficile pour moi de dire si elle est juste, mais ses pistes sont pertinentes et il nous les livre avec son sens inné (et acquis) de l'entertainment.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Munich va donc suivre les traces d'Avner et de son groupe d'intervention qui va traquer et abattre les organisateurs de la prise d'otage sanglante lors des jeux olympiques de 1972. Ce groupe n'a aucune existence légale et est en charge d'une sorte de vengeance qui traduit la volonté d'Israël de répondre à la violence des terroristes, de leur faire comprendre qu'ils ne resteront pas sans agir après un tel acte quitte à faire des compromissions avec leurs principes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au fil des assassinats, Spielberg nous rappelle que la vengeance n''est pas nécessairement salvatrice de deux manières. La plus évidente repose sur l'idée simple que la violence engendre la violence, que la mort d'un commanditaire ne fait que précéder son remplacement par un autre ou par plusieurs autres. C'est l'escalade de la violence. Cet aspect est certes très appuyé (jusqu'au tout dernier plan du film) mais peut-on le reprocher au réalisateur alors que l'Histoire lui donne souvent raison?&lt;br /&gt;L'autre manière est un parallèle entre les meurtres et l'état psychologique et physique d'Avner dont le teint devient de plus en plus blafard. La vengeance qu'il mène n'engendre chez lui ni libération ni même un simple  soulagement. Au contraire, il devient tendu, méfiant, au bord de l'explosion, habité par la violence de ses actes et surtout de celle du massacre de ses compatriotes dont le déroulement morbide survient tout au long du film jusqu'à cette étreinte avec sa femme, plutôt casse-gueule, mise en parallèle avec l'attaque ratée contre les terroristes (notons qu'elles sont vues comme si Avner vivait ces moments de l'intérieur. Comme un... réalisateur?). Avner vit alors dans la peur et dans la douleur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quoi qu'il en soit, il ressort un des aspects de nos sociétés modernes : la peur et la paranoïa. Avner personnifie donc cette peur et cette confusion dans ses certitudes. Il est peut-être plus que ça car son aspect plutôt humain, un peu décalé par rapport à sa mission, en fait plus un choix de réalisateur qu'un choix militaire et témoigne bien de la volonté du metteur en scène non pas de faire un documentaire mais de raconter un drame humain et de décrypter notre époque.&lt;br /&gt;En effet, il n'est sans doute pas si difficile de trouver au sein du Mossad des tueurs froids et surs qui n'auront aucun remord après cette vengeance d'état. Le choix du chef de cette équipée mortelle ne semble pas être l'idée qu'on se fait de l'homme de la situation. Les dignitaires israéliens justifient ce choix en prétextant justement qu'il faut faire le choix inattendu d'un agent sans histoire. Quoiqu'il en soit,  Spielberg n'a pas choisi un superhéros ou un agent-machine pour mener la barque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enrôlé dans cette cause juste, la violence de la réalité éclate littéralement à la gueule d'Avner à l'image de l'explosion de la bombe dans l'hôtel. La complexité du monde lui fait perdre ses certitudes tandis que la confiance et le soutien de ses supérieurs peut avoir des allures de manipulation. Il y a aussi un certain mimétisme avec ceux-ci puisqu'il n'hésite pas à sortir du cadre de sa mission, parfois au nom de celle-ci, pour accomplir certaines exécutions. Enfin, pour traquer les terroriste, il est obligé de traiter avec des forces presque occultes s aux contours peu définies et au jeu ambivalent, toute la séquence assez drôle de la planque l'attestant.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Incompréhension d'un monde trop complexe et violent, perte de ses certitudes, perte de confiance envers ses gouvernants, prêt à tomber dans la théorie du complot, peur et paranoïa, Avner sera laissé livré à lui-même dans le cycle sans fin de la violence. Au fond, cet Avner est peut-être un homme de notre temps, un très beau personnage.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Reste que le propos de l'auteur n'est pas toujours à la hauteur. On pourra regretter un rythme un peu laconique et ce n'est pas seulement mon envie d'uriner pendant la deuxième partie de la séance qui m'a fait trouver le temps long. Spielberg essaye d'aborder tous les aspects du problème à travers une foultitude de personnages (200 rôles parlants) qui rendent Munich un peu bavard surtout que certains dialogues sont un peu justes, comme celui entre Avner et le terroriste palestinien. Plus embêtant, le groupe d'assassins n'est pas toujours convaincant chacun des personnages étant réduits trop lourdement à des figures figées. Seul Avner évoluera dans le film.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais il ne faut pas oublier le principal : Steven Spielberg n'a pas vraiment renoncer à faire du cinéma et il se montre le plus souvent fichtrement en forme!&lt;br /&gt;Munich, c'est aussi la reconstitution bluffante d'une époque, particulièrement ce Paris des années 70  qui a ébloui mes yeux de parigot (tête de veau). Pour l'occasion, le spectateur pourra croiser dans Munich de nombreux acteurs français tous talentueux particulièrement le duo &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0023832/"&gt;Mathieu Almaric&lt;/a&gt;/&lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0003909/"&gt;Michaël Lonsdale&lt;/a&gt; responsable d'une mystérieuse organisation fournissant des informations sur les cibles du groupe d'Avner. Notons dans ce groupe, la présence tout en puissance de &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0185819/"&gt;Daniel Craig&lt;/a&gt;, futur James Bond. Je lui souhaite bonne chance (surtout depuis que j'ai appris que le &lt;a href="http://www.aintitcool.com/display.cgi?id=22440"&gt;script&lt;/a&gt; de &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0381061/"&gt;Casino Royale&lt;/a&gt; n'était forcément pas bon).&lt;br /&gt;Munich est aussi un excellent film d'espionnage. On n'aura pas fini de dire que Spielberg se sera beaucoup inspiré des films d'espionnage des années 70. Le résultat est très bon avec suffisamment de détails, ainsi toute la partie d'assignation de la mission avec notamment l'obsession de la note de frais lors d'une scène très drôle, et d'intrigues géopoliticiennes pour paraître crédible. Quant aux meutres en eux-mêmes, ils sont crues et dures, une violence sèche et concise même lors de la mémorable séquence de fusillade à Beyrouth.&lt;br /&gt;On l'a déjà dit aussi, la collaboration de Spielberg avec Janusz Kaminski est de plus en plus fructueuse et les images de Munich sont tout simplement magnifiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, on retrouve sur le fond comme sur la forme la patte du metteur en scène. Nous avons même droit à une superbe Spielbergerie (mot employé par Télérama à propos de certains aspects de Saving Private Ryan) soit une séquence qui porte la marque Spielberg. Ici, c'est la scène de la fillette qui répond au téléphone piégé, un modèle de suspense que beaucoup trouvent agaçants. Autres exemples : Timmy sur la barrière électrique dans Jurrassic Park ou la douche dans La Liste De Schindler.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et bien sur, Munich parle de la famille, un des thèmes de prédilection de l'auteur. L'absence de sa famille joue un rôle prépondérant dans l'état psychologique d'Avner. Spielberg va aussi plus loin en évoquant l'idée que la « vraie » terre pourrait être tout simplement sa propre famille qu'elle soit en Israël ou aux USA. Naïf peut-être, mais la vision est sincère et indispensable aux yeux de l'auteur qui, en décrivant une réalité plutôt pessimiste, voulait surtout nous délivrer « une prière pour la paix ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;La scène qui tue&lt;/span&gt; : l'explosion dans la chambre d'hôtel. Soudain, sourd et gore auxquels succède  panique et effroi. Terrible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Mon avis express&lt;/span&gt; : En se basant sur des faits réels, la prise d'otage sanglante aux jeux olympiques de Munich en 1972, Steven Spielberg nous livre une vision de notre monde. C'est un pari risqué. Et Munich n'est à ce titre pas toujours convaincant et la volonté de rendre compte de la complexité des enjeux alourdit parfois le film. Mais le propos demeure souvent pertinent et surtout, Munich est un mémorable film d'espionnage, sec et violent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Note &lt;/span&gt;: on ne le dira jamais assez, le magazine Mad Movies est excellent et je conseille à tous la lecture de la critique, selon moi définitive, du film Munich dans le numéro du mois de janvier (attention je ne parle pas de celle du site, très bonne au demeurant).&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9948636-114019190854671185?l=blogaska.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogaska.blogspot.com/feeds/114019190854671185/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9948636&amp;postID=114019190854671185' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9948636/posts/default/114019190854671185'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9948636/posts/default/114019190854671185'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogaska.blogspot.com/2006/02/munich.html' title='Munich'/><author><name>Aska</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00580858659392833832</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9948636.post-113846503947868295</id><published>2006-01-28T07:44:00.000-08:00</published><updated>2006-01-28T08:17:19.530-08:00</updated><title type='text'>Le Secret De Brokeback Mountain</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Vu le 24/01/2006 à l'UGC Normandie Salle 1&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;Langue&lt;/span&gt; : anglais&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Conditions &lt;/span&gt;: bonnes&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Post générique&lt;/span&gt; : non&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;L'histoire en une phrase&lt;/span&gt; : Jack et Ennis vivent une passion foudroyante lorsqu'ils gardent un troupeau de moutons, une passion qui ne les quittera plus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Critique&lt;/span&gt; :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0388795/"&gt;Le Secret De Brokeback Moutain&lt;/a&gt; a des allures de western moderne. Jake et Ennis sont certes des cowboys mais nous sommes loin des canons du genre. Rien dans leur activité est sublimé, comme si l'âge d'or était passé. Un cowboy garde les animaux du troupeaux, donne à manger aux vaches, roule dans des voitures pourries et se nourrit essentiellement de haricots... un quotidien peu réjouissant et peu rémunérateur au vu de la vie que mènera Ennis tout au long du film. Ne reste que quelques vestiges : les tenues vestimentaires, avec les chapeaux et qui évoluent peu à peu jusqu'à l'esthétique que le grand public (i.e. moi) connaît bien grâce à &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0077000/"&gt;Dallas&lt;/a&gt;, et bien sur les beaux panoramas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est sur cette base que le metteur en scène &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0000487/"&gt;Ang Lee&lt;/a&gt; tente de faire accepter l'histoire d'amour entre les deux hommes aux spectateurs. Toute la première partie s'y emploie dans les magnifiques  paysages de Brokeback Mountain où Jack et Ennis gardent un troupeau de moutons séparément. Quelques activités (la chasse), des conversations/confessions du grave (Ennis racontant son enfance) à l'amusant (le mélange du troupeau avec un autre – à bien y réfléchir, ça ne doit cependant pas être drôle du tout à vivre) vont peu à peu les rapprocher . Et ce qui aurait pu être le point de départ d'un autre western parlant d'une histoire d'amitié (par exemple, &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0316356/"&gt;Open Range&lt;/a&gt;) devient une histoire d'amour relativement improbable et déclenchée par un embarrassant coup du sort (cuite + froid glacial). Improbable car elle n'aurait pas vraiment été évidente pour moi si je n'avais pas su à l'avance la nature de la relation entre Jake et Ennis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et je ne vais pas ici faire semblant de ne m'attacher qu'aux sentiments, de  faire le grand tolérant qui ne fait pas la distinction entre hétérosexualité et homosexualité tout simplement parce que ce n'est pas si simple : les passions entre hommes me laissent froid et celle-ci est amenée à peu près proprement mais sans flamme. Et la scène de sexe, heureusement courte, m'a mis mal à l'aise.&lt;br /&gt;Un malaise d'autant plus grand que leur relation possède une certaine violence, en partie due au refoulement des deux hommes puis à leur frustration au moment de la séparation, si bien que c'est un peu l'amour vache (ou mouton comme on m'a soufflé) ce que je n'aime pas non plus particulièrement (c'était rudement mieux fait dans &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0416320/"&gt;Match Point&lt;/a&gt; d'ailleurs).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ne me reste plus qu'à accepter cette passion pour suivre le film. La plénitude que vivent les deux hommes une fois qu'ils ont franchi leurs craintes réservent d'ailleurs quelques jolies moments. La séparation est également assez douloureuse et très silencieuse, comme leur rencontre. La deuxième partie du film démarre. Brokeback Mountain n'est alors plus un western mais un authentique et beau  mélodrame sur un amour impossible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La psychologie des deux amants est pour beaucoup dans cette réussite. Chacun des deux amants sont animés d'une même passion mais d'une vision sur celle-ci radicalement opposée. Sensible, Jack vit dans un rêve. Il cache son homosexualité, nous sommes dans un monde où elle est très difficilement acceptée, mais finit par la reconnaître comme le montre sa visite à la frontière mexicaine. Il est même prêt à la déclarer en rêvant sa vie avec Ennis. Jack vit dans l'espérance, prêt à tout abandonner et à en payer les conséquences.&lt;br /&gt;Bourru, le dialogue court, Ennis tombe dans l'excès inverse. Il est aussi fou amoureux que Jack mais incapable d'assumer cet amour auquel il n'est pas préparé, auquel il n'avait jamais pu songer, son enfance étant marquée par un épisode tragique. Il finit par être complètement bloqué, incapable de vivre, ni bon amant, ni bon mari, car excessivement maladroit pour cacher sa liaison à sa femme Alma (&lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0931329/"&gt;Michelle Williams&lt;/a&gt;). Il ne peut alors plus rien exprimer. Seule sa fille aînée lui arrache quelques moments d'affection. &lt;br /&gt;Il fallait pour renforcer ces aspects deux acteurs solides et complémentaires. &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0350453/"&gt;Jake Gyllenhaal&lt;/a&gt; et &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0005132/"&gt;Heath Ledger&lt;/a&gt; se révèlent être un choix miraculeux. Et au jeu du « lequel des deux est le meilleur », j'avouerais une certaine préférence pour Heath Ledger qui m'avait déjà fortement impressionné dans &lt;a href="http://blogaska.blogspot.com/2005/11/les-frres-grimm.html"&gt;Les Frères Grimm&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La mise en scène d'Ang Lee a, quant à elle, beaucoup d'élégance et le sens du non dit. Plusieurs éléments resteront en suspens dans Brobeback Mountain notamment sur l'événement qui mènera à la dernière partie du film mais aussi la relation entre Ennis et sa famille, particulièrement ses enfants dont seule la fille aînée semble encore le voir.&lt;br /&gt;Ang Lee évite aussi tout poncif formel, limitant au maximum coïncidences et quiproquos, et ne cède pas aux clichés comme celui de l'homosexuel chochotte. Il en joue même de manière indirecte lors l'affirmation de la virilité de Jack, représentant le plus sensible des deux hommes, face à sa belle famille lors d'un dîner de Thanksgiving drolatique autour d'un poste de télévision.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et il filme bien l'antagonisme des deux personnages, nécessairement au coeur de la relation qui ne consistera plus qu'à revivre, le temps d'une poignée de week-ends par an, la saison qu'ils vécurent à Brokeback Mountain. Chacun de ces moments exacerbera de plus en plus leurs différences et l'impossibilité et la folie de leur amour.&lt;br /&gt;Ang Lee trouve finalement le ton juste pour nous raconter cette histoire d'amour. La pression extérieure est tout le temps présente dans le film mais l'auteur montre que c'est surtout la pression que les deux amoureux se créent, la vie qu'ils mènent, qui les déstabilisent. Et Ang Lee n'aura donc pas besoin de recourir à des éléments externes pour achever son film mais juste de la simple et terrible fatalité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est la dernière partie sous forme de pèlerinage qui est véritablement bouleversante et profondément mélodramatique. Quinze ou vingt minutes de grand cinéma qui nous happent, trop heureux d'avoir vu un film dont la qualité va crescendo. Il faudra alors être de marbre pour ne pas être touché par le dernier plan. Pathétique, dérangeant, triste. Marquant. J'en suis encore tout troublé. Ang Lee m'a eu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;La scène qui tue&lt;/span&gt; : voir le dernier paragraphe de la critique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Mon avis express&lt;/span&gt; : Ang Lee raconte l'histoire de deux âmes soeurs, leur amour impossible. D'abord western bancal où l'histoire d'amour est racontée comme une histoire d'amitié avec une cuite qui fait passer à l'acte, Le Secret De Brokeback Mountain devient peu à peu un grand et beau mélodrame tout en retenue au final inoubliable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Revoir le film&lt;/span&gt; : oui (il faudrait que je m'y mette car, à part Star Wars 3, je n'ai pas revu un seul film de 2005)&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9948636-113846503947868295?l=blogaska.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogaska.blogspot.com/feeds/113846503947868295/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9948636&amp;postID=113846503947868295' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9948636/posts/default/113846503947868295'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9948636/posts/default/113846503947868295'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogaska.blogspot.com/2006/01/le-secret-de-brokeback-mountain.html' title='Le Secret De Brokeback Mountain'/><author><name>Aska</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00580858659392833832</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9948636.post-113840208717532766</id><published>2006-01-27T14:34:00.000-08:00</published><updated>2006-01-27T14:48:07.256-08:00</updated><title type='text'>Un Ticket Pour L'Espace</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Vu le 24/01/2006 à l'UGC George V salle 1&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Langue&lt;/span&gt; : français&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Conditions&lt;/span&gt; : bonnes&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Post Générique&lt;/span&gt; : une courte scène, très drôle, au début du générique&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;L'histoire en une phrase &lt;/span&gt;: Stéphane Cardoux, un acteur raté, gagne un ticket gratuit pour aller dans l'espace (on peut pas dire que je me sois foulé pour ce résumé).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;Critique :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Kad et Olivier me font rire. J'ai beaucoup ri à &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0338828/"&gt;Mais Qui A Tué Pamela Rose&lt;/a&gt; et &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0444519/"&gt;Un Ticket Pour L'Espace&lt;/a&gt; est leur nouvelle comédie, très réussie.&lt;br /&gt;Avec le recul, les trois premières minutes, deux gags, un générique et un plan, livrent les clés du film.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On démarre donc fort avec un prégénérique fait de récompenses factices et improbables tandis qu'une courte promenade en hélicoptère nous permet de faire connaissance avec la terre natale du pilote qui est un... mouton qui ne parle qu'en bêlant. Outre la référence possible au sérieux &lt;a href="http://www.jimbo.info/weblog/archives/chewbacca.jpg"&gt;Chewbacca&lt;/a&gt;, on ne peut que trouver drôle l'incongruité de cette situation. Ou navrant. En tout cas, Kad et Olivier sont très honnêtes car ils donnent le ton dès le début, leur ton. Et lâchons le morceau sans plus attendre : Un Ticket Pour L'Espace tient la route comique du début à la fin. Les gags s'enchaînent sans temps mort, sans vrais baisses de régime et sans non plus un rythme frénético-fatiguant à la &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0688585/"&gt;Jean Marie Poiré&lt;/a&gt; période 1995-2000. Et les idées et trouvailles les plus farfelues fusent (la voix de la fusée, le masque de Canet, Marina Foïs en bretonne pure et dure, Miss France, le dindon, la sortie de la cellule vitrée...). Tout n'est pas à mourir de rire mais chacun peut y trouver son compte. Rien que pour ça, Un Ticket Pour L'Espace mérite qu'on s'y attarde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'autre aspect du film est donné par le générique, un générique et une musique très action hollywoodienne. Suit un beau plan archi-connu pour les démarrages de film, un survol en rase motte d'un vaste paysage avec la caméra vers l'infini comme on a pu en voir par exemple dans  &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0319262/"&gt;Le Jour D'Après&lt;/a&gt;. Un Ticket Pour L'Espace s'inscrit dans la parodie de thriller/film d'action, pas la parodie tape à l'oeil et complaisante, qui est généralement une compilation de gags, mais une parodie qui respecte les codes du genre visé avec une histoire cohérente et une vraie imagerie. Cette distinction est pour moi très claire lorsqu'on compare Austin Powers 1, qui est presque un hommage, et Austin Powers 2, qui est une suite de sketches, hilarants malgré tout.&lt;br /&gt;Le metteur en scène &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0489309/"&gt;Eric Lartigeau&lt;/a&gt; l'a bien compris : si le coeur du film est la comédie, le reste n'est pas du tout approximatif. Ainsi il fuit la référence foireuse et les décors prétextes. Un Ticket Pour L'Espace, comme Mais Qui A Tué..., dispose de décors très chiadés parfois loufoques mais crédibles et vraiments détaillés. Dans la base spatiale, rien ne semble avoir été laissé au hasard des tables de salle à manger futuristes et fonctionnelles aux lits incurvés. De même, les effets spéciaux sont très bien faits et parfaitement intégrés à l'ensemble. Au final, esthétiquement, le film a de l'allure.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quant à l'histoire, elle n'est pas extraordinaire mais tout ce qu'il y a de plus honnête, plus que leur précédent film. Je dirais même qu'il y a beaucoup plus de liant qu'une de mes comédies cultes récentes : La Tour Montparnasse Infernale. Certains rebondissements, comme celui lié à Charlemagne (!), créent même la surprise. Et, à force de flirter réellement avec le thriller, Un Ticket Pour L'Espace finit même par être authentiquement attendrissant sur la fin le temps d'une interview. Et finalement : est-ce vraiment une parodie?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Respect du spectateur et une certaine rigueur : épaulés par Eric Lartigau, Kad et Olivier sont sincères, ne pètent pas plus haut que leur cul et ne font pas dans la comédie prétexte « avec des comiques de la télévision » à l'image de Agent Double Zéro, Iznogoud et autre Jet Set 2. Et à la différence de ces comédies, ils réussissent le principal : nous faire rire. &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Prenez un ticket pour ce film qui a une carrière qu'il ne mérite pas.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;La scène qui tue&lt;/span&gt; : « ah bah non, pas besoin de l'appeler, il n'existe pas ». Oui il faut voir le film pour comprendre mais je me suis presque uriné dessus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;Mon avis express&lt;/span&gt; : Respect, rigueur et gags. Après leur drôle Mais Qui A Tué Pamela Rose, Kad et Olivier remettent le couvert dans cette comédie spatiale et font mieux! Tout en nous faisant (beaucoup) rire, l'équipe, dirigée avec sérieux par Eric Lartigau, n'oublie pas de raconter une histoire distrayante et bien foutue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;Revoir le film&lt;/span&gt; : oui!&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9948636-113840208717532766?l=blogaska.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogaska.blogspot.com/feeds/113840208717532766/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9948636&amp;postID=113840208717532766' title='1 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9948636/posts/default/113840208717532766'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9948636/posts/default/113840208717532766'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogaska.blogspot.com/2006/01/un-ticket-pour-lespace.html' title='Un Ticket Pour L&apos;Espace'/><author><name>Aska</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00580858659392833832</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9948636.post-113794849335379424</id><published>2006-01-22T08:29:00.000-08:00</published><updated>2006-01-27T14:49:42.750-08:00</updated><title type='text'>La Rumeur Court...</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Vu le 17/01/2006 à l'UGC Danton Salle 2&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Langue &lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;/span&gt;: &lt;span style="font-style: italic;"&gt;&lt;/span&gt;anglais&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Conditions&lt;/span&gt; : bonnes&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Post Générique&lt;/span&gt; : non&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;L'histoire en une phrase&lt;/span&gt; : et si le film Le Lauréat était une histoire vraie et que Mrs Robinson était la grand-mère de Sarah qui vient de se fiancer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0001661/"&gt;Rob Reiner&lt;/a&gt; a enchaîné les bons films dans les années 80. La filmo parle d'elle même : This Is Spinal Tap, Stand By Me, Quand Harry Rencontre Sally, Misery et le génial &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0093779/"&gt;Princess Bride&lt;/a&gt;. Sa carrière semble en avoir pris un coup tant commercialement que qualitativement depuis &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0110687/"&gt;North &lt;/a&gt;avec Elijah Wood. &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0398375/"&gt;La Rumeur Court&lt;/a&gt; ne sera certainement pas le film qui remettra le metteur en scène au premier plan.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'idée de départ est assez amusante. Sarah Huttinger découvre donc que sa grand mère serait à l'origine du livre puis du film Le Lauréat (que je n'ai pas vu, personne n'est parfait) et que Sarah pourrait ne pas être la fille de son père... Un doute, une rumeur de plus en plus fondée tant Sarah se trouve très différente de son père et sa soeur avec des preuves très hollywoodiennes : elle n'aime pas le tennis et ne conduis pas lentement en voiture.&lt;br /&gt;Quant aux femmes incriminées dans ces événements, elles sont évasives : la mère est morte et la grand-mère demeure acariâtre et revêche (C'est très à la mode les grand-mères acariâtres en ce moment).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au bout d'une demi-heure, nous comprenons que La Rumeur Court ne traitera pas cette idée, sauf lors d'une scène de confrontation d'une poignée de minutes, et empruntera prudemment le chemin de la comédie romantique. Niveau comédie, ce n'est pas si mal car le film comporte pas mal de répliques piquantes et autres saillies drolatiques. Pour autant, il y a très peu de comique de situation et quand le metteur en scène tente quelque chose, c'est raté comme cette hystérique séance de téléphone à plusieurs, pas drôle du tout.&lt;br /&gt;Quant au romantisme, il est plutôt inexistant et l'histoire est particulièrement moralisatrice. Après tout, La Rumeur Court ne raconte que l'histoire d'une fille, Sarah fraîchement fiancée qui ne sait plus ce qu'elle veut si ce n'est d'un peu d'aventure. Rien de tel pour l'aventure qu'une bonne cuite et un bon coup avec un dandy milliardaire. Après quelques invraisemblances téléphoniques d'usage, Sarah comprendra son erreur et s'excusera auprès de son adorable falot un peu énervé par cet écart mais amoureux transi. Tout est bien qui finit bien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Rumeur Court est donc bel et bien un film mollasson et conventionnel de plus sur les déboires de la haute bourgeoisie américaine avec leurs très grandes maisons qui font pâlir le parisien que je suis. Et avec un casting quatre étoiles. C'est toujours sympa de voir &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0000126/"&gt;Kevin Costner&lt;/a&gt;, un de mes acteurs préférés, et &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0000098/"&gt;Jennifer Aniston&lt;/a&gt; est définitivement sexy. Ajouté aux dialogues parfois bon, on a de quoi tenir les 1h35 sans être agacé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;La scène qui tue&lt;/span&gt; : une confrontation père-fille tendre où le père (&lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0420955/"&gt;Richard Jenkins&lt;/a&gt;, le père décédé de Six Feet Under) évoque simplement son amour pour elle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;Mon avis express&lt;/span&gt; : Le Lauréat serait une histoire vraie et Sarah, la petite fille de Mrs Robinson/Richelieu, l'apprend à ses dépends. Une idée amusante mais qui n'est pas le vrai sujet de cette comédie tournant autour des états d'âmes simplistes d'une fille en manque de sensations. Archi-convenu mais si on est de bonne humeur, on pourra aussi un peu rire et trouver Jennifer Aniston fort charmante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Revoir le film&lt;/span&gt; : non, ou par hasard dans 20 ans.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9948636-113794849335379424?l=blogaska.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogaska.blogspot.com/feeds/113794849335379424/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9948636&amp;postID=113794849335379424' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9948636/posts/default/113794849335379424'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9948636/posts/default/113794849335379424'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogaska.blogspot.com/2006/01/la-rumeur-court.html' title='La Rumeur Court...'/><author><name>Aska</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00580858659392833832</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9948636.post-113788416188272861</id><published>2006-01-21T14:26:00.000-08:00</published><updated>2006-01-21T14:56:01.910-08:00</updated><title type='text'>Le Top 11 2005</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Une année vient de s'écouler et il est temps de faire le bilan de l'année 2005. Je conseille d'abord un petit tour du côté du &lt;a href="http://www.aintitcool.com/display.cgi?id=22103"&gt;top 10 2005&lt;/a&gt; d'Harry Knowles, très intéressant comme chaque année. Il est cependant un peu frustrant de remarquer que les classements outre atlantique comportent nombre de films sorti en catimini la semaine d'avant 2006 juste pour les Oscars et qui ne devront figurer que dans les classements de l'année suivante, je pense par exemple au Munich de Steven Spielberg qu'il ne se plaigne pas, il est dans mon top de cette année avec un autre film! Qu'oi qu'il en soit, je n'aime pas trop cette tendance à Hollywood.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelques chiffres :&lt;br /&gt;102 films vus (104 l'an passé, stagnation donc)&lt;br /&gt;25 films français&lt;br /&gt;63 films américain&lt;br /&gt;Le reste se résume à quelques films asiatique (7) et des européens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les quelques lecteurs auront pu constater que je n'étais pas un fan de notes. Bien qu'étant un indicateur qui me sert lorsque je consulte les critiques, il est pour moi difficile de noter un film ou de lui mettre deux ou trois étoiles. J'aime assez bien par contre les classements. Exercice difficile également particulièrement cette année où j'ai sélectionné 28 films potentiels à mettre dans le top 10. Le Classement ci-dessous révèle surtout des séances de ciné inoubliables, au delà de la vraie qualité du film que les vrais critiques jugeront. Je suppose que si je faisais ce classement dans six mois on retrouverait les mêmes films mais peut-être à des rangs différents. En outre, j'ai mis hors concours un film très marquant pour moi, &lt;a href="http://blogaska.blogspot.com/2005/05/star-wars-mon-petit-bilan-1.html"&gt;La Revanche Des Siths&lt;/a&gt;, impossible pour moi à classer et comparer aux autres films.&lt;br /&gt;EDIT :  ce classement sera donc un top 11. L'explication est simple, je viens de voir King Kong et le film vaut le coup!&lt;br /&gt;Voyons ce que cela donne :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;11 - Kiss Kiss Bang Bang&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne l'ai pas critiqué mais quel histoire! Une sorte de transposition de l'univers glauque de James Ellroy mais avec plus de comédie et beaucoup d'ironie. Très fort.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;10 – Hôtel Rwanda&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;(&lt;a href="http://blogaska.blogspot.com/2005/04/htel-rwanda.html"&gt;critique&lt;/a&gt;)&lt;br /&gt;Un des films les plus émouvants de l'année en plus d'une belle leçon. Il n'a peut-être pas eu le succès qu'il méritait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:130%;" &gt;9 – Otage&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;(&lt;a href="http://blogaska.blogspot.com/2005/05/otage.html"&gt;critique&lt;/a&gt;)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Oui, Otage mérite d'être dans mon top 10 parce que c'est tout simplement un thriller parfaitement maîtrisé et vraiment prenant et tendu. Et cette réussite montre que les réalisateurs français font des merveilles dans le système hollywoodien, ici Florent Emilio Siri. Saluons également à ce titre la réussite de Jean François Richet et son très bon &lt;a href="http://blogaska.blogspot.com/2005/04/assaut-sur-le-central-13.html"&gt;Assaut Sur Le Central 13&lt;/a&gt;. Dommage cependant que les films ne soient pas des réussites commerciales éclatantes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:130%;" &gt;8 – Rencontre à ElisabethTown&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Encore un film que je n'ai pas critiqué. Au fond, ElisabethTown ne raconte pas grand chose si ce n'est l'histoire d'un anti-héros qui échoue et qui rencontre un ange. Ce n'est pas un grand film mais Cameron Crowe l'a tourné comme une longue présentation avec une musique omniprésente faite de belles ballades. Scènes géniales comme l'hommage de Susan Sarandon à son mari décédé, images superbes de Kirteen Dunst, moments de pures apesanteur...  ElisabethTown fut pour moi un très grand moment. Je n'aurais pu ressentir un tel bonheur en voyant ce film à la télévision.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;7 – King Kong&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Trois heures c'est trop long me disait-on. Je trouve que c'est passé très vite. En dehors des images sublimes, Peter Jackon nous offre, avec sa générosité en passe de devenir légendaire, une bonne heure non stop d'action dans la jungle avec des morceaux de bravoure totalement incroyables. Un must.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:130%;" &gt;6 – Match Point&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un très grand Woody Allen. Match Point est un film sur la chance, son importance et son injustice. La dernière demi-heure est un sommet de suspense et met très mal à l'aise. Encore une expérience ciné très sensitive. Et une révélation majeure : Jonathan Rhys Myier,  impressionnant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:130%;" &gt;5 - Le Château Ambulant&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;(&lt;a href="http://blogaska.blogspot.com/2005/01/le-chteau-flamboyant.html"&gt;critique&lt;/a&gt;)&lt;br /&gt;Il y a quelque chose de grisant de retrouver ce chef d'oeuvre seulement à la cinquième place. L'année 2005 fut vraiment bonne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:130%;" &gt;4 – La Guerre Des Mondes&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;(&lt;a href="http://blogaska.blogspot.com/2005/07/la-guerre-des-mondes.html"&gt;critique&lt;/a&gt;)&lt;br /&gt;Le film de l'été. Près de 35 ans depuis Duel et Spielberg continue d'enchaîner les très grands films.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;3 – Lady Vengeance&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;(&lt;a href="http://blogaska.blogspot.com/2005/11/lady-vengeance-park-chan-wook.html"&gt;critique&lt;/a&gt;)&lt;br /&gt;Le troisième film sur la vengeance de Park Chan Wook. Du bonheur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;font-size:130%;" &gt;2 – Mon Petit Doigt M'A Dit&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;(&lt;a href="http://blogaska.blogspot.com/2005/05/mon-petit-doigt-ma-dit.html"&gt;critique&lt;/a&gt;)&lt;br /&gt;Un film français dans le top10. Presque inespéré! Il y a à peu près tout ce que j'aime dans ce film : une intrigue mystérieuse, une ambiance et une mise en scène presque surréaliste, des personnages troubles, des dialogues ciselés... Bravo!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;1 – La Vie Aquatique&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Premier parce que j'attendais tout de ce film et il a dépassé mes attentes. Je ne pense pas que l'Histoire le retiendra comme un film définitif. Mais, fichtre, que c'est beau et quel plaisir de trouver un réalisateur avec lequel je suis comme en symbiose. Très peu de réalisateur me donnent cette impression mais assurément Wes Anderson en fait parti (je pourrais ajouter P.T. Anderson et Pascal Thomas, numéro 2 de cette liste, dont le Mercredi Folle Journée et La Dilletante m'avaient profondément touché)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour la postérité quelques autres films que j'avais envisagé de mettre dans ce classement, tous vraiment excellents :&lt;br /&gt;&lt;a href="http://blogaska.blogspot.com/2005/01/il-ny-pas-que-le-pote.html"&gt;Les Désastreuses Aventures Des Orphelins Baudelaire&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Assaut Sur Le Central 13&lt;br /&gt;&lt;a href="http://blogaska.blogspot.com/2005/06/le-crime-farpait.html"&gt;Le Crime Farpait&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://blogaska.blogspot.com/2005/03/bob-leponge.html"&gt;Bob L'Eponge&lt;/a&gt; – le film le plus drôle de l'année (pas loin : 40 Ans Toujours Puceau, à voir pour la scène d'épilation)&lt;br /&gt;&lt;a href="http://blogaska.blogspot.com/2005/04/saw.html"&gt;Saw &lt;/a&gt;– A voir au-moins une fois. Très surprenant.&lt;br /&gt;&lt;a href="http://blogaska.blogspot.com/2005/04/calvaire.html"&gt;Calvaire&lt;/a&gt; – Laurent Lucas au sommet dans ce film oppressant&lt;br /&gt;&lt;a href="http://blogaska.blogspot.com/2005/05/garden-state.html"&gt;Garden State&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://blogaska.blogspot.com/2005/04/million-dollar-baby.html"&gt;Million Dollar Baby&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://blogaska.blogspot.com/2005/08/shaun-of-dead.html"&gt;Shaun Of The Dead&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://blogaska.blogspot.com/2005/06/sin-city.html"&gt;Sin City&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://blogaska.blogspot.com/2005/10/le-parfum-de-la-dame-en-noir.html"&gt;Le Parfum De La Dame En Noir&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://blogaska.blogspot.com/2005/11/wallace-et-gromit-le-mystre-du-lapin.html"&gt;Wallace Et Gromit &lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://blogaska.blogspot.com/2005/11/presidents-last-bang.html"&gt;The President's Last Bang&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Tout est illuminé – Il faut voir ce très beau film&lt;br /&gt;Weather Man – bide totale mais pourtant une incontestable réussite où Cage vit le rêve américain sans trouver le bonheur. Niveau forme (et un peu du fond), à rapprocher de ElisabethTown. La conclusion est sublime.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quant aux déceptions, elles sont peu nombreuses. C'est toujours quelque chose que j'ai toujours un peu de mal à comprendre en réalité. Nous trouvons sur les autoroutes de l'information nombre d'avis sur la plupart des films. Mais je suis souvent épaté par le nombre de mécontents, principalement à propos des « gros » films américain. A croire que ces personnes vont au cinéma en connaissance de cause : voir une grosse daube et et déverser des formules toutes faites et parfois haineuses à l'encontre de celles-ci. Pour ma part, j'essaye, autant que faire se peut, d'être dans les meilleures dispositions possibles, même si le contraire arrive parfois comme lorsque je ne choisis pas le film (assez rare). Je ne suis pas à l'abri des mauvaises séances pour autant. Voici mes plus grosses déceptions :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://blogaska.blogspot.com/2005/01/innocence.html"&gt;Innocence&lt;/a&gt; : j'ai un souvenir de belles images mais surtout d'un film qui m'a complètement échappé.&lt;br /&gt;&lt;a href="http://blogaska.blogspot.com/2005/08/mr-and-mrs-smith.html"&gt;Mr And Mrs Smith&lt;/a&gt; : l'arnaque de l'été. Parfois le n'importe quoi, c'est rigolo, souvent c'est agaçant.&lt;br /&gt;&lt;a href="http://blogaska.blogspot.com/2005/08/le-transporteur-2.html"&gt;Le Transporteur 2&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://blogaska.blogspot.com/2005/09/land-of-dead.html"&gt;Land Of The Dead&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://blogaska.blogspot.com/2005/10/la-cloche-sonn.html"&gt;La Cloche A Sonné&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Zorro 2 : j'avais adoré le premier mais cette suite est boursouflée et trop plan plan.&lt;br /&gt;&lt;a href="http://blogaska.blogspot.com/2006/01/angel.html"&gt;Angel-A&lt;/a&gt; : le pire est que le film n'est même pas une déception, il était trop casse gueule dès le départ.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors, cette année fut-elle bonne? Bien sur! Comme toutes les années depuis que j'essaye d'aller au ciné dès que je peux (neuf ans déjà). &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Bonne année ciné et bonne année tout court à tous les lecteurs! &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9948636-113788416188272861?l=blogaska.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogaska.blogspot.com/feeds/113788416188272861/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9948636&amp;postID=113788416188272861' title='3 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9948636/posts/default/113788416188272861'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9948636/posts/default/113788416188272861'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogaska.blogspot.com/2006/01/le-top-11-2005.html' title='Le Top 11 2005'/><author><name>Aska</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00580858659392833832</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9948636.post-113788179212717159</id><published>2006-01-21T14:06:00.000-08:00</published><updated>2006-01-21T14:16:58.693-08:00</updated><title type='text'>Jarhead</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Vu le 16/01/2006 à l'UGC George 5 salle 1 (balcon)&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Langue &lt;/span&gt;: anglais&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Conditions&lt;/span&gt; : bonnes&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Post Générique&lt;/span&gt; : non. Mais la chanson du générique, qui est celle aussi de la bande-annonce, est vraiment bien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;L'histoire en une phrase&lt;/span&gt; :  Swofford s'engage chez les marines à l'aube de la première guerre du golfe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Critique&lt;/span&gt; :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0418763/"&gt;Jarhead&lt;/a&gt; joue avec les références. Très ancré dans le genre du film de guerre, le réalisateur &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0005222/"&gt;Sam Mendes&lt;/a&gt; ne les cache pas. S'il sait en jouer comme nous allons le voir, il limite irrémédiablement la portée de son film qui se rapproche plus de &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0257044/"&gt;Les Sentiers De La Perdition&lt;/a&gt; que d'&lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0169547/"&gt;American Beauty&lt;/a&gt;, ce dernier portant la vision nouvelle d'un artiste plus que la volonté de se frotter classiquement à un genre. Reste que Jarhead vaut le coup d'oeil.&lt;br /&gt;Concernant les références, trois sautent aux yeux. La première est le court passage avec le sergent instructeur colérique qui reprend certaines tournures de celui de Full Metal Jacket. Mendes évite la redite en écourtant au maximum ce passage, très bon au demeurant, pour plus s'attacher à la sélection de Swofford comme Sniper.&lt;br /&gt;De la même manière Apocalypse Now et Voyage Au Bout De L'Enfer seront évoqués et même directement dans le film, par l'intermédiaire d'images des films, ceux-ci servant tout simplement de références pour les marines de Jarhead instaurant ainsi une certaine connivence avec le spectateur qui ne connaît la guerre qu'à travers eux. Reprenant une structure presque classique entraînement-terrain/attente-guerre, Mendes va nous montrer que la guerre a beaucoup changé depuis le Vietnam.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Swofford est donc un soldat d'infanterie dont un certain talent pour le tir lui permet de devenir un sniper. Enrôlé peu avant l'invasion du Koweit par l'armée irakienne, lui et son régiment seront parmi les premiers à se déployer (par des avions de lignes de la TWA!) à proximité du théâtre des opérations. Mais d'opérations, il n'y en aura pas beaucoup car Jarhead raconte une attente, une attente longue puis une guerre frustrante dont la phase terrestre n'aura durée qu'une centaine d'heures.&lt;br /&gt;L'attente est souvent drôle : duel de scorpions (très bon), tableau des photos des (ex) petites amies des marines, entraînements avec masque à gaz, corvée de nettoyage des chiottes, hydratation, déshydratation ... Sam Mendes a le souci du détail, de l'anecdote vraie mais avec une réjouissante touche de comédie. Cette somme de détails du quotidien ont leur importance car  elle décrit des troupes en guerre mais qui ne combattent pas. A cet attente, cette guerre qui ne vient pas, les soldats seront paradoxalement tout autant sous pression un peu comme des personnes sur le point de faire l'amour mais stoppé avant de pouvoir conclure (pardonnez-moi cette comparaison. Oh puis non, c'est vraiment l'impression que j'ai eue!). Il n'est alors pas si anodin de voir la colère puis une certaine folie s'élever chez les soldats et particulièrement chez Swofford.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La mise en scène est simple dans le bon sens du terme, ainsi la sélection avec de moins en moins de candidats à chaque footing, et elle est centrée intégralement sur le personnage de  Swofford. Toute l'action est comme vue de ses yeux et filmée par un Mendes qui refusa tout plan d'ensemble. Finalement, et de son propre aveu, il montre une guerre que nous avons assez peu vu à hauteur d'homme mais plus à travers des bombardements et autres frappes chirurgicales.&lt;br /&gt;Le casting est, comme souvent dans le genre, composé de gueules (Chris Cooper, Dennis Haysbert...) et de jeunes premiers comme Jack Gyllenhaal, Jamie Foxx (qui est aussi une gueule d'ailleurs) et surtout &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0765597/"&gt;Peter Sarsgaard&lt;/a&gt; qui est le personnage le plus intéressant du film.&lt;br /&gt;Car du beau parti pris du réalisateur, on pourra regretter le manque d'enjeu, le sort et l'état d'esprit des protagonistes demeurant à peu près constants tout au long du film. Ce manque d'émotion, d'attachement aux personnages, et une tension trop sporadique empêchent Jarhead d'être un grand film de guerre. Et le personnage qui sort du lot est bien ce Troy, interprété par Sarsgaard, qui semble vouloir à tout prix devenir un marine mais qui demeure frustré de ne pouvoir passer, ne serait-ce qu'une seule fois, à l'action.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La politique est également à hauteur d'homme. Nous assistons à un bourrage de crane obligatoire des troupes, présenté à la manière d'un show à l'américaine par un colonel enthousiaste, puis à une visite d'une équipe de télévision où le chef du régiment demande presque en ami à ses soldats de dire que tout se passe bien, qu'ils sont très motivés... le résultat de ces conseils seront... particuliers. Car Mendes nous fait rire jusque dans les moments les moins triviaux comme cette prise de médicament quasi obligatoire avec signature d'une décharge sur ses effets secondaires!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est cette prise de médicament qui sera le préambule d'une guerre terrestre d'une poignée de jours. Visuellement, c'est la meilleure partie du film : puits de pétroles en feu, pluie de brut, autoroutes dévastées, cendres, désert rouge... Mendes montre les dégâts causés par les frappes aériennes et la retraite des Irakiens à travers des images presque fantastiques. Quant aux combats terrestres, ils n'auront pas vraiment lieu et les victimes de guerre côté américain, dès l'entraînement, seront dans Jarhead le fait de bavures. La scène de la tour de contrôle résume à elle seule la frustration et l'incompréhension dans cette courte guerre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sam Mendes nous a donc raconté une guerre remplie d'attente et de frustration bien différente des visions, des références que nous avons, et que les soldats ont eux-mêmes. Sans surprise, le résultat demeure le même : la folie et la mort, même accidentelle, rôdent. Jarhead apporte donc sans souci sa pierre à l'édifice des bons films de guerre. Et l'incursion de Mendes dans le genre est donc réussie et maîtrisée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;La scène qui tue&lt;/span&gt; : En dehors de toutes les images superbes du dernier tiers, la scène du rituel d'acceptation d'un soldat dans le corps d'un marine vers la fin du film, dure et émouvante, interpelle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Mon avis express&lt;/span&gt; : En filmant exclusivement à hauteur d'homme la première guerre du golfe, Sam Mendes nous raconte la longue attente et la frustration d'une poignée de soldats américains. Certes, le réalisateur ne révolutionne pas le genre mais il a de l'humour et un sacré bon sens pour les belles images et les détails significatifs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Revoir le film&lt;/span&gt; : oui.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9948636-113788179212717159?l=blogaska.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogaska.blogspot.com/feeds/113788179212717159/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9948636&amp;postID=113788179212717159' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9948636/posts/default/113788179212717159'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9948636/posts/default/113788179212717159'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogaska.blogspot.com/2006/01/jarhead.html' title='Jarhead'/><author><name>Aska</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00580858659392833832</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9948636.post-113725501012425730</id><published>2006-01-14T07:59:00.000-08:00</published><updated>2006-01-14T08:10:10.193-08:00</updated><title type='text'>Good Night And Good Luck</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Vu le 10/1/2006 à l'UGC Normandie Salle 4&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Langue&lt;/span&gt; : anglais&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Conditions &lt;/span&gt;: moyennes&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Post Générique&lt;/span&gt; : non&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0433383/"&gt;Good Night And Good Luck&lt;/a&gt; est surtout le témoignage d'une époque. Dans un beau noir et blanc, &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0000123/"&gt;George Clooney&lt;/a&gt; raconte les années 50 avec une certaine nostalgie. Nostalgie d'une époque d'abord : bars, verres de scotch, cheveux gominés, travail chemises blanches et bretelles... une reconstitution pas vraiment glamour mais visiblement passionnée avec une ambiance jazz élégante et beaucoup de fumée, les personnages ont perpétuellement une cigarette à la main et Georges Clooney s'en amuse en nous montrant des publicités d'époque vantant les mérites d'une marque de cigarettes!&lt;br /&gt;Le film raconte aussi la nostalgie d'un certain journalisme d'investigation. En filmant tout en studio, en cadrages serrés et dans de petites pièces, Clooney fait jaillir l'effervescence d'une rédaction d'un journal de télévision où s'entremêlent l'urgence du montage de l'émission et les discussions documentées et passionnées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lui-même fils de présentateur de télévision, Clooney nous propose une leçon de journalisme. Évidemment, le choix de parler du Maccarthisme n'est pas hasardeux. En s'emparant d'images d'archives, de discours de McCarthy alors sénateur du Wisconsin dénonçant le communisme, de vrais témoignages et jugements, Clooney dévoile un homme qui accuse sans preuve mais dont la popularité et la puissance rendent les journalistes muets quand bien même certains de leurs confrères sont touchés. Les amateurs de &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0936403/"&gt;Ray Wise&lt;/a&gt; seront d'ailleurs à la fête. En quelques scènes, il brosse le portrait d'un personnage jugé trop à gauche et à bout de souffle, le sourire crispé, la parole tendue mais comme en quête d'espoir.&lt;br /&gt;Apprenant la triste histoire d'un employé de l'armée démis de ses fonctions et à qui on demande de dénoncer la femme et le père, le présentateur Edward Murrow engage son combat contre les excès de la chasse aux sorcières dans ses émissions dont la forme rappelle celles du film : rythme, brièveté et plans serrés.&lt;br /&gt;Etant focalisé sur l'équipe de journalistes, on peut toutefois déplorer que les aspects historiques de l'époque soient trop en retrait et simplement survolés. Ainsi, certains passages perdent en pertinence car visiblement sorties de leur contexte. Le réalisateur nous ferait-il confiance au point de croire que nous connaissons très bien cette période troublée?  Sur le même sujet, on pourra apprécier &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0074554/"&gt;The Front&lt;/a&gt; avec Woody Allen&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais au fond, je pense que Clooney s'intéresse plus à la télévision. La politique n'est pas le thème du film mais une toile de fond qui permet au cinéaste de nous interroger sur l'importance de la télévision, son fonctionnement et sa portée. De nombreux moments, souvent passionnants, reflètent ces aspects : La présence indispensable, déjà, de la publicité et de son pouvoir, les pressions que subissent les journalistes, forcés par exemple de rembourser des espaces publicitaires pour pouvoir diffuser leur émission, les entrevues avec les pontes de la chaîne prisonniers de l'audience, des revenus et du politiquement correct. Prisonniers aussi de curieuses règles vraiment d'un autre âge au sein de l'entreprise, CBS ici, et donnant lieu à une sous-intrigue amusante autour de Robert Downey Jr et Patricia Clarkson.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Clooney dénonce donc quelques dérives mais surtout rêve d'une télévision de l'investigation, de l'engagement, quelle qu'il soit, du sérieux avec des hommes passionnés et unis à l'image du duo Edward Murrow et son producteur Fred Friendly, interprété par un George Clooney très discret, homme de l'ombre soutenant coûte que coûte son ami et auprès (vraiment près!) de lui lors des émissions. Un rêve qui semble de plus en plus éloigné tant la télévision va dans le sens que Murrow déplore dans son discours lors d'une cérémonie en son honneur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;David Strathairn, que je découvre dans ce film, joue cet Edward Murrow sérieux et engagé. Peu démonstratif, comme s'il portait le poids de toutes les injustices, toujours en retrait, mais à l'écoute, pendant l'élaboration du journal, c'est lui qui guide et qui se retrouve sous les projecteurs lors de l'émission qu'il anime avec ferveur et passion. Cette passion, l'acteur nous la transmet. Mieux, malgré la faiblesse de certains aspects historiques, Il nous convainc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;La scène qui tue&lt;/span&gt; : mention spéciale à chaque édition de l'émission « See it now » véritablement passionnantes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Mon avis express &lt;/span&gt;: Avec en toile de fond le maccarthysme, Georges Clooney raconte une époque avec passion et nostalgie et nous invite à réfléchir sur le journalisme et la télévision. Une belle leçon assortie d'un bon film grâce à un beau noir et blanc et une mise en scène rythmée qui fait la part belle aux acteurs, David Strathairn en tête.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Revoir le film&lt;/span&gt; : oui. Il est court et va droit au but sans fioritures. &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9948636-113725501012425730?l=blogaska.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogaska.blogspot.com/feeds/113725501012425730/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9948636&amp;postID=113725501012425730' title='5 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9948636/posts/default/113725501012425730'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9948636/posts/default/113725501012425730'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogaska.blogspot.com/2006/01/good-night-and-good-luck.html' title='Good Night And Good Luck'/><author><name>Aska</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00580858659392833832</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9948636.post-113708280744610217</id><published>2006-01-12T08:07:00.000-08:00</published><updated>2006-01-12T08:50:55.386-08:00</updated><title type='text'>The Constant Gardener</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Vu le 11/1/2006 à l'UGC Maillot salle 4&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Langue &lt;/span&gt;: anglais&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Conditions &lt;/span&gt;: bonnes&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Post Générique&lt;/span&gt; : non&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;L'histoire en une phrase&lt;/span&gt; : un diplomate enquête sur le mystérieux travail qu'effectuait sa femme, assassinée au Kenya.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Critique &lt;/span&gt;:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0576987/"&gt;Fernando Meirelles&lt;/a&gt; a réalisé un film majeur en 2003 :  &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0317248/"&gt;La Cité De Dieu&lt;/a&gt; où il s'attardait sur la vie dans les favelas brésiliennes. Dans &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0387131/"&gt;The Constant Gardener&lt;/a&gt;, il continue de filmer la pauvreté sans fausse note.&lt;br /&gt;Après Andrew Niccol et son &lt;a href="http://blogaska.blogspot.com/2006/01/lord-of-war.html"&gt;Lord Of War&lt;/a&gt;, ou plutôt avant si on suit la chronologie des sorties cinéma, Fernando Meirelles nous amène au coeur de l'Afrique et plus particulièrement au Kenya. Le film a d'ailleurs été tourné sur place. Si le metteur en scène contemple et nous fait contempler les envols d'oiseaux et des paysages sublimes, il ne nous cache pas un quotidien dans la misère, la maladie et la saleté au coeur de bidonvilles avec leurs rivières d'ordures. Et le temps de la course à vélo d'un serveur, il décrit une inégalité forte, le serveur partant de sa misérable hutte pour aller servir le champagne dans une réception de luxe. Nous sommes loin de l'esthétique de carte postale. Et quand  Meirelles utilise l'imagerie de la « bonne tribu » dans les terres reculées, il nous dévoile encore une fois une réalité sombre aggravée par la cruauté des hommes (cf l'attaque du village par les pillards).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Son constat ne s'arrêtera pas là car The Constant Gardener raconte une histoire de gros sous sur fond de tests de médicaments foireux, de disparitions multiples, de corruption et de pots de vin. Ce sont alors les industries pharmaceutiques qui sont pointées du doigt, celles qui manipulent le monde dans l'ombre. Le scandale révélé par l'histoire serait vrai mais je n'ai pas trouvé de documentation sérieuse dessus. Cependant, en dehors de cette histoire, il faut reconnaître que le cynisme des fournisseurs de médicaments dans le film est assez dérangeant comme par exemple l'envoi de médicaments périmés en échange de réductions d'impôt. Je trouve toutefois le propos de l'auteur un peu simpliste. Mais passons sur le côté politique ou réaliste du film qui devrait donner lieu à un débat plus pertinent que ce que je pourrais en dire ici.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous avons découvert avec La Cité De Dieu que Meirelles savait filmer et raconter une ou plusieurs histoires. Nous retrouvons ici surtout la première qualité. Un style rapide et tremblant, très « sur le vif » mais pas incompréhensible. La narration est quant à elle plutôt classique mais très correcte. Meirelles n'évite cependant pas le symbolisme un peu lourd : lorsque Justin se décide à vraiment agir, il ne porte plus un costume ou une chemise mais un tee-shirt sale et trempée de sueur. Les rôles secondaires sont souvent des personnages qui tombent à pic (le beau frère, le petit génie de l'ordinateur, l'agent secret...).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus intéressants, les méchants de l'histoire ne sont réduit qu'à des sociétés et quelques hommes de main. La menace n'en ait que plus grande. Toute la partie européenne de The Constant Gardener est placée dans un fort climat de suspicion, de surveillance de l'aéroport d'arrivée où on conserve le passeport de Justin Quayle jusqu'au voyage en anonyme de Justin en Europe comme filmé continûment à partir de caméras de surveillance. Et l'explication aussi brève qu'implacable de l'assassinat, un coup de téléphone vers un répondeur, résume cette menace puissante et anonyme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le personnage de Tessa Quayle semble un peu convenu et surtout casse gueule. Personnellement, ces personnages de jeunes filles canons citoyennes et fortement engagées dans l'activisme et la dénonciation de toutes les injustices de la terre m'énervent au plus haut point. Nous n'échappons pas à un monologue gênant de la fille sur la situation au Moyen Orient où elle révèle son caractère passionnée, et un peu haineux. Une scène clé malgré tout amusante car elle marquera la rencontre entre Justin et Tessa. Par la suite, Tessa s'engagera dans l'aide aux populations pauvres avec ferveur jusqu'à être sur le point de découvrir un scandale sans rien en révéler à son mari. Au point même de souvent le délaisser pour sa cause. Mais ce qui sauve ce personnage c'est son caractère de bourgeoise engagée parfaitement assumée. De fait, elle n'est pas vraiment une sainte, son entêtement la menant non seulement à sa perte mais aussi à des compromissions délicates. Et il faut admettre une chose : au cinéma, comme dans la réalité d'ailleurs, ce personnage de fouille merde entêté et partisan est souvent nécessaire pour faire éclater des vérités gênantes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, l'interprétation de &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0000146/"&gt;Ralph Fiennes&lt;/a&gt; en jardinier consciencieux et discret vaut à lui seul le déplacement. Il faut beaucoup de talent pour un acteur charismatique pour jouer la fadeur et la réserve. Fiennes a ce talent. Tout en retenue et en douleur contenue, il se transformera tout au long du film partant du doute vers la lumière.&lt;br /&gt;Car The Constant Gardener nous raconte l'histoire d'un homme qui remonte sur les traces d'une enquête que menait sa femme secrète et passionnée et qui finit par découvrir sous un jour nouveau l'amour qu'elle lui portait. Et cette conclusion, le meilleur de The Constant Gardener, superbement découpée et aussi inéluctable que belle et sensible nous ramène au vrai sujet du film : une histoire d'amour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;La scène qui tue&lt;/span&gt; : une scène plutôt anodine mais il y a un nu de Rachel Weisz enceinte et elle est excessivement belle et « réaliste ». Son ventre était pourtant une prothèse. Un excellent boulot alors.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Mon avis express&lt;/span&gt; : après le flamboyant La Cité De Dieu, Fernando Mereilles nous parle d'amour au coeur du Kenya et des multinationales corrompues. Parfois lourd, parfois agaçant, un peu simpliste, l'auteur s'en sort grâce à son style vif et ses images sans complaisance de l'Afrique. Et s'il ne signe qu'un thriller seulement convenable, il parvient, avec l'aide de l'excellent Ralph Fiennes, à en faire ressortir une belle histoire d'amour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Revoir le film&lt;/span&gt; : a la télé uniquement.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9948636-113708280744610217?l=blogaska.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogaska.blogspot.com/feeds/113708280744610217/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9948636&amp;postID=113708280744610217' title='1 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9948636/posts/default/113708280744610217'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9948636/posts/default/113708280744610217'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogaska.blogspot.com/2006/01/constant-gardener.html' title='The Constant Gardener'/><author><name>Aska</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00580858659392833832</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9948636.post-113665799449460671</id><published>2006-01-07T08:54:00.000-08:00</published><updated>2006-01-07T10:19:57.770-08:00</updated><title type='text'>Lord Of War</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Vu le 4/1/2006 à l'UGC Normandie Salle 1&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Langue &lt;/span&gt;: anglais&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Conditions &lt;/span&gt;: bonnes&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Post Générique&lt;/span&gt; : non&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;L'histoire en une phrase&lt;/span&gt; : Yuri Orlov est un urkrainien émigré aux USA devenu trafiquant d'arme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0399295/"&gt;Lord Of War&lt;/a&gt; apparaît très documenté. Et pour cause, &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0629272/"&gt;Andrew Niccol&lt;/a&gt; a longtemps enquêté sur le trafic mondial d'arme. Une enquête qui a porté ses fruits : le film Lord Of War regorge d'anecdotes  inspirées de faits aussi incroyables qu'authentiques. C'est d'ailleurs un des paradoxes du cinéma : les histoires les plus incroyables sont souvent tirées de faits réels.&lt;br /&gt;Le tournage semble avoir été étrange vu que Niccol tourna dans des quartiers dangereux en Afrique du Sud, acheta pour le film pas moins de 3000 AK-47 (qu'il revendit mal selon son propre aveu) et loua 50 chars T-72 à une personne qui les détenait à titre privé! Selon l'auteur, tout ceci revenait moins cher que le factice et l'image de synthèse (3d pas terrible d'ailleurs dans le générique du début et qui dessert cette bonne idée de suivre le parcours d'une balle depuis l'atelier de fabrication jusque dans la tête d'un soldat adolescent)! Le résultat est sidérant : la visite d'un arsenal en Ukraine avec ces chars parfaitement alignés est un des moments les plus passionnants du film.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lord Of War décrit donc ce marché immense et secret des armes sous l'angle de la vérité et en centrant presque toute l'intrigue sur Yuri, homme d'affaire très avisé. C'est d'ailleurs la même approche que  dans &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0119177/"&gt;Gattaca&lt;/a&gt; où la majorité du film était vu du point de vue et raconté par le héros lui-même.&lt;br /&gt;Autour de cet emblématique Yuri, la finesse n'est pas vraiment de mise, Lord Of War est un pamphlet après tout, et constituée principalement de gentils et de méchants. Deux de ces « gentils », interprétés par des acteurs solides (Jared Leto et Ethan Hawke, héros de Gattaca),  sont hélas un peu trop caricaturaux, mais finalement peut-être nécessaires, à commencer par Vitaly, le frère junkie marqué à vie par le métier de Yuri et surtout ses conséquences souvent néfastes. Il semble personnifier l'horreur du milieu de Yuri. L'autre, c'est Jack Valentine, l'agent de la CIA. Présenté comme un incorruptible arrogant qui se révélera être aussi une pourriture « légale » (qui harcèle la famille de Yuri par exemple), sa naïveté fait vraiment tâche dans le milieu dans lequel il bosse. Plus subtile, Ava Fontaine est la femme idéale de Yuri mais de plus en plus rattrapé par la carrière de son mari et ses propres échecs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le cas Yuri Orlov est diablement plus épatant. Comme dans l'excellent &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0384680/"&gt;Weather Man&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0000115/"&gt;Nicolas Cage&lt;/a&gt; joue un homme en quête du rêve américain, de la réussite professionnelle qui doit aller de pair avec le bonheur. Il y va avec entrain, motivation et panache même au coeur de l'horreur et du danger. Il est plusieurs fois menacé de mort ou sur le point d'être jeté en prison mais il rebondit toujours avec aplomb, un calme désarmant (ahah) et une certaine arrogance. Face aux spectaculaires perspectives de l'éclatement de l'union soviétique, il prouve qu'il est un homme de son temps face à la vieille garde représentée par Simeon Weisz (Ian Holm) dépassée par ce nouvel (des)ordre mondial et qui veut coûte que coûte choisir un camp. Yuri ne le choisit pas et continuera son trafic sans scrupules, illégal et immoral.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et la conscience de Yuri dans tout ça? Justement, il l'écarte, blinde son propos (« mes armes font moins de mort que la voiture ou le tabac, et elles ont un cran de sûreté ») face à ses détracteurs et se déconnecte totalement des conséquences de ses ventes. Ce sont les armes et les balles qui le fascinent depuis le début, depuis la séquence clé qui lui révèle son futur métier : Yuri voit deux hommes de mains vident leurs chargeurs contre un homme et il sera plus intéressé par les balles que la mort. Dès lors, tout ce qui l'importe, c'est de vendre et il est très doué pour ça comme il le dit lui-même pour se justifier qu'il doit continuer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le théâtre majeur des opérations pour Yuri demeure l'Afrique montrée dans sa réalité la plus brutale : extrême pauvreté, prostitution, sida, guerre permanente, exécutions arbitraires et génocide. Le chaos en somme où les camions servent à transporter aussi bien les vivres envoyés par l'ONU que les armes et les munitions (peut-être sont-elles même destinées aux mêmes victimes). Une réalité peu réjouissante mais présentée avec une mordante ironie comme lorsque Yuri engueule un acheteur parce qu'en tuant un soldat avec le Magnum tout neuf, il l'a fait devenir une arme d'occasion. Et ce même Yuri se voit obliger de mettre à la porte deux créatures de rêve faute de préservatifs dans un pays ravagé par le sida.&lt;br /&gt;C'est la force du film, l'humour qui traverse Lord Of War de part en part. De l'ironie pure bien sur mais aussi des dialogues ouvertement drôles comme les fautes de grammaire du Libérien Aristide dont cette expression "Lord Of War" à la place de Warlord. Et c'est de cette façon que Niccol, nous raconte une réalité violente, inhumaine ou plutôt terriblement humaine, qu'on montre peu mais que nous devinons.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Là où Gattaca jouait sur l'émotion, le lyrisme, l'humanité pour soutenir et finalement transcender son propos, Lord Of War manie avec un esprit corrosif l'humour et le désenchantement. C'est certainement moins attachant, et même assez glaçant, mais largement aussi efficace pour décrire toute une industrie qui n'est pas prêt de se casser la gueule, Lord Of War se clôturant, si on oublie la référence au conseil de sécurité de l'ONU plus gros vendeur d'arme hors sujet, par son introduction et qui suit les traces d'un homme qui « est déjà en enfer » et qui y réussit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;La Scène qui tue&lt;/span&gt; : la distribution d'armes à des autochtones avant que la CIA n'interviennent qui montre un Yuri se jouant des autorités avec insolence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Revoir le film&lt;/span&gt; : oui. Je vais acheter le DVD.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Mon avis express&lt;/span&gt; : Andrew Niccol raconte la réalité d'un marché illégal, dangereux mais très lucratif et porteur : le trafic d'armes et nous livre un Lord Of War très documenté porté par  un talentueux Nicolas Cage en négociant en arme hors pair. Pédagogique mais loin du cinéma-vérité, le film est avant tout un divertissement profondément ironique et parfois tordant. C'est même sa force.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9948636-113665799449460671?l=blogaska.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogaska.blogspot.com/feeds/113665799449460671/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9948636&amp;postID=113665799449460671' title='2 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9948636/posts/default/113665799449460671'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9948636/posts/default/113665799449460671'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogaska.blogspot.com/2006/01/lord-of-war.html' title='Lord Of War'/><author><name>Aska</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00580858659392833832</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9948636.post-113622909786742676</id><published>2006-01-02T10:56:00.000-08:00</published><updated>2006-01-02T23:22:51.066-08:00</updated><title type='text'>Angel-A</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Vu le 28/12/2005 à l'UGC George V salle 2&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Langue &lt;/span&gt;: français&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;Conditions &lt;/span&gt;: correctes&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;Post Générique&lt;/span&gt; : non&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Attention &lt;/span&gt;: ce film révèle la « surprise » du film. Mais, sincèrement, est-on vraiment surpris?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;L'histoire en une phrase&lt;/span&gt; : Au bord du gouffre, André reprend vie grâce à Angela, une jeune femme étrange.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Critique :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour essayer de comprendre les intentions de &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0000108/"&gt;Luc Besson&lt;/a&gt;&lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0473753/"&gt;&lt;/a&gt;, j'ai acheté les magazine Première qui nous annonce sans racolage aucun que Besson « dit tout » notamment sur son mystérieux film &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0473753/"&gt;Angel-A&lt;/a&gt;. En fait, il ne dira pas grand chose si ce n'est une louche de bons sentiments, sans doute sincères, tout en mettant en avant son côté artiste qui ne lui fait pas réaliser n'importe quoi. Les journalistes auraient peut-être pu lui demander s'il cherchait pas trop souvent à produire n'importe quoi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les films que j'ai vu de lui ont leurs bons moments. Je pense cependant que Le Grand Bleu a horriblement vieilli, que Jeanne D'Arc est bavard comme tout et que &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0119116/"&gt;Le 5ème Elément&lt;/a&gt; (je n'ai pas vu Le Dernier Combat) est son meilleur film, une comédie de science fiction qui se voit et se revoit avec plaisir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le mystère entourant Angel-A, Luc Besson le voulait total. Mais espérait-il vraiment que personne ne découvre le pot-aux-roses avec un titre pareil? Les affiches comme les bandes-annonces, pas très mystérieuses, sont sans équivoques. Et pourtant, Besson ne demande de rien révéler. Pas besoin, le service marketing l'a fait tout seul. Ainsi cette Angel-A est un ange tombé du ciel pour venir en aide à André pour qu'il prenne confiance en lui. Reconnaissons que la révélation du statut d'ange à André constitue une des meilleures scènes du film : un bar désert, deux petits effets spéciaux, l'incrédulité, le fou-rire puis l'étonnement de &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0213354/"&gt;Jamel Debbouze&lt;/a&gt;. Il n'en faut pas plus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le début est également amusant surtout la présentation d'André par lui-même qui est assez drôle. On parle beaucoup de contre emploi pour Jamel, mais au vu de sa courte filmographie qui compte plusieurs rôles tendres (Amélie Poulain) ou dramatiques (&lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0168270/"&gt;Zonzon&lt;/a&gt;) plutôt qu'ouvertement comique, ce n'est pas évident. Qui plus est Jamel Debbouze conserve dans ce film aussi bien son humour que son débit mitraillette. Il faudra attendre les dernières scènes pour le voir changer de registre avec assez de talent d'ailleurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Heureusement qu'Angel-A est de temps en temps drôle parce qu'il n'est pas sur que tout le monde rentre dans ce film. Avec des dialogues faibles parfois incompréhensibles à cause de l'accent et le débit trop rapide de &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm1051346/"&gt;Rie Rasmussen&lt;/a&gt; (très jolie mais elle ne crève pas l'écran pour autant), il est difficile d'adhérer ou de se retrouver dans cette rencontre vers soi-même pour découvrir sa « beauté intérieure ». Ce parcours commence par la résolution des problèmes courant d'André qui se résument à de nombreuses dettes d'argent. Angel-A se situe alors loin de l'ange des &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0086730/"&gt;Routes Du Paradis&lt;/a&gt; vu que tout se fait à grand renfort de coup de poings, d'arnaques et de têtes dans les WC. Mais bon, ces gens étaient très très très méchants voire vils vu que certains voulaient se taper une pute. Bref, une moralité à deux euros légèrement gênante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On peut toujours s'intéresser au décor. Suivant un peu l'approche de &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0000466/"&gt;Jean Pierre Jeunet&lt;/a&gt; dans Amélie Poulain, Besson filme un Paris de roman comme pour une carte postale multipliant les jolis plans avec un Noir et Blanc classieux. Son approche demeure plus classique que Jeunet. Ce n'est pas novateur donc mais pas déplaisant. On appréciera l'aspect désertique de ce Paris (Besson et son équipe tournaient très tôt le matin). J'ai beaucoup apprécié aussi le Paris By Night, ses bars et boîtes de nuit.&lt;br /&gt;On peut aussi trouver captivant de voir le metteur en scène continuellement marcher sur des oeufs sans curieusement rien casser rendant ce film pas indéfendable. La réalisation de Besson et la plupart des situations sont simples. J'ai souvent lu dans les critiques que l'auteur quittait enfin ses tics et ses effets chocs. Je n'ai pas vraiment remarqué de telles choses dans ses films (par contre, ceux qu'il a produits...). Et si l'ensemble manque de consistance et d'émotion et ressemble plus à une accumulation de moments, effet accentué par la succession sans queue ni tête du jour et de la nuit, il n'empêche pas les bons moments comme la séquence du miroir, assez beau et touchant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Malheureusement pour Besson et heureusement pour ses détracteurs, le film fout tout en l'air sur la fin avec la prise de conscience amoureuse d'André. Tout sonne alors complètement faux et Besson, plus discret avant, finit par en faire trop. Alors oui, on connaît le goût pour les histoires d'amour absolu de Besson (au coeur de ses deux précédents films) mais ici, le coup de foudre ne prend pas. Ce n'est pas à coup d'envolées lyriques style « tu n'as peut-être pas de passé mais je te propose un avenir », en tirant les cheveux d'une femme (j'ai été un peu choqué par ça d'ailleurs, c'est peut-être de l'amour vache) ou en s'accrochant littéralement à elle que l'Amour entre deux êtres va sembler évident.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On m'a soufflé à la sortie du film « ben c'est pas &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0093191/"&gt;Les Ailes Du Désir&lt;/a&gt; » et effectivement, le film de Wenders n'est pas loin de raconter la même chose en plus étrange, en plus profond, en plus touchant et en plus beau. Mais on n'a pas besoin de comparer Angel-A pour souligner même pas ma déception car je n'attendais pas grand chose de ce film si ce n'est être surpris mais tout simplement ce qui a poussé Besson a faire ce film bancal sur le papier et bancal sur la pellicule.&lt;br /&gt;Notons mon effort à ne pas détruire gratuitement le film.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;La Scène qui tue&lt;/span&gt; : la scène du miroir où la caméra tourne autour dudit miroir, où l'ange disparaît et réapparaît est un beau moment.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Mon avis express&lt;/span&gt; : Besson filme l'acceptation de soi puis l'amour absolu dans cette comédie fantastico-romantique. Pollué par des dialogues peu inspirés et une morale douteuse, le premier thème est sans intérêt et le second ridicule. Reste un bon acteur, quelques jolies images, une petit poignée de bons moments. Pas de quoi fouetter un chat non plus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;Revoir le film&lt;/span&gt; : non&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9948636-113622909786742676?l=blogaska.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogaska.blogspot.com/feeds/113622909786742676/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9948636&amp;postID=113622909786742676' title='3 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9948636/posts/default/113622909786742676'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9948636/posts/default/113622909786742676'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogaska.blogspot.com/2006/01/angel.html' title='Angel-A'/><author><name>Aska</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00580858659392833832</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9948636.post-113622133269960440</id><published>2006-01-02T08:48:00.000-08:00</published><updated>2006-01-02T09:27:34.493-08:00</updated><title type='text'>Le Monde De Narnia : Chapitre 1 : Le Lion, La Sorcière Blanche et L'Armoire Magique</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Vu le 26/12/2005 à l'UGC George V salle 2&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Langue &lt;/span&gt;: anglais&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Conditions &lt;/span&gt;: correctes&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Post Générique&lt;/span&gt; : des images pendant le générique. J'en ai d'ailleurs un peu assez. Soit on met les images après le générique soit avant car là je me suis retrouvé avec tous les nazes qui se pressaient vers la sortie et qui se sont arrêtés sans prendre la peine de se rasseoir, ne nous laissant qu'un champ de vision réduit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;L'histoire en une phrase&lt;/span&gt; : en retraite dans une grande maison, quatre frères et soeurs découvrent une armoire menant à un autre monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;Critique :&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Même si ce sont sûrement des impératifs commerciaux et non un désir d'artiste (comme Peter Jackson avec sa trilogie du Seigneur Des Anneaux) qui sont à l'origine de l'adaptation du &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0363771/"&gt;Monde De Narnia&lt;/a&gt;, il ne s'agit pas de bouder son plaisir. La réussite globale de la série des Harry Potter prouve qu'on peut largement concilier les deux. C'est donc sans beaucoup d'a priori que j'ai été voir Le Monde De Narnia dont le marketing fut monstrueux et de longue haleine : et c'est payant, le film cartonne. Plus que King Kong par exemple.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le réalisateur &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0011470/"&gt;Andrew Adamson&lt;/a&gt; trouve le bon tempo pendant toute la première partie se déroulant pendant la seconde guerre mondiale. Les enfants Pevensie vivent donc les bombardements sur Londres dans la crainte si bien qu'ils sont séparés de leurs parents en campagne vers des familles d'adoption. Bien qu'intéressante, cette page de l'Histoire n'a pas été si développée dans le cinéma récent, ou du moins à ce que j'en ai vu. Elle est en tout cas à l'origine de la meilleure partie de &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0280030/"&gt;Peter Pan 2&lt;/a&gt;. Les Pevensie partent donc vers le Nord et ont plutôt de la chance vu qu'il se retrouve dans une immense maison qui abrite un étonnant secret : un accès au monde de Narnia.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette mise en place est plutôt rapide ainsi les séquences rythmée et drôles dans la maison où la magie s'instaure sans mal ainsi que l'alchimie entre frères et soeurs. La première incursion de la cadette dans le monde de Narnia est des plus belles et des plus simples. Elle rencontre tout simplement un humain avec des pattes de cerfs, Tumnus le Faune, près d'un lampadaire au milieu d'une forêt. S'en suit un long dialogue drôle et touchant.&lt;br /&gt;De même, la rencontre entre la Sorcière Blanche avec le jeune Edmund et le jeu de séduction qui suit (à base de loukoums... soit) est parfait. On notera au passage l'excellent casting. Les quatre enfants sont tous très doués et particulièrement Lucy la petite dernière, &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm1670137/"&gt;Georgie Henley&lt;/a&gt;, avec un sourire et un naturel enjoleur.&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0842770/"&gt;Tilda Swinton&lt;/a&gt; est, quant à elle, perfide et diaboliquement séduisante. Chacune de ses scènes, notamment un sacrifice où elle est presque en transe, a du style. Il est en outre remarquable de voir une actrice percée internationalement après ses 40 printemps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Finalement, jamais Narnia ne s'approchera autant du conte de fée et de la magie enfantine que lors de ces jolies scènes. Car, une fois les quatre enfants embarqués dans cette légende de rois et reines, le récit, pourtant plus mouvementé, s'avère bien convenue et sans relief.&lt;br /&gt;Et un peu confus. L'impression d'immensité qu'évoque Narnia n'est pas abordé à tel point qu'on se demande si le pays ne fait pas qu'un seul jour de marche à pied de long. Il faudra attendre l'apparition du majestueux Aslan pour que le film reprenne un peu de vigueur mais à ce moment les ellipses vont se multiplier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vient alors la question de la vraisemblance. Je ne suis pas à proprement parler un « vraisemblant » comme appelait &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0000033/"&gt;Hitchcock&lt;/a&gt; ces personnes que tout le monde connaît : ceux qui rejettent tout de go un film parce que les situations ne sont pas possibles style : « la fille, elle n'aurait pas du reculer, elle est idiote », « un cheval ne peut pas faire un saut d'une telle longueur ». Les plus extrêmes vont jusqu'au « Mais un loup, ça ne parle pas » ou « une marmotte avec une côte de maille, c'est ridicule ». Ceci dit, venant de la part du réalisateur de &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0126029/"&gt;Shrek&lt;/a&gt;, le coup de la marmotte avec la côte de maille, c'est drôle.&lt;br /&gt;Et donc, Le Monde De Narnia n'a bien entendu rien de vraisemblable vu que nous sommes en plein médiéval fantastique. Mais il faut toutefois admettre qu'Adamson nous décrit des enfants volontaires et courageux mais bien maladroits comme le suggère ce combat entre Peter l'aînée et le loup. Et au cours de la grande bataille, Adamson se gardera bien de montrer ce même Peter combattre au corps à corps des Minotaures ou des géants formés au combat. Et finalement, en refusant de faire face à ces incohérences dans le récit, Le Monde De Narnia s'écarte du film d'apprentissage qu'il semblait être tant cette ellipse des enfants devenus guerriers est beaucoup trop lourde et même osée compte tenu de notre appartenance à la génération du « tout tout de suite ». Pour prendre un exemple récent, &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0241527/"&gt;Harry Potter&lt;/a&gt; ne devient pas un super sorcier aux pouvoirs limités en un claquement de doigt. Il demeure avant tout un adolescent malin et courageux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La scène de bataille apporte quant à elle son lot de réussites et d'échecs. Là encore, Adamson se montre plus à l'aise dans la mise en place que dans l'action. Le bestiaire chez les gentils comme chez les méchants est varié et réussi. L'approche des deux armées dans l'immense plaine est tout simplement superbe et le tout premier assaut faisant écho aux bombardements du début du film m'a impressionné. Adamson n'hésite pas alors à tout montrer à grand renforts de plans panoramiques et mouvements élégants.&lt;br /&gt;La désillusion est totale durant la bataille elle-même. Entrecoupée de séquences longuettes avec Aslan, Adamson semble perdre ses moyens. Outre les problèmes de vraisemblances évoqués plus haut, Adamson rate à peu près tout. Les animations en 3D, parfois à juste titre très courtes, sont dans l'ensemble mal foutu, la palme revenant à un plan de bataille odieux avec des monstres aux mouvements saccadés. Et le bestiaire tout d'un coup se retrouve réduit : les géants si prometteurs ont par exemple totalement disparu. Quant à la résolution, même astucieuse, elle est expédiée. Reste un peu d'héroïsme malheureusement trop épars.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'aurais bien donné le bénéfice du doute au réalisateur, très enthousiaste paraît-il à adapter un roman qui a marqué son enfance, mais la fin plonge Le Monde De Narnia dans l'absolument grotesque (on apprendra notamment que les enfants vont devenir le groupe ABBA). Et si on a beaucoup critiqué l'aspect religieux du film, qui ne m'a pas vraiment sauté aux yeux, je suis très circonspect de remarquer que les valeurs familiales, si chères à Disney, soient autant malmenées avec ces enfants qui n'ont plus de scrupules à oublier qui ils étaient.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec Shrek et Shrek2, Andrew Adamson faisait dans la grosse pantalonnade, hilarante bien sur, mais au récit limitée (Shrek pourrait même être vu à ce niveau comme un échec car il finit par devenir ce qu'il prétend parodier – un conte de fée). Avec ce vrai conte de fée, Andrew Adamson fait des choix judicieux pour introduire un imaginaire foisonnant et se montre étonnamment à l'aise dans les scènes plus intimistes qu'il traite avec sobriété et parfois de manière poétique. Mais son inexpérience pour raconter une histoire est la cause majeure de mon avis très mitigé sur le film. L'action prenant souvent le pas sur l'exposition dans les suites (les suites de Narnia sont annoncées), espérons qu'il tirera quelques leçons des faiblesses de ce film (ouh là, je me fais donneur de leçon maintenant).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;La scène qui tue&lt;/span&gt; : dans cette séquence d'assaut de l'armée du jeune Peter Pevensie vers celle de la sorcière, guépards en tête, dans cette immense plaine avec un travelling arrière extraordinaire et ralenti/silences pertinents, l'épique est à son comble. Fichtre, à ce moment le film avait de l'allure.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Mon avis express&lt;/span&gt; : Le Monde De Narnia est un spectacle tout public divertissant et parfois vraiment réjouissant mais il s'apparente sur le fond comme sur la forme à des montagnes russes tant certaines scènes nous emportent bien haut tandis que d'autres nous font vite redescendre. Et comme dans tout ce genre d'attraction, on finit, hélas, à terre avec une fin ridicule. La faute un peu au réalisateur doué dans la mise en place mais vraiment peu à l'aise dans la narration.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Revoir le film&lt;/span&gt; : bien sur, le film est fait pour ça.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9948636-113622133269960440?l=blogaska.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogaska.blogspot.com/feeds/113622133269960440/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9948636&amp;postID=113622133269960440' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9948636/posts/default/113622133269960440'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9948636/posts/default/113622133269960440'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogaska.blogspot.com/2006/01/le-monde-de-narnia-chapitre-1-le-lion.html' title='Le Monde De Narnia : Chapitre 1 : Le Lion, La Sorcière Blanche et L&apos;Armoire Magique'/><author><name>Aska</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00580858659392833832</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9948636.post-113483419275736337</id><published>2005-12-17T07:25:00.000-08:00</published><updated>2005-12-17T07:43:12.783-08:00</updated><title type='text'>Chicken Little</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Vu le 11/12/2005 au MK2 Bibliothèque salle 5&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Langue &lt;/span&gt;: français&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Conditions &lt;/span&gt;: bonnes. Je teste enfin les fameuses banquettes du MK2, c'est pas mal du tout&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Post Générique&lt;/span&gt; : non mais pas mal d'animation pendant le générique&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;L'histoire en une phrase &lt;/span&gt;: Humilié suite à une accusation de mensonge, Chicken Little tente de se racheter coûte que coûte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;Critique &lt;/span&gt;:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous pouvez trouver les quelques articles en ligne que j'ai lus sur le film &lt;a href="http://del.icio.us/aska/Cinema"&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vais voir le Disney au cinéma depuis Aladdin. J'ai pu voir du bon, &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0133240/"&gt;La Planète Au Trésor&lt;/a&gt; hélas boudé par le public, du très bon, &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0120855/"&gt;Tarzan&lt;/a&gt;, du moins bon, Atlantide n'a pas tenu toutes ses promesses, et du très mauvais comme &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0130623/"&gt;Dinosaure&lt;/a&gt;, première incursion de Disney dans l'animation  en 3D (avec prises de vue réelles) : une révolution technologique certes mais totalement gâchée par un design pathétique (humanisation outrancière des dinosaures) et une histoire absolument indigente, même pour un Disney.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'avais donc plutôt peur de leur deuxième essai, cette fois vraiment tout en 3D, crainte exprimée avec ma petite critique de &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0328880/"&gt;Frère Des Ours&lt;/a&gt; : «&lt;span style="font-style: italic;"&gt; En fait, s’il était sorti il y a quinze ans, Frère Des Ours aurait pu représenter l’exemple parfait du respect scrupuleux de ce cahier des charges pour tous les dessins animés Disney à venir. Malheureusement il marque plutôt la fin d’une ère car c’est le dernier film sorti des studios d’animation 2D de Disney (il nous reste toutefois encore à voir Home On The Range (edit : devenu le sympathique La Ferme Se Rebelle)) qui ont fermé cette année. « frère des ours » prouve plutôt à quel point Disney n’a pu se renouveler. Et après un Dinosaure pathétique, ce n’est pas l’annonce du studio de ne faire que de la 3D qui va nous rassurer...&lt;/span&gt; ». J'avais quand même mis 6/10.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'avais aussi une lueur espoir : le réalisateur aux commandes du projet est &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0227540/"&gt;Mark Dindal&lt;/a&gt; qui avait déjà officié sur le drôlissime &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0227540/"&gt;Kuzco, L'Empereur Mégalo&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mark Dindal avoue aimer détourner les fables et contes de fées car « &lt;span style="font-style: italic;"&gt;ce sont des histoires simples qui nous sont familières. Je trouve amusant de se demander pourquoi tel personnage agit comme il le fait et non autrement... Prenez "Le Petit Chaperon Rouge", par exemple. Pourquoi le loup ne mange-t-il pas la petite fille dès leur première rencontre, au lieu de faire ce long détour et de se déguiser en grand-mère ? Quand on commence à réfléchir aux raisons pour lesquelles les personnages font tel ou tel choix, on s'amuse beaucoup... &lt;/span&gt;».&lt;br /&gt;Si cette marque de fabrique va comme un gant à Kuzco, c'est moins évident pour &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0371606/"&gt;Chicken Little&lt;/a&gt;. Même si la deuxième partie est assez délirante, on a l'impression que Dindal n'a pas bénéficié de la même liberté que Kuzco qui n'était pas un Disney « de prestige ». Nous n'échappons donc pas à des moments sirupeux et moralisateurs voire même des séquences vraiment embarrassantes tant elles sont trop convenues (les dialogues dans la voiture, toute la partie baseball).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On aura donc vite compris que Disney n'a pas essayé de changer sa recette : on reste dans le domaine de l'édifiant et de l'artificiel car il n'y a pas grand chose à tirer de cette histoire père-fils.  Mark Dindal et ses acolytes font ce qu'ils peuvent pour sauver les meubles en détournant parfois un peu les figures imposées ainsi la scène de réconciliation père-fils dans un cinéma qui ressemble à une répétition de théâtre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'histoire est assez ludique. Saluons à ce titre, une fois n'est pas coutume, le marketing sur notre sol. Alors que j'avais vu il y a plusieurs mois une bande-annonce révélant l'intégralité du film et les meilleurs gags, dont celui totalement idiot de la pièce sur le sol, les affiches et divers teasers ne se sont, semble t'il, focalisés que sur le personnage de Chicken Little. Une manière honorable, presque miraculeuse de la part des commerciaux de Disney, de ne pas révéler le revirement de l'histoire à mi-chemin. Un revirement certes prévisible mais amusant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme souvent dans les Disney modernes, le film se trouve réhaussé par des touches comiques et quelques bons moments. Mark Dindal se trouve tout à fait à l'aise dans ce registre. Le design des personnages est excellent (notamment les « bestioles » de la fin) tout comme l'univers dépeint : une ville remplie d'animaux du poisson dans une voiture bocal ou en scaphandre, ça me fait authentiquement mourir de rire, au caméléon-feu rouge en passant par des lemmings suicidaires.&lt;br /&gt;Chicken Little ne manque donc pas d'idées, comme lorsqu'il s'autoparodie dans la toute fin du film, mais tout ne fait pas forcément mouche. La musique originale est ratée (certaines chansons sont horribles) et le choix de détourner des standards de la chanson s'apparente assez souvent à de l'opportunisme. Mais l'essentiel est là : on passe un bon moment.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chicken Little est un divertissement sans prétention que la machinerie disney a eu hélas l'ambition de présenter en trop grande pompe. Pour faire vulgaire (et rajouter un mot clé important sur ce blog), ça s'appelle péter plus haut que son cul, chose auquel les pontes de Disney semblent habitués. Le travail honnête de Mark Dindal n'est en tout cas pas en cause.&lt;br /&gt;Autre chose, Chicken Little ne répond pas du tout à la question : pourquoi abandonner la 2D pour la 3D si c'est pour faire à peu près la même chose avec en outre un succès similaire (Si on enlève La Planète Au Trésor, tous les disney 2D des dix dernières années ont rapporté autant sinon plus d'argent que ce Chicken Little au box-office américain)? Parce que c'est hype? J'ai parfois beaucoup de mal à comprendre les exécutifs de Disney.&lt;br /&gt;Enfin, je ne commettrai pas l'affront de tenter de comparer ce film à n'importe quel Pixar (un Dreamworks à la limite...) mais cette tendance à conserver coûte que coûte la même recette m'inquiète quant à la qualité de ce Toy Story 3 que Disney a annoncé faire sans l'aide de la boîte de John Lasseter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;La scène qui tue&lt;/span&gt; : une scène d'invasion et de chaos sur fond de « It's the end of the world as we know it » de REM. Très fort.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Revoir le film&lt;/span&gt; : oui mais je ne pense pas acheter le DVD.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Mon avis express&lt;/span&gt; : A part la 3D, la recette est toujours la même. Les réfractaires s'ingénieront à démolir cette fable édifiante américaine, critique d'autant plus facile que le franchouillard Kirikou 2 sort le même jour, et les fans trouveront encore des raisons d'aimer ce divertissement honnête et plein d'idées. Mais quand même, Disney pourrait tenter autre chose.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9948636-113483419275736337?l=blogaska.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogaska.blogspot.com/feeds/113483419275736337/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9948636&amp;postID=113483419275736337' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9948636/posts/default/113483419275736337'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9948636/posts/default/113483419275736337'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogaska.blogspot.com/2005/12/chicken-little.html' title='Chicken Little'/><author><name>Aska</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00580858659392833832</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9948636.post-113423626048187000</id><published>2005-12-10T09:14:00.000-08:00</published><updated>2005-12-17T07:28:25.660-08:00</updated><title type='text'>Joyeux Noël</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Vu le 7/12/2005 à l'UGC George V salle 4&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Langues&lt;/span&gt; : anglais, allemand, français. Bel effort d'ailleurs.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;Conditions &lt;/span&gt;: moyennes. Un couple devant moi avec une femme qui empeste le parfum.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Post Générique&lt;/span&gt; : non&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;L'histoire en une phrase&lt;/span&gt; : lors du réveillon de Noël 1914, une trêve entre ennemis s'improvise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Critique &lt;/span&gt;:&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous pouvez trouver les quelques articles en ligne que j'ai lus sur le film &lt;a href="http://del.icio.us/aska/Cinema"&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0424205/"&gt;Joyeux Noël&lt;/a&gt; est académique, bien sur, et l'expression « Qualité française » lui va comme un gant. Ce n'est ni un reproche, ni un compliment mais une simple constatation, presque un genre en soi. Mais la plupart des téléfilms à gros budget sont de ce genre. Le pari est donc risqué : ne pas tomber dans le piège du téléfilm de prestige. Pari perdu pour &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0137228/"&gt;Christian Carion&lt;/a&gt;, heureux réalisateur du gentil &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0240149/"&gt;Une Hirondelle A Fait Le Printemps&lt;/a&gt;, qui accumule les fautes de goût dans ce trop inégal Joyeux Noël.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'élément comique, ressort nécessaire pour l'équilibre du récit paraît-il, est assuré par Dany Boon qui interprète un paysan un peu benêt mais attachant. J'aime bien Dany Boon. Son interprétation, relativement sobre au regard du rôle, ne trouve cependant pas le ton juste.&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; &lt;/span&gt;Se dégage alors un des problèmes majeurs du film : le mélange entre la fiction et la réalité, entre le faux et le vrai est raté.&lt;br /&gt;Alors que Carion tenait une histoire extraordinaire, impensable mais authentique, il choisit de rajouter une louche d'historiettes frisant le grotesque ainsi cette histoire d'amour « absolu » où un couple (un soldat et sa femme) qui, pour rester ensemble, se constitue prisonnier dans le camp d'en face (!). Ces intrigues n'apportent, en outre, pas grand chose au film. Pis, elles réduisent sa portée surtout que Carion les noie dans un symbolisme appuyé et un tas de bons sentiments. Accentué par une trop forte concentration d'événements, tous avérés pendant la guerre (la partie de foot, le ténor, l'inhumation des morts du no man's land, la visite des tranchées, la lecture des lettres, le chat...) mais à des endroits différents, &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Joyeux Noël tombe dans le piège du factice ce qui est gênant pour un film dont la volonté pédagogique est évidente.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le plus agaçant est que Joyeux Noël est parfois pertinent. Lorsque le général (Bernard Le Coq) fait par à son Lieutenant (Guillaume Canet) de son incompréhension de cette guerre et de sa stratégie ou qu'il affirme que ce qui sauve les soldats « rebelles » de l'exécution, c'est qu'ils sont deux cents donc trop nombreux (nous ne sommes pas encore en 1917), Carion fait mouche.&lt;br /&gt;Joyeux Noël fonctionne aussi très bien dans sa description de cette fameuse nuit du réveillon. Tenor et Cornemusiers se répondent, les français sont un peu étonnés et timorés, les sapins sortent des tranchées, les officiers discutent des termes de la trêve tandis que les soldats s'échangent quelques présents ou montrent les photos de leur femme. Tant de petites choses simples mais suffisantes pour nous toucher sans excès. Chritian Carion a su le temps d'une petite demi-heure trouver un bon compromis entre l'Histoire et le cinéma. Dommage qu'une Diane Kruger chantante et horriblement doublée (sans parler du choix douteux d'une chanson interprétée visiblement en studio pour un scène d'extérieur dans une plaine hivernale!), nous conduisent vers un récit moins captivant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et parfois nauséabond. Joyeux Noël est aussi un film à message(s). Quand le message est une évocation de l'absurdité de la guerre et de la réconciliation entre les nations, cette trêve miraculeuse franco-anglo-allemande formant les prémisses de l'union européenne, c'est bien. C'est même très bien quand au travers d'une introduction implacable, le réalisateur dénonce l'endoctrinement des peuples et la haine de l'autre. Mais pourquoi faut-il que Carion revendique une dénonciation de Georges Bush à travers le discours d'un prêtre galvanisant les troupes comparés à des anges exterminateurs, scène qui se suffit pourtant très bien à elle-même? Déjà qu'il est difficile d'être porteur d'espoir lorsqu'on raconte une guerre qui n'a fait que conduire à une autre (la seconde guerre mondiale), cet écho forcé de l'Histoire sur l'actualité est lourd et malvenu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chistophe Carion tenait vraiment à coeur ce projet depuis 1993. Impossible de douter de sa sincérité car Joyeux Noël ne manque effectivement ni de sincérité ni de louables intentions. Mais ce beau sujet méritait pourtant mieux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;La Scène qui tue&lt;/span&gt; : le ténor allemand, chantant pour ses soldats, finit par s'élever hors de la tranchée pour se faire voir des écossais qui sortent à leur tour et applaudissent. Une scène sans doute inratable tant, au vu du contexte et de son authenticité, elle est forte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Revoir le film&lt;/span&gt; : je dirais non.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Ce que ma copine en a pensé &lt;/span&gt;: Lorsque j’ai vu la bande annonce du film Joyeux Noël pour la première fois au cinéma. Je me suis dit : “Ils ne savent vraiment plus quoi inventer comme histoire. Des français et des allemands qui s’embrassent pour Noël sur le front de guerre…”. Moi qui pourtant m’intéresse vivement à ce sujet : j’ai lu A L’ouest rien de nouveau et divers autres ouvrages sur la première guerre mondiale, j’ai vraiment été soufflée par cette anecdote qui me paraissait impensable. Aussi, j’ai également été soufflée par ce film. L’impensable survient dans une guerre qui vient d’être entamée. Les frères ennemis se réconcilient timidement au début puis se sauvent mutuellement la vie par la suite. Cette scène où l’officier allemand vient voir le commandant français pour lui proposer de venir dans ses tranchées car dans 15 minutes l’artillerie germanique allait les bombarder est d’une force incroyable. Ce qui est plus émouvant d’ailleurs, c’est le fait qu’à tout moment cette fraternité ténue peut être rompue. Le tir d’une seule personne aurait pu provoquer directement un carnage. Et d’ailleurs, connaissant l’issue historique, on se demande à quel moment cette magie va être rompue. Ce film avance posément, il laisse la part belle à la musique qui réunit les peuples, comprenant qu’ils ont finalement tant de chose en commun. Ce film est en demi-teinte, sucré salé. Il n’expose pas de vérités violemment en pleine figure. On ne pleure pas à chaude larme, au contraire les larmes montent aux yeux mais ne sortent pas. Ce film est magnifiquement réussi. Il mérite d’être vu et revu. A tous un joyeux Noël !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Mon avis express&lt;/span&gt; : Film inégal par excellence, Joyeux Noël accumule des faits sur la première guerre mondiale authentiques, souvent étonnants, mais s'égare dans des intrigues proche du roman photo qui décrébilisent tout le récit et sa portée pédagogique. Reste quelques jolies scènes, des détails historiques captivant et surtout une nuit du réveillon mémorable et touchante. On peut très bien se dire que c'est finalement pour ça qu'on est venu au cinéma voir le film. On peut aussi attendre tranquillement une de ses futures (et sans doute nombreuses), diffusion télé, format (hélas) plus adapté.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9948636-113423626048187000?l=blogaska.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogaska.blogspot.com/feeds/113423626048187000/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9948636&amp;postID=113423626048187000' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9948636/posts/default/113423626048187000'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9948636/posts/default/113423626048187000'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogaska.blogspot.com/2005/12/joyeux-nol.html' title='Joyeux Noël'/><author><name>Aska</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00580858659392833832</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9948636.post-113362240081521773</id><published>2005-12-03T06:51:00.000-08:00</published><updated>2005-12-03T07:10:26.456-08:00</updated><title type='text'>Serenity, L'Ultime Rébellion</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Vu le 24/10/2005 à l'UGC Orient Express Salle 1&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;Langue &lt;/span&gt;: anglais&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;Conditions &lt;/span&gt;: bonnes&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;Post Générique&lt;/span&gt; : non&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;L'histoire en une phrase&lt;/span&gt; : Le capitaine du vaisseau Serenity, Malcolm Reynolds, est poursuivi par les forces de l'Alliance après leur avoir enlevé la jeune River, une adolescente aux pouvoirs étranges.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Critique &lt;/span&gt;: &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0923736/"&gt;Joss Whedon&lt;/a&gt; est surtout connu pour ses séries et bien entendu Buffy. Profitons en pour en parler un peu. J'ai du voir une vingtaine d'épisodes en tout et pour tout dont un renversant (celui où Cordelia souhaite que Buffy ne soit jamais venu à Sunnydale, son voeu étant exaucé le temps de cet épisode) et certains assez divertissants. J'ai remarqué qu'on y traitait des sujets de société comme le viol, l'homosexualité, le transformisme (en loup garou, hum) avec un ton qui mélangeait peu subtilement un sérieux souvent très gnangnan et du comique standard. Une série certainement bon enfant en fait qui mérite certainement mieux que ces quelques lignes à en croire les fans. Peut-être m'acheterais-je l'intégrale de la série au moment de la retraite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Revenons à nos moutons. A l'inverse de Buffy qui fut un film puis une série, &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0379786/"&gt;Serenity&lt;/a&gt; est l'adaptation cinématographique d'une autre série de Joss Whedon : &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0303461/"&gt;Firefly&lt;/a&gt;. C'est une série de science fiction dont tout le monde parle mais que peu de gens, semble t'il, ont vu sinon je pense que les pontes de la Fox ne l'auraient pas sorti de la grille de leurs programmes après seulement quinze épisodes. Mais l'auteur croit en cette histoire et tente l'aventure cinéma avec un bide à la clé (25 m$ sur le sol américain pour un budget de 40 m$, très bien utilisé au demeurant, la vidéo et l'exploitation internationale permettront sans doute de renflouer un peu les caisses). Décidément le sort est contre lui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sans surprise, Serenity démarre comme une série dont on n'aurait pas vu le début. Ce n'est pas nécessairement un mal, Whedon nous épargne ainsi des présentations trop longues dont le film n'avait pas forcément besoin. Nous ne sommes pas perdus sur l'intrigue générale ni sur les différents enjeux du film même s'il est évident que certaines choses doivent échapper au néophyte de la série que je suis.&lt;br /&gt;Serenity pêche cependant dans sa réalisation. Whedon filme au mieux comme dans une série, c'est-à-dire de manière efficace mais un peu statique. Même s'il se termine joliment, le plan séquence d'entrée est sans intérêt (ouh regarde comme les décors sont jolis!). Parfois il ne sait pas du tout où placer sa caméra particulièrement dans les scènes de dialogue à plusieurs. Et l'auteur ne peut s'empêcher de nous balancer deux scènes de kung-fu, certes bien foutues, mais apparemment hors-sujet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Heureusement, &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Whedon a beaucoup d'idées et semble visiblement déborder d'enthousiasme pour cette histoire de science fiction pleine de rebondissements&lt;/span&gt;. L'univers est riche et varié avec tout un bric à brac futuriste amusant et crédible, témoin de divers errances de l'humanité jusqu'à sa pire représentation : les pirates cannibales, une des meilleures idées du film.&lt;br /&gt;Dans ce mélange d'ambiance, l'une notable est le côté western. En effet, dans Serenity, on se poursuit dans le désert, on cambriole des banques et les duels se font au pistolet. Outre l'ambiance western générale paraît-il encore plus présente dans la série, toute une partie du film (le cambriolage de la banque) se réfère directement au western. Le comique en plus. A ma grande surprise, Serenity m'a fait beaucoup rire surtout par ses dialogues jonchés de bons mots, « à la Buffy » mais en mieux, qui désamorcent avec bonheur les conversations qui tournaient trop vers le convenu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Malgré cet humour, Whedon nous dessine un univers plutôt sombre où l'Alliance, en gros le consortium qui domine l'univers, tente de mettre de l'ordre dans la galaxie. Ordre symbolisé par un méchant froid très intéressant car conscient du prix qu'il a à payer (tuer des enfants par exemple) pour obtenir le bonheur universel et pacifique tant vanté par l'Alliance. Le côté libertaire du récit est le bienvenu, l'Alliance souhaitant le bonheur artificiel de tous ses citoyens coûte que coûte et auxquels s'opposent quelques esprits libres tel l'équipage du vaisseau Serenity.&lt;br /&gt;Cette gravité du propos et de l'histoire prend même le dessus lors d'une dernier rebondissement plutôt dur et des dernières scènes presque tristes avec des héros qui font la gueule. Cette conclusion révèle également l'envie de Whedon de continuer à développer cet univers et de tout faire pour nous amener avec lui. De ce côté là, c'est plutôt réussi malgré les quelques réserves explicités plus haut. Nul doute que Joss Whedon tirera parti de cette première expérience au cinéma pour nous offrir quelque chose d'encore meilleur, dès son prochain film par exemple : &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0451279/"&gt;Wonder Woman&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Serenity n'est certainement pas le chef d'oeuvre maudit que laisse penser l'étonnant classement actuel du film sur Imdb (235ème, 8.2/10) mais il demeure un divertissement très honorable et qui donne envie d'en savoir un peu plus sur cette série qui, hélas pour son créateur et pour nous, risque de ne pas avoir beaucoup d'avenir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Revoir le film&lt;/span&gt; : oui. C'est un film suffisamment ludique pour qu'on y revienne de temps en temps avec plaisir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Mon avis express&lt;/span&gt; : Joss Whedon adapte sur grand écran une de ses propres séries au cinéma. La réalisation est au mieux standard mais l'univers un peu western est intéressant, les acteurs de la série originelle sont bien choisis, l'esprit est bon enfant mais souvent sérieux et tout le film est jonché de nombreuses trouvailles. Bref, cet hymne à la liberté qu'est Serenity est un film fort divertissant dont on a envie de voir la suite. A cet effet, il ferait donc... un excellent épisode de série!&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9948636-113362240081521773?l=blogaska.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogaska.blogspot.com/feeds/113362240081521773/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9948636&amp;postID=113362240081521773' title='1 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9948636/posts/default/113362240081521773'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9948636/posts/default/113362240081521773'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogaska.blogspot.com/2005/12/serenity-lultime-rbellion.html' title='Serenity, L&apos;Ultime Rébellion'/><author><name>Aska</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00580858659392833832</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9948636.post-113311435195161534</id><published>2005-11-27T09:33:00.000-08:00</published><updated>2005-11-27T09:59:12.036-08:00</updated><title type='text'>Lady Vengeance – Park Chan Wook</title><content type='html'>&lt;div xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml"&gt;&lt;p&gt;Vu le 16/11/2005 à l'UGC Triomphe salle 1&lt;br/&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;Langue&lt;/span&gt; : coréen et un peu d'anglais&lt;br/&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Conditions &lt;/span&gt;: correctes&lt;br/&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Post Générique&lt;/span&gt; : non&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;L'histoire en une phrase&lt;/span&gt; : Geum-ja sort de prison après 15 ans de détention. Elle va se venger.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Note &lt;/span&gt;: les plus malins des lecteurs décoderont sans doute facilement la plupart des rebondissements du film s'ils lisent ce commentaire. Bref, ça spoile à partir de la moitié de cet article (je l'indique). Aussi je leur conseille de voir le film avant et d'aller directement au petit résumé final qui ne fait que dire ceci : &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0451094/"&gt;Lady Vengeance&lt;/a&gt;, c'est génial.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Lady Vengeance est le troisième film de la trilogie sur la vengeance de &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0661791/"&gt;Park Chan Wook&lt;/a&gt;, c'est à la mode les trilogies ces derniers temps, après Sympathy For Mister Vengeance et Oldboy. Notons que le titre initial fut Sympathy For Lady Vengeance. Pourquoi avoir raccourci le titre? Je l'ignore.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Rappelons un peu mon « avec Park Chan Wook. C'est sur l'écran de mon ordinateur portable que j'ai découvert &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0260991/"&gt;Joint Security Area&lt;/a&gt;, JSA, qui fut un de ces chocs qui n'arrive que rarement et excessivement rarement sur un si petit écran. Un choc tant sur la forme que sur le fond. JSA racontait une histoire d'amitié entre des soldats coréens, du Nord et du Sud, à un poste frontière. Admirablement mis en scène et bourrés d'idées, d'un humour, d'une gravité étonnante et d'émotion (cf mon commentaire sur les films coréens à propos de &lt;a href="http://blogaska.blogspot.com/2005/11/presidents-last-bang.html"&gt;The President's Last Bang&lt;/a&gt;), le film révélait un auteur dont j'ai cherché à retenir le nom espérant que nous puissions voir un jour ses prochains films, JSA n'étant jamais sorti au cinéma en France et que récemment en DVD.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Je n'étais heureusement pas le seul à avoir reconnu l'auteur comme majeur et sa trilogie sur la vengeance fut un peu plus médiatisée. Ainsi, le premier opus, &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0310775/"&gt;Sympathy For Mr Vengeance&lt;/a&gt; eut droit à une sortie ciné en 2003 et fut classé numéro un dans &lt;a href="http://www.aintitcool.com/display.cgi?id=14217"&gt;le top dix annuel&lt;/a&gt; de Harry Knowles en 2002 (ce n'est pas rien – les « de Knowles sont par ailleurs vraiment intéressants). J'ai répondu présent la semaine de la sortie et ce fut à nouveau un choc. Dans Sympathy For Mr Vengeance, les vengeances en cascade semblent aussi nécessaires que douloureuses psychologiquement et physiquement. S'ajoute un humour parfaitement glacial (et pourtant parfois potache) et un cruel penchant pour la fatalité. &lt;br/&gt;Encore plus médiatisé, &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0364569/"&gt;OldBoy&lt;/a&gt; fut sélectionné à Cannes et rata de peu la palme d'or, le festival du cinéma préférant privilégier la politique plutôt que le cinéma (&lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0361596/"&gt;Fahrenheit 9/11&lt;/a&gt; a bien des qualités mais quand même... - OldBoy récupéra le prix du jury). Il sortit en grande pompe en France. Je tins pour ce film ce langage (un peu d'autocitation ne fait pas de mal et fait gagner du temps) : &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le pitch est incroyablement excitant : un homme sans histoire se retrouve enfermé, dans des conditions décentes, pendant 15 ans dans un petit studio sans aucune once d’explication. Première surprise : les séquences avant pendant l’enfermement sont d’une telle efficacité narrative que nous nous retrouvons au bout d’une vingtaine de minutes avec le « héros », Dae-su Oh, libéré de son calvaire tout aussi abasourdi que lui. En vingt minutes, Park Chan Wook nous a totalement emporté (et déjà manipulé). Il reste alors 1h40 de film. 1h40 largement à la hauteur de cette introduction fulgurante. &lt;/span&gt;&lt;br/&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Dae-su Oh devient alors, on pourrait dire naturellement, vengeur et veut savoir qui est derrière cette terrible machination où il n’hésitera pas se montrer cruel notamment face à un monstrueux chef d’ « entreprise ». Mais son enquête semble balisée comme un jeu de piste grandeur nature à la The Game et celle-ci nous dirige vers une autre interrogation : non pas qui mais pourquoi ? &lt;/span&gt;&lt;br style="font-style: italic;"/&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le jeu de Park Chan Wook est magnifiquement orchestré au suspense haletant et aux multiples rebondissements. Et contrairement aux « gags » terriblement noirs de son précédent film, « Old Boy » est souvent franchement drôle même si ce n’est pas non plus le but du film qui est par ailleurs également franchement violent. Park Chan Wook décrit un homme (Min-sik Choi, quel interprète !) qui après 15 ans de captivité n’est devenu que violence, même en amour. En plus de maîtriser son propos, le réalisateur maîtrise totalement l’image. « Old Boy » est beau. Et virtuose, comme l’atteste la fameuse et longue scène de combat dans le couloir. &lt;/span&gt;&lt;br style="font-style: italic;"/&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Mais là où « Old Boy » est le plus passionnant, c’est dans la volonté du metteur en scène de nous en donner toujours plus dans une surenchère nous conduisant vers une résolution sans concession. « Sympathy for Mr Vengeance » était un monument de violence graphique mais aussi psychologique car toute espérance était, habilement, bannie à jamais, la vengeance n’étant jamais une quête joyeuse. Apparemment plus accessible, « Old Boy » va plus loin et place délibérément le spectateur dans une position inconfortable entre bonheur et trahison. Difficile en tout cas de rester de marbre car « Old Boy » est une œuvre singulière, un film qui laisse des marques. &lt;/span&gt;&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Et voici donc ce troisième opus après une plutôt courte attente, les trois films étant sortis sur une période de deux ans. Attention commence ici quelques révélations sur le film.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Lady Vengeance commence par un générique de larmes et de sang renversant puis par la sortie de prison de l'héroïne, Geum-ja, après des années de prison pour un meurtre, nous l'apprenons vite, qu'elle n'a pas commis. Toute la première partie est une flamboyante présentation racontée par plusieurs ex-taularde évoquant leurs liens et leur fidélité à Geum-ja qui les a toutes aidées pendant leur séjour derrière les barreaux. Sans être un film de prison, Lady Vengeance décrit une saisissante vie carcérale classique, promiscuité, viol, violence, soumission/domination, meurtre (à l'eau de javel!), amitiés solides, réinsertion..., tout en y ajoutant des éléments plus originaux, vision « religion, types de condamnation (pour adultère par exemple).&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Autour de l'évocation des années de prison, se mêle le retour à la liberté de Geum-Ja qui retrouve ses anciennes « et qui les impliquent dans la préparation de sa vengeance. Jusqu'ici, Lady Vengeance n'est qu'une succession de moments, d'idées et d'images divins servant un récit apparemment alambiqué. Mais l'histoire est au final plutôt claire et on éprouve un véritable plaisir à rassembler les morceaux du récit comme un puzzle. C'est le signe d'une mise en scène fluide et maîtrisée. &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Le reste du film, l'exécution de la vengeance, mêle avec bonheur tension, humour et rebondissements. Le point culminant sera le jugement dans une école désaffectée par des parents d'enfants kidnappés et tués. Un jugement dur avec un visionnage de vidéos presque obscène d'enfants qui pleurent ou qui sont mis à mort. Tout les talents de Park Chan-Wook sont résumés dans cette séquence. Le plus évident est sa façon de retourner de manière originale des thèmes, la vengeance ici, sans cesse abordés au cinéma. L'aboutissement de tout le film jusqu'à cette scène est très imprévisible, Park Chan-Wook transformant la vengeance de cette femme en quelque chose de plus collectif et conduisant à un choix difficile : faire justice soi-même ou remettre le tueur aux mains de la justice. Des questions très prosaïques sont abordées également comme celle de l'argent. Le réalisateur sait instaurer aussi un climat de tension et d'émotion hors norme grâce à un découpage et des plans judicieux et beaux. Enfin, il explore les limites du cinéma, sur ce qu'on peut montrer sans rentrer dans la provocation facile et factice. &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Le placement de l'humour dans cette histoire grave (il s'agit quand même de meutres d'enfants) est une nouvelle fois audacieux. Pour l'exécution elle-même façon Crime De L'Orient Express, règlement de comptes serait un terme plus juste, Park Chan-Wook privilégie, dans un premier temps, le hors champ dans une salle d'attente improvisée où les proches endeuillés sont confrontés sans doute pour la première fois à la réalité, la vengeance n'étant auparavant pour eux, qu'un fantasme, un exutoire. Leurs réactions sont presque drôles. Renforcées par la présence d'un inspecteur de police qui s'occupe des préparatifs de l'exécution, elles font même  parfois rire (comme lors du choix des armes blanches).&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Après « anniversaire en état d'apesanteur (« ange passe dit un protagoniste, Lady Vengeance se termine par une conclusion abrupte, peut-être un peu trop en fait, mais extraordinairement belle. Sous la neige, entouré d'êtres purs, Geum-ja se questionne sur son avenir et sur sa rédemption (troublante scène dans les toilettes où Geum-ja enlève son rouge sous les yeux, signe que sa vengeance est accomplie) avec la douleur, comme seul horizon. &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Lady Vengeance fait la part belle aux acteurs. Nous retrouvons plusieurs protagonistes des précédents films de Park Chan-Wook dans des petits rôles. Nouvel objet de la vengeance, &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0158856/"&gt;Min-sik Choi&lt;/a&gt;, héros de OldBoy, a un rôle très différent de salaud terriblement dérisoire dont la seule justification sera un pathétique, et terrifiant, « n'est parfait La vraie vedette et la vraie révélation est Lady Vengeance alias Geum-Ja interprété par &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0498472/"&gt;Yeong-ae Lee&lt;/a&gt;, déjà dans JSA. Elle tire encore plus haut un film déjà de haute volée. Elle est belle, grave, triste et déterminée.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;Avec sa beauté, ses idées, sa fantastique musique (de Vivaldi), Lady Vengeance clôture donc avec grandeur la trilogie de Park Chan-Wook. A la sortie du film, je me suis dit qu'il était le film le plus accessible des trois, l'odieux fatalisme du premier opus et la violence psychologique (l'inceste étant au coeur de ce film) du second pouvant en rebuter plus d'un. Je crois maintenant que c'est une fausse impression, mon objectivité étant mis à mal après les quatre films exceptionnels de l'auteur. Je suis devenu un partisan de l'oeuvre de Park Chan-Wook.&lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;La scène qui tue&lt;/span&gt; : Un moment inoubliable. La vengeresse explique à sa fille anglophone sa vengeance avec un interprète pour le moins inattendu. Un très grand moment d'émotion et la révélation d'une actrice totalement habitée par son rôle, Yeong-ae Lee. &lt;br/&gt;&lt;br/&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Revoir le film &lt;/span&gt;: oui&lt;br/&gt;&lt;br style="font-style: italic; font-weight: bold;"/&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Mon avis express&lt;/span&gt; : Bourrées d'images et d'idées démentes, Lady Vengeance combine une forme et un fond passionnant. Attention cependant, Lady Vengeance est une oeuvre excessive, l'adhésion comme le rejet peuvent se révéler brutaux.&lt;br/&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Ceci est mon premier post réalisé avec &lt;a href="http://www.flock.com/"&gt;Flock&lt;/a&gt;. Quelques problèmes : le copier/coller n'est pas au point. On ne peut visiblement pas éditer l'HTML.&lt;br/&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9948636-113311435195161534?l=blogaska.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogaska.blogspot.com/feeds/113311435195161534/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9948636&amp;postID=113311435195161534' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9948636/posts/default/113311435195161534'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9948636/posts/default/113311435195161534'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogaska.blogspot.com/2005/11/lady-vengeance-park-chan-wook.html' title='Lady Vengeance – Park Chan Wook'/><author><name>Aska</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00580858659392833832</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9948636.post-113302269537622527</id><published>2005-11-26T08:15:00.000-08:00</published><updated>2005-11-26T08:31:35.396-08:00</updated><title type='text'>Les Noces Funèbres</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Vu le 19/11/2005 à l'UGC Danton salle 1&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Langue&lt;/span&gt; : anglais&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Conditions &lt;/span&gt;: correctes&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Post Générique&lt;/span&gt; : non&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;L'histoire en une phrase&lt;/span&gt; : fuyant un mariage arrangé, Victor Van Dort passe par erreur la bague au doigt à une jeune femme morte qui va se révéler pourtant pleine de ressources.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Retour à l'animation pour &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0000318/"&gt;Tim Burton&lt;/a&gt;. Le réalisateur avait en effet commencé comme animateur chez Disney sur Rox Et Rouky et Taram Et Le Chaudron Magique qui restent difficilement ancrés dans le patrimoine du cinéma. On dit souvent que Burton fut réalisateur de L'Etrange Noël Jack alors que ce n'est pas du tout le cas, ce bijou ayant été intégralement réalisé par Henry Selick qui démontra son talent par la suite dans James et La Pêche Géante.&lt;br /&gt;Tim Burton est bien ici co-réalisateur, avec Mike Johnson (animateur dans James Et La Pêche Géante, le monde est petit), de ces &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0121164/"&gt;Noces Funèbres&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Victor Van Dort est donc le héros torturé et romantique de l'histoire, forcé de se marier à une femme qu'il ne connaît pas. Mais elle est une noble et ses riches parents rêvent d'entrer dans la noblesse tandis que les beaux parents, ruinés, aspirent à retrouver un niveau de richesse qu'ils avaient perdu. C'est Johnny Deep qui prête sa voix mais aussi ses traits d'ancien jeune premier à ce jeune homme hélas lisse et sans ambiguïté. Le reste de ce conte sera d'ailleurs assez lisse voire moralisateur, avec une future mariée tout aussi embêtée par ce mariage, des méchants parents et un noble bien douteux qui convoite la jeune fille. Heureusement, ce méchant sans saveur sera puni à la fin. Une histoire très simple à peine complexifiée par une mariée un peu particulière, elle est morte, qui introduit un timide et simpliste triangle amoureux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais diable que c'est beau! Hommage direct à &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0366063/"&gt;Ray Harryhausen&lt;/a&gt; (la marque du piano sur lequel joue Victor), comportant de nombreux décors obliques issus de la grande époque du cinéma muet allemand (non pas que je m'y connais mais j'ai quand même vu &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0010323/"&gt;Le Cabinet Du Docteur Caligari&lt;/a&gt;), Les Noces Funèbre est techniquement réussi et jouissif. Et l'histoire fonctionne grâce à un design miraculeux, beau et délicat, fragile même. Les Noces Funèbres est un spectacle visuel permanent qui touche au sublime quand la défunte mariée apparaît à l'écran. Elle est belle à pleurer. Toutes ses scènes sont réussies comme de beaux poèmes. Sa première apparition est lumineuse, au sens propre d'ailleurs compte tenu de la manière dont elle est éclairée, et c'est à elle que nous devons les grands moments d'émotion comme la remise du cadeau de mariage qui donne les larmes aux yeux tout comme sa triste complainte en chanson avec ses compagnons d'infortune (une araignée et une limace...). A moins de détester l'animation, difficile de ne pas être enchanté. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dommage que l'humour plombe parfois ces moments de grâce. Les Noces Funèbres fait la part belle à l'humour. De temps en temps, ça fonctionne et on peut rire de bon coeur, le temps par exemple d'une « invasion » des morts chez les vivants, mais le comique, jamais impertinent, est par trop envahissant. En fait, il manque de tact à force d'intervenir dans les plus jolies scènes. La séquence où Victor et la défunte mariée jouent du piano à quatre mains est intense mais ne méritait pas cette chute comique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A se demander finalement quelle est la véritable intention des auteurs. La fin donne peut-être quelques clés. Lors de la toute dernière scène, Tim Burton nous livre un happy end globalement en règle, le mariage arrangé étant en plus un mariage d'amour donc tout le monde est content même la mariée défunte. Tim Burton nous conforte dans l'idée que cette dernière est cependant la vraie héroïne du film (ce n'était pas difficile de s'en rendre compte vu le titre original : The Corpse Bride) et tout se termine pour elle dans un magnifique envol de papillon. Si cette séquence est réalisée sans l'aide d'un ordinateur, je suis scié. Le fond par contre me laisse circonspect. Nous sommes loin d'une fin mélancolique à la Batman Le Défi mais nous sommes cependant très proches des héros de Tim Burton qui acceptent leur sort (comme Edward par exemple) jusqu'au sacrifice. A ceci près que Tim Burton semble choisir d'abandonner ces (et ses) héros comme pour tourner la page. A ce sujet, ceux qui aiment les vrais commentaires de film peuvent lire ces critiques, &lt;a href="http://www.mad-movies.com/fiche.php?id=407&amp;PHPSESSID=565c677c6f9d35ef8a9c829f3798ccfb"&gt;ici&lt;/a&gt; et &lt;a href="http://site.voila.fr/cineclub"&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi, après &lt;a href="http://blogaska.blogspot.com/2005/08/charlie-et-la-chocolaterie.html"&gt;Charlie Et La Chocolaterie&lt;/a&gt;, mon sentiment sur la carrière actuelle de Tim Burton demeure inchangée. Les Noces Funèbres, c'est tout son savoir faire et même son génie pour inventer un monde et pour réunir et faire ressortir le meilleur de son équipe (Johnny Deep, Helena Bonham Carter, Danny Elfman, Christopher Lee étaient déjà au générique de Charlie) au service d'un conte certes jolie mais convenu et convenable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;La Scène qui tue&lt;/span&gt; : la défunte mariée est le personnage qui tue. Rarement un personnage animé m'a touché de cette manière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Revoir le film&lt;/span&gt; : oui. Les Noces Funèbres est si beau...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;Mon avis express&lt;/span&gt; : Pour ce retour à l'animation, Tim Burton raconte un conte simple, voir simpliste, mais au travers d'un univers merveilleux et d'une fragile beauté. Et si Les Noces Funèbres peut nous faire regretter le Burton des années 90, il nous laisse encore de bien beaux moments de pure poésie.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9948636-113302269537622527?l=blogaska.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogaska.blogspot.com/feeds/113302269537622527/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9948636&amp;postID=113302269537622527' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9948636/posts/default/113302269537622527'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9948636/posts/default/113302269537622527'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogaska.blogspot.com/2005/11/les-noces-funbres.html' title='Les Noces Funèbres'/><author><name>Aska</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00580858659392833832</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9948636.post-113242854824792386</id><published>2005-11-19T10:15:00.000-08:00</published><updated>2005-11-20T08:07:02.246-08:00</updated><title type='text'>Wallace Et Gromit - Le Mystère Du Lapin Garou</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Vu le 18/10/2005 à l'UGC Normandie Salle 1&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Langue &lt;/span&gt;: anglais&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;Conditions &lt;/span&gt;: bonnes&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Post Générique&lt;/span&gt; : un tout petit. Mais on le pardonnera aux auteurs qui ne tournait en moyenne qu'une poignée de secondes du métrage par jour!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;L'histoire en une phrase&lt;/span&gt; : A l'approche du grand concours annuel de légumes, un mystérieux monstre dévore les légumes et fait tourner en bourrique les chasseurs de lapins Wallace et Gromit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'adhésion au long métrage &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0312004/"&gt;Wallace Et Gromit&lt;/a&gt; se fait en quelques secondes dès le générique grâce au thème musical charmant et cette séquence magnifique présentant de nos deux héros sous la forme d'une sorte de roman photo. Dès les premières secondes, Wallace Et Gromit s'impose comme un vrai plaisir pour le spectateur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Loin du comique référentiel direct ou du clin d'oeil, marque de fabrique des films d'animation de Dreamworks qui produit ce film, les auteurs travaillent les plans et l'esthétique générale pour, comme le titre du film l'indique, se donner des allures de film d'horreur, de monstre.&lt;br /&gt;Un film de monstre, de lapin garou, certes mais construit dans un univers qui n'y prête cependant pas : un village anglais très résidentiel avec des personnes globalement agées et qui consacrent leur temps à la préparation du concours du plus beau légume, chaque jardin (et même le cimetière!) étant un potager où les habitants entretiennent leurs légumes de compétition sous la protection de Wallace et Gromit dont les inventions farfelues servent à la chasse au lapin, principal prédateur du coin. Mais ce mystérieux lapin garou est beaucoup plus coriace...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette histoire de monstre et de légume est très amusante et formidable d'inventivité. Avec un sens du tempo excellent, les rebondissements, qui relèvent souvent du genre évoqué, tombent au bon moment jusqu'à un final étourdissant ultime hommage à un des films fondateurs du genre. En outre, les auteurs ont étoffé un peu la personnalité des deux personnages principaux avec une histoire d'amour pour Wallace et une participation tendre de Gromit au concours avec sa courgette gigantesque protégée comme un être aimé.&lt;br /&gt;Tous ces rocambolesques événements sont mis en scène avec un refus certain de l'immobilisme.  Wallace Et Gromit est constamment en mouvement avec d'immenses morceaux de bravoure en voiture ou en avion. J'adore.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une belle réussite dans la mise en scène qui sous-entend donc une animation traditionnelle en pâte à modeler irréprochable. Il y aussi ce côté un peu touchant avec ces empreintes de doigts sur les personnages qui témoignent sans ostentation du travail accompli et de son côté artisanal ou plutôt manuel, vu que le travail du film immobilisa de nombreux plateaux de tournages ainsi que des dizaines de personnes tous les jours. L'usage du numérique, totalement au service du film sans le dénaturer, s'intègre également parfaitement bien à l'ensemble (à une explosion un peu mal foutu près).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais au delà de ces qualités techniques évidentes, un des éléments les plus sidérants de ce long métrage l'amour palpable de &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0661910/"&gt;Nick Park&lt;/a&gt; et son équipe pour cette technique. Wallace Et Gromit a nécessité plusieurs années de tournage et il en résulte un sens du détail exceptionnel. Le design est soigné et farfelu (Les lapins sont magnifiques!) avec des décors très détaillés et... drôles. Au bas mot, un ou plusieurs détails grotesques par plan, enrichissent inestimablement le côté comique du film (constitué de nombreux jeux de mots, de gags absurdes, parfois un peu potache hélas, et de plan idiots... à mourir de rire) le propulsant dans la catégorie des films qui se verront avec un plaisir renouvelé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le passage du moyen au long métrage est donc réussi. Certes Wallace Et Gromit n'est pas le chef d'oeuvre absolu, peut-être même que le format des autres épisodes des deux comparses est plus adapté. Reste qu'il est un divertissement génial, intelligent, hilarant et même émouvant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;La scène qui tue&lt;/span&gt; : le porte monnaie lors de la poursuite final : un gag anthologique, celui que toute personne raconte en premier quand il parle du film.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Revoir le film&lt;/span&gt; : oui. Le film sera dans ma DVDthèque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Mon avis express &lt;/span&gt;: Véritable film de monstre à l'univers délirant présenté comme une évidence, Wallace Et Gromit - Le Mystère Du Lapin Garou est une oeuvre drôle et trépidante et une ode joyeuse au détail grotesque, une ode à un amour pour un certain cinéma, celui qui ne nous prend pas pour des imbéciles.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9948636-113242854824792386?l=blogaska.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogaska.blogspot.com/feeds/113242854824792386/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9948636&amp;postID=113242854824792386' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9948636/posts/default/113242854824792386'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9948636/posts/default/113242854824792386'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogaska.blogspot.com/2005/11/wallace-et-gromit-le-mystre-du-lapin.html' title='Wallace Et Gromit - Le Mystère Du Lapin Garou'/><author><name>Aska</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00580858659392833832</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9948636.post-113235654445932820</id><published>2005-11-18T14:58:00.000-08:00</published><updated>2005-11-19T10:05:12.733-08:00</updated><title type='text'>The President's Last Bang</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Vu le 11/10/2005 à l'UGC Bienvenue Salle 1&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;Langue &lt;/span&gt;: Coréen&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;Conditions&lt;/span&gt; : correctes. J'avais déjà vu &lt;a href="http://blogaska.blogspot.com/2005/03/final-cut.html"&gt;Final Cut&lt;/a&gt; dans cette salle. Là encore, il y a très peu de monde.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;Post Générique&lt;/span&gt; : non&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;L'histoire en une phrase&lt;/span&gt; : la dernière soirée du président de Corée de Sud Park Chung-hee en 1979 révèle complots et coups de sang.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Attention : dans ce commentaire, je dévoile quelques éléments du film comme la personne qui assassine le président. Je ne sais pas si on peut parler de spoiler vu que c'est une histoire vraie mais bon voilà, vous êtes prévenus...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0445396/"&gt;The President's Last Bang&lt;/a&gt; serait donc un film historique. Il est toujours intéressant de voir des auteurs revenir sur l'histoire, ici récente, de leur pays, ici la &lt;a href="http://en.wikipedia.org/wiki/History_of_South_Korea"&gt;Corée du Sud&lt;/a&gt;. Au détour de quelques scènes, le réalisateur &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0407992/"&gt;Im Sang-soo&lt;/a&gt; revient sur cette époque où le culte de la personnalité et de la nation (l'hymne national passe dans la rue et toute la population s'arrête pour écouter solennellement) et la violence ordinaire de l'état (passages à tabac dans les commissariats) règnent.&lt;br /&gt;Pour la simple réalité historique, notons que le film prête beaucoup à controverse notamment sur la personnalité du président &lt;a href="http://en.wikipedia.org/wiki/Park_Chunghee"&gt;Park Chung-hee&lt;/a&gt;. Ne boudons pas notre plaisir de spectateur pour autant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le déroulement est chronologiquement linéaire mais certainement pas prévisible. Il permet mieux d'apprécier la portée historique du récit, de nous y intéresser. La mise en scène de Im Sang-soo est donc sans fioriture mais non sans surprises et met en valeur le beau et sérieux sujet politique, centrée sur l'assassinat du Président/dictateur. Elle est élégante aussi avec quelques beaux travelling, un joli plan séquence (truquée) autour de la cuisine et surtout la longue séquence de l'assassinat, violente, proche du gore mais très précise et parfaitement découpée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le contexte de cette mise à mort est vraiment particulier : Park Chung-hee dîne tranquillement entouré des grands pontes de l'état mais également d'une prostituée et d'une chanteuse à la mode qui a été "invitée" abruptement pour pousser la chansonnette! Un dîner semble t'il banal où s'entremêlent des discussions géopolitiques, un curieux amour pour le Japon (le président a servi sous l'armée japonaise) et une inquiétante infantilisation du président couché dans les bras de la prostituée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est en coulisse que se prépare un complot fomenté par le directeur de la KCIA, un des personnages les plus curieux du film. Proche du président mais se sentant constamment humilié, ses motivations pour mettre fin à la vie du président demeurent peu claires : veut-il vraiment changer pour un système plus démocratique ou agit-il sur un coup de tête, abusé par ces humiliations et le conseil de son médecin de prendre sa retraite? Im Sang-soo ne décrit pas des grandes figures mais des hommes d'état parfois lâches, presque séniles ou proches de l'incompétence. Des défauts qui conduisent à des situations ubuesques lorsque le chef de la défense n'est même pas reconnu à l'entrée de son Quartier Générale ou lorsque nous assistons à la désignation d'un successeur peu prompt à assumer sa nouvelle tâche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette aisance presque insolente qu'a Im Sang-soo a introduire des touches d'humour dans des situations qui n'y prêtent guère, surtout pour un film historique, et le caractère toujours imprévisible du récit se retrouvent dans les quelques film coréens que j'ai vu dont l'excellent &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0353969/"&gt;Memories Of Murder&lt;/a&gt; que je conseille à tous. Je retrouve ici encore ce ton, ou plutôt ce mélange de tons, si particulier, alternance habile de tendresse et violence, humour et drame pur d'où ressort une certaine mélancolie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans cette page d'histoire, Im Sang-soo fait aussi la part belle aux seconds couteaux, aux hommes de l'ombre en tissant des relations fortes entre les personnages, en décrivant leur vie familiale ou en mettant en avant la maladresse et les états d'âmes de beaucoup d'entre eux face à cette situation de crise (Avec leur inefficacité et leur peur à manier correctement une arme, les agents de la KCIA en prennent d'ailleurs vraiment pour leur grade).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les dernières images, très émouvantes, dressent le destin de ces personnages et introduisent un épilogue abrupte mais prévisible, comme dans &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0065234/"&gt;Z&lt;/a&gt;, l'assassinat ne débouchant pas sur plus de liberté ou de démocratie. Au contraire la situation politique demeura visiblement troublée au-moins jusqu'en 1987. Et peut-être simplement que le réalisateur nous a dépeint, avec talent et avec la volonté de lancer un débat (au-moins en Corée), un système qui a duré trop longtemps et qui finit, sans action extérieure directe, par s'autodétruire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;La scène qui tue&lt;/span&gt; : le directeur de la KCIA peu après le meurtre du président qui cherche partout un pistolet à grands cris. Drôle et furieux. Egalement, la figure archiclassique du majordome stoïque ici vraiment réussie!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Revoir le film&lt;/span&gt; : oui. C'est un film vraiment intéressant qui passerait sans problème le cap de la deuxième vision.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Mon avis express&lt;/span&gt; : avec son style si particulier et résolument original dans le cinéma actuel, le cinéma coréen m'épate une nouvelle fois. The President's Last Bang raconte une page d'histoire passionnante et Im Sang-soo s'empare du sujet avec élégance et un vrai sens de la narration, celui qui captive du début à la fin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9948636-113235654445932820?l=blogaska.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogaska.blogspot.com/feeds/113235654445932820/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9948636&amp;postID=113235654445932820' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9948636/posts/default/113235654445932820'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9948636/posts/default/113235654445932820'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogaska.blogspot.com/2005/11/presidents-last-bang.html' title='The President&apos;s Last Bang'/><author><name>Aska</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00580858659392833832</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9948636.post-113120893575581960</id><published>2005-11-05T08:14:00.000-08:00</published><updated>2005-11-06T08:06:39.353-08:00</updated><title type='text'>Les Frères Grimm</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Vu le 10/11/2005 à l'UGC Normandie Salle 1&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Langue&lt;/span&gt; : anglais&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Conditions &lt;/span&gt;: bonnes&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Post Générique&lt;/span&gt; : non&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;L'histoire en une phrase&lt;/span&gt; : deux frères, tirant profit de la crédulité des hommes et de vieilles légendes, se retrouvent confronter à une vraie malédiction.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mine de rien, à part le captivant &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0308514/"&gt;documentaire&lt;/a&gt; sur le naufrage de son projet Don Quichotte, nous n'avons pas vu beaucoup d'images tournée par le génial &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0000416/"&gt;Terry Gilliam&lt;/a&gt;. Sept ans en fait se sont écoulés depuis l'ébouriffant &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0120669/"&gt;Las Vegas Parano&lt;/a&gt;. Le réalisateur n'est pas à l'origine de ce &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0355295/"&gt;Frères Grimm&lt;/a&gt; mais il marque enfin son retour derrière la caméra.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'histoire est efficace mais pas vraiment délirante. Ce n'est pas si original de transformer des rapporteurs de légendes en chasseurs de démons de pacotille confrontés à une vraie sorcière. Le tout en passant en revue une partie de l'oeuvre des deux frères. Il ne fallait de toute façon pas attendre grand chose du scénariste « à la mode » &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0472567/"&gt;Ehren Kruger&lt;/a&gt; dont le seul vrai titre de gloire semble être &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0298130/"&gt;Le Cercle&lt;/a&gt; c'est-à-dire un remake!&lt;br /&gt;Quant à la genèse du film, elle fut houleuse (c'est presque une marque de fabrique chez Gilliam...), le réalisateur et le producteur Harvey Weinstein, dont j'avais déjà un peu parlé &lt;a href="http://blogaska.blogspot.com/2005/07/crazy-kung-fu.html"&gt;ici&lt;/a&gt;, ne s'étant pas entendus sur la plupart des éléments du film. Et en plus l&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;e budget durant le tournage a gonflé et le résultat de ces dépassements se voit à l'écran : la postproduction semble avoir été sacrifiée&lt;/span&gt;. Le montage présente des coupes presque palpables, brutales, dont certaines nuisent directement à la compréhension (je pense par exemple à la scène où les frères et Angelika sortent ensemble de la forêt alors que dans les scènes précédentes ils étaient séparés, chacun affrontant un danger). C'est la première moitié du film qui semble pâtir le plus de ces coupes. Le développement des personnages semble en prendre un coup et se retrouve terriblement simplifié.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'autre problème lié à la post production concernent les effets spéciaux numériques. Ils sont souvent ratés ou plutôt leurs finitions laissent à désirer. Outre un loup garou tout moche et un miroir qui se brise bien numérique, apparaît vers la fin du film une sorte de &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0094761/"&gt;blob&lt;/a&gt; tout gris, monstrueux et mal fichu. Déjà que son apparition dans le métrage est peu justifiée, à moins que cela ne soit une référence à un conte que je ne connais pas, son design raté le rend agaçant.&lt;br /&gt;D'autre part, la séquence de la « serviette volante et numérique », où une enfant court après son foulard dans l'eau qui s'élève dans les airs à chaque fois qu'elle s'en approche, pose la question du tout numérique. Je n'aime pas refaire un film mais, selon moi, trois bouts de nylon attachés au foulard auraient certainement permis un meilleur résultat que ce que j'ai vu à l'écran.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est sans surprise que nous retrouvons la patte du réalisateur surtout dans la première partie : caméra virevoltant, cadrages reconnaissables (dans les gros plans par exemple), une certaine violence (l'introduction est assez dure) et aussi un sens de la dérision comme cet orchestre qui joue de la musique dans la salle de torture. &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Le design du film est à la hauteur du talent de l'auteur : la forêt comme l'ensemble des décors, parfois monumentaux, sont magnifiques et permettent à Gilliam de nous offrir quelques visions délirantes&lt;/span&gt; comme ce dîner bourgeois entouré de miroirs ou l'enlèvement effrayant du chaperon rouge.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le metteur en scène est bien épaulé par un casting sympathique. &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0000354/"&gt;Matt Damon&lt;/a&gt; et &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0005132/"&gt;Heath Ledger&lt;/a&gt; sont très bons. Le premier nous prouve dans le même film qu'il sait tout faire entre comédie, drame et amour. Le second est touchant lorsqu'il devient presque obsédé par l'idée d'avoir enfin affaire à une vraie malédiction. On retiendra également un &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0001780/"&gt;Peter Stomare&lt;/a&gt; caricaturant tout en cabotinage un italien et aussi le fidèle &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0000596/"&gt;Jonathan Pryce&lt;/a&gt; qui joue un général français gouleyant, à l'accent français quand il parle anglais et anglais quand il parle français! Dommage dans ces conditions que le premier rôle féminin, &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0372176/"&gt;Lena Headey&lt;/a&gt;, soit si peu charismatique.&lt;br /&gt;Survendu dans l'affiche du film, &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0000899/"&gt;Monica Bellucci&lt;/a&gt; est au coeur de la malédiction mais n'a que quelques scènes (un peu comme &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0034079/"&gt;Pierre Arditi&lt;/a&gt; dans &lt;a href="http://blogaska.blogspot.com/2005/10/le-parfum-de-la-dame-en-noir.html"&gt;Le Parfum De La Dame En Noir&lt;/a&gt;). Cette actrice ne m'a jamais vraiment plu. Ce rôle de reine maléfique lui va cependant comme un gant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La deuxième partie est plus conventionnelle. Il faut bien achever l'histoire de malédiction. Nous avons cependant encore droit à quelques jolis moments (la fuite panique grotesque des soldats napoléoniens) et des duels finaux aux teintes rougeoyantes assez furieuses.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La fin, une sorte de réminiscence de celle d'&lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0087469/"&gt;Indiana Jones Et Le Temple Maudit&lt;/a&gt;, est tout ce qu'il y a de plus fonctionnelle. Elle rappelle que Les Frères Grimm n'est qu'un film de commande pour le réalisateur et non un de ces projets un peu fous dont il a le secret. Les Frères Grimm demeure un assez bon film mais malgré tout le plus mauvais, le moins bon plutôt, que j'ai vu de lui! Mais ça reste un Gilliam. Et la bonne nouvelle est qu'il a déjà achevé son prochain film, &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0410764/"&gt;Tideland&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme je l'avais fait pour &lt;a href="http://blogaska.blogspot.com/2005/09/island.html"&gt;Michaël Bay&lt;/a&gt;, voici donc mon classement des films (que j'ai vus) de Terry Gilliam :&lt;br /&gt;- &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0088846/"&gt;Brazil&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;- &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0114746/"&gt;L'Armée Des Douze Singes&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;- Las Vegas Parano&lt;br /&gt;- &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0096764/"&gt;Les Aventures Du Baron De Munchausen&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;- &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0101889/"&gt;Fisher King&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;- &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0081633/"&gt;Bandits Bandits&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;- Frères Grimm&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pas facile d'établir ce classement étant donné que je pourrais considérer les cinq premiers films comme des chefs d'oeuvre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;A noter dans ce film&lt;/span&gt; : d'après Terry Gilliam, la scène la plus coûteuse du film, un combat homérique avec des arbres, ne figurent pas dans le montage actuel! De son propre aveu, elle s'intégrait mal...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;La scène qui tue&lt;/span&gt; : l'introduction, courte, est assez violente, douloureuse mais aussi légèrement folle. Elle a hélas un ton qu'on ne retrouvera qu'épisodiquement dans le film mais à ce moment précis, j'y ai vraiment cru.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Revoir le film&lt;/span&gt; : peut-être, j'aimerais bien voir les scènes coupées.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9948636-113120893575581960?l=blogaska.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogaska.blogspot.com/feeds/113120893575581960/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9948636&amp;postID=113120893575581960' title='2 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9948636/posts/default/113120893575581960'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9948636/posts/default/113120893575581960'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogaska.blogspot.com/2005/11/les-frres-grimm.html' title='Les Frères Grimm'/><author><name>Aska</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00580858659392833832</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9948636.post-113119985758685421</id><published>2005-11-05T05:57:00.000-08:00</published><updated>2005-11-05T06:10:57.610-08:00</updated><title type='text'>Les Ames Grises</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Vu le 5/10/2005 à l'UGC Montparnasse salle 5&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;Langue &lt;/span&gt;: français&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Conditions &lt;/span&gt;: bonnes  &lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Post Générique&lt;/span&gt; : non&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;L'histoire en une phrase&lt;/span&gt; : en 1917, dans un village français non loin de la ligne de front, le meurtre d'une petite fille met ses habitants en émoi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0431493/"&gt;Les Ames Grises&lt;/a&gt; décrit d'abord une époque et une ambiance dans ce village proche du front. La normalité est impossible : la guerre est tout à côté, les rues sont traversées continuellement par des colonnes de soldats partant ou revenant du front. Et partout rôde un climat de tension et de peur qui jaillit sans prévenir. La scène dans l'école du village résume cette tension : les élèves s'entraînent à mettre correctement leur masque à gaz. Peu à peu, l'instituteur explose,  crie et se déshabille devant des enfants silencieux. Les Ames Grises décrit la folie ordinaire dans ce qu'il a de plus quotidien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jamais le récit ne nous amènera au front. &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0002174/"&gt;Yves Angelo&lt;/a&gt; choisit de s'attarder sur une poignée d'hommes restés à l'arrière. Ce sont des garants des institutions : avocats, juges, maires, policiers, instituteurs... Le village essaye en effet tant bien que mal de maintenir ses institutions par la recherche, par exemple, d'un instituteur pour les enfants ou par le maintien de la justice et de l'ordre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces hommes ne sont donc pas au front, ne s'y trouveront sans doute jamais. Ils préfèrent tenter de faire semblant, comme si la guerre n'existait pas. On n'en parle pas : quand un membre jeune de sa famille part au front, les adieux avec le frère, un policier, (&lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0687914/"&gt;Denis Podalydès&lt;/a&gt;) se font en silence. Plus troublant est ce procureur Destinat (&lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0547339/"&gt;Jean-Pierre Marielle&lt;/a&gt;) qui, dans un implacable plaidoyer, exige la mort pour un homme qui l'a donnée alors qu'elle se donne en toute « légalité » à quelques kilomètres. Une sorte de paradoxe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les passages porteurs d'espoir sont peu nombreux et personnifiés par l'institutrice suppléante (&lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0359652/"&gt;Marina Hands&lt;/a&gt;) qui a peur mais qui semble encore vouloir vivre en regardant la guerre en face à travers sa « contemplation » du troublant et chaotique champ de bataille, ses nombreuses lettres à son petit ami parti au front, et son baiser volé à un blessé de guerre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais le ton du film laisse naturellement penser que personne ne sortira indemne de cette époque troublée. Ce sont les morts en dehors du théâtre des opérations, dont le meurtre d'une fillette, qui vont explicitement révéler que les protagonistes sont tous à bout, accablés comme si leur vie était perdue, comme si cette guerre n'offrait aucune échappatoire si ce n'est de basculer dans l'horreur, de profiter de cette époque de troubles si l'occasion se présente. Ainsi le juge Mierck, secondé par un officier inquiétant et presque muet, est un homme méprisant et cruel. Les scènes d'interrogatoire sont éprouvantes et le juge est si cynique dans ses monologues et ses attitudes que Les Ames Grises flirte avec la fanstamagorie et l'humour noir. Dans une de ses toutes dernières compositions, &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0898317/"&gt;Jacques Villeret&lt;/a&gt; est magistral et même pas inattendu car ce rôle lui sied finalement bien. Le reste des acteurs est bien sur à la hauteur, tous semblant toujours traîner au fond d'eux une douleur insaisissable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Esthétiquement, Yves Angelo soigne ses décors et ses images tout en teintes grises d'une beauté et d'une gravité presque surprenantes. Les Ames Grises fut plutôt critiqué pour son académisme, pour son aspect « qualité française ». Au fond, ce n'est pas un mal, on dit souvent de &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0000142/"&gt;Clint Eastwood&lt;/a&gt; qu'il est un réalisateur académique, et en plus Angleo a su distiller la marche de la fatalité avec fermeté en évitant toute lourdeur, tout effet tape à l'oeil jusqu'à ce final énigmatique et prosaïque à la fois. Pour ces raisons et pour l'histoire qu'il raconte, Les Ames Grises s'impose déjà comme un des beaux films français de l'année.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;La scène qui tue&lt;/span&gt; : une scène dure de torture physique et mentale où l'officier pousse un déserteur à demi nu dans le froid glacial à avouer un crime.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Revoir le film&lt;/span&gt; : presque curieusement oui. J'ai envie de revoir le film, de retrouver son ambiance. J'aime assez peu les films graves où le sort s'acharne. Par exemple, dans le genre, &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0285742/"&gt;A L'Ombre De La Haine&lt;/a&gt; est une purge (avec une jolie fin toutefois).&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9948636-113119985758685421?l=blogaska.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogaska.blogspot.com/feeds/113119985758685421/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9948636&amp;postID=113119985758685421' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9948636/posts/default/113119985758685421'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9948636/posts/default/113119985758685421'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogaska.blogspot.com/2005/11/les-ames-grises.html' title='Les Ames Grises'/><author><name>Aska</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00580858659392833832</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9948636.post-113061341016826301</id><published>2005-10-29T11:33:00.000-07:00</published><updated>2005-11-20T08:18:40.600-08:00</updated><title type='text'>Night Watch</title><content type='html'>&lt;p style="margin-bottom: 0cm;" align="justify"&gt;Vu le 3/10/2005 à l'UGC George V salle 3&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Langue &lt;/span&gt;: russe. A noter un prologue en Anglais&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Conditions&lt;/span&gt; : correcte&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Post Générique&lt;/span&gt; : oui, un bus fonce contre un homme... qui le stoppe brutalement. Joli effet pour une scène coupée au montage ou alors inclue dans la suite du film déjà en post-production.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;L'histoire en une phrase &lt;/span&gt;: la trêve entre les forces du Bien et celles du Mal est de plus en plus mis à mal depuis l'arrivée de ce qui pourrait être un élu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La tentative est belle. &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0403358/"&gt;Night Watch&lt;/a&gt; est une assez grosse production russe, adaptation d'un roman à succès. Pas si gros budget que ça quand même, d'après Imdb, le film a coûté 4.2 millions de dollars. Mais c'est une production ambitieuse car elle est le premier opus d'une trilogie et raconte une histoire universelle, la lutte explicite entre le Bien et le Mal.&lt;br /&gt;Pari (financièrement) réussi, le film est un gros succès en Russie. Le succès est moins évident dans le reste du monde mais assez encourageant pour mettre en chantier les suites annoncées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Night Watch raconte l'histoire d'un homme, Anton (&lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0450975/"&gt;Konstantin Khabensky&lt;/a&gt;), qui a un don : il voit les Night Watch, guerriers du Bien, et les Day Watch, guerriers du Mal (si j'ai bien compris, je dois avouer que je n'ai pas saisi certains aspects de l'univers). Son travail est de maintenir l'équilibre entre le Bien et le Mal (comme traquer des vampires un peu trop avides de sang). Son histoire personnelle va peu à peu s'interposer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et l'histoire d'Anton, son histoire, semble être destinée à devenir le moteur de la trilogie. Mais pour étoffer son récit, le réalisateur &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0067457/"&gt;Timur Bekmambetov&lt;/a&gt; ajoute une sous-intrigue autour d'une femme poursuivie par le mauvais sort, histoire plutôt intéressante mais malheureusement elle ne rejoindra jamais vraiment cette grande histoire. Avec le recul, cette histoire un peu trop mis en avant sonne comme une fausse piste, une frustration.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce n'est pas la seule. L'introduction donnait un ton grandiose, épique au film. Timur Bekmambetov semblait annoncer que Night Watch serait un film d'Heroic Fantasy moderne (le genre c'est Modern Fantasy je crois).&lt;br /&gt;Reconnu comme grand faiseur de clip, le réalisateur sait soigner ses effets spéciaux et visuels qui sont réussis. On peut même être subjugué par quelques bons trucs comme la transformation chaotique du hibou. Mais l'accumulation de flitres, d'images stylées sans cohérence et le montage cut fatiguent. Bekmambetov sature son bébé de mouvements généralement sans queue ni tête ni jolis ni élégants mais injustifiés et soûlant. La musique est parfois bonne et même lyrique mais trop teintée de hard Rock. L'action déçoit également. Trop nombreuses, les séquences mouvementées sont trop saccadées et mal rythmées. Brouillon et sans intérêt.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;En un mot comme en cent, Bekmambetov a globalement raté sa réalisation. L'épique a du plomb dans l'aile&lt;/span&gt;... Mais décidément, la tentative est belle. Les batailles Mal contre Bien, apparemment confuses, se révèlent passionnantes. Anton, un nouveau "héros malgré lui" complètement désabusé, est plutôt intéressant : il est un humain enrôlé dans un combat pour le bien alors qu'il se préparait à faire le mal en tuant par sorcellerie l'enfant que portait son ex-copine.&lt;br /&gt;Et côté design, c'est inventif, l'ultra technologique (la vie des gens est informatisée) est mélangée à un environnement crade et repoussant. Les décors d'un Moscou comme post apocalyptique apportent une excellente ambiance à cette trêve Bien/Mal de plus en plus compromise où les règles la régissant sont transgressées.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Enfin, c'est surtout la fin qui tire le film vers le haut. Superbe et fataliste, elle révèle une problématique du choix douloureuse&lt;/span&gt; où les actes des héros sont jugés. L'ombre de &lt;a href="http://www.starwars.com/"&gt;Star Wars&lt;/a&gt;, dans ce que la série a de plus mythologique, plane alors de belle manière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Night Watch est un film qui manque de maîtrise et trop bordélique pour être épique et pour être totalement convaincant. Mais l'univers et le récit évoqués, souvent passionnants, intriguent suffisamment pour nous donner envie d'en savoir plus, pour nous donner envie de voir Day Watch.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;La Scène qui tue&lt;/span&gt; : l'effet spécial où l'épée sort de la colonne vertébrale d'un homme est surprenante. Le duel qui suit est passionnant comme une belle tragédie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;Revoir le film&lt;/span&gt; : oui, je pense acheter le DVD.  &lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9948636-113061341016826301?l=blogaska.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogaska.blogspot.com/feeds/113061341016826301/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9948636&amp;postID=113061341016826301' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9948636/posts/default/113061341016826301'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9948636/posts/default/113061341016826301'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogaska.blogspot.com/2005/10/night-watch.html' title='Night Watch'/><author><name>Aska</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00580858659392833832</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9948636.post-112999113894720129</id><published>2005-10-22T06:41:00.000-07:00</published><updated>2005-11-20T08:16:57.560-08:00</updated><title type='text'>Le Parfum De La Dame En Noir</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Vu le 28/9/2005 à l'UGC Normandie Salle 2&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Langue&lt;/span&gt; : française&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Conditions&lt;/span&gt; : bonnes&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Post Générique&lt;/span&gt; : non&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;L'histoire en une phrase&lt;/span&gt; : après avoir résolu &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0356922/"&gt;Le Mystère De La Chambre Jaune&lt;/a&gt;, Rouletabille part sur les traces de La Dame En Noir et de Frédéric Darsan qui continue à la harceler.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le Mystère De La Chambre Jaune était pas loin du génial et le joli succès du film encourageant. Cependant, je fus très joyeusement surpris d'apprendre que la suite allait être mise en chantier. Concernant le roman &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0385933/"&gt;Le Parfum De La Dame En Noir&lt;/a&gt;, je l'ai lu vers 11-12 ans et je ne m'en souviens absolument pas. C'est lié au fait que je n'y avais pas compris grand chose. J'ai par contre encore des souvenirs du premier roman des enquêtes Rouletabille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais passons au film : Rouletabille est de plus en plus omnibulé par le parfum de la dame en noir, celui de sa mère. Le réalisateur &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0687913/"&gt;Bruno Podalydès&lt;/a&gt; décrit brièvement dans un élégant flash back (un peu comme dans le premier film) l'enfance du journaliste en pension, une enfance déjà traversée de mystères et de magie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais c'est le château d'Hercule, la demeure du couple Rance et lieu de repos des Stangerson, qui sera le siège du mystère. Et &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;c'est toujours avec une grande élégance que Bruno Podalydès distille ce parfum de mystère dans le film, où il développe son goût pour les climats de suspicion et de peur, les dialogues habiles et vifs, les indices et objets tordues, les relations troubles entre les personnages&lt;/span&gt;. Un véritable plaisir que Bruno Podalydès prolonge jusqu'au bout sachant bien que la résolution, forcément décevante (on se souvient du juge De Marquet attristé que le mystère de la chambre jaune soit résolu), quoique plutôt jolie, captive moins que le mystère lui-même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bruno Podalydès retrouve donc l'ambiance du Mystère De La Chambre Jaune pour notre plus grand plaisir. Mais dans ce film, la réussite la plus remarquable est le mariage du film mystérieux et mélancolique avec la comédie. Le Mystère De La Chambre Jaune nous charmait par ses répliques ironiques et les rictus des personnages. Ici, disons-le, c'est la franche rigolade avec de nombreux gags hilarants.&lt;br /&gt;Messe de mariage avec un prêtre blasé, ballade en sous-marin solaire, "danse" de périscopes dans les oubliettes, fausses barbes, coup de canon pour ouvrir une porte, flûte utilisée comme une arme... autant de situation comiques originales qui rendent le film plus attachant et mémorable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce tournant vers la comédie pure se retrouve dans les personnages. Nous retrouvons la plupart des protagonistes du premier film mais Bruno Podalydès a choisi de varier les plaisirs en mettant d'autres personnages en valeur ou en retrait. Ainsi &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0723623/"&gt;Claude Rich&lt;/a&gt;, le juge, ne fait qu'une courte apparition. &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0034079/"&gt;Pierre Arditi&lt;/a&gt;, Larsan (il était exceptionnel dans le premier film) a un rôle central mais qu'une poignée de scènes. Son ombre, sa menace plane cependant durant tout le métrage. Et enfin, même Rouletabille (&lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0687914/"&gt;Denis Podalydès&lt;/a&gt;, le frère de Bruno, moins aérien et plus grave que lors dans la chambre jaune) est un peu plus à l'écart.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est son fidèle ami Sainclair, &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0112811/"&gt;Jean-Noël Brouté&lt;/a&gt;, qui devient presque le héros, bien malgré lui, de l'histoire et qui accentue le côté comique du film entouré par des nouveaux personnages moins troublants, directement issus de la comédie. Le couple Rance (&lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0951456/"&gt;Zabou Breitman&lt;/a&gt;/Bruno Podalydès) est un couple haut en couleur, bon vivant et enthousiaste qui aime recevoir. Autre invité, Galitch, un soi disant prince russe, interprété par &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0252979/"&gt;Vincent Elbaz&lt;/a&gt; qui cabotine, il faut voir son accent, et qui nous amuse particulièrement dans sa toute dernière scène avec la flûte...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bruno Podalydès a finalement mis en scène un film chorale avec des personnages excellents, tous parfaitement interprétés, des beaux décors et de très belles images. Par son alliance étonnante de la comédie et du mystère (loin de &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0267913/"&gt;Scooby Doo&lt;/a&gt; notons le), Le Parfum De La Dame En Noir est une réussite, peut-être encore plus que Le Mystère De La Chambre Jaune, une oeuvre originale, belle et selon moi populaire. Je rêve d'une suite maintenant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;A retenir dans le film&lt;/span&gt; : Bruno Podalydès rend hommage à Tintin (personnage inspiré notamment de... Rouletabille) à travers ce film aussi bien dans l'ambiance que directement à travers un tableau, qui m'a fait mourir de rire, représentant un des personnages du film (celui de Bruno Podalydès!) de la même manière que l'ancêtre du Capitaine Haddock dans Le Secret De La Licorne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;La scène qui tue&lt;/span&gt; : une rencontre avec un nouveau personnage : Edith Rance qui se présente elle et sa maison dans un monologue impérial et drôle sous les yeux d'un Sainclair victime d'un coup de foudre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;Ce que ma copine en a pensé&lt;/span&gt; : Plutôt étonnant ce Parfum de la Dame en Noir. Pour mieux en comprendre l'intrigue, nous avons loué, quelques jours auparavant, Le Mystère de &lt;st1:personname productid="la Chambre Jaune" st="on"&gt;la Chambre Jaune&lt;/st1:personname&gt;, qui n'est autre que le premier volet des enquêtes de M. Rouletabille. J'avais déjà particulièrement aimé ce premier film et j'attendais donc avec impatience le second. Et je n'ai pas été déçue! On retrouve le même univers surprenant. Les années trente. Des machines désuètes : comme le premier sous-marin à pédalier. L'humour décalé à tout bout de champ : je repense à Edith, la maîtresse de maison, qui demande sempiternellement si ses invités veulent un peu d'alcool de poire ou de prune, je ne sais plus très bien. Il me revient en tête également le sympathique duel au périscope entre Rouletabille et son compagnon Sainclair. Et le fameux Larsan qui dupe les invités et qui rit à leur barbe à chacune de ses apparitions. Finalement le mystère que Rouletabille va devoir résoudre rejoindra sa propre histoire. Celle de son enfance et de la Dame en Noir qui lui offrait des petits pains briochés pour son quatre-heure. Tout ceci ne vous rappellerait-il pas la fameuse madeleine de Proust ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;Revoir le film&lt;/span&gt; : oui&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9948636-112999113894720129?l=blogaska.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogaska.blogspot.com/feeds/112999113894720129/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9948636&amp;postID=112999113894720129' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9948636/posts/default/112999113894720129'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9948636/posts/default/112999113894720129'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogaska.blogspot.com/2005/10/le-parfum-de-la-dame-en-noir.html' title='Le Parfum De La Dame En Noir'/><author><name>Aska</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00580858659392833832</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9948636.post-112998840221120330</id><published>2005-10-22T03:45:00.000-07:00</published><updated>2005-10-24T14:50:41.116-07:00</updated><title type='text'>Broken Flowers</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Vu le 14/9/2005 à l'UGC Normandie Salle 1&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Langue&lt;/span&gt; : anglais&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Conditions&lt;/span&gt; : bonnes&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Post Générique&lt;/span&gt; : non&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;L'histoire en une phrase :&lt;/span&gt; Don Johnston, un Don Juan vieillissant, part à la recherche de ses anciennes conquêtes pour savoir si l'une d'elles était celle qui lui avait révélé par courrier qu'il était le père d'un garçon de 19 ans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0412019/"&gt;Broken Flowers&lt;/a&gt; démarre presque comme une comédie policière. Don Johnston est un parvenu riche et célibataire dont la dernière conquête vient de le plaquer. Désabusé, seul sur son canapé, il donne l'impression de ne plus vivre et cette lettre anonyme lui annonçant un fils caché parti à sa recherche ne semble l'atteindre qu'intérieurement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais Don a comme un alter ego : son voisin Winston (&lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0942482/"&gt;Jeffrey Wright&lt;/a&gt;, très drôle) qui envie sa vie de Don Juan et qui prend les décisions à sa place. Il vit pour lui et à travers lui. Tel un détective zélé, il prend à bras le corps cette histoire de lettre anonyme, retrouve la trace des anciennes conquêtes de Don et lui prépare un plan d'action. Ces scènes d'enquêtes/préparatifs où Don passe son temps sur son canapé, chez ses voisins ou dans un café sont drôles, parfois hilarantes. Et en même temps, la mélancolie plane, Don semble soumis, résigné mais aussi presque redevable envers son voisin qui le pousse à agir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi commence un curieux Road Trip dont le but est la rencontre avec les femmes de sa vie, des femmes aux destins et aux personnalités hétéroclites.&lt;br /&gt;- Veuve joyeuse et mère délurée d'une allumeuse prénommée innocemment Lolita,&lt;br /&gt;- Ancienne hippie devenue bourgeoise. Une scène de dîner coincée décrit une femme pleine de ressentiment, de (mauvais?) souvenirs et de regrets contenues. Un personnage entre &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0274558/"&gt;The Hours&lt;/a&gt; et &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0410975/"&gt;Desperate Housewives&lt;/a&gt;,&lt;br /&gt;- Une dépressive paumée qui s'est visiblement très mal remis de leur relation,&lt;br /&gt;- Une babacool un peu lesbienne qui sait parler aux animaux.&lt;br /&gt;Des retrouvailles cocasses, drôles, parfois nostalgiques et même violentes.&lt;br /&gt;Les dialogues sont presque convenues pour ce genre de rencontre. Les femmes racontent leur vie mais sans ouvertement revenir sur leur relation passée avec Don, comme si finalement celle-ci n'avait pas eu vraiment d'emprise sur elle (peu des femmes le reconnaissent).&lt;br /&gt;Ce ne sont pas les mots chez &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0000464/"&gt;Jim Jarmusch&lt;/a&gt; qui vont raconter le passé mais des détails, des décors que Don regardent fugitivement en également trouver une preuve de l'existence de son hypothétique fils. Ce sont aussi le regard des femmes, leur attitude lorsqu'elles le reconnaissent, quand elles lui parlent ou l'écoutent. Don voit son passé à travers elles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les quatre actrices, &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0000232/"&gt;Sharon Stone&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0175814/"&gt;Frances Conroy&lt;/a&gt; (Ruth dans &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0248654/"&gt;Six Feet Under&lt;/a&gt;), &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0842770/"&gt;Tilda Swinton&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0001448/"&gt;Jessica Lange&lt;/a&gt;) apportent bien entendu beaucoup au film, à la personnalité de leur personnage car il n'est pas simple de se référer au passer sans le raconter.&lt;br /&gt;Et &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0000195/"&gt;Bill Murray&lt;/a&gt; reste toujours au dessus de la mêlée, aussi bien l'acteur que son personnage. Bill Murray est ce Don Juan. Au gré de mes lectures, j'ai constaté que le faciès de Murray ne plaisait pas à tout le monde, l'acteur étant parfois, pas souvent, inexpressif. J'ai plutôt vraiment l'impression que ses rôles sont tous différents, peut-être des variations autour du clown triste ou du personnage de Droopy. Reconnu comme un immense comique aux USA, plusieurs de ses films m'ont bouleversés particulièrement ceux de &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0027572/"&gt;Wes Anderson&lt;/a&gt; (j'ai déjà dit beaucoup de bien de &lt;a href="http://blogaska.blogspot.com/2005/04/la-vie-aquatique.html"&gt;La Vie Aquatique&lt;/a&gt;). &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0160127/"&gt;Charlie's Angels&lt;/a&gt; et &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0107048/"&gt;Un Jour Sans Fin&lt;/a&gt; sont deux de mes films de chevet.&lt;br /&gt;Autant dire qu'il est presque mon idole et là encore il ne me déçoit pas, qu'il soit assis sur son canapé, guidé bon gré mal gré par son ami ou tout simplement un peu coincé avec ses ex. Et le film peu à peu lui fait la part belle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Car cette intrigue de fils caché devient peu à peu presque un pis-aller pour le personnage. Don (et Jim Jarmush) entreprend un voyage dans son passé pour voir ce qu'il est devenu&lt;/span&gt;. Sans l'artifice du flashback, Don regarde sa jeunesse. Il la regarde à travers d'autres jeunes personnes, des filles qui gloussent à propos d'un beau mec, qui pourrait être lui ou son fils (ils louent la même voiture), dans un bus par exemple. Jim Jarmusch semble aussi s'amuser à mettre discrètement en valeur des jolies et jeunes femmes (dans un avion, chez un fleuriste, dans des salles d'attente...) comme autant de "cibles" potentielles pour Don ou plutôt la personne (que nous croyons) qu'il a été. Et enfin, sans renouer avec lui ou quelque chose comme ça, il regarde à travers les femmes, "ses" femmes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'épilogue est presque gonflé car il nous plonge dans l'incertitude (l'agacement pour certains). Le voyage n'était peut-être qu'intérieur, l'histoire n'était peut-être qu'une vengeance. Broken Flowers ne narrait pas l'histoire d'un homme qui remet de l'ordre dans sa vie ou qui renoue avec elle mais peut-être décrivait-il une vie passée sans jamais la montrer. Une vie qui arrive à son terme. Et cette drôle de quête se termine sur un très beau gros plan. Un final sans cruauté, sans peine et sans joie, mais peut-être un peu douloureux, un peu triste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;A retenir dans ce film&lt;/span&gt; : le tout dernier garçon que nous voyons dans une voiture et qui regarde Don n'est autre que Homer Murray, un des enfants de l'acteur. Amusant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;La scène qui tue&lt;/span&gt; : une scène de nue (avec &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm1232226/"&gt;Alexis Dziena&lt;/a&gt;) superbement érotique et plutôt inattendue surprend&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Revoir le film&lt;/span&gt; : pourquoi pas?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9948636-112998840221120330?l=blogaska.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogaska.blogspot.com/feeds/112998840221120330/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9948636&amp;postID=112998840221120330' title='2 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9948636/posts/default/112998840221120330'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9948636/posts/default/112998840221120330'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogaska.blogspot.com/2005/10/broken-flowers.html' title='Broken Flowers'/><author><name>Aska</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00580858659392833832</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9948636.post-112997516943064026</id><published>2005-10-22T01:59:00.000-07:00</published><updated>2005-10-24T14:50:26.460-07:00</updated><title type='text'>La Cloche A Sonné</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Vu le 6/9/2005 à l'UGC George V salle 7&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Langue&lt;/span&gt; : Français&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;Conditions&lt;/span&gt; : bonnes&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Post Générique&lt;/span&gt; : un son de cloche&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n'ai pas grand chose à dire de &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0426266/"&gt;La Cloche A Sonné&lt;/a&gt;. Essayons quand même. Ainsi dans sa grande maison de campagne, Simon Arcos est un docteur qui conduit ses patients lors de stages à traiter leurs problèmes et partir à la recherche de leur moi à travers des thérapies censées être pour le moins incongrues : régime de vie stricte, promenade interminable, conversation avec des vaches, taichi...&lt;br /&gt;Et dans le groupe de patients, nous trouverons :&lt;br /&gt;- Une sorte de nymphomane, qui a peut-être déjà eu une relation avec Arcos,&lt;br /&gt;- Un mythomane dans la quarantaine qui vit encore chez sa mère,&lt;br /&gt;- Une femme superficielle (et conne),&lt;br /&gt;- Un cynique nerveux et sa femme qui a des problèmes de transit,&lt;br /&gt;- Un muet joyeux, régulier du stage proposé par le docteur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si on est conciliant, on dira que &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0378730/"&gt;Bruno Herbulot&lt;/a&gt; a tenté de mettre une pointe de réalisme dans ce film en montrant qu'on ne peut pas en une semaine de stage se confronter à soi-même et exterioriser tous ses problèmes. Sinon, on pourra dire qu'aucun des problèmes des personnages n'aura été traités (je ne dis même pas résolus) ou très superficiellement et que le film lui-même n'a pas vraiment de progression. Seul le personnage de &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0167388/"&gt;François Cluzet&lt;/a&gt; (le cynique nerveux) aura droit à un peu plus d'attention aussi bien dans l'histoire elle-même que dans la plate mise en scène montrant peut-être que ce sont les patients qui adhèrent le moins à la thérapie du docteur qui s'en sortent le mieux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quoi qu'il en soit, La Cloche A Sonné ne raconte pas grand chose, juxtapose des scènes parfois sans aucun intérêt quand elles ne sont pas insérées sans explications (la scène de danse) et ne développe qu'une psychologie ultra sommaire ce qui pose un sérieux problème pour un film traitant de la recherche de soi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Même si &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0524528/"&gt;Fabrice Luchini&lt;/a&gt; est amusant, l'acteur, comme tout les autres, n'a pas grand chose à faire ni à dire. Et niveau comédie, je crois avoir ri de temps en temps mais, l'ayant vu il y a un mois, je ne sais plus pourquoi (béni soit les notes que je prends peu après avoir vu un film).&lt;br /&gt;La Cloche A Sonné n'est même pas agaçant ou déplaisant. En fait, c'est surtout un film inconsistant. Et la cloche me direz-vous? Eh bien, elle servaient à marquer les différents temps de la journée. Le docteur la casse accidentellement à la toute fin. Voilà.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;A retenir dans ce film&lt;/span&gt; : Je ne crois pas avoir vu &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0142972/"&gt;Amira Casar&lt;/a&gt; aussi belle que dans ce film.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;La Scène qui tue&lt;/span&gt; : pas grand chose à se mettre sous la dent. Sauvons cette demi-scène où Cluzet parle à une vache au clair de lune&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Revoir le film&lt;/span&gt; : non&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9948636-112997516943064026?l=blogaska.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogaska.blogspot.com/feeds/112997516943064026/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9948636&amp;postID=112997516943064026' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9948636/posts/default/112997516943064026'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9948636/posts/default/112997516943064026'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogaska.blogspot.com/2005/10/la-cloche-sonn.html' title='La Cloche A Sonné'/><author><name>Aska</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00580858659392833832</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9948636.post-112939505563370525</id><published>2005-10-15T07:52:00.000-07:00</published><updated>2005-10-19T23:50:11.120-07:00</updated><title type='text'>Godzilla Final Wars</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Vu le 31/8/2005 à l'UGC Ciné Cité des Halles Salle 6&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Langue&lt;/span&gt; : anglais/japonais. C'est amusant car un des héros parle anglais et on lui répond en japonais et réciproquement.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Conditions&lt;/span&gt; : bonnes&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Post Générique&lt;/span&gt; : pendant le générique, on remarque des scènes coupées au montage. Intéressant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mise au point : le film est relativement exigeant si on souhaite apprécier &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0399102/"&gt;Godzilla Final Wars&lt;/a&gt; totalement. Outre un amour inconsidéré pour le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;kaiju eiga&lt;/span&gt;, le film de monstres, il faut avoir pas mal de culture sur le genre. Certains aspects "culturels" du texte ci-dessous se réfèrent donc au numéro de &lt;a href="http://www.mad-movies.com/"&gt;Mad Movies&lt;/a&gt; consacré à Godzilla et à ce film en particulier. Que deviendrais-je sans Mad Movies? Je leur dois presque tout ce que je connais en matière de cinéma.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Premier étonnement : le film Godzilla Final Wars sort au cinéma! L'occasion est trop belle pour ne pas la louper. Il ne se joue que dans une salle à Paris mais une belle et grande salle de l'UGC des Halles. La salle était d'ailleurs assez bien remplie mais ce ne sera quand même pas un gros carton.&lt;br /&gt;Parlons un peu de l'histoire : Godzilla, alors en hibernation dans la glace, va être réveillé pour ni plus ni moins, et un peu malgré lui, sauver la terre d'une invasion extraterrestre qui manipule tout un tas de monstres contre une armée mondiale volontaire mais impuissante, l'Earth Defense Force : l'EDF! Je rêverais d'avoir un bouclier rectangulaire avec EDF marqué dessus comme dans le film!&lt;br /&gt;Plus sérieusement, le film suit le parcours d'Osaki, un homme génétiquement modifié très puissant et qui se révèle avoir des liens très forts avec les extraterrestres qui révéleront un passé commun entre les terriens et ces aliens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce Godzilla est censé rendre hommage à tous les films de (grands) monstres où Godzilla s'est distingué soit 27 films. Le générique du début reprend donc le thème musical des films et présente dans un montage (très très) rapide des extraits des 27 films précédents! Epileptique et éprouvant mais indéniablement bien fait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour rendre hommage à tous ces films et à tous les monstres, le réalisateur à la mode &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0457565/"&gt;Ryuhei Kitamura&lt;/a&gt; adopte un double récit. Deux récits se rejoignant de temps en temps ou mis en parallèles (cf le double combat final au caractère fusionnel).&lt;br /&gt;Godzilla Final Wars raconte d'abord une bataille entre humains et extraterrestres où l'auteur recycle en masse les oeuvres récentes. Nous trouvons donc des références aux comics (les &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0120903/"&gt;X-Men&lt;/a&gt;, certains personnages du film étant des mutants) ainsi qu'à &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0133093/"&gt;Matrix&lt;/a&gt; (Bullet Time, poursuite en moto sur autoroute, caméra "tournante"...). Et les séquences montrant ce héros pur, mais en proie au doute et règlant ses comptes avec le grand et méchant leader qui lui propose de le rejoindre, font directement référence à &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0076759/"&gt;Star Wars&lt;/a&gt; tout comme la manière dont est détruit le vaisseau des aliens (détruit après l'explosion de son noyau).&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Kitamura nous balance donc littéralement à la gueule un tas d'idée souvent sans prendre la peine de les introduire "classiquement" nous laissant à peine le temps de respirer. Difficile de dire que le film n'est pas frénétique&lt;/span&gt;. Même les scènes dialoguées vont vite. Là encore, Kitamura ne s'embarrasse pas d'explications et laisse place à l'action tout azimut avec des effets spéciaux numériques un peu trop numériques mais efficaces et au pire rigolos.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce serait alors une erreur de ne pas parler de &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm1675025/"&gt;Don Frye&lt;/a&gt;, l'acteur non asiatique du film. Entouré d'une pléiade de belles gueules, de jeunes donzelles et d'anciens acteurs des précédents films de Godzilla, Don Frye interprète un commandant de vaisseau implacable. Il est une sorte de monolithe à moustache, un croisement entre Staline et le &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Zangief"&gt;Zangief&lt;/a&gt; de &lt;a href="http://www.t45ol.com/play/782/street-fighter-2.html"&gt;Street Fighter 2&lt;/a&gt;. Plus connu comme ancien champion de Free Fight, Frye s'essaye comme acteur. Il n'est pas forcément doué, il n'adopte qu'une ou deux expressions pendant tout le film, et se trimballe tout le temps avec un sabre qui servira surtout à ses ennemis. Toujours prompt à poser devant la caméra comme pour une photo, épaulé par des dialogues secs et primaires et une voix très grave, l'"acteur" est par moment hilarant de sérieux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le second récit est une longue suite de combats et de destructions mettant en scène les monstres et donc Godzilla. Le numérique est ici presque banni. &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Kitamura est revenu aux sources du genre avec des acteurs déguisés en monstre et des grandes maquettes pour les décors&lt;/span&gt;. De nombreux spectateurs égarés ne verront alors qu'un &lt;a href="http://www.fabien.free.fr/xor/xor.htm"&gt;X-Or&lt;/a&gt; Deluxe et d'autres trouveront ça très fun! Car les maquettes ne sont pas là pour décorer mais pour être démolies et rasées. Des grandes scènes de destructions massives jalonnent le film.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et Godzilla est fort. Il le prouve grâce à une dizaine de duels, sans rire une dizaine, contre divers monstres issus des précédents opus de Godzilla. Même le monstre de la &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0120685/"&gt;version américaine&lt;/a&gt; d'&lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0000386/"&gt;Emmerich&lt;/a&gt; appelé au Japon Zilla est de la partie. Le duel de ce dernier contre le Godzilla original est expédié : en dix secondes, deux coups de poings et une projection, Zilla est anéanti! Une manière de montrer que le Japon a bien apprécié l'adaptation américaine sans doute... les autres duels alternent chevalerie (on se fonce dessus), catch, lancer de poids (avec l'araignée) et free fight.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Godzilla Final Wars est donc délicieusement jouissif mais aussi éprouvant et lassant. le film dure 2h04 et les 45 dernières minutes ne sont qu'une suite de combats divers dont la répétition et le côté sans limite (comme dans &lt;a href="http://blogaska.blogspot.com/2005/07/crazy-kung-fu.html"&gt;Crazy Kung Fu&lt;/a&gt;) fatiguent. Et il faut bien reconnaître que le scénario, c'est surtout du n'importe quoi. C'est sans doute un film qui se voit en plusieurs. Encore faudrait-il que je trouve des amis prêt à voir ça. En tout cas, bien qu'éprouvant et exigeant, Godzilla Final Wars est surtout un bien drôle objet cinématographique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;La scène qui tue&lt;/span&gt; : Don Frye est LE personnage qui tue!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Revoir le film&lt;/span&gt; : en groupe peut-être.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9948636-112939505563370525?l=blogaska.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogaska.blogspot.com/feeds/112939505563370525/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9948636&amp;postID=112939505563370525' title='2 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9948636/posts/default/112939505563370525'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9948636/posts/default/112939505563370525'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogaska.blogspot.com/2005/10/godzilla-final-wars.html' title='Godzilla Final Wars'/><author><name>Aska</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00580858659392833832</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9948636.post-112938584104859095</id><published>2005-10-15T05:58:00.000-07:00</published><updated>2005-11-20T08:14:56.670-08:00</updated><title type='text'>Shérif Fais-Moi Peur</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Vu le 24/8/2005 à l'UGC George V salle 5&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Langue &lt;/span&gt;: anglais&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;Conditions &lt;/span&gt;: correctes&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;Post Générique&lt;/span&gt; : un bêtisier, parfois impressionnant, pendant le générique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai vu &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0377818/"&gt;Shérif Fais-Moi Peur&lt;/a&gt; en première semaine d'exploitation et il est dans la salle 5 de l'UGC George V qui est rarement une salle pour les films en première semaine. Il faut dire que le marketing avoisinait le néant. Aucune bande-annonce et une poignée d'affiches peu enthousiastes. A croire que la série n'a pas du tout marqué les esprits. Le bide est bien là. 280 entrées Paris à 14h le mercredi de la sortie. Catastrophique, à peine plus que &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0396592/"&gt;Fat Albert&lt;/a&gt; sorti le même jour). Le film fera dans les 150000 entrées. Le succès aux USA est cependant indéniable, dans la lignée de &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0335438/"&gt;Starsky Et Hutch&lt;/a&gt;, une autre adaptation de série télé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les critiques furent elles-mêmes unanimes dans le caractère nul de cette entreprise. Prenons celle du magazine Première "Au programme : acteurs somnolents, humour bouseux, nichons et tôle froissée. On comprendrait tout à fait que vous n'ayez pas envie de voir ça.". Encore un critique avec une haute estime du cinéma. Si on excepte les acteurs somnolents, ma foi, le programme peut semble t'il remplir son quota de divertissement. Sacrés intellos va. Tant pis pour eux. Je fais bien de ne plus lire Première.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le ton est donc donné dans les dix premières minutes : cascades et poursuites de bagnoles, gags, filles canons et un je ne sais quoi de portnawak. Un peu comme la série. Les poursuites en voiture sont nombreuses et généralement excellentes. Elles sont réalisées "à l'ancienne" avec peu ou pas de numériques. Nous en revenons aux bons vieux classiques que sont les dérapages contrôlés, le deux roues, les accélérations fulgurantes et le saut sur tremplin. L'amateur prendra son pied. C'est mon cas. Ce côté artisanal a ce côté spectaculaire et grisant que le numérique artificiel peut difficilement apporter.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Reste que ces cascades sont fignolées par des pro et parfaitement réalisées&lt;/span&gt;. Le metteur en scène &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0151540/"&gt;Jay Chandrasekhar&lt;/a&gt; semble avoir pris très au sérieux l'action. Il faut d'ailleurs voir le bêtisier du générique où l'on s'aperçoit que beaucoup de Dodge Chargers, General Lee, sont passées à la casse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Concernant le film lui-même, les situations et l'humour résident dans la farce et le grostesque. L'intrigue nous ramène aux grandes heures de la série avec son absurde grandiloquence sur fond de plan machiavélique de Boss Hogg et de mines de charbon. Une bonne adaptation je vous dis.&lt;br /&gt;Et les gags fusent sans baisse de rythme par exemple lors de l'escapade des cousins Dukes à Altanta. Ils prennent conscience de la portée de leur voiture et de son toit (où est peint un drapeau des confédérés). Ils traversent un dortoir de filles légèrement sexy ou se moquent de la police du campus qui les arrêtent car ils roulent à... 15 km/h!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0424216/"&gt;Johnny Knoxville&lt;/a&gt; est très à l'aise dans le rôle de Luke Duke. Mais c'est bien &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0005405/"&gt;Seann William Scott&lt;/a&gt; une nouvelle fois le meilleur. Le comique ajoute une nouvelle corde à son arc en jouant sincèrement un personnage légèrement à côté de la plaque et qui parle amoureusement à sa voiture. Une belle prestation. Le reste est un casting de gueules aux allures de cowboy à l'accent traînant rendant bien l'ambiance country "sud des USA". Retenons une sexy &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0005433/"&gt;Jessica Simpson&lt;/a&gt;, un oncle toqué (&lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0005268/"&gt;Willie Nelson&lt;/a&gt;), un gouverneur bien du sud (&lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0922995/"&gt;Michael Weston&lt;/a&gt;) et l'apparition un peu courte hélas de &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0004812/"&gt;Lynda "Wonder Woman" Carter&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Seul ombre au tableau : les "méchants". Rosco (&lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0301370/"&gt;M.C Gainey&lt;/a&gt;) n'est pas vraiment dans le ton tandis que &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0000608/"&gt;Burt Reynolds&lt;/a&gt; frise l'erreur de casting. Il est la fausse bonne idée du film. Il cachetonne sans effort là ou un hommage à l'inoubliable &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0076729/"&gt;Cours Après Moi Shérif&lt;/a&gt; était envisageable. Déception.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sans trop prendre ses distances avec la série d'origine, contrairement à l'adaptation de Starsky Et Hutch, hilarante mais qui sonnait plus comme une parodie de la série que comme une adaptation, Shérif Fais-Moi Peur se révèle être un divertissement honorable à la portée certes limitée mais qui ne valait pas ces critiques lapidaires. Mais bon, j'aime les courses poursuites, l'humour débile et les filles canons. Je dois être un sale beauf. Ou quelqu'un d'ordinaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;La scène qui tue&lt;/span&gt; : Boss Hogg visite la cellule des frères Dukes enfermés avec d'autres personnes. Il propose 100$ à celui qui fera taire une petite frappe l'insultant. Une demi-seconde plus tard, la petite frappe se prend un gros pain dans la gueule par un autre prisonnier. Très drôle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Ce que ma copine en a pensé&lt;/span&gt; : Ah je me souviens le bon temps où La Cinq ne s'appelait ni La Cinquième, ni France 5. J'avais entre 6 et 12 ans et je m'esclaffais devant moult séries américaines (Kojak, Ships, K 2000, Cosmos 1999, Happy days, Wonderwoman, l'homme qui valait trois milliard, Riptide...). Et j'avoue que Shérif Fais-moi peur était le fer de lance des séries de &lt;st1:personname productid="La Cinq. J'en" st="on"&gt;La Cinq. J'en&lt;/st1:personname&gt; garde un souvenir presque ému et c'est pourquoi je suis allée avec bonheur (&lt;span style="font-style: italic;"&gt;faut voir, c'est moi qui l'ai trainée, bon j'arrête elle me soutiens que non - Aska&lt;/span&gt;) voir l'adaptation au cinéma de cette franche comédie. C'est vrai que cela ne vole pas très haut mais il y a de superbes poursuites en voiture, une Daisy encore très bien conservée, Boss Hogg est toujours aussi ignoble et Rosco toujours aussi grotesque. Je n'oublie pas non plus le personnage principal de cette farce Général Lee, la voiture, qui cabriole pour fuir les policiers ou qui se pavane dans un campus de jeunes étudiants médusés par l'audace de venir à la ville lorsque l'on a un drapeau confédéré peint sur le toit. Bref, l'esprit de la série est bien conservé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Revoir le film &lt;/span&gt;: oui, mais si je n'achète pas le DVD, je ne pense pas que j'aurai beaucoup d'occasions.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9948636-112938584104859095?l=blogaska.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogaska.blogspot.com/feeds/112938584104859095/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9948636&amp;postID=112938584104859095' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9948636/posts/default/112938584104859095'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9948636/posts/default/112938584104859095'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogaska.blogspot.com/2005/10/shrif-fais-moi-peur.html' title='Shérif Fais-Moi Peur'/><author><name>Aska</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00580858659392833832</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9948636.post-112937974212367736</id><published>2005-10-15T02:56:00.000-07:00</published><updated>2005-10-19T23:49:38.386-07:00</updated><title type='text'>H2G2 - Le Guide Du Voyageur Galaticque</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Vu le 23/8/2005 à l'UGC Normandie Salle 1&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;Langue &lt;/span&gt;: anglais&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;Conditions&lt;/span&gt; : bonnes&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;Post Générique&lt;/span&gt; : oui, au milieu du générique, il est très très drôle.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Enfin une adaptation dont j'ai lu le livre! Deux fois même. J'ai relu l'oeuvre de &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0010930/"&gt;Douglas Adams&lt;/a&gt; quelques jours avant la sortie de &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0371724/"&gt;H2G2 - Hitchhiker's Guide To The Galaxy&lt;/a&gt;. Par contre, je n'ai pas vu la série télé, paraît-il excellente. Un livre culte. L'emploi de ce mot n'est pas usurpé pour ce récit de science fiction délirant et absurde, philosophique, on y trouve par exemple la "preuve" que Dieu n'existe pas, et humoristique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un résumé nul : Arthur a un ami nommé Ford. Il apprend que ce dernier est en fait un extraterrestre au moment où la terre va être détruite par les aliens-poètes Vogons. Ils ont tout deux juste le temps de s'enfuir et partir avec le président de l'univers, sa compagne et un robot triste à la recherche du secret de la vie, de l'univers et tout le reste. Un voyage semé d'embûches où l'aide du Guide Galactique, une sorte de guide du routard pour l'univers, sera indispensable tout comme la nécessité d'avoir une serviette.&lt;br /&gt;Tirer un scénario cohérent de ceci, et encore, je n'ai cité qu'une vague trame, ou du moins abordable par un spectateur non initié relève du challenge et du gros budget.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce n'était donc pas si étonnant qu'H2G2 fût en Developpement Hell depuis plus de 20 ans. Dès la sortie du livre, &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0718645/"&gt;Ivan Reitman&lt;/a&gt; voulait l'adapter puis jeta son dévolu sur &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0087332/"&gt;Ghostbusters&lt;/a&gt;, ce qui n'est certainement pas pour autant un mauvais calcul. Douglas Adams y consacra lui-même beaucoup de temps peaufinant à plusieurs reprises un scénario pour le cinéma en ajoutant des éléments dont certains sont utilisés dans le film comme le pistolet à point de vue (hilarant) ou le personnage d'Humma Kavula écrit pour &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0000518/"&gt;John Malkovitch&lt;/a&gt; (qui accepta bien entendu le rôle). Mais le projet traîne et ses nombreuses désillusions sur le monde du cinéma lui feront dire qu'&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;essayer de faire un film à Hollywood est comme "essayer de faire cuire un steak en invitant une multitude de personnes à venir souffler dessus."&lt;/span&gt;. Pas facile, donc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tristement et un peu ironiquement, l'un des producteurs, &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm1182526/"&gt;Robbie Stamp&lt;/a&gt;, avouera que ce qui donna une nouvelle impulsion au projet fut la mort abrupt de l'auteur. En 2001, tout s'enchaîne donc assez vite. Un script, par &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0456732/"&gt;Karey Kirkpatrick&lt;/a&gt; (&lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0120630/"&gt;Chicken Run&lt;/a&gt; notamment mais aussi des titres moins glorieux comme &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0192255/"&gt;Little Vampire&lt;/a&gt; ou une suite de &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0119310/"&gt;Chérie, J'Ai Rétréci Les Gosses&lt;/a&gt;), est enfin prêt et lancé sur le marché. Sous le parrainage de &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0005069/"&gt;Spike Jonze&lt;/a&gt;, deux génies du clip acceptent le défi pour un budget d'à peine cinquante millions de dollars : &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm1134029/"&gt;Garth Jennings&lt;/a&gt; comme réalisateur et &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm1400764/"&gt;Nick Goldsmith&lt;/a&gt; comme producteur. Imdb me dit qu'ils ont réalisé un clip qui m'a beaucoup marqué : Coffee And TV de Blur. Bonne pioche alors. Et ce sont des fans de la première heure du livre mais tout le monde dit ça.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les affirmations, c'est donc bien joli, encore faut-il voir le résultat à l'écran. Et il est plutôt positif. Est-ce que le film est surtout destiné aux fans? Certainement. Est-il abordable pour tous les publics? Je n'en suis pas sur, plusieurs couples auraient quitté la salle pendant la séance, mais à vrai dire je m'en fous. Les auteurs ont fait des choix judicieux et ont développé un design ingénieux si bien que tout le budget semble bien utilisé : le film n'a rien de cheap et rivalise sans problème avec des productions à gros budget.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;H2G2 n'a que peu de fautes de goût et ne devrait pas hérisser les fans. Si les vols du vaisseau Coeur-En-Or n'est pas aussi démesuré que sa description dans le livre, le déclenchement du champ d'improbabilité ou l'ordinateur central sont toujours drôles. L'univers des Vogons est très réussi que ce soit leur gueule avec des costumes étriqués de rond de cuir du siècle dernier ou leur planète grise et fonctionnelle.&lt;br /&gt;Quant au Guide Galactique en lui-même, il est joliment (et pompeusement) introduit et les explications qu'il contient sont sporadiquement données dans le film par le biais de jolies animations et une voix off. Ce choix apparaît finalement comme le traitement le plus naturel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La silhouette du robot dépressif Marvin (joué par &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0001116/"&gt;Warwick Davis&lt;/a&gt;, héros de &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0096446/"&gt;Willow&lt;/a&gt;. Il a en outre une filmographie assez imposante) m'a particulièrement plu avec sa grosse tête et son aspect lourd, pour ne pas dire pesant. Et dans le registre de la dépression, la voix d'&lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0000614/"&gt;Alan Rickman&lt;/a&gt; s'impose totalement. Jamais casting fut plus judicieux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et si parfois on ne peut restituer tout l'absurde et toute l'essence du roman qu'à travers une voix off, H2G2 sait aussi utiliser l'image pour ajouter des gags idiots : Remplissage des océans avec des (petits) tuyaux d'arrosage, crabes peureux dont sont amateurs les Vogons, tapettes anti-idées... &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;L'ensemble est finalement fidèle à l'esprit du livre ou plutôt, ma vision du livre rejoint celle des auteurs.&lt;/span&gt; Du coup, tout ce qu'ils ont pu apporter eux-mêmes au film m'a globalement plu même si, devant le nombre de décors, de lieux et de sous intrigues, on n'échappe pas à quelques baisses de rythme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Curieusement, dans cette débauche d'événements absurdes, certains éléments du film sortent de l'humour pur à commencer par la destruction de la terre. Si le ton du film comme du livre est à la plaisanterie, entendre la foule crier et paniquer et voir la terre disparaître dans un bruit étouffé m'a fait froid dans le dos. C'est quand même la destruction de toute l'humanité. Je suppose que le cinéma a plus d'impact sur moi que les livres pour ce genre de choses.&lt;br /&gt;D'autres trouvailles de l'auteur se révèlent à l'écran plutôt contemplatives. La planète Magrathea est superbe et particulièrement cette visite dans l'atelier de construction de planètes visuellement absolument belle. Du beau travail.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour le casting, &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0005377/"&gt;Sam Rockell&lt;/a&gt; joue un Zaphod égocentrique toujours séducteur, toujours à côté de la plaque, toujours bête. Il en ressort cette amusante impression que l'acteur ne joue pas sur le même ton que ceux qui l'entourent. Les autres acteurs sont ordinaires mais charmants. C'est peut-être &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0080049/"&gt;Mos Def&lt;/a&gt;, excité et aérien, qui tire son épingle du jeu.&lt;br /&gt;Signalons enfin la chanson des dauphins par un &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0973252/"&gt;Neil Hannon&lt;/a&gt; très en phase avec le style qu'il avait initié à ses débuts sous le nom de The Divine Comedy (deux grands albums : Promenade et Casanova)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai souvent lu que cette adaptation était sage. Respectueuse du travail de Douglas Adams en tout cas. Les auteurs n'avaient certainement pas envie de louper leur coup et peut-être ont-ils eu peur d'être en peine pour restituer le monde de l'écrivain. Dans le genre, on se souvient de l'adaptation proprette de &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0001060/"&gt;Chris Colombus&lt;/a&gt; pour les deux premiers Harry Potter. &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0190859/"&gt;Alfonso Cuaron&lt;/a&gt;, pour le troisième, fonça dans le tas et livra un film exceptionnel.&lt;br /&gt;Garth Jennings and Nick Goldsmith se situent entre les deux. Sans s'être véritablement lâchés, ils sont malgré tout parvenu à prendre des décisions narratives, à imposer des décors et ajouter des détails idiots durant tout le récit. Et ils ont su surmonter les difficultés d'une telle adaptation pour faire qu'H2G2 ne soit pas un film coincé et écrasé par les centaines d'idées qui sont dans le livre mais un bien beau spectacle, stylé et vivant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;La scène qui tue&lt;/span&gt; : sur la planète Vogon, le vaisseau d'Arthur atterrit dans une carrière grise. Au premier plan, un crabe s'avance vers eux tout joyeux et sautillant en criant quelque chose comme "Ouuuuuuuuuuuiiiiiiii". Il se fait écraser par la porte du vaisseau. Moi ça me fait mourir de rire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Revoir le film&lt;/span&gt; : oui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9948636-112937974212367736?l=blogaska.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogaska.blogspot.com/feeds/112937974212367736/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9948636&amp;postID=112937974212367736' title='1 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9948636/posts/default/112937974212367736'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9948636/posts/default/112937974212367736'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogaska.blogspot.com/2005/10/h2g2-le-guide-du-voyageur-galaticque.html' title='H2G2 - Le Guide Du Voyageur Galaticque'/><author><name>Aska</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00580858659392833832</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9948636.post-112775515472590503</id><published>2005-09-26T10:19:00.000-07:00</published><updated>2006-03-29T09:05:59.076-08:00</updated><title type='text'>The Island</title><content type='html'>&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;Vu le 17/8/2005 à lUGC George V salle 2&lt;br /&gt;&lt;span style="FONT-WEIGHT: bold; FONT-STYLE: italic"&gt;Conditions &lt;/span&gt;: bonnes&lt;br /&gt;&lt;span style="FONT-WEIGHT: bold; FONT-STYLE: italic"&gt;Langue &lt;/span&gt;: anglais&lt;br /&gt;&lt;span style="FONT-WEIGHT: bold; FONT-STYLE: italic"&gt;Post Générique&lt;/span&gt; : non&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La bande annonce de &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0399201/"&gt;The Island&lt;/a&gt; dit à peu près tout et c'est presque dommage : Lincoln Six Echo (&lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0000191/"&gt;Ewan McGregor&lt;/a&gt;) et Jordan Two Delta (&lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0424060/"&gt;Scarlett Johansson&lt;/a&gt;) vivent dans un monde dévasté attendant patiemment d'être tiré au sort pour vivre pleinement sur l'île, The Island. Mais tout ceci est un leurre et le couple va apprendre à ses dépens qu'ils sont des clones servant de géniteurs ou de donneurs d'organes à leur modèle d'origine. La sélection sur l'île n'est en fait que l'annonce de leur mort. Avec un peu de déductions, nous devinons même que certaines images des différentes bandes annonces correspondent aux images finales du film. Je me demande si je ne devrais pas tenter de temps en temps de décrypter une bande annonce, en déduire l'histoire de bout en bout et confronter tout ceci au film...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette profusion de révélations est-elle un aveu d'échec de &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0000881/"&gt;Michael Bay&lt;/a&gt; qui n'est pas capable de tenir un suspense? Peut-être. Spécialiste de l'action à tout va, Bay s'essaye ici au film à rebondissements mais ce coup d'essai n'est pas un coup de maître alternant trop grossièrement histoire puis action avec un suspense très appuyé. L'histoire n'est pourtant pas si inintéressante et le vaste sujet du clonage laisse beaucoup de place à l'imagination. Par exemple, s'il est convenu que &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0216216/"&gt;A L'Aube Du Sixième Jour&lt;/a&gt; n'est pas un bon film, il n'en reste pas moins que certaines idées sont bonnes (cloner une personne juste après sa mort, avec toute sa mémoire, et le voir continuer d'agoniser ou d'avoir mal alors qu'il vient de renaître était rigolo).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ici, Bay aborde ce thème sous des aspects vaguement plus réalistes en parlant de clonage thérapeutique et des débordements et problèmes qu'il pourra engendrer. Le point de vue d'un clone qui découvre sa condition est lui-même assez original. Sa confrontation avec son double pose même des questions pas si anodines sur la condition d'humain et l'instinct de survie.&lt;br /&gt;Entre temps, toute le deuxième tiers captive et amuse en même temps. Confrontés au monde réel qui les effraie et les fascine, les deux héros dégagent une naïveté sincère et réjouissante de l'apprentissage des règles de vie les plus simples à la sexualité en passant par leur première vision d'enfants!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour le coup, Ewan McGregor livre une double interprétation exemplaire et sa meilleure prestation hollywoodienne. Honorable dans la trilogie StarWars (particulièrement le tout &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0120915/"&gt;premier&lt;/a&gt;) mais visiblement mal à l'aise, il apparaît ici beaucoup plus en confiance dans ce rôle un peu candide/rêveur. Dans un rôle moins intéressant, Scarlet Johannson est superbe et son allure rappelle le mélancolique &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0162346/"&gt;Ghost World&lt;/a&gt;. Un beau couple en définitive.&lt;br /&gt;Fait regrettable cependant, en dehors de &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0005023/"&gt;Djimon Hounsou&lt;/a&gt; en mercenaire, Bay délaisse quelque peu ses seconds rôles malgré la présence d'acteurs qui lui sont fidèles comme &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0000114/"&gt;Steve Buscemi&lt;/a&gt; ou &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0003817/"&gt;Michael Clarke Duncan&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En dehors de cette forme un brin musclé de clonage thérapeutique, la vision du futur est plutôt traditionnelle avec un design épuré et les inévitables métros aériens et grandes tours façon &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0017136/"&gt;Métropolis&lt;/a&gt;. Les antipubs feront la gueule car la pub est partout dans ce film même dans l'environnement très aseptisé et neutre des clones qui s'habillent en Puma et jouent à la X-Box. Le clou de cette accumulation de grandes marques est celle de Calvin Klein montrant le vrai visuel avec Scarlet Johansson dessus! Une amusante mise en abîme. Comme quoi, je peux trouver du bon dans le plus commercial des procédés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quant à la dernière partie du film, elle est surtout pétaradante, Bay se lâchant dans de grosses scènes d'actions. Mettant un peu d'eau dans son vin (au lieu de balancer des cadavres sur la route, il utilise des grosses morceaux de béton), il met en boîte des morceaux de bravoure souvent très spectaculaires même si la dernière séquence dans le site des clones fait un peu tâche. Bien entendu, c'est souvent monté en images quasi subliminales mais la plupart du temps c'est plutôt efficace.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;The Island n'est certes pas le meilleur Michaël Bay qui a tenté de mettre partiellement de côté ses outrances pour essayer de raconter autre chose qu'un scénario prétexte. Loin de révolutionner la science fiction, le résultat est cependant tout ce qu'il y a d'honnête et le bide américain est assez injuste quoique compréhensible : The Island n'est pas si jusqu'au boutiste et spectaculaire pour un Bay, et le côté histoire pendant une heure puis action pendant une autre est un peu grossier. D'autre part, le couple McGregor/Johansson fait pâle figure en terme de glamour et de starpower (mais pas de talent) face au couple, au hasard, &lt;a href="http://blogaska.blogspot.com/2005/08/mr-and-mrs-smith.html"&gt;Pitt/Jolie&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;Et je peux désormais le classer dans la liste des films de Michaël Bay :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0117500/"&gt;The Rock&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0172156/"&gt;Bad Boys 2&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;The Island&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0112442/"&gt;Bad Boys&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0120591/"&gt;Armageddon&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0213149/"&gt;Pearl Harbor&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour mieux situer, j'aime ces films sauf Pearl Harbor qui est beaucoup trop bancal malgré quelques fulgurances.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="FONT-WEIGHT: bold; FONT-STYLE: italic"&gt;La scène qui tue&lt;/span&gt; : Six Echo et l'original sont "mélangés" et la mort attend l'un deux dans un hangar en ruine. La résolution attendue n'empêche pas Bay de signer un bel exemple d'application de l'énergie du désespoir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="FONT-WEIGHT: bold; FONT-STYLE: italic"&gt;Ce que ma copine en a pensé&lt;/span&gt; : La vie est un peu morne dans la colonie retranchée. Lincoln Six-Echo porte toujours le même costume blanc, les mêmes baskets et mange de la nourriture aseptisée. Et cela commence à l'ennuyer sérieusement. Que pourrait-il donc faire ? Pour commencer, il se trouve une petite copine : Jordan Two-Delta, dont il n'a pas le droit de s'approcher de trop, pour cause de représailles de la part des gardiens. Puis, il explore les galeries privées de la colonie et en découvre même un peu trop sur la structure qui l'accueille. Le jour où Jordan Two-Delta est tirée au sort pour aller sur l'île paradisiaque grâce à un grand loto hebdomadaire, Lincoln décide de l'enlever et de s'enfuir en dehors de la colonie, à l'air libre, un air qu'on leur avait dit être irrespirable. L'aventure commence alors ! The island est un film absolument passionnant qui rappelle un peu le livre 1984 de George Orwell avec son côté Big Brother qui regarde vos agissements et surveille jusqu’à ce que vous mangez ou qui vous fréquentez. La deuxième partie du film où les personnages tentent de survivre dans un monde qui n’est pas le leur est également particulièrement réussie. Le spectateur est pris dans un tourbillon d’idées et de suspense haletant, le tout est raconté avec des images très belles, épurées et saturées en lumière. Comme si tout ceci n’était finalement qu’un rêve. Le rêve d’une île, d’une vie où tout est meilleur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="FONT-WEIGHT: bold; FONT-STYLE: italic"&gt;Revoir le film&lt;/span&gt; : comme j'avais presque l'impression que je l'avais déjà vu avant qu'il commence et que je l'ai trouvé plutôt bon, je pense que ça ne me posera pas de problème de revoir le film!&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9948636-112775515472590503?l=blogaska.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogaska.blogspot.com/feeds/112775515472590503/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9948636&amp;postID=112775515472590503' title='5 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9948636/posts/default/112775515472590503'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9948636/posts/default/112775515472590503'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogaska.blogspot.com/2005/09/island.html' title='The Island'/><author><name>Aska</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00580858659392833832</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9948636.post-112774748594297521</id><published>2005-09-26T08:11:00.000-07:00</published><updated>2005-10-03T10:18:50.840-07:00</updated><title type='text'>Land Of The Dead</title><content type='html'>&lt;div style="TEXT-ALIGN: justify"&gt;Vu le 16/8/2005 à l'UGC Ciné Cité des Halles Salle 6&lt;br /&gt;&lt;span style="FONT-WEIGHT: bold; FONT-STYLE: italic"&gt;Langue &lt;/span&gt;: anglais&lt;br /&gt;&lt;span style="FONT-WEIGHT: bold; FONT-STYLE: italic"&gt;Conditions &lt;/span&gt;: bonnes. La salle est en pente abrupte, c'est pas mal du tout.&lt;br /&gt;&lt;span style="FONT-WEIGHT: bold; FONT-STYLE: italic"&gt;Post Générique&lt;/span&gt; : non&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est en très grande pompe que nous est proposé &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0418819/"&gt;Land Of The Dead&lt;/a&gt;. Le marketing, bande-annonce et affiches, laisse entendre que le metteur en scène &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0001681/"&gt;George A. Romero&lt;/a&gt; serait un des plus grands metteurs en scène du siècle et que ce film serait son "ultime chef d'oeuvre". Evidemment, ce n'est que du marketing mais personne n'a tiqué pour autant. Imagine t'on un "Spielberg, le plus grand réalisateur de tous les temps, vous propose de le suivre dans son plus grand chef d'oeuvre"? Enfin soit, ainsi Romero "revient au genre qu'il a inventé". Il est temps de s'attarder au grand retour du maître dans son genre de prédilection.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les Zombies ont donc presque gagné. Difficile de savoir comment, la bêtise humaine sans doute, mais le fait est là : les humains sont reclus dans des enclaves où une petite partie de privilégiée tente de conserver son mode de vie consumériste. Le règne des hommes est donc de plus en plus précaires d'autant plus que, comme nous l'indique l'affiche du film, "Maintenant ils [les zombies] communiquent".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette communication, Romero nous la propose dès la séquence d'ouverture où la caméra se ballade autour de zombies hagards et reproduisant des gestes qu'ils avaient l'habitude de faire avant leur triste condition. Une belle ouverture. Entre détails humoristiques comme cet orchestre morbide de zombies, et des maquillages superbes, Romero injecte une certaine mélancolie au milieu de ces êtres et en profite pour nous présenter le zombie Big Daddy (&lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0163925/"&gt;Eugene Clark&lt;/a&gt;) pompiste qui, par son intelligence, deviendra le chef de file d'un nouvel ordre et partira à l'assaut des humains dans leur ville fortifiée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="FONT-WEIGHT: bold"&gt;Après une maison, un centre commercial puis une base militaire, Romero voit donc encore plus grand en racontant le destin, sur une journée, d'une cité encore épargnée.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Cette cité vit des expéditions punitives et lucratives d'une bande qui fait le tour des environs, infesté de zombies, pour trouver nourriture et produits de consommation. Cette bande se compose essentiellement d'une machine dévastatrice, The Dead Reckoning, de quelques camions et d'une poignée de mercenaires le tout pour nourrir une ville entière. Symbolique mais déjà gênant pour la cohérence du film.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais ça ne s'arrête pas là vu que Romero va mettre en scène l'attaque et la victoire éclatante des Zombies vers la cité. Peut-être me dira t'on que je recherche le rationnel dans l'irrationnel cependant il est bel et bien dit dans le film que la milice défendant la cité est "payée, armée et entraînée". Et les armes sont des mitraillettes et des grenades. Pourtant, ce combat entre des humains doués de raison et luttant pour leur survie face à des zombies, certes nombreux, mais lents, peu organisés et toujours à découvert tournera systématiquement à l'avantage de ces derniers. Pour nous expliquer ce tour de force, Romero se contente de troublantes ellipses (comment sont tués les gens dans le mirador? Pourquoi aucune grenade n'est utilisée à part une dans une mêlée!? Comment les Zombies ont-ils pénétré dans un entrepôt fermé?...). C'est au moment de cette première attaque que je me suis posé la question : de qui se moque t'on?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le cas d'un huis clos, on peut facilement comprendre l'embarras face aux zombies d'une poignée d'humains cloîtrée dans un petit espace avec des ressources limitées. C'est une des raisons pour laquelle les trois premiers opus fonctionnent bien. Ici le terrain de jeu est trop grand et Romero, qui donne peu d'indications, peine à gérer clairement de si grands espaces et un si grand nombre de personnes. Et surtout, dans ces rues ou plaines que des zombies approchent très lentement, il est difficile de nous faire croire à leur victoire écrasante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi, là où &lt;a href="http://blogaska.blogspot.com/2005/08/shaun-of-dead.html"&gt;Shaun Of The Dead&lt;/a&gt; assume une tonalité plus "réaliste" (et drôle), où une grosse armée organisée peut détruire sans problème une multitude de zombies, Romero nous impose le contraire sans prendre la peine de nous expliquer pourquoi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce n'est hélas pas tout, l'acceptation de ces partis pris très discutables autour d'une suprématie tacite des zombies n'empêcheront pas de déchanter. Comme c'est un film de zombies et que c'est Romero, il y a bien sur une charge contre notre société que les fans absolus ne manqueront pas de mettre en avant comme cette "fabuleuse" description de la lutte des classes où les riches vivent bien et les pauvres non ce qui en étonnera plus d'un. Saloperie d'humanité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Romero ne s'arrête pas là et, à travers cette enclave qui tente de vivre comme avant en faisant semblant de ne pas voir à la tragédie qui se joue à leurs portes, pointe du doigt une certaine idée du protectionnisme tendance Bush avec un Dennis Hopper (très bien) jouant Kaufman, dirigeant sans état d'âme la cité et qui ne "négocie jamais avec les terroristes". Rien de nouveau sous le soleil. Pour servir son propos, nous devons subir un long monologue explicatif pour neuneus de Kaufman afin que tout le monde comprenne bien qu'il n'est pas un mec sympa.&lt;br /&gt;La critique est en plus poussée jusqu'à l'absurde dans ce monde où les quelques derniers survivants se permettent encore de jouer les arrogants et les supérieurs, et au-mieux l'indifférence (et la tolérance façon "Zombie mais sympa"!), en exploitant et tyrannisant les Zombies. Une dérive évoquée d'ailleurs dans Shaun Of The Dead de manière plus cynique et mordante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Romero dresse en fait un portrait désenchanté de l'humanité courant à sa propre perte. Comme dans ses précédents opus, le film se termine dans l'expectative sur une fuite des principaux protagonistes. La différence demeure qu'ici la fuite n'est pas contrainte et &lt;span style="FONT-WEIGHT: bold"&gt;le réalisateur propose même une alternative avec des hommes qui souhaitent rester sur place, dans la ville dévastée, pour résister et reconstruire. Romero choisit donc explicitement sa préférence : la fuite. Drôle de message.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La liberté de ton de Romero est donc absorbée par cet état des lieux grossier de notre société. Quant à l'imagerie gore, elle est décevante. Un comble. En modernisant l'action vers les codes actuels, Romero ne nous laisse pas grand chose. Les nombreuses eviscérations et orgies sont souvent montées comme un clip, Michael Bay n'est pas si loin, et dans une demi obscurité. Reste quelques head shots sympas, des beaux maquillages (et une apparition, obligée, de &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0767741/"&gt;Tom Savini&lt;/a&gt;), de jolies effets gores quand même dont un douloureux arrachage de piercing (au nombril), un zombie clown... des miettes.&lt;br /&gt;Cette modernisation touche au grotesque façon film d'horreur pour ados standard avec les scènes éculées de surprise où les zombies tout lents et crétins se révèlent être des as du camouflage surgissant silencieusement de derrière des buissons, de portes dérobées pour se retrouver systématiquement à deux centimètres d'un humain, ou même de plusieurs, sans être vu. Tellement mécanique que leurs apparitions deviennent systématiquement prévisibles (un des plus horripilants est ce skater qui fait le guet isolé dans une cabane et qui, au lieu d'être sur ses gardes en territoire ennemi, préfère écouter de la musique dans son walkman! Afin d'être mieux surpris sans doute. Pathétique.)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, le manque flagrant d'argent, ou sa mauvaise utilisation, achève mon agacement. Outre cette lacune dans la gestion de l'espace et du nombre, les attaques en masse de Zombies, et l'action en général, manquent de panache. En dehors de quelques jolies visions de déambulations dans l'eau et des vues aériennes des rues envahies, la bataille Zombie/Humains, étant gagné d'avance, n'offre pas grand chose de spectaculaire. Même cette machine supposée destructrice, The Dead Reckoning, n'est pas vraiment exploitée. Une manière de montrer que Romero a choisi de sous-exploiter les hommes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au détriment du spectaculaire et du cinéma, Romero fait dans le pamphlet politique et tente de montrer les dangers d'une société repliée sur elle-même. On peut dans une certaine mesure apprécier son noir portrait des hommes pour le plus grand bénéfice des zombies qui sont, par leur naïveté enfantine et leur volonté d'être considéré, presque les gentils du film. Mais, outre la simplicité du propos et finalement son caractère peu dérangeant et même politiquement correct dans notre beau pays (on n'hésite jamais ici à reprendre un peu d'anti américanisme bushiste), cette attitude se fait au mépris de la cohérence du récit et des règles que Romero avait lui-même établi dans ses précédents films.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="FONT-WEIGHT: bold"&gt;Land Of The Dead est une grande déception. Alors que j'étais dans d'excellentes dispositions, l'accumulation de défauts m'a consterné&lt;/span&gt;. Et si je n'avais pas lu le hors série de Mad Movies qui lui est consacré, j'oserai dire que le réalisateur est prétentieux. Quoi qu'il en soit, le film ne supporte pas la comparaison avec Shaun Of The Dead ni même avec le remake d'un de ses propres film, &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0363547/"&gt;L'Armée Des Morts&lt;/a&gt;. Des bons films de Zombies réalisés par des élèves, très respectueux et admiratifs de leur maître, mais qui désormais l'ont dépassé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="FONT-WEIGHT: bold; FONT-STYLE: italic"&gt;La scène qui tue&lt;/span&gt; : ça ne casse pas des briques mais bon voir Hopper ramasser tout son argent et se débarasser salement de ses alliés est assez drôle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="FONT-WEIGHT: bold; FONT-STYLE: italic"&gt;Ce que ma copine en a pensé&lt;/span&gt; : Prenez une histoire de zombis qui apprennent à nager. Rajoutez un héros incompris mais sympathique. Mélangez avec le "maire" de la ville retranchée, riche et puissant qui assassine ses "sujets" comme il le souhaite. Et vous obtiendrez plusieurs avis sur Land of the Dead. Les uns y voient un critique sociale de l'ordre établi et des puissants de ce monde contre la classe moyenne qui ne fait que survivre et qui sont en première ligne à chaque coup de Trafalgar. Les autres y comprennent juste une banale histoire de zombies de plus dans l'histoire du cinéma avec des chats qui miaulent à gauche de la prochaine victime, alors que le zombie qui va attaquer est à droite... Ma foi, j'ai quand même trouvé la critique sociale un peu niaise et plate, donc vous savez maintenant à quel camp j'appartiens !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="FONT-WEIGHT: bold; FONT-STYLE: italic"&gt;Revoir le film&lt;/span&gt; : dans très longtemps. J'irai sûrement voir la suite s'il y en a une malgré tout. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9948636-112774748594297521?l=blogaska.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogaska.blogspot.com/feeds/112774748594297521/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9948636&amp;postID=112774748594297521' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9948636/posts/default/112774748594297521'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9948636/posts/default/112774748594297521'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogaska.blogspot.com/2005/09/land-of-dead.html' title='Land Of The Dead'/><author><name>Aska</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00580858659392833832</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9948636.post-112576130696552979</id><published>2005-09-03T03:11:00.000-07:00</published><updated>2005-09-12T11:44:14.300-07:00</updated><title type='text'>Les comédies américaines d'aujourd'hui : Black/White et Serial Noceurs</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0372237/"&gt;Black/White&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Vu le 9/8/2005 à l'UGC George V salle 2&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Langue&lt;/span&gt; : anglais&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Conditions&lt;/span&gt; : correctes. Mon voisin, assurément excellent public, riait beaucoup trop et beaucoup trop à gorges déployées avec d'amples mouvements de fessiers&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Post Générique&lt;/span&gt; : de petits commentaires juste au début du générique donc ce n'est pas vraiment un post générique. Assez drôle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0396269/"&gt;Serial Noceurs&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Vu le 10/8/2005 à l'UGC Normandie salle 1&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Langue&lt;/span&gt; : anglais&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Conditions&lt;/span&gt; : correctes. Sans cacher l'écran, une tête remuante dans le champ de vision, c'est assez pénible.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Post générique&lt;/span&gt; : non, déception.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les aléas des sorties estivales cumulées au hasard du choix des séances m'ont permis de visionner ces deux comédies américaines coup sur coup. L'occasion de tenter de décortiquer les ingrédients. Mon dieu, ça va être long (longuet?)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le genre&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Aussi bien Black/White que Serial Noceurs s'inscrivent dans la comédie à tendance romantique&lt;/span&gt;, une ou plusieurs histoires d'amour servant de support aux deux récits.&lt;br /&gt;Dans les deux cas également, c'est l'aspect comédie qui est mis en avant, un choix tout à fait compréhensible tant dans les deux films les vedettes sont des comiques masculins : &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0000681/"&gt;Vince Vaughn&lt;/a&gt; et &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0005562/"&gt;Owen Wilson&lt;/a&gt; dans Serial Noceurs, &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0005170/"&gt;Bernie Mac&lt;/a&gt; et &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0005110/"&gt;Ashton Kutcher&lt;/a&gt;. Nous sommes finalement loin de la comédie à la &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0100405/"&gt;Pretty Woman&lt;/a&gt; avec des rôles féminins forts. L'amateur de romantisme risque plutôt d'être déçu avec ces deux films. A la limite choisir Black/White.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le sujet&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ou plutôt l'idée de départ qui permettra au film de justifier son existence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Black/White est le remake du film &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0061735/"&gt;Devine Qui Vient Dîner&lt;/a&gt; où une jeune fille blanche présentait son fiancé noir à ses parents. Le film version 2005 inverse la donne : la jeune fille noire présente son fiancé blanc à sa famille. La couleur ne semble pas enchanter le père.&lt;br /&gt;Serial Noceurs part d'une idée aussi improbable qu'originale où deux potes s'incrustent dans de nombreuses cérémonies de mariage afin de se faire les demoiselles d'honneur. Il fallait bien qu'un jour ou l'autre, au moins l'un d'eux tombe amoureux et embarque son pote chez la belle famille.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Une même histoire donc surfant sur la vague souvent rentable de la belle famille&lt;/span&gt;, on se souvient des mégas cartons de &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0290002/"&gt;Mon Beau Père Et Moi&lt;/a&gt; et sa &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0212338/"&gt;suite&lt;/a&gt;, mais avec des points de départs différents. D'un côté, une valeur sure à base de consensuel mou et de politiquement correct, de l'autre du mauvais esprit légèrement borderline. Si ma préférence va au second pitch, il faut admettre que le sujet est plus casse-gueule (le film &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0307987/"&gt;Bad Santa&lt;/a&gt; était un peu de ce genre. Le résultat fut plus "regardez comme mon film est corrosif" que vraiment acerbe).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Les gentils gendres&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les gendres dans les comédies actuelles, mais aussi comme dans la plupart des comédies et souvent dans la vraie vie, ont l'habitude de ne pas correspondre aux attentes de la belle famille. Ce sera bien entendu le cas dans les deux films et bien sur une source majeure de gags. Ces gendres sont généralement très ouverts et libéraux (au sens américain). Il arrive que leur métier soit particulier, le gendre dans Mon Beau Père Et Moi est sage femme, &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0386588/"&gt;Hitch&lt;/a&gt; est expert en séduction, ou au-moins sympathique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Black/White : Ashton Kutcher assure le rôle de Simon Green, ce gendre un peu maladroit vis à vis de sa belle famille. Assez drôle et assez romantique, Kutcher n'a finalement pas grand chose à faire dans le film, son personnage étant plutôt bien sous tout rapport. Il quitte même son boulot de requin de la finance pour de bonnes raisons et grand bien lui fasse : dans les comédies romantiques, on aime les gens riches et fantasques mais pas les voir faire des affaires (cf la "rédemption" professionnelle de &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0000152/"&gt;Richard Gere&lt;/a&gt; dans Pretty Woman).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Serial Noceur : deux comiques mènent la barque, Wilson et Vaughn, jouant les deux potes John et Jeremy. On ne les présente plus. Difficile quand on va régulièrement au cinéma d'échapper à l'un d'eux ou un de leurs deux autres potes, &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0001774/"&gt;Ben Stiller&lt;/a&gt; et &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0002071/"&gt;Will Ferrel&lt;/a&gt;. Comme un article du magazine Première le remarquait avec justesse, la plupart des comédies US se font avec eux. Ainsi rien que pour ces deux dernières années :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- Vince Vaughn : &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0364725/"&gt;Même Pas Mal&lt;/a&gt; (succès - suite annoncée), &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0377471/"&gt;Be Cool&lt;/a&gt; (succès), &lt;a href="http://blogaska.blogspot.com/2005/08/mr-and-mrs-smith.html"&gt;Mr And Mrs Smith&lt;/a&gt; (gros succès) et ce film (carton US).&lt;br /&gt;- Owen Wilson : Mon Beau Père Et Moi (carton), &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0300471/"&gt;Shanghai Kid 2&lt;/a&gt; (succès honnête), &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0362270/"&gt;La Vie Aquatique&lt;/a&gt; (succès moyen mais film exceptionnel) et ce film...&lt;br /&gt;- Ben Stiller : Mon Beau Père et moi et sa suite (cartons), &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0343135/"&gt;Polly Et Moi&lt;/a&gt; (succès), Même Pas Mal, &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0266489/"&gt;Duplex&lt;/a&gt; (gros bide), &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0326856/"&gt;Envy&lt;/a&gt; (gros bide)...&lt;br /&gt;- Will Ferrell : &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0378947/"&gt;Melinda Et Melinda&lt;/a&gt; (un Woody Allen), &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0319343/"&gt;Elf&lt;/a&gt; (carton), &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0357413/"&gt;Anchorman&lt;/a&gt; (succès) et ce film.&lt;br /&gt;Notons que nous retrouvons tous les quatre ensemble, chacun dans des rôles qui ne sont pas des cameo, dans &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0335438/"&gt;Starsky Et Hutch&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;Bref, ils sont au top. Le résultat est là. Vaughn est explosif. A l'opposé, Wilson demeure, comme à son habitude, effacé et amuse toujours avec cette étrange nonchalance ironique qu'on lui connaît (voir ma critique de &lt;a href="http://blogaska.blogspot.com/2005/04/la-vie-aquatique.html"&gt;La Vie Aquatique&lt;/a&gt;). On disait de &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0000053/"&gt;Robert Mitchum&lt;/a&gt; qu'il faisait semblant de jouer. C'est un peu le cas d'Owen Wilson (attention, je ne compare pas la qualité des acteurs). J'aime ça.&lt;br /&gt;Et comme Kutcher, ils sont maladroits ou inappropriés. De plus leur métier est sympa. Sorte d'arbitres pour couple en instance de divorce, ils s'efforcent d'arrondir les angles. Un métier sympathique, lucratif et qui offre, semble t'il, beaucoup de temps libre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;La Belle Famille&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La Belle famille est généralement bourgeoise et assez conservatrice (les noirs avec les noirs par exemple). Elle contient généralement un ou plusieurs électrons libres parmi les enfants ou les grands parents, une maman plus ouverte que le papa qui cherche à maintenir les apparences et à conserver son autorité, notamment sur le choix des gendres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Black/White : presque tout le monde est gentil chez les Jones. La mère est bien accueillante et ouverte et la soeur est gentiment délurée et trop heureuse que ce soit sa soeur, un ange joué par&lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0757855/"&gt; Zoe Saldana&lt;/a&gt; déjà charmante dans &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0362227/"&gt;Le Terminal&lt;/a&gt;, qui apporte un peu de sel à leurs vies. Reste le père colérique, suspicieux et protecteur et le grand père légèrement sénile et raciste. En gros, les Jones , ce sont les &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0086687/"&gt;Cosby&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Serial Noceur : le père, interprété par un savoureux &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0000686/"&gt;Christopher Walken&lt;/a&gt;, est présenté comme une autorité importante apparemment républicaine, "le futur président?" titre même un journal sur lui. Les scénaristes se sont cependant amuser à dynamiter la grande famille traditionnelle. La femme de Walken (&lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0005412/"&gt;Jane Seymour&lt;/a&gt; très loin de &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0103405/"&gt;Colorado Springs&lt;/a&gt;) est une allumeuse frénétique. La fille cadette est une nymphomane légèrement cinglée et butée ("elle nous a fait accepter de fêter ses 16 ans quand elle en avait 13"). Le fils est un adolescent solitaire et complexé, peintre à ses heures et secrètement attiré par Jeremy. Caractéristique classique on dirait (outre Black/White, c'est aussi le cas dans American Wedding), la grand mère est sénile et perdue dans ses délires à tendance facho. Seules les deux autres filles, l'une lisse, l'autre plus caustique mais entiché d'un petit ami naze, Sack, assurent une certaine normalité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;La caricature étant poussée à l'extrême, Serial Noceur se révèle plus drôle&lt;/span&gt; même si parfois cette caricature va un peu trop loin. Ainsi Sack, lui aussi issu d'une famille bourgeoise, est le rival de service face à Owen Wilson, qui jouait d'ailleurs le rival dans Mon Beau Père Et Moi, mais aussi un salaud intégral avec beaucoup trop de défauts : sournois, lâche, prétentieux, volage, lourd, idiot, macho... j'entends par beaucoup que trop peu sont véritablement exploités dans le film et donc inutiles et finalement agaçants dans leur accumulation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Mensonge&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ressort scénaristique que j'abhorre, les comédies US (et françaises) aime reposer sur un mensonge, un malentendu ou une omission et laisser le ou les menteurs s'emmêler les pinceaux (souvent au moyens de nouveaux mensonges). Généralement, ce procédé fait plus de mal au film qu'autre chose.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Black/White : Simon cache a sa fiancée qu'il a démissionné de son boulot. Un mensonge pesant pour le spectateur tant le réalisateur, &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0838198/"&gt;Kevin Rodney Sullivan&lt;/a&gt;, peine à trouver des prétextes pour que Simon ne parvienne à le dire à sa fiancée (d'autant qu'il avait une bonne raison de le faire). Enervant. Par la suite, Simon s'inventera une carrière dans la course auto pour épater son beau père. Idiot aussi bien dans la vraie vie qu'au cinéma, encore un mensonge inutile. Humilié par ce gendre, le père lui aussi va s'y mettre en s'inventant le gendre idéal. Sa description est toutefois très amusante : pote de Bill Cosby et Miss King, médecin et ex basketteur pro, il se prénomme Jamal!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Serial Noceur : un mensonge. Les deux serial noceurs cachent bien entendu leur triste jeu et se présentent comme des cousins éloignés. Mensonge nécessaire mais pénible. De la même manière que le réalisateur de Black/White, &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0229694/"&gt;David Dobkin&lt;/a&gt; a du mal à empêcher une confession "calme".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Boulevard&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Amant dans le placard, quiproquos, catastrophes en série, empoignades théâtrales... les deux comédies n'oublient pas ces bons vieux gags qui font rire, le plus souvent nerveusement.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Les dialogues aussi sont là pour le rire et recherchent la bonne blague ou la bonne répartie. A ce jeu, les américains s'imposent souvent à savoir qu'il est rare qu'un film ne soit jamais drôle. Si la technique de recherche de la réplique qui tue doit être différente de la télé (sur le plateau de tournage de Friends, plusieurs auteurs testent leurs jokes auprès du public présent à l'enregistrement et choisissent la meilleure), il n'est pas impossible que le scénario passe de mains en mains permettant de faire jaillir des situations tordues ou au pire quelques dialogues pas inoubliables mais bien sentis. C'est le cas pour les deux films où plusieurs répliques font mouche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Black/White : rien de spectaculaire. Le beau père confond son gendre avec le chauffeur de taxi (noir) ; Il fait en sorte de dormir avec Simon afin de protéger sa fille ; Course de Kart avec regards en coin... bref le rythme n'est ni frénétique, ni franchement original. On rit un peu mais beaucoup de gags tombent à l'eau comme cette scène de dîner avec les multiples blagues éculées sur les noirs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Serial Noceur : la grosse farce comique un peu vulgaire est un des fonds de commerce des comédiens principaux. Les multiples mariages du début du film où les deux héros s'invitent sont sources de moments amusants ou idiots (comme se présenter en enfants adoptés dans un mariage chinois). S'en suit parmi d'autres gags une masturbation pendant un dîner, de la grenaille dans les fesses, un amant dans le placard (et oui!), une séquence un peu SM...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Sans complexe, Serial Noceur enchaîne des situations plus crues, plus originales et mieux amenées que Black/White&lt;/span&gt;. J'en attendais pas moins et les amateurs ne seront pas déçus d'autant que de toute cette outrance dans la caricature et les situations, ressort un vrai cynisme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le Clash&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut bien que la vérité s'impose ou plutôt éclate. En découle des scènes de confrontations publiques et artificielles, souvent ratées, où s'engueulent des personnages soudainement devenus terriblement peu compréhensifs. Dans Serial Noceur, cette confrontation répond à tous ces critères et le metteur en scène, visiblement embêté, l'expédie tant bien que mal sous couvert de gags annexes.&lt;br /&gt;Surprise, la mise au point dans Black/White est bien amenée. Le gendre et le beau père apprennent chacun simultanément le mensonge de l'autre. La curieuse engueulade qui en résulte est assez drôle et provoque le départ excédé des deux femmes des protagonistes. Le reste du film se trouvera à ce moment rehaussé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;La résolution&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand la lumière est faite sur tous les mensonges, les personnages prennent du recul, font une introspection et leur autocritique (je crois que je me répète). Ils se rendent compte que l'amour est essentiel et se réconcilient en grande pompe et parfois publiquement. Dans cette dernière partie du film, on en profite également un peu pour traiter le sujet du film.&lt;br /&gt;C'est un moment délicat dans le métrage. Les comédies actuelles ont tendance à étirer cette partie sérieuse en longueur (Serial Noceur dure deux heures) ce qui peut rendre le film poussif. Ce ne sera pas le cas dans les deux films.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans Black/White, l'autocritique du genre et du beau père qui se retrouvent seuls réserve quelques bons moments (tentative de réconciliation avec leurs dulcinées, leçon de Tango entre hommes) et des mises au points classique mais bien tournées. Le jeune couple est ainsi tenté de ne plus assumer sa mixité tandis que le beau père prend conscience des difficultés que cela engendre pour sa fille. &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Le sujet sur le racisme est donc passablement traité mais cependant écrasé par une couche de consensualité et le fait qu'aucun des personnages du film est vraiment raciste&lt;/span&gt;. Nous avons fatalement droit à la Morale sur les idées reçues et à une constatation troublante : on ne peut pas trop rire sur le sujet du racisme mais encore un peu sur l'homophobie (il suffit de voir l'attitude du beau père vis à vis du décorateur).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus étonnamment, le sujet de Serial Noceur est également traité. Alors que Jeremy se rend compte dans un superbe monologue qu'il aime la soeur cinglée (ça doit être l'amour vache), John, l'amoureux déchu depuis le clash, s'isole et retrouve le tout premier serial noceur (Will Ferrel, parfait) qui vit encore chez sa mère mais qui demeure un séducteur hors pair et officie désormais lors de cérémonies funéraires! On approche des limites du concept.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Le happy end&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est bien connu, les comédies se terminent bien voire trop bien à coups de réconciliations, de bons sentiments, et de romantisme souvent trop sucré. Et le film se termine par une cérémonie cela va de soi. Celle de Black/White est bonne et plutôt touchante si bien qu'on rit de bon coeur. Celle de Serial Noceur est, on s'en serait douté, excessive. Le salaud en prend pour son grade, les amoureux se retrouvent et partent pour de nouvelles aventures vers de nouvelles noces! On peut ne pas aimer mais aussi voir ça comme un ultime morceau de cynisme.&lt;br /&gt;De toute manière, Rare sont les comédies acides à aller jusqu'au bout. &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0098621/"&gt;La Guerre Des Roses&lt;/a&gt; est bien sur un modèle. Je me souviens aussi de l'amusant &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0182357/"&gt;Les Parasites&lt;/a&gt; dont la fin est méchante à souhait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n'ai pas vu tant que ça de comédies mais rien qu'avec ces deux-ci, les similitudes s'accumulent et les ficelles sont les mêmes. Ma préférence va donc à Serial Noceur. Je dois avouer que je n'avais pas les mêmes dispositions pour les deux films. Conquis d'avance pour Serial Noceur et assez bien installé, j'étais de bonne humeur. J'avais envie d'aimer le film. Ce n'était hélas pas le cas pour Black/White que ma petite amie avait choisi. Les a priori sont peut-être nécessaires pour sélectionner (sinon il faudrait que je vois tout) mais peuvent devenir une malédiction pour pouvoir apprécier un film (félicitation si vous avez lu jusqu'ici)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais objectivement, là où Black/White applique doctement la recette, Serial Noceur la revisite en ajoutant un peu de piment, recette finalement devenue classique depuis les succès d'&lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0163651/"&gt;American Pie&lt;/a&gt; ou &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0129387/"&gt;Mary A Tout Prix&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;La scène qui tue&lt;/span&gt; : dans Black/White, le discours tant attendu du beau père à la cérémonie finale est très bonne. Dans Serial Noceur, un gag très calme où Walken menace l'air de rien Jeremy de se tenir à carreau ("i'am a powerful man"!) sur un escalier. Même s'il est possible qu'il courait après un cachet, Walken sait se montrer impérial.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Ce que ma copine en a pensé&lt;/span&gt; : Une jeune fille noire. Un jeune homme Blanc. Tous les deux sont beaux et intelligents. La jeune fille présente son amoureux à ses parents. Premier gag, le père confond son futur gendre blanc avec le chauffeur de taxi noir. Vous me direz que, peut être, le gag est assez lourd. Mais en ce qui concerne l’humour, j’aime aussi le solide, j’aime aussi les gags façon pelleteuses et veaux de mer. Forcément le père aurait aimé un gendre noir, leader de son équipe de basket-ball à la fac, mais qui aurait arrêté son brillant début de carrière de sportif pour ce consacrer à un travail plus honnête comme pour devenir investisseur ou travailler dans la finance (ce qui revient au même !). Non comptant du fait qu’il soit tout blanc, le père surprend sa fille à califourchon sur son dulciné, ce qui vaut au bellâtre de finir sur un matelas dans la cave avec surveillance du beau-papa. C’est vraiment la loose pour ce pauvre garçon qui, en plus, vient de démissionner de son travail et se fait pourrir par son ex-patron. Vous mélanger le tout, vous secouez pendant plus d’une heure et il en sort une petite comédie romantique bien sympathique. Les ressorts comiques sont bien huilés : on rigole franchement aux gags « façon veau de mer » et on adhère au quiproquo « façon vaudeville ». On passe un très bon moment à la vision de ce film qui a, en plus, le mérite de porter à l’affiche Ashton Kutcher, le chouchou un peu bêta du « 70’s show » et le personnage principal de « l’effet papillon », un excellent film.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un tandem extra. Dans Serial noceurs, les deux acteurs principaux s’en donnent à cœur joie et cela se ressent au travers du film. Cette franche comédie est irrésistible et raconte la vie de deux trentenaires qui, à l’approche de l’été, deviennent de véritables pique-assiettes dans les mariages huppés. Naturellement, chaque mariage a son charme et ses charmeuses et les deux garçons ne rentrent pas forcément seuls le soir. Leur convivialité, leur façon d’être à l’aise et leur bas goût leur ouvrent les portes de tous les mariages sans y être invité et surtout sans se faire repérer, et donne lieu à des prises de pari hilarantes, du genre « 100 dollars que la mariée est une chialeuse….. Bingo ! ». Le tout dit assez bruyamment pour qu’une partie de l’assistance ait pu écouter les deux zouaves… Forcément, c’est au cours d’un mariage qu’ils vont connaître l’amour, le Grand, non sans difficulté car le Vrai Amour ne peut être gagné tout de suite. Les élues de leur cœur ? Une hystérique-capricieuse-exclusive-nyphomane (quel programme !!!!) et une jeune fille bien proprette sous tout rapport mais qui est déjà fiancée. Elles sont sœurs, ne vous en déplaise… S’en suit quiproquo et situations ubuesques. Bref, ce film est un grand lexique humoristique pour convoler en toute sécurité ! J’ai adoré !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;Revoir le film&lt;/span&gt; : Black/White mérite une deuxième chance. Pour Serial Noceur, je serai peut-être moins indulgent à la deuxième vision.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9948636-112576130696552979?l=blogaska.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogaska.blogspot.com/feeds/112576130696552979/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9948636&amp;postID=112576130696552979' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9948636/posts/default/112576130696552979'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9948636/posts/default/112576130696552979'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogaska.blogspot.com/2005/09/les-comdies-amricaines-daujourdhui.html' title='Les comédies américaines d&apos;aujourd&apos;hui : Black/White et Serial Noceurs'/><author><name>Aska</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00580858659392833832</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9948636.post-112630146912759574</id><published>2005-09-01T14:28:00.000-07:00</published><updated>2005-09-09T14:31:09.126-07:00</updated><title type='text'>Films critiqués en août</title><content type='html'>- &lt;a href="http://blogaska.blogspot.com/2005/08/charlie-et-la-chocolaterie.html"&gt;Charlie Et La Chocolaterie&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- &lt;a href="http://blogaska.blogspot.com/2005/08/les-quatre-fantastiques.html"&gt;Les Quatre Fantastiques&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- &lt;a href="http://blogaska.blogspot.com/2005/08/le-transporteur-2.html"&gt;Le Transporteur 2&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- &lt;a href="http://blogaska.blogspot.com/2005/08/mr-and-mrs-smith.html"&gt;Mr And Mrs Smith&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- &lt;a href="http://blogaska.blogspot.com/2005/08/shaun-of-dead.html"&gt;Shaun Of The Dead&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- &lt;a href="http://blogaska.blogspot.com/2005/07/films-critiqus-en-juillet.html"&gt;Films critiqués en juillet&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9948636-112630146912759574?l=blogaska.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogaska.blogspot.com/feeds/112630146912759574/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9948636&amp;postID=112630146912759574' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9948636/posts/default/112630146912759574'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9948636/posts/default/112630146912759574'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogaska.blogspot.com/2005/09/films-critiqus-en-aot.html' title='Films critiqués en août'/><author><name>Aska</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00580858659392833832</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9948636.post-112531131152785361</id><published>2005-08-29T03:09:00.000-07:00</published><updated>2005-09-03T03:06:09.593-07:00</updated><title type='text'>Le Transporteur 2</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Vu le 3/8/2005 à l'UGC Montparnasse Salle 1&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Langue&lt;/span&gt; : français&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Conditions&lt;/span&gt; : bonnes&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Post Générique&lt;/span&gt; : non&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Question 1 : Pourquoi continuer à voir des productions &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0000108/"&gt;Besson&lt;/a&gt; et donc ce &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0388482/"&gt;Transporteur 2&lt;/a&gt;? Tout simplement parce que je ne suis pas à l'abri d'une bonne surprise. La liste des films (voir imdb) qu'il a produit révèle finalement pas mal de bons métrages même au rayon film d'action : Avant de devenir une recette de plus en plus éculée, le premier &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0152930/"&gt;Taxi&lt;/a&gt; était une comédie qui m'a vraiment fait marrer. Je me souviens des vingt premières bonnes minutes de &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0414852/"&gt;Banlieue 13&lt;/a&gt; et des deux &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0001472/"&gt;Jet Li&lt;/a&gt;, peut-être ses &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0271027/"&gt;meilleurs&lt;/a&gt; &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0342258/"&gt;films&lt;/a&gt; en anglais ce qui j'en conviens n'est pas bien difficile. Bien sur, il y a des purges comme &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0267129/"&gt;Yamakasi&lt;/a&gt; ou le reste de Banlieue 13 ainsi que tout ces films bancals comme &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0178655/"&gt;Exit&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0091322/"&gt;Kamikaze&lt;/a&gt; ou &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0307156/"&gt;Michel Vaillant&lt;/a&gt;. Pour les derniers cités, notons aussi que Besson laisse souvent sa chance à des jeunes réalisateurs, les mauvaises langues affirmant que c'est pour mieux imposer sa touche dans le résultat final. Malheureusement, peu semblent voler désormais de leurs propres ailes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Question 2 : Quels souvenirs ai-je du premier &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0293662/"&gt;transporteur&lt;/a&gt;? Pas grand chose, des explosions, la gueule sérieuse de &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0005458/"&gt;Jason Statham&lt;/a&gt; avec ses règles et un rôle de flic éculé mais interprété avec délectation par &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0075710/"&gt;François Berléand&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous retrouvons pour cette suite les principaux auteurs du premier film : mêmes réalisateurs,  &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0504642/"&gt;Louis Leterrier&lt;/a&gt; et &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0477035/"&gt;Corey Yuen&lt;/a&gt;, même producteur/scénariste, Besson, et les deux acteurs précédemment cités. La recette est aussi la même : du soleil, ici la Floride je crois, et de l'action. Tout plein d'action. Les amateurs seront servis. Ou peut-être pas. Il faut quand même aimer le n'importe quoi. Ainsi l'Audi du héros vole un peu partout, en faisant des loopings (!), défonce des vitres, tournent dans tous les sens mais demeurera rutilante tout au long du film. Véritable &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0088559/"&gt;MacGyver&lt;/a&gt; des années 2000, Jason Statham se sert de tout ce qu'il a sous la main pour provoquer de grosses explosions ou simplement appliquer ses talents de maître d'arts martiaux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme de nombreux films du genre boursouflés de séquences mouvementées, les morceaux de bravoure sont inégaux. Les chorégraphies sont plutôt inventives avec quelques détails amusants mais parfois filmées avec les pieds comme cette confrontation illisible entre Frank Martin, le héros, et un gros bonhomme. Certaines poursuites en bagnoles sont sans intérêt (la toute dernière ne montre qu'une simple voiture qui va vite dans les lignes droites) ou éculées (les poursuites en bagnoles ne seraient plus les mêmes sans parkings à étage?) tandis que d'autres, comme celle entre un jet ski et un bus jaune (!), sont plus délirantes. Inégales donc mais plutôt constantes dans leur caractère improbable et irréaliste qui est semble t'il assumé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Seulement voilà, si l'action lorgne vers le cartoon pur et simple, l'histoire fleure tout simplement le foutage de gueule et je pèse mes mots&lt;/span&gt;. Ainsi nous suivons un kidnapping auquel le héros se retrouve mêlé malgré lui avec des vilains méchants qui tuent tous les gens au gun, même des flics en pleine rue, tout en laissant systématiquement la vie sauve au plus dangereux, le héros, dans un excès de magnanimité. Classique bien sur mais ici très maladroitement fait. Pour le reste, l'"enquête" du héros ne fera rebondir personne surtout avec tant d'incohérences, d'idées gâchées, de rendez-vous manqués (pas la grosse baston artmartialesque pourtant annoncée entre le big boss et le transporteur) et une psychologie au service d'un traitement beaucoup trop premier degré. En résulte des personnages très caricaturaux et tous insipides particulièrement les parents de l'enfant kidnappé. Même la pétasse canon et survoltée perpétuellement en maillot de bain avec deux pistolets ne m'a pas séduit. Au contraire, elle énerve. Et je suis triste de voir des acteurs comme &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0000546/"&gt;Matthew Modine&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0002076/"&gt;Jason Fleyming&lt;/a&gt; ou &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0005520/"&gt;Amber Valleta&lt;/a&gt; cachetonner sans éclat.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Passons sur le côté "émotion" tout pourri et sur la comédie, Le Transporteur 2 étant sensée être une comédie d'action. L'aspect comique ne sort pas de la grosse artillerie : grosses vannes nulles, taximan rasta et tuyaux d'arrosage dans les couilles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous en revenons à un des gros problèmes des productions Besson : s'il n'hésite pas à laisser leur chance à des jeunes réalisateurs, pourquoi ne fait-il pas de même pour les scénarios. Serions-nous en panne de scénaristes?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout ceci pour conclure que j'aurais pu limiter ma critique à ce mot : grotesque. Certains pourront trouver ça marrant mais ce mélange histoire sérieuse/action grotesque m'a agacé alors même que j'avais des bonnes dispositions. C'est nul, c'est navrant d'autant plus que ça ne coûterait pas grand chose de rendre l'ensemble moins péteux et plus cohérent. Dommage pour le réalisateur Leterrier qui s'en était bien sorti avec &lt;a href="http://blogaska.blogspot.com/2005/02/danny-dog.html"&gt;Danny The Dog&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;La scène qui tue&lt;/span&gt; : une scène qui donne le ton. Pour se débarrasser d'une bombe sous sa voiture, le héros fonce, prend un tremplin, fait exécuter un looping à sa voiture, fait enlever la bombe qui dépasse à l'aide d'une grue et atterrit comme un prince sur le sol. Si vous trouvez ça fun, allez voir le film.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Ce que ma copine en a pensé&lt;/span&gt; : Pfff ??? Que dire sur le Transporteur 2, mis à part que la maman du petit garçon avait un maquillage des yeux au Khôl noir très réussi… Je n’ai pas vu le Transporteur numéro 1 et en même temps ça ne me chagrine qu’à moitié car je n’ai pas vraiment aimé le numéro 2. C’est une suite de cascades, de poursuites en voiture : une sorte de Taxi en fin de compte. Le tout est mixé sur le fond de l’enlèvement d’un petit garçon dont le père travaille contre le cartel de la drogue. Alors ce même cartel a pris l’initiative de kidnapper le garçonnet pour lui inoculer un satané virus qui le tuera avant d’avoir contaminé tout un chacun, dont le père du petit garçon et ses collègues qui assistent à un congrès « anti-drogue » dans les jours qui viennent. C’est vrai, pourquoi faire compliquer quand on peut faire simple ? Ils auraient aussi bien pu aller au dit congrès et buter tout le monde avec un uzi ou bien inoculer leur virus délétère sur place par une petite piqûre bien placée, ni vu ni connu je t’embrouille (ce qui aurait condamné non seulement les dignitaires du congrès mais aussi tout leurs amis dans le public, pas bête ? Ils auraient fait d’une pierre deux coups !). Mais effectivement, il n’y aurait plus eu de film puisque le transporteur n’aurait pas pu entrer en action… Bref, un scénario peu plausible, des dialogues quasi-inexistants, le film ne m’a pas transporté !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;Revoir le film&lt;/span&gt; : non.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9948636-112531131152785361?l=blogaska.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogaska.blogspot.com/feeds/112531131152785361/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9948636&amp;postID=112531131152785361' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9948636/posts/default/112531131152785361'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9948636/posts/default/112531131152785361'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogaska.blogspot.com/2005/08/le-transporteur-2.html' title='Le Transporteur 2'/><author><name>Aska</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00580858659392833832</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9948636.post-112464591229855753</id><published>2005-08-21T08:25:00.000-07:00</published><updated>2005-08-29T09:53:52.656-07:00</updated><title type='text'>Les Quatre Fantastiques</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Vu le 2/8/2005 à l'UGC Odéon salle 2&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;Langue&lt;/span&gt; : anglais&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Conditions&lt;/span&gt; : correctes (décidément, je n'aime pas tellement ces salles façon théâtre, je préfère une inclinaison légère)&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Post Générique&lt;/span&gt; : non&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A peine remis du sinistre Mr And Mrs Smith, je me sens prêt à voir n'importe quoi. C'est là que &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0120667/"&gt;Les Quatre Fantastiques&lt;/a&gt; intervient. Encore un succès mais pourtant le film me séduit assez peu. Casting hétéroclite constitué d'acteurs issus de la télé : &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0004695/"&gt;Jessica Alba&lt;/a&gt;/&lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0204993/"&gt;Dark Angel&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0004821/"&gt;Michaël Chiklis&lt;/a&gt;/&lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0286486/"&gt;The Shield&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0573037/"&gt;Julian McMahon&lt;/a&gt;/&lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0361217/"&gt;Nip/Tuck&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0344435/"&gt;Ioan Gruffud&lt;/a&gt;/&lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0129686/"&gt;Hornblower&lt;/a&gt;... pour un peu, Les Quatre Fantastiques se présente comme un pilote haut de gamme d'une nouvelle série dans la veine de &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0118276/"&gt;Buffy&lt;/a&gt;. Quant à la réalisation, elle est confiée à ce qui a tout l'air d'un tâcheron, &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm1103162/"&gt;Tim Story&lt;/a&gt;. A son actif notamment, un &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0316732/"&gt;remake&lt;/a&gt; de &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0152930/"&gt;Taxi&lt;/a&gt;, gros bide, et un film pour comiques noirs, &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0303714/"&gt;Barbershop&lt;/a&gt; qui fut un joli succès (mais absolument pas en France).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La bande-annonce laisse encore penser à une série télé américaine : aspect teenager, humour moyen, design neutre, effets spéciaux tape à l'oeil mais cheap. Et pas de bol, à peine un an plus tôt est sorti le futur classique &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0317705/"&gt;Les Indestructibles&lt;/a&gt; par &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0083348/"&gt;Brad Bird&lt;/a&gt; soit une famille dont les supers pouvoirs sont plus ou moins ceux de ce Quatre Fantastiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Justement, des rumeurs persistantes narraient que le film fut retouché après une vision des effets prodigieux du film de Pixar. Des ragots que &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0931101/"&gt;Kurt Williams&lt;/a&gt;, le superviseur des effets spéciaux visuels, rejette en bloc dans une interview à &lt;a href="http://www.mad-movies.com/"&gt;Mad Movies&lt;/a&gt;* prétextant d'autres raisons. Je le crois volontiers. Les effets spéciaux sont quand mêmes pas formidables. Novateur ou non, le maquillage de Chiklis/La Chose sonne faux. De même, les étirements du docteur Fantastique sont mal foutus. Son combat avec La Chose le révèle douloureusement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Heureusement, les effets "femme invisible", "torche humaine" et "Fatalis" sont plus convaincants ainsi que les effets pyrotechniques. Des effets et de l'action finalement peu nombreux ou trop éparses. Mais nous avons droit à un enchaînement de catastrophes amusant et même parfois impressionnant sur un pont, premier fait d'arme des 4 fantastiques. Le combat final n'est pas inoubliable mais bien fait car exploitant l'esprit d'équipe de ces quatre supers héros malgré eux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au fait que raconte le film? Simplement la naissance de super héros et d'un super méchant, ni plus ni moins. Découvertes de leurs supers pouvoirs, rejet puis utilisation à des fins personnelles pour finalement se rendre compte que ça peut aider à servir les pauvres humains. Pas folichon mais contrairement au vide Mr And Mrs Smith, le sujet est traité et ce n'est ni médiocre ni agaçant. N'étant pas lecteur du comic book de &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0498278/"&gt;Stan Lee&lt;/a&gt;, qui apparaît ici en facteur, certains aspects m'ont sûrement échappé. Certaines sous-intrigues laissent aussi songeurs comme cette machine qui permet de redevenir normal ou de se transformer en super héros.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le reste tend vers le film pour ado avec amours impossibles et comédie qui tente un peu tout entre le potache (le coup du PQ dans les toilettes) et le vaudeville. Très inégal donc. &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0262635/"&gt;Chris Evans&lt;/a&gt;, déjà vu dans le ludique &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0337921/"&gt;Cellular&lt;/a&gt; ou dans le rigolo &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0277371/"&gt;Sex Academy&lt;/a&gt;, tire largement son épingle du jeu. Véritablement drôle de bout en bout, il relève un peu le niveau d'une interprétation générale un peu morne. J'aime bien aussi le serviteur impassible et dévoué de Fatalis (&lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0512934/"&gt;Hamish Linklater&lt;/a&gt;).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les Quatre Fantastiques tout comme Mr And Mrs Smith auraient pu être mieux, beaucoup mieux. Mais le premier à au-moins l'élégance de ne pas trop en faire. Inoffensif, pas inoubliable, platement mis en scène, Les Quatre Fantastiques demeure un divertissement estival sympathique. Je me déplacerai sans doute pour voir la suite de l'épisode de cette série.. euh pardon de ce film. En espérant une amélioration générale quand même. "Peut (beaucoup) mieux faire" comme on dit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;La scène qui tue&lt;/span&gt; : le réveil de Ben Grim après la catastrophe dans l'espace. Storm, la torche, lui annonce qu'il a été défiguré et transformé en lui tendant un miroir où il découvre... qu'il n'a pas changé!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;Ce que ma copine en a pensé&lt;/span&gt; : Ayant vu récemment Sin City et ayant beaucoup apprécié ce film, je me suis dit que l’adaptation de la BD « Les quatre Fantastiques » au cinéma ne devrait pas me décevoir non plus. Et bien, ce n’est pas vraiment que j’avais tort, mais ce n’est pas vraiment que j’avais raison non plus ! Autant dans Sin City, il y a une mise en scène très originale, une brutalité, une bestialité, plein de petites touches intéressantes, autant dans Les Quatre Fantastiques, la mise en scène est convenue (pas déplaisante, mais convenue) et il n’y a pas de sentiments exacerbés : tout est assez lisse. Bref un film de supers héros très académique, voir conformiste. Je ne peux pas non plus dire que c’était mauvais car tout y est : le méchant qui aime la fille du camp ennemi et qui devient encore plus méchant à cause d’elle (ça ne vous rappelle pas Loïs Lane et Lex Luthor dans Superman ?). Les combats des supers héros contre le super méchant. Ou bien encore, le doute qui s’empare d’un des super héros qui voudrait reprendre son ancienne forme (il est vrai que passer de l’état de bon-mari-sous-tout-rapport à celui de gros-bloc-de-pierre n’est pas toujours facile à admettre psychologiquement, surtout si votre femme vient de vous larguer lâchement en hurlant et en prenant ses jambes à son coup… Quelle vilaine femme tout de même !). Finalement, j’ai passé un agréable moment à regarder ce film, mais dans quelques mois, je n’en n’aurais plus aucun super souvenir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Revoir le film&lt;/span&gt; : peut-être avant d'aller voir la suite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;*au fait oui, je lis &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Mad Movies&lt;/span&gt; et j'aime beaucoup. C'est le top du magazine ciné. Je lis aussi &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Ciné Live&lt;/span&gt; et &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Télérama&lt;/span&gt;. J'ai arrêté &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Studio&lt;/span&gt; pour cause d'excès d'enthousiasme béat et toc, de photos glamours et de critiques moyennes. De même récemment, fini &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Première&lt;/span&gt; après 10 ans de fidélité, trop de changements et de politiquement correct. En plus, ils ont arrêté la publication de leurs fiches. Signalons aussi &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Score&lt;/span&gt; auquel je n'ai pas accroché et &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Les Cahiers Du Cinéma&lt;/span&gt; qu'il m'est arrivé de parcourir dans les librairies. J'ai enfin tous les numéros du magazine &lt;span style="font-style: italic;"&gt;Brazil&lt;/span&gt; qui depuis a fusionné avec une revue musicale. Le ton est libre et les interviews bonnes (c'est très très rare). Malheureusement, il faut se farcir une grosse louche de mauvaise foi, d'attaques ad hominem et certains chroniqueurs pètent bien plus haut que leur cul et s'imaginent provocateurs sans concessions lorsqu'ils insultent Bush ou Besson.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9948636-112464591229855753?l=blogaska.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogaska.blogspot.com/feeds/112464591229855753/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9948636&amp;postID=112464591229855753' title='4 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9948636/posts/default/112464591229855753'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9948636/posts/default/112464591229855753'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogaska.blogspot.com/2005/08/les-quatre-fantastiques.html' title='Les Quatre Fantastiques'/><author><name>Aska</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00580858659392833832</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9948636.post-112457163262518802</id><published>2005-08-20T13:30:00.000-07:00</published><updated>2005-08-21T10:58:45.140-07:00</updated><title type='text'>Mr And Mrs Smith</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Vu le 28/7/2005 à l'UGC Normandie Salle 1&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Langue&lt;/span&gt; : anglais&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Conditions&lt;/span&gt; : bonnes&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Post Générique&lt;/span&gt; : non&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0356910/"&gt;Mr And Mrs Smith&lt;/a&gt; repose sur une idée simple mais fort sympathique : deux amoureux plongés dans une routine peu exaltante se rendent compte chacun de leur côté que leur conjoint est en fait un agent secret, ou plutôt une sorte de mercenaire vu leur richesse (Rassurons-nous, ils n'oeuvrent que pour des causes justes). La surprise est de taille d'autant plus qu'ils appartiennent à des "camps" opposés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous avons déjà vu ce genre d'histoire dans &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0111503/"&gt;True Lies&lt;/a&gt; ou &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0227538/"&gt;Spy Kids&lt;/a&gt; mais il en faudrait plus pour que je ne me laisse pas prendre au jeu surtout que les producteurs ont invité deux mégastars à la fête, &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0001401/"&gt;Angelina Jolie&lt;/a&gt; et &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0000093/"&gt;Brad Pitt&lt;/a&gt;, ainsi que le réalisateur &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0510731/"&gt;Doug Liman&lt;/a&gt;, tout auréolé du succès de l'excellent &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0258463/"&gt;La Mémoire Dans La Peau&lt;/a&gt;. Bonus : un sidekick de choix en la personne de &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0000681/"&gt;Vince Vaughn&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mr And Mrs Smith est aussi une grosse production pour l'été alors nous savons à l'avance, sauf énorme surprise et culot monstre, que le couple gagnera à la fin, que leur relation sera meilleure et que donc l'ennemi viendra de plus haut, leurs employeurs par exemple. C'est ce qui arrive. Une machination est en marche visant à les autodétruire. Pourquoi? Nous ne le saurons pas vraiment pas plus que nous connaîtrons l'identité de leurs boss. D'ailleurs, il n'y a pas de méchants dans le film, que des hommes de mains abattu comme de juste. Une absence compréhensible pour un film sérieux avec des méchants anonymes qui tirent les ficelles dans l'ombre, mais dans cette comédie totalement hors de propos et reflétant un manque d'inspiration évident qui plombe le film.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai d'ailleurs lu à plusieurs reprises que l'histoire était "complexe", "alambiquée" voire "profonde". Ce n'est pas du tout le cas. &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Doug Liman donne l'impression d'avoir tourné à l'aveuglette, ces improvisations sont impardonnables dans ce genre de production, et il laisse le soin au monteur de juxtaposer comme il peut les scènes et de créer des rebondissements là où il n'y en a pas&lt;/span&gt; (un seul rebondissement en fait fondé sur une photo). Le résultat est là, Mr And Mrs Smith est un film sans queue ni tête, vaguement linéaire et cachant une non histoire. La honte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faut pourtant reconnaître que je ne me suis pas déplacé pour aller voir &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0114814/"&gt;Usual Suspect&lt;/a&gt; mais une comédie d'action avec deux stars. Commençons par l'action. Elle est nulle. Un comble. Les espions tuent proprement dans le noir, souvent hors champ (l'infiltration de Brad Pitt dans la prison est indigente) ou au détour d'un plan furtif d'une poignée de dixièmes de secondes. Et lorsque Liman a le malheur de filmer Madame Smith lançant des couteaux sur ses assaillants masqués dans un grand magasin, c'est dans l'indifférence générale, ni amusant, ni dur. Dommage, la scène promettait.&lt;br /&gt;Pour le reste, on pourrait dire : trop d'action tue l'action. Le réalisateur enchaîne sans conviction poursuites et explosions pétaradantes ne provoquant qu'un intérêt poli, par exemple : "Cette poursuite avec trois BMW qui n'ont rien de voitures banalisées d'espion ressemble à celle du film&lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0082199/"&gt; Condorman&lt;/a&gt; avec les trois Porches noires." ou "Tiens j'ai déjà vu cette scène de dérapage en plus hargneux au-moins deux fois, dans &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0112864/"&gt;Die Hard 3&lt;/a&gt; et &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0119874/"&gt;Le Pacificateur&lt;/a&gt;.", quand ce n'est pas l'ennui, "C'est joli la &lt;a href="http://www.capoeira-france.com/"&gt;capoeira&lt;/a&gt; avec des flingues mais qu'est ce que c'est chiant. Dommage encore, c'était pas mal toutes ces explosions.".&lt;br /&gt;Ne reste que ce combat entre Pitt et Jolie, LE morceau de bravoure, survendu dans la bande-annonce mais fonctionnant encore relativement bien. Drôle et inventif, on se dit qu'il manque cependant d'un peu de hargne pour peu qu'on est déjà vu le cruel &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0098621/"&gt;La Guerre Des Roses&lt;/a&gt;. N'est pas &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0000362/"&gt;Danny De Vito&lt;/a&gt; qui veut. Mais ce combat qui se termine à mains nues a le mérite de rehausser le niveau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De la même manière, la partie comédie est principalement constituée de punchlines à trente eurocentimes à tendance macho ou féministe suivant la star qui les clame. Vince Vaughn est là pour nous faire rire et y parvient que sporadiquement, sa présence dans l'"histoire" n'ayant, comme tous les seconds rôles du films, aucune justification. Nous restons dans le domaine du sourire, de l'anecdotique et du "vite vu, vite oublié". Seuls quelques bons gags en milieu de parcours laissent entrevoir le film qu'on aurait aimé voir. Liman est en effet quand même parvenu à fabriquer une scène qui fonctionne de bout en bout : la confrontation de Pitt et Jolie alors que chacun soupçonne l'autre d'être un agent secret. Tout deux sur le qui vive avec la peur d'être assassiné à tout moment, ils tentent de faire comme si de rien n'était! Une scène de vie conjugale transgressée qui se clôture par un Brad Pitt, à l'arrière d'une voiture sans conducteur, sa femme qui conduisait ayant sauté, lançant un "We need to talk!". Sournois, le film Mr And Mrs Smith nous a donc laissé espérer. En vain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Et le couple me direz-vous? Il est factice et glamour à tendance sado-maso. Comme nous l'attendions en somme.&lt;/span&gt; Qu'ils s'engueulent en langage des signes ou exposent leurs états d'âmes chez un psy (seule idée du film), il faut convenir qu'il ne nous déçoit pas et qu'il sauve le film du néant. Et malgré sa multitude de défauts, le couple étant la raison d'être du film, nous pouvons nous en contenter. Il ne faut pas s'attendre non plus à une étude de moeurs réduite ici au nombre de fois où le couple fait l'amour dans la semaine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Outre son néant scénaristique, Mr And Mrs Smith est donc un objet à peine divertissant. Venant de la part d'un blockbuster hollywoodien c'est très impoli. Pourtant il cartonne partout où il sort. Mais ce n'est pas Doug Liman qu'il faudra féliciter mais les deux stars qui remplissent leur contrat. Je suppose que la presse à scandales n'est pas non plus totalement étrangère à ce carton.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;La scène qui tue&lt;/span&gt; : lors d'une poursuite entre les méchants et le couple de star à bord d'un monospace, un homme armé dans sa BMW choisi de sauter dans la voiture familiale. Une idée ridicule pour un combattant aguerri mais dont découle un gag idiot : le mec saute sur une porte coulissante ouverte, rentre dans la voiture et ressort par l'autre porte coulissante. Irrésistible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Ce que ma copine en a pensé&lt;/span&gt; : Cela commence plutôt bien et plutôt drôlement. Un couple est chez le conseiller conjugal et raconte son histoire, chacun à sa manière et selon ses souvenirs. Autant dire que la mémoire est défaillante et est sujettes à quiproquo. Cela commence plutôt bien, disais-je, le réalisateur nous présente la rencontre du couple puis son installation dans le quotidien enrichie des mensonges inhérents à leur métier d'agent secret dont ils ignorent chacun l'existence. C'est drôle, enjoué, enlevé. On sourit, on rit mais pas pour longtemps. Le couple se découvre et le réalisateur tombe dans l'écueil du Facile et du Mauvais Goût. Bref, si cela commençait plutôt bien, cela finit plutôt mal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;Revoir le film&lt;/span&gt; : peut-être mais par erreur ou dans vingt ans.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9948636-112457163262518802?l=blogaska.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogaska.blogspot.com/feeds/112457163262518802/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9948636&amp;postID=112457163262518802' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9948636/posts/default/112457163262518802'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9948636/posts/default/112457163262518802'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogaska.blogspot.com/2005/08/mr-and-mrs-smith.html' title='Mr And Mrs Smith'/><author><name>Aska</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00580858659392833832</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9948636.post-112410412043937139</id><published>2005-08-15T03:14:00.000-07:00</published><updated>2005-08-15T10:48:44.256-07:00</updated><title type='text'>Shaun Of The Dead</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Vu le 27/7/2005 à l'UGC Odéon Salle 3&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Langue&lt;/span&gt; : anglais&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Conditions&lt;/span&gt; : correctes&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Post Générique&lt;/span&gt; : non&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Shaun a des problèmes de couple. Sa petite amie Liz ne supporte plus leur routine, leur bière toujours au même pub, Le Winchester, dans leur tristounette banlieue londonienne, leurs amis de plus en plus pesants particulièrement Ed, ce gros balourd légèrement idiot mais que Shaun trouve attachant. Ils sont sur le point de rompre. Il est temps pour Shaun de changer sa façon de vivre. Des événements effroyables vont l'aider... Ces événements sont une invasion de Zombies dont nous ne serons pas grand chose de leur origine. Et c'est dans le bordel général que Shaun mettra de l'ordre dans sa propre existence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De l'aveu des auteurs, &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0365748/"&gt;Shaun Of The Dead&lt;/a&gt; est une comédie romantique avec des Zombies. Notons à ce titre qu'une des maisons de production du film n'est autre que &lt;a href="http://www.workingtitlefilms.com/"&gt;Working Title&lt;/a&gt;, producteur de &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0109831/"&gt;Quatre Mariages Et Un Enterrement&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0125439/"&gt;Notting Hill&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0243155/"&gt;Bridget Jones&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0314331/"&gt;Love Actually&lt;/a&gt;... des spécialistes de la comédie romantique en somme. Et nous avons bel et bien affaire à un renouvellement du film de Zombie et une fusion réussie de deux genres apparemment bien distincts que deux trublions de la télé anglaise (leur show &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0187664/"&gt;Spaced&lt;/a&gt; a beaucoup fait parler de lui), &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0670408/"&gt;Simon Pegg&lt;/a&gt; et &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0942367/"&gt;Edgar Wright&lt;/a&gt;, ont décidé de rapprocher sans tomber dans la parodie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;La mise en place et l'introduction des zombies est un modèle&lt;/span&gt;. Loin d'être spectateur des événements et trop préoccupé par ses propres soucis, Shaun ne prête strictement aucune attention aux annonces radios bizarres, au clochard étrange mangeant des oiseaux puis aux nombreuses sirènes, aux ambulances... pas plus qu'il ne s'interroge sur les nombreux absents à son boulot et à ceux de ses proches et sur les avertissements de la télévision. Le réalisateur Edgar Wright sème donc subtilement puis très explicitement de nombreux détails annonçant la catastrophe à venir le tout dans une indifférence presque générale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De cette indifférence ressort une critique de notre société, comme beaucoup de films de Zombies. Pegg et Wright décrivent une société perdue dans sa routine, peuplée de loosers résignés et peu tournés vers l'extérieur d'où leur incapacité à traiter les vrais problèmes (mais c'est que je vais finir par faire de la politique). La caricature devient presque comique car les auteurs en arrivent à la conclusion que notre société était déjà peuplé de zombies! Le générique, hilarant, avec des Zombies dansants, tout comme les nombreuses scènes de vies quotidiennes dépeignent ainsi des humains au regard vide errant sans but zombifié par le train train répétitif de la vie. Une caricature valant bien les tartes à la crêmes de &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0077402/"&gt;Zombies&lt;/a&gt;!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On s'y attendait : l'arrivée des zombies et la prise de conscience des protagonistes du film du "problème" est la partie plus comique. Elle débute par un double plan séquence magnifique qui suit le parcours matinal quotidien de Shaun. Entre les deux plans, un jour est passé et les zombies sont arrivés. Shaun pourtant ne remarque pas de changement et nous entrons dans le deuxième tiers du film qui sera une succession de séquences hilarantes : confusion entre personne bourrée et zombie, lancer de 33 tours, séance de répétition pour prétendre être un zombie, élaborations frénétiques de plans pour se sauver... le plan étant de se réfugier... au pub bien entendu! Et bien sur, n'oublions pas cette volonté de ne pas prononcer le mot Zombie mais The Z Word à la place. Comme pour &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Voldemort"&gt;Voldemort&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le chaos et l'hilarité générale, le metteur en scène ne perd pas pour autant de vue son sujet : Shaun et ses déboires. Décrit comme un looser, humilié par ses collègues de travail, écrasé par la personnalité de son beau-père, "amoureux" de sa mère mais maladroit, étranger aux demandes de sa copine qui finit par rompre... Forcé de se prendre en main et de se déclarer à sa petite amie, tous les événements qui vont suivre vont l'obliger à se ressaisir et réunir autour de lui tous ses proches principalement sa copine et sa mère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Loin de ralentir l'action, Wright intègre parfaitement ces moments plus sérieux au rythme rapide imposé par le métrage, les filmant comme de véritables scènes d'action comme cette réconciliation inattendue avec le beau père, belle, émouvante mais auquel se succède rapidement une scène de terreur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;En fait, tout va vite dans Shaun Of The Dead jusque dans la dernière partie où le gore et l'éviscération s'invitent sans prévenir, où le climax devient terriblement oppressant&lt;/span&gt;. Bref, ça fout la trouille, les intestins volent et le film devient psychologiquement très éprouvant lors d'une scène terriblement dure entre Shaun et sa mère. Pour quelques longues minutes, on atteint l'horreur pure auquelle la résolution expéditive apporte avec force soulagement et rires. Quant à la toute fin, elle est une perle de mauvais goût et de cynisme mais, quelque part c'est plutôt réaliste. C'est vrai, que faire de tout ces zombies sinon... exploiter leurs possibilités?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne suis pas un spécialiste du genre ni un vrai passionné (pour cela, voir deux bonnes revues du film &lt;a href="http://www.mad-movies.com/fiche.php?id=393&amp;PHPSESSID=ee38b173e168d2358ed09bf9668c2150"&gt;ici&lt;/a&gt; et &lt;a href="http://www.peres-fondateurs.com/lafronde/"&gt;là&lt;/a&gt;) et nombre de clins d'oeil ont du m'échapper. Mais tout dans Shaun Of The Dead sent le respect des codes et la générosité. Et après avoir vu &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0120804/"&gt;Resident Evil&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0289043/"&gt;28 Jours Plus Tard&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0088993/"&gt;Le Jour Des Morts Vivants&lt;/a&gt;, Zombies et son &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0363547/"&gt;remake&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0088263/"&gt;Thriller&lt;/a&gt;... je n'arrive qu'à cette conclusion : Shaun Of The Dead est le meilleur film de Zombies que j'ai vu doublé d'une jolie comédie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;La scène qui tue&lt;/span&gt; : Ed et Shaun regardant une fille dans le jardin à l'air bête. Ils se moquent d'elle car ils l'imagine totalement bourré. Ed la prend même en photo. Au moment où elle se fait empaler et se relève, la situation prend une autre tournure...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Ce que ma copine en a pensé&lt;/span&gt; : Shaun est anglais et comme beaucoup d’anglais, il aime aller au pub. En tous les cas, son microcosme aime aller au pub. Sauf sa copine qui, un beau jour, décide de se prendre en main et de passer, pour une fois, une soirée romantique en tête à tête avec son homme. Mais rien ne se passe comme prévu et la copine décide de rompre… Ca commence mal, me direz-vous ? Effectivement, c’est loin d’être la panacée pour ce pauvre Shaun. Mais heureusement les zombis arrivent et lui donne finalement le courage de protéger sa belle contre ces vilaines bêtes et de la reconquérir. Tout est bien qui finit bien. Entre temps, il se passe des choses incroyables dans le monde de Shaun. Tout d’abord, peu attentif, Shaun ne remarque pas que les gens autour de lui sont désormais des zombis léthargiques et qu’ils le poursuivent inlassablement pour le mordre. C’est un décalage assez typique de l’humour anglais que j’aime tant. Un humour à la fois noire, étrange et drôle. La scène la plus décalée est celle où Shaun et son pote confonde la fille-zombie-léthargique qui a atterrie, on ne sait comment, dans leur jardin, avec une alcoolique complètement défaite. Tout ceci, en sachant qu’eux mêmes sont des poivrots finis. C’est vraiment l’hôpital qui se fout de la charité. Mais bon sang que c’est drôle !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Revoir le film&lt;/span&gt; : oui, je vais surement acheter le DVD.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9948636-112410412043937139?l=blogaska.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogaska.blogspot.com/feeds/112410412043937139/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9948636&amp;postID=112410412043937139' title='4 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9948636/posts/default/112410412043937139'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9948636/posts/default/112410412043937139'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogaska.blogspot.com/2005/08/shaun-of-dead.html' title='Shaun Of The Dead'/><author><name>Aska</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00580858659392833832</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9948636.post-112332862377592242</id><published>2005-08-06T03:13:00.000-07:00</published><updated>2005-08-14T14:09:33.143-07:00</updated><title type='text'>Charlie Et La Chocolaterie</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Vu le 13/7/2005 à l'UGC Maillot salle 4&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;Langue&lt;/span&gt; : anglais&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Conditions&lt;/span&gt; : correctes. Un mec à grosse tête a assez fait chier ma soeur.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Post Générique&lt;/span&gt; : non. Si, un petit truc quand même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le pauvre d'argent mais riche de coeur Charlie Bucket n'a qu'un rêve : gagner un concours pour pouvoir visiter la célèbre chocolaterie du mystérieux Willy Wonka. Très mystérieux d'autant plus que ses procédés de fabrication du chocolat qui l'a rendu célèbre sont atypiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et encore un livre que je n'ai pas lu. A croire que je ne lis rien. Pourtant, pas plus tard qu'en ce moment, je lis Congo de &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0000341/"&gt;Michaël Crichton&lt;/a&gt; et il y a bien eu une &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0112715/"&gt;adaptation&lt;/a&gt;, raté paraît-il. Mais revenons à ce &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0367594/"&gt;Charlie Et La Chocolaterie&lt;/a&gt;. &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0000318/"&gt;Tim Burton&lt;/a&gt; est un grand fan du roman de &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0001094/"&gt;Roald Dahl&lt;/a&gt;. Bien que tous les réalisateurs embrigadés, le projet n'a pas été initié par le réalisateur, dans des adaptations s'autoproclament facilement fan number one du roman adapté, je crois volontiers à l'amour qu'il porte au livre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le contexte n'est pourtant pas à son avantage. Les deux derniers films de Burton sonnent comme un virage. &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0133152/"&gt;La Planète Des Singes&lt;/a&gt; est une sage production hollywoodienne certes traversée de quelques fulgurances, comme ce magnifique personnage d'Ari interprété par &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0000307/"&gt;Helena Bonham Carter&lt;/a&gt;, mais sage quand même. Ceux qui ne l'ont pas vu peuvent savourer la magnifique &lt;a href="http://www.movie-list.com/p/planetoftheapes.shtml"&gt;bande-annnonce&lt;/a&gt;. Plus gênant fut &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0319061/"&gt;Big Fish&lt;/a&gt;, un film rose bonbon où le sens artistique du metteur en scène semble avoir fondu dans le moule hollywoodien le plus anonyme. Les vingts dernières minutes, stupéfiantes et dignes, où le fils finit par rentrer dans le jeu de son père sauvent un peu la mise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'attendais donc légèrement craintif Charlie Et La Chocolaterie au tournant d'autant plus que certaines bande-annonces laissaient entrevoir une histoire plutôt édifiante, dans le mauvais sens du terme. Tim Burton s'est cependant entouré de sa garde rapprochée et de talents : &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0000136/"&gt;Johnny Deep&lt;/a&gt; interprète le malicieux Willy Wonka, &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0000384/"&gt;Danny Elfman&lt;/a&gt; est encore une fois à la musique et sa muse du moment, Helena Bonham Carter, joue la maman de Charlie Bucket.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Saluons la réussite plastique et technique du film. Passé un superbe générique autour de tablettes de chocolats, Charlie Et La Chocolaterie offre des visions colorées, variées et surprenantes : lit double avec quatre grand-parents, fleuve de chocolat, montagne en caramel, ascenseur avion, écureuils ouvreurs de noix... chaque détail témoigne du savoir faire du réalisateur qui prouve qu'il n'a pas perdu la main. A ce titre, la présentation des gamins gagnants du concours est savoureuse et servie par des seconds rôles judicieux, particulièrement &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0701512/"&gt;Missy Pile&lt;/a&gt; en maman majorette.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Saluons aussi les Oompas Loompas. Dans une performance sidérante, &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0746989/"&gt;Deep Roy&lt;/a&gt; joue toute une tribu naine (165 rôles!) amatrice de chocolat et pratiquant toutes les professions délirantes nécessaires au bon fonctionnement de la chocolaterie : psychologue, chef de tribu, jardinier, scientifique, coiffeur, conteur, alpiniste... Ainsi que danseur et chanteur. En effet, le film est parsemé de plusieurs passages musicaux, malheureusement peu entraînants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Willy Wonka, Willy Wonka,&lt;br /&gt;He's the one that you're about to meet,&lt;br /&gt;Willy Wonka, Willy Wonka,&lt;br /&gt;He's a genius who just can't be beat...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et c'est sur cet air enchanteur que nous découvrons Willy Wonka, spectateur enthousiaste de cette chanson que lui interprètent une troupe de marionnettes. Un numéro qui se terminera mal et qui sera à la base de la création au sein de son usine d'un... hôpital des grands brûlés! Willy Wonka aime ça, les numéros qui terminent sur une touche un peu morbide. Il est aussi un esprit naïf et avide d'aventures, un génie délirant dont les inventions farfelues permettent de fabriquer son chocolat. Peu à peu, la face plus sombre du personnage est abordée. Willy Wonka est un cynique un peu cruel et hanté par son triste passé. Alors qu'il aurait pu se faire voler la vedette par Deep Roy, Johnny Deep s'impose dans ce personnage haut en couleur et rock'n roll, Burton tirant le meilleur de l'acteur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Charlie Et La Chocolaterie a donc tout pour plaire et sous certains aspects m'a beaucoup plu. Pourtant l'histoire m'a gêné. Car, dans Charlie Et La Chocolaterie, on juge. Dans un élan de mièvrerie tout assumé, mais pas plus acceptable pour autant, nous savons d'avance que le gentil enfant au grand coeur gagnera à la fin, tandis que les autres enfants, tous monstrueux dans leur genre, seront battus. Jusqu'ici, rien d'étonnant. Mais dans les immenses lieux de l'usine, ces petits demons seront confrontés à leurs faiblesses : envie, gourmandise, orgueil... (pour un peu, c'est &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0114369/"&gt;Seven&lt;/a&gt; dis-donc) et subiront des épreuves dont ils ne sortiront pas physiquement indemnes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Même si ce n'est pas le Burton que je préfère, nous connaissons tous le réalisateur pour son goût de la caricature outrancière des travers de notre société consumériste. Mais ici, difficile de voir dans ces tortures un mauvais esprit farouche, poussé à l'extrême dans &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0116996/"&gt;Mars Attacks&lt;/a&gt;, mais plutôt une certaine complaisance à punir cruellement les "méchants" tout ça pour obtenir l'adhésion d'un auditoire trop heureux de voir ces démons remis à leur place sans autre forme de procès. C'est ce qui s'appelle tomber dans la facilité, Burton n'évoquant plus la rédemption, ou une simple constatation, mais la condamnation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Déplaisant donc. Par chance, nous retrouvons la patte de l'auteur dans le traitement de l'histoire avec l'introduction du père de Willy Wonka dont le passé semble écrasé par sa relation avec lui d'où ces flash back tristes et poétiques qui ponctuent le film. Très bonne idée : Epaulé par une interprétation exceptionnelle de &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0000489/"&gt;Chistopher Lee&lt;/a&gt; dans le rôle du père, ces quelques moments sont les meilleurs du film, les moins sucrés et, comme par hasard, les plus émouvants. Mais il faut bien se raccrocher à la trame initiale, véritablement mièvre, et au destin du pauvre Charlie Bucket. Ce dernier aidera donc Willy Wonka à s'ouvrir aux autres. S'ouvrir est un bien grand mot car Willy Wonka n'essaiera pas de s'adapter au monde. La fin laisse penser tout le contraire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une fin curieuse où Wonka trouve un foyer, ou plutôt, c'est le foyer, toute une famille, qui vient à lui et qui doit s'adapter à son univers. Comme beaucoup de conclusion de films, dernièrement &lt;a href="http://blogaska.blogspot.com/2005/07/la-guerre-des-mondes.html"&gt;La Guerre Des Mondes&lt;/a&gt;, les interprétations sont multiples mais beaucoup (il suffit de lire la &lt;a href="http://www.allocine.fr/film/revuedepresse_gen_cfilm=52933.html"&gt;revue de presse&lt;/a&gt; d'Allociné sur le film) ont vu dans cette conclusion un refus de se soumettre à la réalité du monde, un éloge de l'enfance et de l'imaginaire. Je vois dans tout ceci surtout un trop grand respect pour la personnalité de l'auteur et une morale douteuse : faut-il vivre à Disneyland pour être heureux? En même temps, ce n'est qu'une fable, ça ne vaut pas le coup de chercher de la politique dans tout ça... peut-être.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais je ne peux que rejoindre &lt;span class="auteur"&gt;Wild Bill Kelso dans son excellente &lt;a href="http://www.mad-movies.com/fiche.php?id=390"&gt;critique&lt;/a&gt;. Truffé de qualités, d'éléments bizarres et de scènes réussies, le film est peut-être meilleur dans l'ensemble que Big Fish. Mais Charlie Et La Chocolaterie ne nous permet cependant pas de retrouver l'admirateur du tendrement illuminé &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0109707/"&gt;Ed Wood&lt;/a&gt;, l'amoureux des monstres tragiques de &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0103776/"&gt;Batman Le Défi&lt;/a&gt;, le sale gosse qui casse tout dans Mars Attacks. Non, nous ne trouvons qu'un faiseur, un très bon évidemment, mais consensuel. La page serait-elle vraiment tournée? En tout cas, un autre film pour enfant, &lt;a href="http://blogaska.blogspot.com/2005/01/il-ny-pas-que-le-pote.html"&gt;Les Désastreuses Aventures Des Orphelins Baudelaire&lt;/a&gt;, est pour moi bien meilleur.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="auteur"&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;La scène qui tue&lt;/span&gt; : lorsque Wonka quitte son père, celui-ci le prévient qu'il ne sera plus là à son retour. C'est le cas : la maison disparaît! Triste et drôle à la fois. Superbe.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;span class="auteur"&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Ce que m'a copine en a pensé&lt;/span&gt; : &lt;/span&gt;&lt;span class="auteur"&gt;Une mère de famille m'a demandé récemment si Charlie et la Chocolaterie était un film abordable par son fils de 5 ans, c’est à dire sans violence, ni trucs glauques. Mais bien sûr ! C'est un film tout public. Seulement le personnage de Willie Wonka incarné par Johnny Depp dérange un peu dans la masse des films pour enfants. Nous ne sommes pas habitués aux personnages décalés et forcément dès qu’il y en a un dans un film avec des vêtements et des lunettes un peu étranges, nous nous inquiétons pour nos enfants. Bref, nous sommes devenus tous trop politiquement correct. Mais, les histoires pour enfants contiennent toutes des personnages horribles : la marâtre de Cendrillon, la vilaine sorcière de Blanche-Neige… Les enfants ont besoin de se faire peur, tant qu’un adulte les accompagne pour les rassurer. Bref, Charlie et la Chocolaterie est un film tout public et un film dont l’histoire est captivante. Un seul enfant sur les cinq choisis gagnera un énorme cadeau après avoir passé des épreuves dans la chocolaterie. Au fil de ces épreuves, Willie Wonka fait découvrir aux enfants sa chocolaterie, véritable laboratoire à nouvelles expériences gustatives, qu’il n’avait pas ouverte au public depuis des années. Au cours de cette promenade, ils pourront observer la rivière et la chute de chocolat, goûter au chewingum « entrée – plat – dessert », ou rencontrer les écureuils qui cassent les noisettes des futures tablettes de chocolat. Ce film est un vrai délice !&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span class="auteur"&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Revoir le film&lt;/span&gt; : peut-être. C'est un Tim Burton :)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9948636-112332862377592242?l=blogaska.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogaska.blogspot.com/feeds/112332862377592242/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9948636&amp;postID=112332862377592242' title='2 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9948636/posts/default/112332862377592242'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9948636/posts/default/112332862377592242'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogaska.blogspot.com/2005/08/charlie-et-la-chocolaterie.html' title='Charlie Et La Chocolaterie'/><author><name>Aska</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00580858659392833832</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9948636.post-112318048912416147</id><published>2005-07-31T11:31:00.000-07:00</published><updated>2005-08-04T11:36:15.583-07:00</updated><title type='text'>Films Critiqués en Juillet</title><content type='html'>- &lt;a href="http://blogaska.blogspot.com/2005/07/batman-begins.html"&gt;Batman Begins&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- &lt;a href="http://blogaska.blogspot.com/2005/07/crazy-kung-fu.html"&gt;Crazy Kung-Fu&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- &lt;a href="http://blogaska.blogspot.com/2005/07/la-guerre-des-mondes.html"&gt;La Guerre Des Mondes&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- &lt;a href="http://blogaska.blogspot.com/2005/07/la-moustache.html"&gt;La Moustache&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- &lt;a href="http://blogaska.blogspot.com/2005/07/les-poupes-russes.html"&gt;Les Poupées Russes&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- &lt;a href="http://blogaska.blogspot.com/2005/07/madagascar.html"&gt;Madagascar&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- &lt;a href="http://blogaska.blogspot.com/2005/06/films-critiqus-en-juin.html"&gt;Films Critiqués en Juin&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9948636-112318048912416147?l=blogaska.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogaska.blogspot.com/feeds/112318048912416147/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9948636&amp;postID=112318048912416147' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9948636/posts/default/112318048912416147'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9948636/posts/default/112318048912416147'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogaska.blogspot.com/2005/07/films-critiqus-en-juillet.html' title='Films Critiqués en Juillet'/><author><name>Aska</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00580858659392833832</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9948636.post-112222819969778771</id><published>2005-07-24T09:29:00.000-07:00</published><updated>2005-08-04T11:30:22.253-07:00</updated><title type='text'>La Guerre Des Mondes</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Vu le 7/6/2005 à l'UGC Normandie salle 1&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;Langue&lt;/span&gt; : anglais&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;Conditions&lt;/span&gt; : bonnes&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Post Générique&lt;/span&gt; : non&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic;"&gt;Cette critique décrit la plupart des quelques rebondissements du film ainsi que les scènes fortes aussi je conseille aux quelques lecteurs de voir ce film formidable avant de lire ceci.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ray Ferrier (&lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0000129/"&gt;Tom Cruise&lt;/a&gt;) est un docker content de lui. Il pilote un énorme engin avec maîtrise. Il est bon dans son boulot. Il est New Yorkais. Il aime la mécanique. Un moteur de voiture trône sur la table de la cuisine. Il est aussi un mari divorcé et un père peu considéré par ses deux enfants. En même temps, il n'y met pas trop du sien. Il n'aide même pas sa fille à porter sa grosse valise et sa maison est un vrai bordel. Et il écrasé par le nouveau mari de son ex, Tim. Tim qui est formidable, qui a un 4*4 pour conduire partout les enfants en toute sécurité, qui paye l'école de ses enfants, qui installe le câble dans la chambre de sa fille Rachel (&lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0266824/"&gt;Dakota Fanning&lt;/a&gt;). Le week-end qu'ils vont passer tous les trois ensemble changera t'il la donne?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par la suite, personne ne cherchera à changer quoi que ce soit. Seul l'instinct l'emportera car "ils" sont là. Ils sont même déjà là : leurs machines de morts sont enfouis profondément sous terre. Ce "Ils", Ray n'osera jamais dire qui ils sont, pas une seule fois le mot alien ou extraterrestre n'est prononcé il me semble. Mais nous savons tous ce qu'ils font : ils exterminent méthodiquement et parfois cruellement avec une technologie avancée et radicalement différente de la notre (une scène laisse penser qu'ils ne connaissent pas la roue, sans doute était-ce évoqué dans le roman original que je n'ai pas lu).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourrait-on s'en tenir pour cette &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0407304/"&gt;Guerre Des Mondes&lt;/a&gt; au simple entertainement estival? Théoriquement oui. Après tout, &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0000229/"&gt;Steven Spielberg&lt;/a&gt; a presque inventé le genre, le blockbuster hollywoodien qui sort en été, avec &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0073195/"&gt;Les Dents De La Mer&lt;/a&gt;. Allié à Tom Cruise qui n'a pas encore fait de bide cette décennie, La Guerre Des Mondes pouvait difficilement surprendre en tant que divertissement grand public. Le résultat est là : La Guerre Des Mondes est bien un film d'action au tempo soutenu servi par de multiples effets spéciaux et pyrotechniques. Toujours au top, Spielberg réalise des scènes de suspense variées intelligemment agencées : batailles de grandes envergures, destructions massives, scènes avec un grand nombre de figurants, huis clos intimiste dans une cave...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Du travail de pro donc auquel s'ajoute la patte d'un vrai auteur avec des visions incroyables particulièrement ce train en flamme au passage à niveau qui passe à toute vitesse devant une foule hagarde submergée d'horreur jusqu'à la nausée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Malgré tout, les échos dans mon entourage sur le film sont finalement peu enthousiastes. Je sais qu'à chaque film à gros budget avec tout plein d'effets spéciaux, j'entendrai toujours les commentaires pesants et passe partout comme "Ce film est très américain", "il n'y a pas de scénario", "il y a des drapeaux partout", "Et bien sur, il y a un happy end". Comme régulièrement, j'ai aussi droit aux diatribes des grincheux qui ont décidé de ne pas aimer le film avant de l'avoir vu parlant généralement d'une sorte de &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0116629/"&gt;Independance Day&lt;/a&gt; Bis, que j'aime un peu soit dit en passant, alors que nous devons convenir que l'approche et le traitement ne sont pas les mêmes (ID4 parlant de résistance, La Guerre Des Mondes n'étant qu'une longue fuite). Bref, j'ai l'impression que La Guerre Des Mondes a déçu. &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Pourtant le film offre justement plus qu'un entertainement estival inoffensif car Spielberg ne fait pas joujou avec des effets spéciaux. Il raconte une aventure humaine.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Spielberg a plongé une seule famille au coeur de la tourmente et n'hésite pas à sortir des "modèles" courants : cette famille n'a par exemple pas grand chose d'héroïque. Elle est même menacée à chaque moment du film de stupeur et de renoncement à commencer par Ray qui, avant de se prendre en main et partir avec ses enfants (en n'oubliant pas de sortir presque solennellement son revolver de dessous son lit), demeure assis par terre et muet pendant une longue minute choqué par la machine de mort, un tripode, qu'il vient de voir à l'oeuvre. Peu après, Rachel, la plus jeune, symbolisera cette menace. Son humeur sera toujours en dents de scie, paniquant à grand cri, fuyant parfois de manière irrationnelle, pétrifiée d'effroi ou pleurant en tenant fermement à la main son trophée devenu pathétique : un troisième prix d'un concours hippique. Notons à ce propos un refus du réalisateur de se soumettre à cet artifice scénaristique consistant à présenter le "talent" d'un protagoniste et qui le met à exécution plus tard dans le film. Une technique utilisée dans de nombreux films comme par exemple &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0119567/"&gt;Le Monde Perdu&lt;/a&gt; (on se souvient tous avec émotion de la mise à mal d'un raptor par une petite fille championne de gym) du même auteur. Et donc dans ce film, Rachel ne montera pas à cheval pas plus d'ailleurs que Ray utilisera son talent de grutier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'autre enfant, Robbie, est un jeune rebelle et patriote. Un naïf légèrement inculte qui évoque la possibilité que l'Europe puisse être responsable de ces attaques! Une réflexion qui laisse songeur quand on sait en plus que ce même gamin était censé effectuer un devoir sur l'occupation française en Algérie... Robbie est donc l'enfant qui veut en découdre, qui veut aider et sauver les autres, qui veut résister. Des intentions nobles certes mais gâchées par son égoïsme, Robbie veut plus ou moins devenir un héros et n'hésite pas à abandonner sa soeur à son père alors qu'il lui reprocha ses manquements et justement son égoïsme, et aussi une curiosité presque morbide qu'il manifestera lors de la bataille entre l'armée et les tripodes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce ton résolument dramatique du film laisse facilement penser que Spielberg aurait pu choisir une tragédie familiale, il préfère évoquer l'espoir et la reconstruction dans un happy end classique mais considéré par beaucoup malvenu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai fini par trouver cette conclusion tout à fait cohérente. Comme notre monde à la fin du film, les relations entre Ray et sa famille sont dévastées Et comme dans plusieurs de ses films, la reconstruction du lien familial ou plutôt son surgissement, comme les machines ce lien a toujours été là, est souvent provoqué par des événements marquants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'événement est ici de taille : c'est l'extermination de l'humanité. Dans ces circonstances de menace d'extinction, seul l'instinct de conservation compte et Spielberg nous le balance en pleine gueule en centrant toute l'action sur le père, Ray. Mué par une force insoupçonnée qui n'est autre que l'instinct de conservation des siens et la volonté de les regrouper, il choisira de retrouver son ex-femme et ses parents. Rien, vraiment rien de plus. Et tous les autres ne compteront pas vraiment comme le souligne son peu de motivation à tenter de sauver une autre famille lors de l'embarquement sur le ferry.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Ce goût de la protection serait-il encore un raccourci de ces saloperies d'impérialistes donneurs de leçon? Non. Spielberg nous fait juste remarquer qu'il faut distinguer l'instinct paternel au rôle que confère notre société au père.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;Dans cette perspective, Ray sera capable de tout pour défendre et sauver ses enfants mais il se révélera presque toujours incapable de dédramatiser la situation pour aider les siens, particulièrement Rachel, à faire face. Les quelques moments de repos ne seront là que pour prouver que Ray est un mauvais père. Impuissant, il préfère demander à Robbie le soin de calmer sa soeur. Il est tout aussi incapable de tenir tête à son fils quand il lui fait des reproches et échoue à cacher, alors qu'il le voulait à tout prix, toute l'horreur de la situation à Rachel la laissant voir des centaines de corps sans vie suivre le lit d'une rivière.&lt;br /&gt;Mais l'instinct paternel, insoupçonné, est bien là : Ray protège sa progéniture coûte que coûte face aux tripodes mais aussi face à ses semblables. &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Ce sont visiblement des hommes seuls, ou qui ont tout perdu, sans famille en tout cas, qui tenteront de prendre possession de sa voiture, en déchirant à la main le pare brise de sa voiture&lt;/span&gt;. C'est à ce moment qu'il choisira d'utiliser son arme, forcé d'abandonner son véhicule mais guidé par une unique obsession : récupérer ses enfants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Revenons donc à la scène de la bataille : dans cette hallucinante séquence, j'ai des frissons rien qu'en pensant à ce moment du film, la bataille ne sera pas vraiment montrée mais seulement l'assaut presque pathétique de l'armée avec leurs F16 en rase motte et une poignée de jeeps et de chars d'assauts. Obstinée, Robbie avouera qu'il veut VOIR la bataille obligeant Ray à un choix douloureux : abandonner son fils ou sa fille, elle-même sur le point d'être récupérée par un couple la croyant seule.&lt;br /&gt;Devant cet atroce dilemme, c'est peut-être l'instinct qui va parler et Ray décidera de faire confiance à son fils. Une véritable profession de foi, un moment fondateur où un père s'impose totalement en prenant la responsabilité de laisser son fils au profit de sa fille plus fragile. Ayant vu l'explosion monumentale sur les lieux de la bataille, Ray aura la certitude que son fils est en vie. Ainsi la fin, et peut-être tout le film, trouve son sens dans le choix de Ray et est transcendée par cette accolade maladroite entre Ray et son fils Robbie. Ray avait raison. Il a maitrisé un instinct primaire, une force brute qu'il avait toujours en lui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le huis clos dans la cave face à un homme seul, Harlan (&lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0000209/"&gt;Tim Robbins&lt;/a&gt;), et presque fou sera l'illustration de l'ampleur de la détermination du père et des devoirs qu'elle impose. L'analyse des séquences dans le magazine &lt;a href="http://www.mad-movies.com/"&gt;Mad Movies&lt;/a&gt; est à ce titre excellente et décrit l'idée selon laquelle Harlan serait l'incarnation physique de l'ennemi intérieur de Ray et auquel il mettra un terme. Et, Ray parviendra à protéger sa fille et a obtenir sa confiance à travers une berceuse maladroite mais salvatrice et un sauvetage désespéré, seule moment où l'action de Ray, détruire un tripode, peut-être qualifiée d'héroïque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Finalement, le choix de centrer le film sur Ray/Tom Cruise dépasse la probable obligation contractuelle de filmer le plus possible la star car Spielberg a choisi de réaliser un film sur un père, sur la paternité et même sur la nature humaine. La Guerre Des Mondes dresse un état des lieux sur nous-mêmes, pauvres petits humains, jusqu'à nos contradictions. Ce n'est pas nécessairement beau à voir (une explication partielle de cet petit enthousiasme public?)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne suis vraiment pas sorti indemne de cet éprouvant film. Il est cependant pour moi un film important. Car cette Guerre Des Mondes là peut-être vu comme un éloge de la famille. A notre époque et vu les critiques que j'ai entendu justement à propos de ce sujet, ce n'est vraiment pas un mal.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;La scène qui tue&lt;/span&gt; : le parcours sur l'autoroute sur plusieurs kilomètres. Ray essaie vainement de calmer ses enfants, tout le monde crie et pleure dans la voiture qu'il vient de voler. Autour d'eux, des milliers de voitures arrêtées. La sienne roule à toute vitesse et la caméra tourne autour, sort et rentre dans la voiture pendant que la petite famille tente de faire le point. Il m'a fallu un certain temps pour m'apercevoir que non seulement ce magnifique plan est nécessairement numérique mais que le décor tout autour est peut-être faux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Ce que ma copine en a pensé&lt;/span&gt; : c'est dans les vieux pots que l'on fait les meilleures confitures. Cet adage s'applique parfaitement au film La Guerre des mondes. Depuis Orson Welles et son histoire d'extra-terrestre radiodiffusé, et voyant que cela fonctionnait à merveille sur le spectateur, les producteurs hollywoodiens se frottent les mains. Encore une histoire d’extra-terrestre, me direz-vous ? Oui mais voilà, je me suis laissée prendre au jeu du scénario catastrophe car il était fort bien mené et sans temps mort. Il faut dire que les bonshommes verts sont particulièrement vils et méchants et également plein de ressources pour ce qui est d’éradiquer l’espèce humaine. Ce qui m’a plus particulièrement frappée, c’est le son qu’ils qu’émettent et que l’on entend inlassablement tout au long du film : une mise en condition du stress du spectateur rondement menée et qui fonctionne, encore, à merveille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Revoir le film&lt;/span&gt; : oui, le DVD fera vite parti de ma collection.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9948636-112222819969778771?l=blogaska.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogaska.blogspot.com/feeds/112222819969778771/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9948636&amp;postID=112222819969778771' title='2 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9948636/posts/default/112222819969778771'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9948636/posts/default/112222819969778771'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogaska.blogspot.com/2005/07/la-guerre-des-mondes.html' title='La Guerre Des Mondes'/><author><name>Aska</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00580858659392833832</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9948636.post-112222066690478006</id><published>2005-07-24T06:31:00.000-07:00</published><updated>2005-08-04T10:42:27.440-07:00</updated><title type='text'>La Moustache</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Vu le 6/7/2005 à l'UGC Rotonde Salle 1&lt;br /&gt;&lt;span class="" style="display: block;" id="formatbar_JustifyFull" title="Justify Full" onmouseover="ButtonHoverOn(this);" onmouseout="ButtonHoverOff(this);" onmouseup="" onmousedown="CheckFormatting(event);FormatbarButton('richeditorframe', this, 13);ButtonMouseDown(this);"&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;Langue&lt;/span&gt; : français&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;Conditions &lt;/span&gt;: correctes, pas beaucoup de monde mais j'étais assez mal assis et ce n'est pas vraiment mon genre de salle (façon théatre)&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;Post Générique&lt;/span&gt; : non&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Et si je me rasais la moustache?" demande Marc (&lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0512071/"&gt;Vincent Lindon&lt;/a&gt;) à Agnès (&lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0222922/"&gt;Emmanuelle Devos&lt;/a&gt;) qui répond :"Je ne sais pas, je t'aime bien avec, je ne te connais pas sans". Et Agnès sort faire quelques courses. Marc se rase alors très méthodiquement la moustache. Agnès revient et Marc, amusé, se cache le visage puis se dévoile. Agnès n'a aucune réaction comme si elle avait toujours connu son mari sans moustache.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le film &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0428856/"&gt;La Moustache&lt;/a&gt; bascule dès la deuxième scène. En 1h26, &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0141127/"&gt;Emmanuel Carrère&lt;/a&gt; ne se permet pas de prendre la pose et rentre tout de suite dans le vif de son intriguant sujet. Sa mise en place d'un couple très aisé et aimant s'est faite en une jolie scène.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous comprenons donc vite que personne parmi les proches de Marc ne remarquera qu'il a rasé sa moustache. Il n'en aurait même jamais porté! Persuadé de s'être rasé la moustache, Marc n'acceptera pas le fait qu'il est peut-être fou et il dilapide maladroitement ses "preuves" de sa bonne foi. Des preuves pourtant matérielles, solides : de nombreuses photos ainsi qu'une attestation officielle par une femme flic au joli minois et même ses poils retrouvés dans une poubelle! Mais il était peut-être trop tard car son entourage va se trouver bouleversé ou même "effacé", toute sa vie en somme. Cette histoire de moustache menace et efface tous les souvenirs de Marc. Il est désorienté, confus, entêté et finalement apeuré :"Tu vas pas disparaître?" lance t'il à sa femme. Une peur qui plane aussi sur le spectateur, le réalisateur prenant systématiquement le point de vue de Marc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Les preuves de son équilibre lui échappant, Marc choisit la fuite plutôt qu'une nouvelle confrontation avec ce qu'il lui reste de vie. Et cette confusion dans son esprit est peut-être la raison d'être de la dernière partie du film&lt;/span&gt;. Tout son univers s'étant effondré, Marc fuit à l'opposé de Paris dans l'anonymat puis il tourne en rond au sens propre jusqu'à l'absurde. Un chemin de souffrance, une errance sans but dans l'incompréhension et dans la perte d'un amour devenu indispensable :"Sans tes yeux, je ne vois plus rien" essaye t'il d'écrire à sa femme. Cette errance semble être la consommation de la fin de son mariage où se mélange folie et résignation, fantasme et schizophrénie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Carrère a donc pris le parti délibéré de nous perdre complètement sans livrer de clés, de liens. Cette dernière partie défie toute logique et nous plonge dans un mystérieux onirisme alignant des plans superbes comme le dos magnifique de Devos. Déroutant, un peu abscons, un peu philosophique, de quoi nous laisser sur la route. Mais Carrère a le mérite de jouer à l'économie de moyen et d'effets avec un film court et des dialogues précis et peu nombreux. La montée en puissance jusqu'à la chute et le progression psychologique des personnages sont passionnants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le metteur en scène sait aussi s'entourer des meilleurs : le montage (par &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0182922/"&gt;Camille Motte&lt;/a&gt; que je ne connais pas du tout), particulièrement à Hong Kong est surprenant tout comme est à la fois pertinente et inquiétante l'utilisation de la musique de &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0001275/"&gt;Philip Glass&lt;/a&gt;. Et que dire du tandem Lindon/Devos si ce n'est qu'il forme un vrai et poignant couple de cinéma.&lt;br /&gt;Enfin, Carrère sait filmer des jolies scènes et des jolies plans qui nous marquent à l'image de ces troublantes et bouleversantes dernières images. Bref, il a du style et le prouve avec ce bon film. Il a les moyens de faire de vrais thrillers encore plus surprenants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;La scène qui tue&lt;/span&gt; : les dernières images tout comme leur découpage sont vraiment superbes. Le tout dernier plan est-il triste ou heureux?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Ce que ma copine en a pensé&lt;/span&gt; : La moustache est un film dérangeant portant sur l'identité, la recherche d'identité et le changement d'identité d'une personne. Avez-vous déjà été témoin de cette scène ? Un dîner entre amis et d'un coup, vous vous demandez ce que vous faites là. Vous ne vous sentez plus à votre place et mal à l'aise. Et vous n'avez plus qu'une envie : sortir. C'est ce que le héros ressent dans une des premières scènes du film. Cependant s'il a envie de sortir, moi j'avais envie de rester pour comprendre comment l'entourage d'un homme qui se rase la moustache peut être aussi aveugle. Finalement, il n'y a peut être rien à comprendre. Le surréalisme du film l'emporte sur mon prosaïsme intellectuelle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Revoir le film&lt;/span&gt; : Je ne sais pas. peut-être.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9948636-112222066690478006?l=blogaska.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogaska.blogspot.com/feeds/112222066690478006/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9948636&amp;postID=112222066690478006' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9948636/posts/default/112222066690478006'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9948636/posts/default/112222066690478006'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogaska.blogspot.com/2005/07/la-moustache.html' title='La Moustache'/><author><name>Aska</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00580858659392833832</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9948636.post-112101335607401288</id><published>2005-07-10T07:46:00.000-07:00</published><updated>2005-07-10T10:00:29.170-07:00</updated><title type='text'>Madagascar</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Vu le 4/7/2005 à l'UGC Odéon salle 1&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Langue &lt;/span&gt;: anglais&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Condtions&lt;/span&gt; : bonnes&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Post générique&lt;/span&gt; : non, pas vraiment à part un hippopotame volant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Marty le zèbre est enfermé dans un zoo et rêve de liberté. Ces amis, un lion, une girafe et un hippopotame ne le comprennent pas. Ils sont pourtant traités et nourris comme des princes et sont les vedettes du zoo. Une échappée manquée, où Marty prendra conscience qu'il ne peut pas se promener seul dans les rues de New York, vont les conduire tous dans la vraie jungle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0351283/"&gt;Madagascar&lt;/a&gt; propose donc par une inversion des codes où les animaux du zoo ne seraient pas tous épris de liberté. Ainsi, Alex, le lion, le roi de la jungle, est aussi la vedette du zoo et mange du steak à volonté. L'intrigue générale est plus originale et beaucoup moins édifiante et moralisatrice, au hasard, le très moyen &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0307453/"&gt;Gang De Requins&lt;/a&gt;. Cette idée d'un retour forcé à la nature, avec les instincts qui reviennent peu à peu, est une histoire d'amitié tout ce qu'il y a de plus respectable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les sous-intrigues autour de singes savants, d'un roi de pacotille aux plans étranges sont absurdes et réjouissantes tout comme la résolution des enjeux du film qui sont expédiés et rigolos avec un banquet où les animaux trinquent avec de l'eau salée! Et la palme revient à un quatuor de pingouins qui rêve d'antarctique. Ce véritable commando est au coeur des meilleurs moments du films, les plus ouvertement absurdes. Les réalisateurs avaient en fait en tête de faire un remake de quatre garçons dans le vent avec des pingouins à la place des Beatles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le ton général est donc résolument farfelu avec de nombreuses scènes oniriques et grotesques et des animaux complètement "humanisés" dans le zoo, particulièrement le lion Alex qui découvre dans la jungle qu'il peut marcher à quatre pattes ou la girafe hypocondriaque (et qui passe des scanners...).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Côté dessin, je craignais le pire après avoir vu la bande-annonce particulièrement sur le design des animaux qui ressemblaient à des polygones. Le résultat est plutôt bon et reste dans la ligne farfelue que les réalisateurs se sont fixées. &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0201509/"&gt;Eric Darnell&lt;/a&gt; et &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm1661708/"&gt;Tom McGrath&lt;/a&gt; ont donc réalisé une comédie très sympathique. Sa modestie et également un certain manque de vrais moments hilarants ne conduira pas Madagascar au panthéon des grands films d'animation mais ravira petits et grands.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On saluera aussi une volonté de sortir de la "tradition" des films d'animation signés Dreamworks : références et parodies écrasantes, marketing complaisant et moralisme outrancier. Madagascar s'est écarté de tout cela et à ce titre, il pourrait peut-être mieux vieillir que Shrek.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;La scène qui tue &lt;/span&gt;: les pingouins qui regardent l'horizon sur la banquise :"That sucks!".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Ce que ma copine en a pensé&lt;/span&gt; : Un samedi soir. Un dîner à la maison. Nous discutons cinéma avec un couple d'amis qui ont vu Madagascar. "C'était pas mal. Mais bon, on s'est un peu ennuyés. C'est vraiment un film pour les enfants. Je crois que l'on a passé l'âge". Perdu ! On n'a pas passé l'âge. Madagascar est un film pour tous les âges: les Petits comme les Grands. Je partais donc avec un énorme à priori en allant voir ce film et je me suis laissée emporter par cette histoire d'animaux contraints par un seul de partir à l'aventure dans les rues de New York, puis dans une île paradisiaque où ils affrontent la nature hostile ainsi que leur propre nature, leur propre tempérament. Les gags affluent grâce à leurs nouveaux meilleurs amis lémuriens qui sont un ressort comique des plus drôles. Le jeune lémurien aux grands yeux véhéments m'a particulièrement émue et fait rire. Bref, chers amis, vous aviez tort, Madagascar est un film plein de tendresse pour les Petits, certes, mais avec plein de gags pour les Grands également. Mais vous resterez toujours mes amis !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Revoir le film&lt;/span&gt; : oui, à la télé. Un avantage de ces films pas vraiment inoubliables mais divertissants et inoffensifs est cette faculté de le revoir sans souci.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9948636-112101335607401288?l=blogaska.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogaska.blogspot.com/feeds/112101335607401288/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9948636&amp;postID=112101335607401288' title='5 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9948636/posts/default/112101335607401288'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9948636/posts/default/112101335607401288'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogaska.blogspot.com/2005/07/madagascar.html' title='Madagascar'/><author><name>Aska</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00580858659392833832</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9948636.post-112092453898450159</id><published>2005-07-09T08:16:00.000-07:00</published><updated>2005-07-10T08:29:31.630-07:00</updated><title type='text'>Batman Begins</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Vu le 16/6/2005 à l'UGC George V salle 1 (Balcon)&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;Langue&lt;/span&gt; : anglais&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;Conditions&lt;/span&gt; : correctes&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;Post Générique&lt;/span&gt; : oui&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En 1989, &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0000318/"&gt;Tim Burton&lt;/a&gt; sort &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0096895/"&gt;Batman&lt;/a&gt;. Le succès est phénoménal sur le sol américain qui visiblement avait soif de voir un héros tourmenté et un super méchant ricanant et cabotinant. Conquis, les producteurs semblent avoir donné carte blanche au réalisateur pour le deuxième volet, &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0103776/"&gt;Batman Returns&lt;/a&gt;. Burton signa là peut-être son plus beau film. Porté par la musique exceptionnelle de &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0000384/"&gt;Danny Elfman&lt;/a&gt;, Batman Returns est un film sur la monstruosité, un incroyable poème tragique d'une beauté rare.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La série change alors d'orientation avec la venue de &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0001708/"&gt;Joel Shumacher&lt;/a&gt;. A quelques images poétiques prêts, la belle présentation de Robin dans un cirque, &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0112462/"&gt;Batman Forever&lt;/a&gt; joue la carte du spectacle coloré et tire parti de la Carreymania de l'époque, &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0000120/"&gt;Jim Carrey&lt;/a&gt; interprétant le super méchant homme mystère, et conduit le film vers la comédie. Je pourrais me montrer dédaigneux mais moi Jim Carrey me fait vraiment marrer aussi Batman Forever n'est pas une catastrophe mais marque indéniablement un changement de cap. Et comme Burton pour Batman Returns, Shumacher radicalise son propos dans &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0112462/"&gt;Batman Et Robin&lt;/a&gt; pour le porter vers le grand n'importe quoi. Il signe une "oeuvre" totalement ratée. &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0000123/"&gt;George Clooney&lt;/a&gt; réduit Batman à un monolithe avec une bat carte bleue (si) et son double Wayne à un milliardaire tout sourire. Ponctués de punchlines idiotes, d'une action calamiteuse et de personnages grotesques (BatGirl en tête), Batman Et Robin laisse un sale souvenir et fut heureusement une déception au box office.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien qu'un épisode fût toujours en développement depuis la sortie de cette purge avec des projets parfois étonnant, on aurait proposé à &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0000142/"&gt;Clint Eastwood&lt;/a&gt; d'incarner un Batman vieillissant, la franchise ne reprend que huit ans plus tard mais dans des conditions presque idéales : &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0333060/"&gt;David Goyer&lt;/a&gt; au scénario, après &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0120611/"&gt;Blade&lt;/a&gt; et &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0118929/"&gt;Dark City&lt;/a&gt; notamment, et &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0634240/"&gt;Christopher Nolan&lt;/a&gt; à la réalisation. Le metteur en scène a déjà signé un thriller original et prenant, &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0209144/"&gt;Memento&lt;/a&gt;, puis un polar magistral qui transcenda le genre, &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0278504/"&gt;Insomnia&lt;/a&gt;. On se prend à rêver d'un résultat similaire pour ce nouveau Batman dont le titre atteste d'une volonté de renouveler complètement la série en la reprenant depuis le début : &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0372784/"&gt;Batman Begins&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Batman Begins sera donc l'histoire d'une genèse où Nolan et Goyer s'emparent de tous les moments fondateurs de la légende de Batman&lt;/span&gt; comme, pour prendre un exemple récent, &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0000600/"&gt;Sam Raimi&lt;/a&gt; l'a fait dans l'excellent, monumental conviendrait mieux, &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0145487/"&gt;Spider-Man&lt;/a&gt;. Et l'écrin qu'offre Goyer à Nolan repose sur le même principe qu'Insomnia à savoir une histoire de facture classique dans son genre, ici le film de superhéros, pour Insomnia le polar, et traversée par un sens aigu de la tragédie et de la noirceur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous ne serons donc pas étonné de retrouver les thèmes chers au genre à commencer par l'expérience traumatisante qui guidera l'avenir du héros aussi bien dans son errance que dans sa vocation du justicier qui débarrassera une ville de Gotham sur le déclin de tous les malfrats. Une expérience dans le film particulièrement éprouvante car Wayne, encore enfant, assistera au meurtre brutal, scène brutale à l'écran également, de ses parents. Nolan tisse également une relation père/fils renouvelée grâce à l'entraînement aussi bien physique que philosophique de Wayne par Ducard qui devient peu à peu plus qu'un mentor. Cette relation compliquera encore plus les liens qu'entretient Wayne avec le "mal".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le thème de la double personnalité, la fameuse schizophrénie des superhéros, est aussi abordé très intelligemment : tandis que Batman rend la justice, Bruce Wayne est un milliardaire fantasque et oisif, la vraie personnalité du héros étant quelque part entre les deux. Une vraie torture qui pèse sur Wayne et symbolisée par son amour impossible avec Rachel. &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0005017/"&gt;Katie Holmes&lt;/a&gt; joue Rachel. Elle est une déception. Nolan en plus la filme de travers surtout dans sa dernière scène où on a vraiment l'impression qu'elle a la bouche tordue et qu'elle louche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Les thèmes abordés sont classiques mais le point de vue de Nolan se démarque en prenant un ton résolument réaliste et sombre à l'image de ce héros d'abord vengeur et qui n'a aucun super pouvoir&lt;/span&gt;, le comble pour un super héros. Bruce Wayne compensera par une volonté et un entraînement surhumains, superhumains en quelque sorte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toute la première partie de Batman Begins décrit cette renaissance, au coeur des montagnes et des glaciers d'Asie, d'un homme devenu presque enragé devant l'injustice du monde. Un homme en colère mais rongé par la peur (colère, peur, haine, souffrance, le côté obscur de la force!) qui devra apprendre à canaliser ses craintes pendant son entraînement au point de choisir comme symbole l'incarnation même de sa peur pour la faire partager à ses futurs adversaires : la chauve souris.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le retour de Wayne à Gotham ne sera alors qu'une successions de mises en place et d'initiations. Le réalisateur nous livre alors des détails précis et terre à terre sur la récupération des gadgets de l'homme chauve-souris à coup de commandes en pièces détachées, de sociétés écrans et d'un fastidieux travail d'assemblage. Un truc m'a même réjoui. Je me demandais comment des héros solitaires à la super identité secrète bâtissaient leur repaire secret hyper technologique. Dans Batman Begins, nous sommes loin de tous ça vu que c'est Wayne lui-même qui installe les éclairages dans une immense grotte sombre et humide! Des parti pris réalistes qui peuvent décontenancer, car enlevant un certain charme, mais que j'ai trouvés passionnants. L'ensemble reste cependant dans le domaine de l'anticipation. Aidé par un employé de son entreprise, Lucius Fox (joué par &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0000151/"&gt;Morgan Freeman&lt;/a&gt; qui semble beaucoup s'amuser), Wayne utilisera des technologies très avancées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Des gadgets qui lui serviront lors de ses sorties nocturnes. Des premiers faits d'armes parfois victorieux mais qui le confronte surtout à lui-même comme le montre son échec face à l'épouvantail (formidable &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0614165/"&gt;Cillian Murphy&lt;/a&gt;) qui pratique la terreur psychologique en faisant resurgir les peurs de ses ennemis. Un supervilain froid et psychopathe très loin des méchants exubérants des quatres épisodes précédents.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Batman se montre aussi également bêtement grandiloquent et impulsif à l'image d'un superhéros encore un peu immature&lt;/span&gt;. L'évasion de l'asile puis la poursuite en batmobile, au passage elle est hideuse, est spectaculaire et surtout spectaculairement inutile. Batman/Wayne est encore un homme qui se cherche. Une ultime confrontation dans un métro sur le point de s'écraser permettront au superhéros, de couper les liens avec une partie de son passé, une partie de lui-même, et de prendre lors la chute du métro son envol au sens propre au détour d'un plan sidérant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nolan a en effet réalisé un film techniquement et plastiquement parfait avec un Gotham où ne semblent vivre parfois indistinctement qu'une classe de privilégiés, des malfrats et des rebuts. Pour la musique, Elfman ne semble pas avoir répondu à l'appel (lui a t'on fait appel?) mais nous avons droit à deux poids lourds de la musique hollywoodienne : &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0006133/"&gt;James Newton Howard&lt;/a&gt; (les films de Shyamalan, Collateral..) et &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0001877/"&gt;Hans Zimmer&lt;/a&gt; (The Rock, Gladiator, USS Alabama...). Le résultat est épique et mouvementée. Chapeau!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quant aux acteurs, outre quelques surprises inégales (Cillian Murphy, &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0000442/"&gt;Rutger Hauer&lt;/a&gt;, &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0000198/"&gt;Gary Oldman&lt;/a&gt; pour les bonnes, Katie Holmes, &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0913822/"&gt;Ken Watanabe&lt;/a&gt;, sous employé, pour les mauvaises), le casting a choisi des valeurs sures avec le triplet de mentors &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0000323/"&gt;Caine&lt;/a&gt;/Freeman/&lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0000553/"&gt;Neeson&lt;/a&gt; et &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0000288/"&gt;Christian Bale&lt;/a&gt; musclé comme jamais (à comparer avec &lt;a href="http://blogaska.blogspot.com/2005/02/machinist.html"&gt;Le Machiniste&lt;/a&gt;...) à la voix très grave. Il s'impose sans problème comme le meilleur Batman depuis 1988.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;On pourra par contre constater un raté récurrent : l'action&lt;/span&gt;. Dans les quatres précédents épisodes, elle n'était ni très originale, ni palpitante. Ici, encore, Nolan échoue globalement. Les combats rapprochés sont montés comme des clips stromboscopiques et les grandes scènes de poursuites et explosives sont mollassonnes. Sauvons quand même le superbe final dans le métro. Peut-être que Batman n'est pas fait pour l'action au sens hollywoodien du terme... Peut-être également que l'action n'était pas la priorité de Nolan, comme son scénariste, plus attaché à donner une vision nouvelle de Batman en s'attachant plus à sa psychologie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Il a réussi son pari. Batman Begins est une oeuvre crépusculaire, dure et belle. Comme pour Insomnia, mais dans une moindre mesure, Nolan est parvenu à respecter et même parfois sublimer le genre&lt;/span&gt;. Il offre ainsi un second souffle à la série qui est définitivement relancée. La Batmania peut reprendre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;La scène qui tue &lt;/span&gt;: l'avoeu de Batman à Rachel sur un toit d'immeuble :"It's not who I am underneath, but what I do that defines me" - "Bruce?". Et Batman saute dans le vide. Bale au sommet. Un moment incroyable. J'ai failli pleuré.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;Ce que ma copine en a pensé&lt;/span&gt; : Batman Begin est l'archétype du film américain. L'amour impossible entre le super héro et sa Belle. Le manichéisme du Bien et du Mal. Le justicier incompris par ses pairs. Néanmoins, il y a une certaine noirceur qui se dégage du film : dans les personnages, dans l'atmosphère aussi bien que dans la lumière, elle-même et qui confère au film tout son attrait. Batman Begin est l'archétype du film américain, comme je les aime.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;Revoir le film&lt;/span&gt; : bien entendu. Le DVD figurera en bonne place dans ma dvdthèque.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9948636-112092453898450159?l=blogaska.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogaska.blogspot.com/feeds/112092453898450159/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9948636&amp;postID=112092453898450159' title='2 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9948636/posts/default/112092453898450159'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9948636/posts/default/112092453898450159'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogaska.blogspot.com/2005/07/batman-begins.html' title='Batman Begins'/><author><name>Aska</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00580858659392833832</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9948636.post-112023663388091779</id><published>2005-07-01T08:06:00.000-07:00</published><updated>2005-07-01T09:50:33.886-07:00</updated><title type='text'>Les Poupées Russes</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Vu le 15/6/2005 à l'UCG Normandie Salle 1&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Conditions &lt;/span&gt;: bonnes&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;Langue &lt;/span&gt;: français (globalement car il y a aussi du russe, de l'anglais, de l'espagnol...)&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;Post Générique&lt;/span&gt; : une petite scène amusante au début du générique&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0409184/"&gt;Les Poupées Russes&lt;/a&gt; est la suite de &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0283900/"&gt;L'Auberge Espagnole&lt;/a&gt; qui est un film qui résonne encore en moi. Il est la restitution exacte des souvenirs et des fantasmes d'un étudiant par lui-même qui tente de résumer "le bordel dans sa tête". Il ne raconte que ce qui l'a marqué : des femmes, des rues, des sorties, des galères... bref tout ce que sa jeunesse peut avoir de marquant. Comme dans &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0110922/"&gt;Le Péril Jeune&lt;/a&gt; et sans passer par un récit traditionnel mais fragmenté, &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0458251/"&gt;Cédric Klapisch&lt;/a&gt; a su capter les détails vrais, ceux qui nous touchent car justes et faisait conclure son héros Xavier par un fulgurant "Je dois être typique". Il avait raison. Je l'ai revu il y a une quinzaine de jours maintenant et j'ai une certitude : L'Auberge Espagnole est un grand film.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Même globalement réaliste, Klapisch s'était quand même réservé des moments très cinématographiques comme le joli épilogue où Xavier rompt avec ses études et son destin tout tracé au ministère des finances pour embrasser le métier d'écrivain, son rêve d'enfance. Les Poupées Russes démarre quelques années plus tard et Xavier est toujours écrivain mais pas vraiment dans la grande littérature. Il s'est spécialisé dans le roman à l'eau de rose et écrit la suite d'un téléfilm romantique. Pas de quoi pavoiser, même financièrement. Il est souvent réduit à jouer du &lt;a href="http://www.grospipeau.org/"&gt;pipeau&lt;/a&gt; aussi bien auprès d'éditeurs que de sa banquière. Mais il le confesse lui-même, il est très fort à ça et cette "qualité" donne lieue à quelques moments hilarants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les Poupées Russes est vraiment hilarant. Klapisch s'amuse à utiliser plusieurs ressorts comiques alternant joutes orales à travers les monologues de Xavier, comique de situation avec une &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0208426/"&gt;Cécile de France&lt;/a&gt; extraordinaire quand elle accepte de "jouer" une fausse hétérosexuelle, et fantaisie pure qui culmine avec &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0851582/"&gt;Audrey Tautou&lt;/a&gt; joliment déguisée en princesse et racontant à son fils ses désordres amoureux avec ses princes charmants!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au delà de la comédie, c'est la vie d'un homme qui nous est racontée, celle de Xavier qui est à ses trente ans est légèrement paumé. Il pratique son travail de manière irrégulière et n'a pas vraiment d'habitation fixe. Il est aussi un incorrigible homme à femmes. Il en est encore à chercher son équilibre tandis que lui fait face son amie lesbienne Isabelle qui est plus ou moins son double fantasmé à la fois macho, pragmatique et décomplexée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les Poupées Russes est donc centré presque intégralement sur Xavier ou plutôt sur sa vie desordonnée. Le déroulement du récit est à ce titre déroutant, décousu, fait de beaucoup de digressions et autres flash back. Encore une fois et de manière encore plus radical, Klapisch raconte le bordel dans la tête de Xavier, un bordel qui n'est pas harmonieux, et qui m'a déconcerté, mais qui n'est certainement pas l'image d'une mise en scène je m'en foutiste. Cette façon de raconter est un parti pris qui semble assumé, le réalisateur s'amuse même à souligner symboliquement que Xavier n'aspire pas à une vie "droite" à partir d'une rue "parfaite" de Saint Petersbourg et d'une mannequin ("Ta rue, elle est moche").&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et une nouvelle fois, le metteur en scène trouve le ton juste, le moment important, la réflexion crédible épaulé par un acteur fantastique, peut-être son alter ego à l'écran : Romain Duris. Un acteur beau, extravagant et bohème qui se paye le luxe de parvenir à jouer avec une aisance incroyable un gars qui ne paye pas de mine. C'est un des grands tours du cinéma car tous les jeunes acteurs du film à la beauté et au corps parfait sont crédibles. Fascinant. (Et en plus beaucoup de ces trentenaires ont des appartements sublimes dans Paris!)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cédric Klapisch parle aussi d'Europe. Son héros se ballade entre Paris, Londres, Moscou et Saint Petersbourg où des intrigues amoureuses remarquables s'enchaînent et culminent lors d'un mariage en plusieurs langues drôle et touchant. Lors des dernières scènes, Klapisch évite sobrement le mélo et le lacrymal préférant laisser Xavier disserter sous forme de coups de gueule sur l'amour et les femmes et il clôture l'histoire sur le début d'une autre phase de la vie de Xavier, mais sans doute pas celle où il trouvera un certain équilibre si jamais il en trouve un. Ni vraiment heureux, ni vraiment triste en fait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;D'un point de vue purement commercial, faire une suite à L'Auberge Espagnole était totalement compréhensible. Klapisch s'est en plus pris au jeu en radicalisant encore plus sa narration pour se rapprocher le plus possible de la vie d'un homme égoïste, pipeauteur, rêveur, philosophe, cynique, coureur, perdu et européen. Peut-être pas typique finalement mais vrai, définitivement vrai. &lt;/span&gt;Devant cette double réussite, je me prends à rêver d'un film tous les cinq ans sur Xavier... Et au petit jeu du "lequel tu préfères?", je dirais que ma préférence va au premier opus. Peut-être parce que je suis encore de la génération des 25 ans et que j'ai mieux ressenti les tourments du héros dans ce film.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;La scène qui tue &lt;/span&gt;: Un personnage, &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0815668/"&gt;Zinédine Soualem&lt;/a&gt;, qui jouait un barman dans L'Auberge Espagnole, campe ici un français moyen mais aussi un irrésistible play-boy dans l'imaginaire de Xavier! Très drôle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Ce que ma copine en a pensé &lt;/span&gt;: Ah quelles sont mignonnes ces poupées russes que Romain Duris dépiaute une par une pour voir si la dernière lui conviendra. J'en suis jalouse ! Elles sont toutes plus belles les unes que les autres. Mis à part ce côté trop propre et factice de la vie, ce film est étonnant, drôle et charmeur. C'est à la fois une danse lascive et langoureuse entre des personnages qui se cherchent et une réunion d'anciens étudiants qui n'ont pas perdu leurs blagues potaches. Ce cocktail singulier a su m'emballer et me faire rire aux éclats plusieurs fois. C'est un film émouvant. C'est un film hilarant. C'est un film qu'il faut voir absolument!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Revoir le film&lt;/span&gt; : oui. Achat en DVD lorsqu'il sera pas trop cher.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9948636-112023663388091779?l=blogaska.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogaska.blogspot.com/feeds/112023663388091779/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9948636&amp;postID=112023663388091779' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9948636/posts/default/112023663388091779'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9948636/posts/default/112023663388091779'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogaska.blogspot.com/2005/07/les-poupes-russes.html' title='Les Poupées Russes'/><author><name>Aska</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00580858659392833832</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9948636.post-112021265605178690</id><published>2005-07-01T01:55:00.000-07:00</published><updated>2005-07-01T08:16:10.333-07:00</updated><title type='text'>Crazy Kung-fu</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Vu le 9/6/2005 à l'UCG Opéra Salle 3&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;Conditions &lt;/span&gt;: bonnes, une petite salle bien conçue.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Langue&lt;/span&gt; : chinois&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Post Générique&lt;/span&gt; : non&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Déjà célèbre sur sa terre natale, Hong Kong, &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0159507/"&gt;Stephen Chow&lt;/a&gt; s'est fait connaître dans le monde entier grâce à un seul film : &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0286112/"&gt;Shaolin Soccer&lt;/a&gt;, un film d'action complètement fou et absurde qui plu aussi en France et particulièrement aux fans d'&lt;a href="http://www.lestelevores.com/?action=affFiche&amp;aff=home&amp;amp;idFiche=96"&gt;Olive Et Tom&lt;/a&gt; dont ce film pourrait être l'adaptation live. Ce succès est également une preuve, s'il en était besoin, que l'humour venu d'Hong Kong, généralement réputé culturellement inexportable, peut très bien trouver son public hors de ses frontières. Dans le cas de Shaolin Soccer, c'est à tel point que la question du remontage se pose. Rappelons que les &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0005544/"&gt;frères Weinstein&lt;/a&gt; avaient acheté les droits d'exploitation à l'international et ont fait remonter le film, pratique compréhensible pour des hommes d'affaire mais honteuse et irrespectueuse pour ces grands cinéphiles autoproclamés. Ils ne méritent que mon mépris.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fort de ce succès, il n'est pas étonnant de retrouver l'acteur/réalisateur Stephen Chow aux commandes d'une production avec des capitaux étrangers, &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0373074/"&gt;Crazy Kung-fu&lt;/a&gt; étant produit en parti par la Columbia. Pour autant, Chow ne cherche en rien à occidentaliser son film et raconte une lutte entre maîtres d'arts martiaux retirés sur fond de guerre des Triades dans les années 30. le héros Sing (Stephen Chow qui porte le même nom que dans son précédent film) est un de ces maîtres mais sans le savoir. A priori, le sujet n'a rien à voir avec Shaolin Soccer et la première apparition de Sing dans le film le confirme : après quelques acrobaties improbables avec un ballon de foot, il l'écrase avec mépris!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais si le fond a changé, la forme demeure cohérente avec film précédent. Chow semble avoir même trouvé un style propre. &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Auparavant réservé sur l'utilisation d'effets spéciaux écrasants, le metteur en scène se lâche désormais complètement et explore les possibilités du numérique pour nous livrer un véritable dessin animé live.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce désir "cartoonesque" est clair. Outre la volonté de marquer le clivage entre riches et pauvres, les décors superbes et parfaits rappellent, avec un peu plus de vie, des décors que nous pourrions découvrir à &lt;a href="http://www.disneylandparis.com/index2.htm"&gt;Disneyland&lt;/a&gt;. Le quartier riche est rempli de façades colorées et variées avec des boutiques de bonbons et des très jolies jeunes femmes toujours en robe. A l'opposé, le quartier pauvre n'est qu'en fait un gros et vieux immeuble, sali proprement avec des femmes aux dents immenses...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le casting est étonnant. Chow s'est arrangé pour réunir une brochette de "gueules" qui pourraient sortir tout droit d'un dessin animé. La distribution des rôles est également délirante tant les protagonistes n'ont pas la tête de l'emploi. Les maîtres de Kung-fu sont ici un couple avec une femme dominatrice et colérique et un homme faiblard et dragueur, un tailleur très efféminé ou un vieillard edenté avec quelques longs cheveux visqueux! A l'inverse, le super méchant et chef du gang des haches ne sait pas se battre tandis que le héros n'est au début qu'une enflure chétive et terriblement lâche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et bien sur, il y a les effets spéciaux. Ils sont formidables et jouissifs. Sans chercher le réalisme mais ni la facilité, les responsables des FXs livrent un véritable catalogue de l'étendue de leurs talents : explosions dantesques, destruction de décors, personnages dans les airs, animaux entièrement de synthèse (les serpents et les crapauds sont totalement faux, ça m'a vraiment étonné), fantômes... &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Crazy Kung-fu est un véritable festival et ses multiples effets visuels fonctionnent parfaitement, certaines scènes lorgnent complètement dans l'hommage à &lt;/span&gt;&lt;a style="font-weight: bold;" href="http://www.texavery.com/"&gt;Tex Avery&lt;/a&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt; dont le moment le plus évident est cette course folle façon Bip Bip et Coyote.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tous ces éléments contribuent à transformer le film en une comédie d'action folle. Et drôle, les gags se succédant rapidement tous de plus en plus absurdes et/ou méchants. L'expérience au cinéma de ce film fut particulièrement intéressante car les gags sont variés et les spectateurs, globalement réceptifs, ont réagi de manière très différentes. Par exemple, comme dans Shaolin Soccer, la surenchère visuelle lors des combats m'a presque ennuyé ce qui ne fut visiblement pas le cas pour d'autres spectateurs.. Explorer un univers sans limite de pesanteur et de force est un peu saoulant. C'est l'effet &lt;a href="http://www.dragonballz.com/"&gt;Dragon Ball&lt;/a&gt; : on trouvera toujours un ennemi encore plus puissant (pour rappel, au fil des 20 tomes que j'ai lu du manga, la force du héros passe de 100 à... 500000!). Epuisant à force et de moins en moins étonnant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au contraire, les moments où la propriétaire coupe l'eau à ses locataires ou le vol sordide de la sucette par le héros m'ont vraiment fait marrer tandis que la salle restait plutôt muette. C'est pour ce genre de scènes que j'ai apprécié autant ce film. Enfin, un gag fédérateur à retenir, un des plus grands moments comique de ces dernières années : la séquence du lancer de couteaux où la maladresse du héros et de son acolyte les contraint à battre en retraite avec plusieurs blessures et autre morsures de serpent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quant à l'histoire, elle n'est pas très originale mais elle fourmille de petites idées parfois saugrenues et Chow pratique habilement la rupture de ton partant d'une introduction plutôt violente pour alterner avec des scènes de comédie pure, de danse mais aussi avec des moments dramatiques (l'enfance du héros) et touchants. On n'est pas non plus très loin du film chorale le héros étant étonnamment peu présent dans le film (pour un héros). C''est tout à l'honneur de Chow qui ne tire la couverture vers lui que sur la fin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Crazy Kung-fu est donc un très bon film et confirme tout le bien que je pensais de Stephen Chow qui a livré avec ce film de l'entertainment totalement déjanté et vraiment original. Un vrai et grand Chow. Oh oh, excellent le jeu de mots.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;La scène qui tue&lt;/span&gt; &lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;:&lt;/span&gt; les couteaux. Vraiment. Voir le héros lancer un couteau qui revient se planter dans son épaule est hilarant. Chow est vraiment marrant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Ce que ma copine en a pensé : &lt;/span&gt;Alors Crazy Kung-fu m'a posé un véritable problème d'identité. Pour la première fois, une salle de cinéma entièrement remplie riait gorge déployée pendant que moi je m'interrogeais sur ma personnalité. "Suis-je bête au point de ne pas comprendre les situations cocasses ? Ou suis-je seulement totalement rabat-joie ? Peut-être suis-je dans un mauvais jour ?". Bref, Crazy Kung-fu ne m'a pas du tout fait rire. Il n'y qu'une seule scène qui a provoqué mon hilarité, en connivence avec la salle, lorsque le héros se prend trois coups de couteau successifs (n'entamant pas son pronostic vital! Une chance!) malencontreusement par son acolyte. Le comique de répétition, chez moi, ça marche toujours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Revoir le film&lt;/span&gt; : oui. J'envisage l'achat en DVD&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9948636-112021265605178690?l=blogaska.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogaska.blogspot.com/feeds/112021265605178690/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9948636&amp;postID=112021265605178690' title='1 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9948636/posts/default/112021265605178690'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9948636/posts/default/112021265605178690'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogaska.blogspot.com/2005/07/crazy-kung-fu.html' title='Crazy Kung-fu'/><author><name>Aska</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00580858659392833832</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9948636.post-112023697153506616</id><published>2005-06-30T09:50:00.000-07:00</published><updated>2005-07-01T09:56:11.536-07:00</updated><title type='text'>Films critiqués en Juin</title><content type='html'>- &lt;a href="http://blogaska.blogspot.com/2005/06/de-battre-mon-coeur-sest-arrt.html"&gt;De Battre Mon Coeur S'Est Arrêté&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- &lt;a href="http://blogaska.blogspot.com/2005/06/linterprte.html"&gt;L'Interprète&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- &lt;a href="http://blogaska.blogspot.com/2005/06/le-crime-farpait.html"&gt;Le Crime Farpait&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- &lt;a href="http://blogaska.blogspot.com/2005/06/papa.html"&gt;Papa&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- &lt;a href="http://blogaska.blogspot.com/2005/06/travaux.html"&gt;Travaux&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- &lt;a href="http://blogaska.blogspot.com/2005/06/sin-city.html"&gt;Sin City&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- &lt;a href="http://blogaska.blogspot.com/2005/06/films-critiqus-en-mai.html"&gt;Films critiqués en Mai&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9948636-112023697153506616?l=blogaska.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogaska.blogspot.com/feeds/112023697153506616/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9948636&amp;postID=112023697153506616' title='1 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9948636/posts/default/112023697153506616'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9948636/posts/default/112023697153506616'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogaska.blogspot.com/2005/06/films-critiqus-en-juin.html' title='Films critiqués en Juin'/><author><name>Aska</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00580858659392833832</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9948636.post-111911213430123069</id><published>2005-06-18T08:01:00.000-07:00</published><updated>2005-06-18T09:28:54.310-07:00</updated><title type='text'>L'Interprète</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Vu le 8/6/2005 à l'UGC George V salle 1 (orchestre)&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Langue&lt;/span&gt; : anglais&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Post Générique&lt;/span&gt; : non&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Conditions&lt;/span&gt; : très moyennes, le grand nombre de spectateurs nous a fait nous retrouver sur le côté dans les premiers rangs. Les conditions sont devenues mauvaises lorsqu'un goujat s'est assis un peu plus devant nous sur un strapontin nous limitant ainsi la vue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parlez-vous Ku? Non? Eh bien, Silvia Broome le parle car elle originaire d'une contrée imaginaire africaine (quoique j'ai vu des adolescentes dans la salle qui se demandaient si c'était un vrai pays) où cette langue est parlée. Au-moins cet atout lui permet de bosser à l'ONU. Voilà qu'un jour, elle va chercher son sac et surprend une conversation en Ku à propos d'une conspiration autour du dictateur de son pays natal. Devenu gênante pour certains, l'agent Tobin Keller se charge de sa protection.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0000173/"&gt;Nicole Kidman&lt;/a&gt; est très belle. Il faut le dire. Elle est également bonne actrice et s'en sort avec les honneur dans le rôle titre. Ce n'est pas vraiment le cas de &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0000576/"&gt;Sean Penn&lt;/a&gt;, visiblement pas inspiré par le personnage. Il faut dire qu'ils ne sont que peu intéressants et plutôt simplistes genre "j'ai des choses à cacher". Certaines scènes intimistes sont bonnes comme celle où Tobin avoue à Silvia qu'il a perdu sa femme, moment qui révèle la confusion de ce couple pris dans une histoire auquelle ils doivent faire face. Mais leur dernière rencontre, entre respect et séduction, range définitivement leur relation (non, Aska, ne la fait pas) dans le registre kuku la praline (désolé).&lt;br /&gt;Un petit mot pour &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0040939/"&gt;Yvan Attal&lt;/a&gt; qui a deux scènes : c'est hélas un peu raté. Reste qu'il participe à un des plus durs passages de &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0373926/"&gt;L'Interpète&lt;/a&gt; où il se trouve être le témoin d'une embuscade odieuse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et l'intrigue, alors, elle est comment? Moyenne. &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0001628/"&gt;Sydney Pollack&lt;/a&gt;, que j'ai longtemps confondu avec &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0001285/"&gt;Elliot Gould&lt;/a&gt;, allez savoir pourquoi, a une belle réputation de réalisateur. Le suspense qu'il instaure ne fonctionne ici que par à coup notamment lors d'une fantastique explosion précédée de diverses filatures où de nombreux personnages se croisent. Effet pyrotechnique spectaculaire, montage habile, regard de &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0001416/"&gt;Catherine Keener&lt;/a&gt; effaré et impuissant, le téléphone à l'oreille. Si le film avait tenu deux heures de cette manière, L'Interprète aurait sans doute été un chef d'oeuvre. Malheureusement, l'ennui, je me suis vraiment ennuyé, pointe trop souvent le bout de son nez jusqu'à cette fin peu rebondissante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'histoire tourne donc autour d'un discours qui va avoir lieu à l'ONU. Il est alors parfois de bon ton quand on parle d'un film de dire que le réalisateur a transformé une ville ou un lieu en un véritable personnage. L'Interprète s'y prêtait bien vu qu'il fut en partie tourné au siège des nations-unis. Le réalisateur n'en a que moyennement profité, la plupart des plans se limitant à la salle principale, l'entrée et quelques salles d'attentes. Un studio aurait tout aussi bien convenu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous n'aurons pas non plus droit à des grandes scènes de diplomatie faites de tractations âpres et de concessions sordides. A la place, quelques vagues scènes de complot et de sous entendus autour d'un dictateur cruel qui semble prendre conscience avec tristesse qu'il a été méchant. A la fin, la morale est sauve, le méchant dictateur sera dépossédé de son pouvoir et jugé. Pollack n'évoque alors pas du tout le potentiel avenir de cet hypothétique état africain délesté de ses principaux leaders et livré à lui-même, nous laissant même croire que tout va aller pour le mieux. Belle leçon géopolitique. Peut-être que tout ceci est le prix à payer pour tourner à l'ONU.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et Même que Silvia la gentille blanche va retourner dans son pays (eh oui, ça spoile mais en même temps, ce n'est pas &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0114814/"&gt;Usual Suspect&lt;/a&gt; ce film), surmontant sa haine et respectant scrupuleusement les traditions. Un peu naïf tout de même. Quand je pense que beaucoup ont présenté le film comme du suspense à l'ancienne avec des personnages fort et une histoire intelligente sur fond de politique... Arf, c'est horrible de ne pas rentrer dans une intrigue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'Inteprète est-il très très mauvais? Non, mais ce n'est pas du tout un bon film. On pourra largement préférer revoir &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0073802/"&gt;Les Trois Jours Du Condor&lt;/a&gt; du même auteur et qui se déroule dans les locaux de la CIA ou l'étonnant &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0093640/"&gt;Sens Unique&lt;/a&gt; (à voir une fois, vraiment) qui se passe notamment au Pentagone.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;La scène qui tue&lt;/span&gt; : celle de l'attentat, l'un des rares vrais bons moments du film.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Revoir le film&lt;/span&gt; : Non, il est trop long. Ca ne vaut pas le ku.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9948636-111911213430123069?l=blogaska.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogaska.blogspot.com/feeds/111911213430123069/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9948636&amp;postID=111911213430123069' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9948636/posts/default/111911213430123069'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9948636/posts/default/111911213430123069'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogaska.blogspot.com/2005/06/linterprte.html' title='L&apos;Interprète'/><author><name>Aska</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00580858659392833832</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9948636.post-111856337500181676</id><published>2005-06-12T00:46:00.000-07:00</published><updated>2005-06-18T08:00:58.700-07:00</updated><title type='text'>Papa</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Vu le 7/6/2005 à l'UGC Maillot salle 2&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Langue&lt;/span&gt; : français&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Conditions&lt;/span&gt; : bonnes. Peu de monde, la salle est moche mais bien foutue. Sur le ticket, la rangée et le siège sont indiqués, plutôt rarissime à Paris.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Post Générique&lt;/span&gt; : oui. Il est anecdotique mais ça fait toujours plaisir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un père et son fils font un voyage en voiture. Un voyage paisible à vitesse modérée car la voiture est vieille. Un voyage sans trop d'histoires non plus. Un esclandre au péage, un pneu crevé, un WC trop haut... La raison et la destination de cette "odyssée" sont encore nébuleux. Peut-être une rencontre avec un ange? Comme souvent, c'est le trajet qui compte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après l'avoir fait tourné dans le conceptuel &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0357111/"&gt;RRRrrrr!&lt;/a&gt;, c'est au tour de &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0058713/"&gt;Maurice Barthélémy&lt;/a&gt; de faire jouer &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0149260/"&gt;Alain Chabat&lt;/a&gt; dans son nouveau film sobrement intitulé &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0428940/"&gt;Papa&lt;/a&gt;. Cette association possède presque un caractère fusionnel, Chabat étant crédité également au générique pour des dialogues additionnels et qu'il est amusant de chercher à distinguer l'humour Alain Chabat de l'humour d'un membre des Robins Des Bois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Papa est un film qui a des allures de comédie et comporte plusieurs situations drôlatiques comme cette semaine de l'Alsace où les employés sont en costume traditionnel. Dans ce genre de moments, Chabat, en plus d'être juste, car il est toujours juste dans le film, est très à l'aise et ses réparties font mouche, le bouquet demeurant ce monologue sur les biscuits Granola, Figolu, Chamonix et autres petits écoliers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;L'essentiel de la comédie réside cependant dans la volonté du père à amuser son fils&lt;/span&gt;. Maurice Barthélémy réussit alors à rendre leur humour tendre très communicatif jouant sur le registre du père devenu enfant et de l'enfant par moment au comportement très adulte, enfant qu'interprète plutôt bien &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm1705242/"&gt;Martin Combes&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais au delà du simple amour filial, pourquoi le père cherche t'il tant à faire rire son fils? Dès le début du film, la peine et la douleur se cachent derrière les quelques traits de comédies. Le mystère aussi, au détour d'un rêve et de quelques flash back, et autour de cette maman injoignable. Mais l'essentiel, la perte d'un enfant, est dit, tout bas. Barthélémy évoque la douleur de la perte, sa difficulté à l'exprimer au delà des faits bruts. Le père, en effet, ne peut qu'énoncer les faits à l'auto-stoppeuse qu'il embarque.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par petites touches, Barthélémy suggère aussi la solitude que cette perte provoque et bien sur l'inévitable sentiment de culpabilité vu ici à travers l'enfant. La route devient l'occasion pour ces deux personnages de se reconstruire un peu, de resserrer les liens, de s'isoler d'un monde qui les rejette comme le montre cette visite chez la tante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Maurice Barthélémy filme ce parcours sans trémolo, sans rebondissement, et sans fausse note. Papa n'est jamais lourd ni chiant&lt;/span&gt;. C'est un poncif de dire qu'un réalisateur se concentre sur ses personnages mais je l'ai beaucoup ressenti dans ce film. La caméra est toujours au plus près des visages, tout comme la musique qui semble les coller, loin des mélodies larmoyantes qui préfèrent encadrer l'action. Les plus grands moments d'émotion du film sont d'ailleurs sans musique. Une main se refermant, une larme coulant sur une joue valent plus que n'importe quel violon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette promenade courte sur la route avait des allures de film mineur. Mais Papa est pour moi un modèle de sensibilité et de sobriété. Presque bouleversant. Chapeau bas Maurice.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Les deux scènes qui tuent&lt;/span&gt; : voir Chabat soliloquer sur ses biscuits préférés pendant deux minutes fut pour moi un vrai bonheur. Mais voir son fils lui raconter une histoire, son histoire, m'a profondément touché. Un des plus grands moments d'émotion de l'année.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;Revoir le film&lt;/span&gt; : oui.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/9948636-111856337500181676?l=blogaska.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://blogaska.blogspot.com/feeds/111856337500181676/comments/default' title='Post Comments'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=9948636&amp;postID=111856337500181676' title='0 Comments'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9948636/posts/default/111856337500181676'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/9948636/posts/default/111856337500181676'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://blogaska.blogspot.com/2005/06/papa.html' title='Papa'/><author><name>Aska</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00580858659392833832</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-9948636.post-111852706868888600</id><published>2005-06-11T13:41:00.000-07:00</published><updated>2005-06-11T14:57:48.696-07:00</updated><title type='text'>Travaux</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Vu le 2/6/2005 à l'UGC Rotonde salle 1&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Langue &lt;/span&gt;: français&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Conditions&lt;/span&gt; : bonnes&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Post Générique&lt;/span&gt; : non&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chantal est une avocate engagée. Elle est de toutes les manifs des sans papiers dont elle défend la cause. Bien sur c'est gratifiant mais peu lucratif si bien qu'elle défend aussi des clients aisés dont Frankie. C'est que la dame a deux enfants à nourrir. Légèrement en manque de sexe, elle finit par coucher avec Frankie qui, étant amoureux de Chantal, devient de plus en plus envahissant. Comme elle ne parvient pas à s'en débarrasser, elle décide de faire des travaux dans son immense appartement pour qu'il ne vienne pas s'y installer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0397692/"&gt;Travaux&lt;/a&gt; est un vaudeville et je n'aime pas vraiment ce genre de films où le gros des gags consistent en une accumulation de catastrophes toutes plus hénaurmes les unes que les autres. Je ne sais pas, ça ne me fait que peu rire voire pas du tout. D'emblée, J'ai trouvé idiot le point de départ, en partie je l'avoue parce que je ne comprends pas comment une avocate de son acabit ne parvient pas à foutre à la porte un homme détestable et engueuler les ouvriers pour qu'ils l'écoute.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il se trouve en plus que Chantal a deux enfants qui font trop souvent dans le style très mal élevé et insultant et l'éducation qu'elle leur donne laisse songeur. Bien qu'assez drôle, la séquence où les parents sont confrontés à leur fille qui a volé dans un centre commercial est révélatrice de leur je m'en foutisme vis à vis de la plus simple discipline (pas de punition quand on vole visiblement). Bien entendu les deux parents sont divorcés et s'entendent comme deux larrons en foire. Curieuse vision du divorce, acte passablement douloureux tout de même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La réalisatrice &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0747690/"&gt;Brigitte Roüan&lt;/a&gt; aurait pu aussi nous dispenser de cette démarche démago consistant à montrer une Chantal hilare et défoncée prôner la dépénalisation des drogues douces. Pathétique et en plus, ça ne m'a pas fait rire malgré l'abattage de &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0000962/"&gt;Carole Bouquet&lt;/a&gt; très à l'aise. Et il y a bien entendu le couplet sur les sans papiers, leurs conditions de vie vraiment pourries, je n'en doute pas, malgré leur bonne volonté. Je n'ai pas du tout aimé cet aspect nauséabond et facile du couplet : "il y a toujours plus malheureux que soi".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref je ne suis pas rentré complètement dans le film. &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Travaux est typiquement le film qui me met mal à l'aise, qui m'agace aussi bien au niveau de sa mécanique que des idées qu'il évoque&lt;/span&gt;. Mais le point de vue Brigitte Roüan est, je le reconnais, plus nuancé car la réalisatrice aborde son point de vue en confrontant théorie, Chantal défendant la régularisation des étrangers en situation irrégulière, et pratique, Chantal employant des sans papiers pour les travaux. Elle met donc à l'épreuve les convictions et les engagements les plus profonds de Chantal et a donc le mérite de rendre son propos plus honnête (d'autant qu'une action en justice de Chantal a rendu un des ouvriers qu'elle emploie SDF)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puis j'ai quand même ris, ou souris, à plusieurs reprises. &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;Brigitte Roüan a eu l'idée d'ajouter quelques touches de fantaisies&lt;/span&gt;. La bonne idée est d'avoir transformé les plaidoiries de Chantal en séquences de danse. Visiblement entraînée, Carole Bouquet nous livre des numéros très distrayants si proche de la magie qu'on a presque l'impression de regarder un épisode de &lt;a href="http://www.imdb.com/title/tt0057733/"&gt;Ma Sorcière Bien Aimée&lt;/a&gt;! On trouve également quelques incongruités amusante comme cet ouvrier noir qui s'habille très élégamment lorsqu'il n'est pas sur le chantier, un architecte colombien totalement possédé par sa vision et un &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0531511/"&gt;Aldo Maccione&lt;/a&gt; superbe en "artiste".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Finalement, il en faudrait peu pour rendre ce Travaux acceptable. Peut-être suis-je un peu trop hermétique à ce genre de comédie vaguement engagées. Tant pis pour moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;span style="font-weight: bold; font-style: italic;"&gt;La scène qui tue&lt;/span&gt; : et oui il y en a une, un des plus grands acteurs de sa génération fait une apparition aussi inattendue que magnifique (pour le fan absolu que je suis de l'acteur). Quelques instants de joie qui sauve le film, qui m'ont comme comblé. Pour connaître cet acteur, cliquez &lt;a href="http://www.imdb.com/name/nm0000424/"&gt;là&lt;/a&gt;. Bien joué Brigitte!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-style: italic; font-weight: bold;"&gt;Revoir l
